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Depuis le 24 Juillet 2020, le procès en appel du Directeur du Cabinet du Chef de l’Etat condamné à vingt ans de servitude pénale au premier degré a été reporté plus de cinq fois.

L’audience foraine qui devait se tenir le vendredi 2 octobre 2020 l’a aussi été rapidement. Voilà qu’une nouvelle donne vient de s’inviter à son déroulement, parce que le procès n’ayant pas encore débuté, les avocats de Vital Kamerhe récusent déjà les juges mis en place pour l’affaire.

C’est une grande première. Qu’est-ce qui a pu donc se passer pour justifier cette demande pour le moins du monde inattendue, parce que depuis que ce procès est programmé, il n’y a jamais eu d’audience. Qu’est-ce que les juges ont pu faire pour justifier ce manque de confiance que la défense exprime par une demande de récusation des juges ?
C’est un énième rebondissement qui est de plus étrange, parce que ces juges n’ont pas encore dit le droit dans cette affaire. La partie défenderesse ne peut donc pas les suspecter d’avoir des intentions hostiles à l’endroit de leur client avant les temps. Elle pourrait donner tous les arguments qu’elle voudra pour justifier cette démarche sans réellement convaincre. Les observateurs informés suspectent plutôt un problème de stratégie de défense qui se pose pour l’équipe de la défense.
Ce problème se posait déjà depuis le début du procès en appel qui date du 24 juillet 2020. Déjà, avant cette date, Vital Kamerhe avait demandé plusieurs fois une liberté provisoire sans obtenir gain de cause.
Dès l’entame du procès en appel, la défense allait intervenir avec une autre donne, la santé du prévenu qui se dégradait rapidement. Sa présence physique n’étant pas nécessaire pour que le procès se poursuive, les juges avaient estimé que le procès pouvait continuer sans qu’il soit personnellement et physiquement présent. Depuis le 20 juillet 2020, nous en sommes à un cinquième report. C’est beaucoup.
Pour des avocats qui plaident non coupables, ces reports intempestifs ne peuvent qu’éroder les moyens de défense qu’ils ont mis en place. A moins qu’ils ne fassent partie d’une stratégie arrêtée pour faire trainer les choses en longueur.

Déjà, les problèmes sanitaires de Vital Kamerhe ont beaucoup pris du temps. Le peuple congolais qui avait entendu parler du Covid-19 qu’il aurait contacté n’a plus eu des échos sur l’évolution de sa situation sanitaire depuis un mois. Etait-ce le Covid-19 ou une autre maladie qui l’accablait et comment se porte-t-il à l’heure actuelle ? Un silence inquiétant entoure désormais ce sujet.
Depuis la date arrêtée la fois passée pour une audience, le dossier santé et le dossier présence physique ne pouvaient plus arrêter la machine. Le procès pouvait continuer. Voila que la défense sort un autre tour de son chapeau ; elle récuse les juges commis à l’affaire. Ce qui aura la vertu de retarder de nouveau de quelques semaines le procès. Et comme il fallait s’y attendre, celui-ci a été renvoyé à une date ultérieure non précisée. On peut dire que la défense a atteint son but qui est de retarder le procès le plus possible.

Qu’est-ce que ces reports peuvent apporter de plus à la défense, en plus de ce qui a été déjà instruit dans l’affaire ? Tous les observateurs avertis ne parviennent pas à avancer une raison probante, en dehors de l’intention délibérée de gagner le temps. Et, ils affirment que le fait de gagner le temps ne change rien à la donne. Les faits infractionnels sur lesquels le procès portera resteront les mêmes et le changement des juges n’y changera rien.
La seule chose qui peut changer est la demande de la défense de Jammal qui voudrait que son affaire soit dissociée de celle de Kamerhe. Déjà, elle avait fait sensation en déclarant n’avoir touché que 3% du montant ‘’détourné’’. Ce point de vue est fait pour mettre la situation de Vital Kamerhe dans une situation encore plus précaire, quand on sait la dureté manifestée par les juges en appel de deux affaires similaires qui avaient abouti à des condamnations plus sévères que celles du jugement de premier degré.
Quoiqu’il en soit, la justice finira par être dite, que ce soit tout de suite ou après des jours. C’est-ce qui compte.

Laurent Bukasa

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