Flash

Pour la toute première fois, le monde entier a célébré le mardi 29 septembre 2020, la journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages alimentaires. A cette occasion, le représentant de la FAO en République Démocratique du Congo, Aristide Ongone Obame, a, au nom du Directeur Général de la FAO, rappelé à l’opinion la nécessité de réduire les pertes et gaspillages alimentaires ainsi que le soutien global de la FAO à la réduction de ceux-ci. Ce mercredi 30 septembre, devant les professionnels de médias, au siège de la FAO-RDC dans la commune de la Gombe à Kinshasa, ce dernier a également indiqué que la réduction des pertes et gaspillages de nourriture est une responsabilité partagée.


A l’en croire, les gouvernements, le secteur privé, la société civile, les organismes de développement, les institutions de recherche et universitaires ainsi que les consommateurs doivent identifier des solutions nouvelles et plus efficaces pour réduire durablement les pertes et les gaspillages alimentaires.

Leitmotiv de la FAO
En effet, la commémoration de la journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages alimentaires survient dans le contexte d’une augmentation vertigineuse de la famine dans le monde et même du changement climatique. Dans tout ceci, il faudrait ajouter la menace continue de la pandémie de la Covid-19 dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de millions de personnes dans l’humanité.
Ainsi, la FAO en tant que partenaire technique de plusieurs pays dans le monde dans le secteur de l’agriculture pense que l’année 2020 sera plus que jamais l’occasion de faire un appel clair à l’action destinée tant au secteur public que privé pour ‘’redoubler’’ d’efforts afin de réduire les pertes et les gaspillages alimentaires, et d’assurer par conséquent la sécurité alimentaire de tous, particulièrement celle des plus vulnérables, et des ceux touchés par la pandémie de la covid-19.

Nécessité de réduire les pertes et gaspillages alimentaires
Il y a lieu de souligner qu’à l’échelle mondiale, environ 14% des aliments produits sont perdus entre la récolte et la vente en détail. Mais, également des importantes quantités des produits alimentaires sont gaspillées dans le commerce de détail ainsi qu’au niveau de la consommation.
Selon le représentant de la FAO en RDC, ces pertes et gaspillages exercent une pression inutile sur les ressources naturelles et sur l’environnement, en épuisant la base de ressources naturelles et en générant des gaz à effet de serre.
A lui de poursuivre : ‘’les pertes alimentaires sont évaluées à 400 milliards de dollars par an, et les pertes et gaspillages alimentaires génèrent 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre’’.
La réduction des partes et gaspillages s’avère donc essentielle au niveau de consommateur dans la mesure où celle-ci permet de réaliser des économies.

Apport de la FAO à la réduction des pertes et gaspillages alimentaires
La FAO en tant qu’institution spécialisée des Nations Unies dans la lutte contre la famine dans le monde, travaille en partenariat avec les gouvernements nationaux, le secteur privé, la société civile et les institutions universitaires en vue de promouvoir la sensibilisation aux pertes et aux gaspillages alimentaires et à leurs impacts, dans le but de provoquer un changement des comportements.
C’est donc dans ce contexte que la FAO s’est associée au FIDA et au PAM pour appuyer le Gouvernement de la RDC dans ses efforts visant à améliorer la sécurité alimentaire de la population congolaise à travers son projet dénommé « intégration des initiatives de réduction des pertes alimentaires pour les petits exploitants dans les zones à déficit vivrier dans les provinces du Kwilu et du Kongo Central ».
Un projet ayant comme objectif de contribuer à l’amélioration des revenus des petits exploitants agricoles dans ces provinces à travers la réduction des pertes après récoltes. Ceci a réussi non seulement à identifier les causes des pertes après récolte mais a aussi appuyé l’expérimentation pilote de bonnes pratiques et solutions pour réduire ces pertes en améliorant le séchage, la manutention et le stockage des produits. Il a aussi participé au renforcement des capacités des petits producteurs sur les bonnes pratiques post-récolte.

Dans le souci de pérenniser les bonnes pratiques, Aristide OngoneObame révèle que les agences des Nations Unies se sont engagées à les intégrer dans les plans nationaux et les couler dans les textes réglementaires d’application de la loi portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture.
C’est dans cette optique que la FAO, le PAM et le FIDA ont appuyé le Gouvernement congolais non seulement à la production et à la validation de la première note d’orientation politique sur la réduction des pertes post récolte et des avant-projets des textes règlementaires et normes relatives aux opérateurs post récolte, post-capture, post abattage et post traite en République démocratique du Congo.

Cyprien Indi

 

Pin It

Statistiques

10491870
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
13323
27361
66496
10237135
531985
852369
10491870

Your IP: 35.172.236.135
2020-10-20 12:06

Les plus lus

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg