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C’est une première dans l’histoire. Depuis ce lundi 15 février 2021, voici qu’une femme africaine est à la tête de l’Organisation Mondiale du Commerce dont elle devient la nouvelle Directrice Générale. Ngozi Okonjo-Iweala, née le 13 juin 1954, est une femme politique nigériane.

Ministre des Finances du Nigeria de 2003 à 2006 et de 2011 à 2015, elle s’est attelée à la lutte contre la corruption et la réduction de la dette publique. Entre ces deux mandats, elle fut ministre des Affaires étrangères et puis, Directrice Générale de la Banque mondiale.

Faits marquants
Suite au retrait ; annoncé début février, de la candidature au poste de Directeur général de l’OMC de la candidate Ministre du Commerce de la Corée du Sud Mme Yoo Myung-hee, soutenue en son temps par le Président Donald Trump, Mme Ngozi Okonjo-Iweala, originaire du Nigéria, a été élue sans surprise aujourd’hui 15 février Directrice générale de l’OMC. La candidature de Mme Okonjo-Iweala était appuyée par l’administration du Président américain Joe Biden, C’est une première d’avoir ainsi une femme, de surcroit une femme africaine à la tête de l’OMC !

C’est un honneur et une fierté pour l’Afrique, pour les femmes en général, et pour les femmes africaines en particulier. Mme Ngozi Okonjo-Iweala, hier haut fonctionnaire à la Banque mondiale ensuite Ministre des Finances du Nigeria, aujourd’hui, Directrice générale de l’OMC, nous honore !
Je me réjouis de cette ascension de Mme Ngozi Okonjo-Iweala d’autant plus qu’elle est notre coach dans le Centre Présidentiel d’Excellence Ellen Johnson-Sirleaf (EJS Center) pour les Femmes et le Développement. Centre qui m’a sélectionnée en janvier dernier comme l’une des 15 femmes leaders africaines pour 2021.

EJS Center, basé à Monrovia et Washington, vise à promouvoir et à renforcer le leadership des femmes africaines à travers son programme phare dénommé Amujae Leaders. Mme Ngozi Okonjo-Iweala est également l’un des membres du Conseil d’administration d’EJS Center.
Toutefois, je ne peux m’empêcher de penser qu’il faudra encore beaucoup de temps avant que nous ne puissions voir une femme congolaise promue à un tel niveau élevé de responsabilités sur la scène internationale. Et savez-vous pourquoi ? Non pas parce que la femme congolaise a moins de matière grise ou d’expertise, mais parce que dans notre pays, les décideurs hésitent encore à élever des femmes valables en leur confiant de hautes responsabilités en matière de gouvernance politique ou économique. Or à ce niveau de responsabilités, elles pourraient faire valoir leurs compétences et leaderships et être éventuellement reconnues sur l’échiquier international.

Vous rendez-vous compte que depuis plus de 70 ans d’existence des Nations Unies par exemple, aucun ressortissant de la RDC, un grand pays comme le nôtre, destiné à être une puissance régionale de par sa position géostratégique, ses immenses ressources naturelles et stratégiques ainsi que son rôle de deuxième poumon de l’humanité, n’a jamais occupé des postes prestigieux au Secrétariat des Nations Unies tels que Secrétaire général adjoint ou Sous-Secrétaire général de l’ONU. Au cours de ma longue carrière aux Nations Unies, j’ai collaboré avec certains titulaires africains de ces postes prestigieux, mais parmi eux, jamais aucun Congolais, encore moins de Congolaise.

Lorsqu’après son élection comme Secrétaire général des Nations Unies en décembre 2007, Ban Ki-moon avait laissé entendre qu’il souhaitait nommer une femme africaine comme numéro deux de l’ONU, la tanzanienne Asha-Rose Migiro fut discrètement propulsée et soutenue au plus haut niveau par son pays. Ayant suivi comme Conseillère Politique Principale dans le Cabinet du Secrétaire général de l’ONU, les tractations entre le Secrétaire général et la Tanzanie, j’ai pu constater combien le fait que Mme Asha-Rose Migiro avait occupé auparavant de hautes fonctions dans son pays, notamment plusieurs portefeuilles ministériels, avait joué en sa faveur pour devenir Vice-Secrétaire générale des Nations Unies. Idem pour l’actuelle Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Mme Amina Mohammed, originaire du Nigéria, qui a eu à exercer auparavant des fonctions régaliennes dans son pays.
Il n’y a donc pas de mystère à l’ascension de Mme Ngozi Okonjo-Iweala : c’est une combinaison de détermination, de dur labeur et de persévérance de sa part, mais soutenue par des opportunités que les autorités de son pays ont su donner à la femme compétente qu’elle est.

Angèle MAKOMBO
Présidente Nationale de la Ligue des Démocrates Congolais (LIDEC)

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