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L'ONG Institut Alternatives et Initiatives Citoyennes pour la Gouvernance Démocratique a présenté, vendredi 2 octobre 2020, son deuxième rapport de monitoring des discours politiques tenus par les acteurs politiques, religieux, journalistes, la société civile et autres leaders d'opinion. Au fond, ce rapport note une montée «vertigineuse des propos incendiaires, tribaux, diffamatoires et haineux dans les médias».


Sylvain Lumu Mbaya, Directeur exécutif de cette Organisation non-gouvernementale qui œuvre dans la valorisation de la paix et la démocratie, a souligné que ce monitoring, le deuxième du genre, a été réalisé dans la période de mars à septembre 2020. Et, il s'est intéressé aux médias, meetings, manifestations politiques et autres déclarations publiques. Il a permis de visualiser une photographie de l'évolution de types, sources et cibles des propos incendiaires.
Cette enquête, selon Me Sylvain Lumu, a révélé que 60% de propos incendiaires collectés sont des langages offensifs et belliqueux, 14,9% de discours diffamatoires et 11,97% des propos alarmants et rumeurs sans vérification.
Dans cette proportion, les journalistes sont la source principale de ces propos (49,31%), suivi des acteurs politiques (23,97%) bien repérés par l'institut Alternatives et initiations citoyennes pour la gouvernance démocratique dans son projet : « Consolidation de la paix et de la cohabitation pacifique après les élections du 30 décembre 2018 et l'accompagnement citoyen des réformes démocratiques pendant la législative 2019-2024», financé par l'ONG Sud-africaine Fondation Open Société Initiative for Southrn Africa (OSISA).

Les dossiers fâcheux
Il est signalé dans ce monitoring que le taux de propos illégitimes est trop élevé, essentiellement suite aux débats radiotélévisés sur le procès de détournement des deniers publics (programme de 100 jours Chef de l'Etat ), la destitution de Jean-Marc Kabund au bureau de l'Assemblée nationale, les propositions des lois Minaku-Sakata sur la réforme de la justice, la désignation des animateurs de la CENI, la plainte contre le Président de la chambre haute du parlement (Thambwe Mwamba), la pandémie de la Covid-19, l'interpellation par la justice du Vice-premier ministre, ministre de la justice et garde des Sceaux, l'affaire de la destitution du Chef de l'Etat pour violation volontaire de la Constitution (Dossier Théodore Ngoy et Martin Fayulu) ainsi que les dysfonctionnements au sein de la coalition FCC-CACH.
En effet, Sylvain Lumu souligne que les tiraillements des acteurs de la coalition FCC-CACH freinent la conception des initiatives porteuses des solutions aux préoccupations quotidiennes des citoyens congolais.
D'ailleurs, 28% de propos illégitimes tenus dans les médias ont eu pour principale cible les personnalités politiques, d'autres personnes que politiques (18,1%), de leaders d'opinion (10%) et des institutions (13,51%).

Recommandations
Dans ses recommandations, il a été précisé que l'apaisement de l'environnement politique en RDC s'avère important pour éradiquer cette montée des discours incendiaires susceptibles de conduire au pire.
D'où, le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi est invité à préserver sa position privilégiée d'être à l'équidistance des acteurs politiques pour impulser des solutions aux divergences politiciennes qui entravent le bon fonctionnement des institutions.
Aux acteurs politiques, cette ONG demande de privilégier de manière permanente des concertations entre eux afin de dissiper tous les malentendus et de cultiver la tolérance et le respect mutuel.
Elle invite les acteurs de la société civile à accompagner les institutions publiques dans leurs efforts d'améliorer la gouvernance et le rapprochement de la démocratie à la base.
«Alternatives citoyennes» appelle par ailleurs les médias et les journalistes à observer un ton neutre et professionnel dans le traitement des informations relatives aux partis politiques.
En outre, elle demande au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC) à veiller au respect strict du code de déontologie et d'éthique des journalistes et de prendre des mesures pour un rappel à l'ordre des médias relayant des discours incendiaires.

Jules Ntambwe

 

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