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L’interminable attente du nouveau gouvernement dit des «guerriers» tient en haleine une frange importante de l’opinion. La sphère politique est en ébullition. Les commentaires vont dans tous les sens. Le 8 mars dernier, journée internationale des droits de la femme, Denise Nyakeru Tshisekedi, la First Lady de la RD Congo, est allée en personne faire un plaidoyer auprès du Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, pour que la parité homme-femme soit respectée au sein de la nouvelle équipe gouvernementale conformément aux prescrits de la Constitution.

Réceptif, le Chef du gouvernement avait d’ores et déjà fait savoir qu’une part belle sera réservée à la jeunesse et à la femme. Jeune actrice politique, Stéphanie Mbombo est à la tête du Cercle des Réformateurs Intègres du Congo (CRIC), un parti membre de l’Union Sacrée de la Nation. En tant que femme aux compétences et probité morale avérées, elle est, depuis son retour de l’Etat d’Israël, déterminée à apporter une valeur ajoutée, de changer les choses dans sa RDC natale. Beaucoup d’analystes pensent cette Congolaise aguerrie de la diaspora a le profil qu’il faut pour intégrer la prochaine équipe des «Warriors» très attendue.

Au travers d’un entretien à bâtons rompus, Stéphanie Mbombo a, d’emblée, reconnu et salué les droits de vote obtenus par les femmes au terme d’un long et périlleux combat. Mais, elle est d’avis que les inégalités criantes sont encore loin d’être améliorées. Inégalités en termes de respect de Gender, de niveau de salaire y compris dans le football, de la représentativité d’hommes et femmes au sein des institutions et des entreprises, etc.
«Dans un pays où l’homme dénigre la femme, il se dénigre lui-même», dixit Félix Tshisekedi, le Président de la République. Selon Stéphanie Mbombo, il y a de plus en plus des femmes intelligentes, douées, qui se lancent dans la politique en RDC. Cependant, dans les gouvernements précédents, seulement entre 10% à moins de 20% de femmes en faisaient partie. Alors que dans certains pays africains comme le Rwanda c’est la parité fifty-fifty qui est appliquée à la lettre.
Aux femmes et filles congolaises, l’initiatrice de CRIC demande de ne pas attendre le mois de la femme pour se manifester.

Car, estime-t-elle, le combat de la femme c’est tous les jours. La détermination de réussir pour une femme c’est chaque matin. «Partout où l’on met la femme les choses se passent bien», a fait observer Stéphanie Mbombo. A titre illustratif, elle a rappelé son parcours dans le secteur minier où elle avait attiré en RD. Congo, à une certaine époque, des investisseurs américains et australiens, les statistiques démontrent que les femmes conductrices de gros véhicules font moins d’accidents que les hommes. D’après elle, les pays qui ont respecté et élevé la femme tels qu’en Europe scandinave, sont les plus développés au monde.
«Les femmes doivent être conscientes que nous sommes celles qui incarnent le changement. Au-delà de la beauté, nous avons une valeur ajoutée», a martelé cette femme mariée et mère de trois enfants. Elle pense que les femmes ne doivent pas confondre leur rôle d’épouse dans un foyer à celui qu’elles sont appelées à jouer au sein de la société. Dans un mariage, la femme est soumise à l’homme, son époux, alors que dans la société c’est l’égalité entre l’homme et la femme parce qu’elle n’est pas mariée à d’autres hommes qu’elle y rencontre.

Stéphanie Mbombo invite les femmes de son pays à militer pour des droits dans l’entrepreneuriat et la vie politique. CRIC se bat aussi pour l’entrepreneuriat des jeunes. Aussi, une pétition a été initiée par cette jeune formation politique. Des centaines de milliers de signatures recueillies. Mais, ce combat est encore long, a-t-elle concédé.
Enfin, Stéphanie Mbombo a salué l’action de même que le leadership de la Première Dame de la RD Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi. L’épouse du Président de la République est un modèle pour elle. Femme très engagée aux côtés de son époux, elle est véritablement une aide et en même temps une grande force pour Félix Tshisekedi. Elle a accompagné ce dernier dans toutes les négociations difficiles (Genève, Nairobi, Bruxelles). Stéphanie Mbombo dit avoir connu la First Lady depuis la campagne électorale de 2018.

Selon elle, Denise Nyakeru Tshisekedi porte à cœur les problématiques qui tracassent la population, surtout au plan social. D’autant plus qu’elle a choisi un créneau d’avenir extraordinaire, à savoir l’éducation. «Eduquer c’est sauver d’autres générations», dit-on. A travers les bourses d’excellence que la Première Dame octroie aux jeunes brillants via sa Fondation, elle a suscité l’esprit d’excellence et de compétition dans le chef de tous les élèves congolais. Maintenant qu’elle s’investit dans le sport, le football, c’est une très bonne chose car ceci influe sur la santé physique et mentale des enfants. En ce mois dédié à la femme, Denise Nyakeru Tshisekedi s’est illustrée dans plusieurs activités.
CRIC comprend un nombre important de femmes issues de toutes les couches de la population. C’est une pépinière des compétences diversifiées dont peut s’inspirer Sama Lukonde. Coup de chapeau à son initiatrice.

James Mpunga Yende

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