Flash

BAN2

 

‘’Je suis en train de constater personnellement que le temps passe depuis le 23 octobre 2020, date à laquelle le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, avait pris la décision de mettre une croix sur la coalition FCC-CACH. Et ce jour-là fut un Vendredi.

Il était prévu normalement un conseil de ministres qui a été reporté sine die. Aujourd’hui, nous sommes à quelques encablures du 23 mars 2021 : ça fera exactement 5 mois, et pendant ces cinq mois, il n’y a pas de conseil de ministres, il n’y a pas un gouvernement fonctionnel. On a, par contre, un Premier ministre qui expédie les affaires, mais qui n’a pas l’effectivité du pouvoir et un autre Premier ministre qui venait d’être nommé le 15 février. Ce dernier est nommé, mais il n’est pas encore investi et donc il ne peut pas engager la République. Dans ces conditions-là, on crée une situation délétère, une situation dans laquelle l’Etat tourne au ralenti, l’Etat est dans l’inertie. Si on dépasse le 23 mars, on ira inexorablement vers un 6ème mois, sans que le pays n’ait un gouvernement fonctionnel. Vous vous imaginez quelles peuvent être les conséquences sur le plan de la gestion de la chose publique, du point de vue de tout ce qu’il y a comme problème, la crise sanitaire, la crise liée à la récession économique, la modicité de ressources en termes des mobilisations au niveau du trésor public’’. C’est en ces termes que s’est exprimé Marcel Ngoyi, Editeur-Directeur Général du Journal La Prospérité, dans une interview accordée aux médias de la Capitale congolaise vendredi dernier dans son bureau de travail à Kinshasa.
Ayant constaté le risque que cours le pays à l’heure où le peuple en a marre de mourir à l’Est, Marcel Ngoyi intervient en interpellateur, alertant les décideurs afin de calmer l’hémorragie. Pour ce Professionnel de médias, la situation actuelle du pays, marquée par la fin de la coalition entre la plateforme Front Commun pour le Congo (FCC) de l’Ancien Chef de l’Etat Joseph Kabila et le Cap pour le Changement (CACH) du ticket UDPS-UNC, principalement, ainsi que par la naissance de l’Union Sacrée de la Nation le RDC, nécessite un remède pragmatique : la mise en place d’un nouveau gouvernement d’autant que l’heure n’est plus aux discours politiciens mais plutôt au travail.

A en croire Le Géniteur de ‘’La Prospérité’’, la République Démocratique du Congo est dans une nouvelle dynamique depuis l’alternance pacifique et civilisée au sommet de l’Etat entre le Président de la République Félix Tshisekedi et son Prédécesseur Joseph Kabila. Au-delà de cet évènement historique, le pays se doit de vivre comme tout autre Etat démocratique aux institutions stables. Fort malheureusement, depuis près de 5 mois, le pays se dirige lentement mais surement vers le sommeil éternel suite au discours-rupture du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi suspendant toutes les réunions de conseil de ministres jusqu’à nouvel ordre. C’est ainsi que pour sortir la RDC du gouffre, estime Marcel Ngoyi, le Premier ministre doit, en parfaite collaboration avec le chef de l’Etat, mettre en place son Gouvernement le plus tôt possible.

Vitesse ou Urgence ?
«Le Premier Ministre qui a été reçu jeudi 18 mars dernier par le Chef de l’Etat a dit qu’il ne fallait pas confondre précipitation et vitesse ou précipitation et urgence. Nous pensons effectivement qu’il y a non seulement précipitation qu’il faut bannir, mais l’urgence est là. L’urgence c’est que, il y a un mandat qui court. Le président actuel a prêté serment le 24 janvier 2019, et son mandat court jusqu’au 24 janvier 2023. Alors, il faudra que dans l’entre-temps, on lance le processus électoral et qu’on ait toutes les garanties qu’on pourra aller aux élections dans le délai constitutionnel».
Lancement de nouveaux projets avant la mise en place du nouveau gouvernement

Après l’ouverture de la session de mars au niveau du parlement, Marcel Ngoyi estime que l’heure n’est pas à la multiplication des projets au vu de la carence de budget. Il faudrait, estime le Patron de La Prospérité, procéder plutôt à la mise en place d’un gouvernement constitué de personnes au comportement impeccable, des ministres aux mains saines, capables d’offrir à la population le pain et la paix, base de ses attentes ; équipe gouvernementale prête à aider Félix Tshisekedi à concrétiser son leitmotiv « le peuple d’abord » étant donné que le Président de la République devra être le comptable de son action. Le peuple, martèle l’Editeur Marcel, jugera le Président à la pièce.

L’apport de la femme au sein du gouvernement Sama Lukonde
Abordant dans un autre registre la problématique de la participation des femmes à la gestion la chose publique, le n°1 du Journal La Prospérité laisse entendre que la compétence n’est pas une question liée au sexe. Et les femmes, elles-mêmes, sans distinction aucune, doivent prendre conscience de ce qu’elles sont par essence, et de ce qu’elles peuvent jouer comme rôle dans la société. Les jours passent, les attentes de la population demeurent au zénith. Le peuple attend toujours…

Gloire Mfemfere

Pin It

Statistiques

14999987
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
24363
23554
69976
14765126
307105
764873
14999987

Your IP: 3.234.221.162
2021-04-13 23:02

Les plus lus

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg