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«Le voleur ne vient que pour égorger, détruire et voler, mais moi, je suis venu pour donner la vie et pour que mes brebis soient dans l’abondance », c’est sur ces propos du Christ bien relayés dans les évangiles que se fonde cette réflexion. A lui d’ajouter : « Tous ceux qui m’ont précédés sont des voleurs».


Déjà, les images étaient d’une crudité effrayante lorsque le premier Ministre Erneste Ilunga Ilunkamba s’est rendu sur le site de Bukanga Lonzo. A cette occasion, l’ironie du sort nous a proposé ce constat : « Le FCC a fouiné dans son propre passé après un règne - prédateur de plus de deux décennies. Le rétroviseur du Kabilisme brouillé par la poussière de la saison sèche dans le Congo profond, a été essuyé avec les larmes de la raison d’un peuple longtemps affamé par des pilleurs à visage découvert. Chemise blanche - innocente, cravate rouge-sang, ils ont l’art de postuler à la banque en pleine journée en qualité de grand professeur d’économie.
Pourtant, lorsque Matata Ponyo passait le témoin à Samy Badibanga, le champagne était sabré dans une soirée de gala où l’on avait célébré l’homme de la stabilité macro-économique. Tant mieux donc si, de la terre de la province du Maniema, a poussé une imposante bâtisse faisant office d’université ! Rien d’étonnant là où l’intérêt privé a toujours supplanté celui de l’Etat. Le jeu est simple : Dépouiller l’officiel pour habiller l’officieux.
On en veut pour preuve la faillite des Lignes Aériennes Congolaises (LAC) qui déjà, était programmée en faveur d’une autre entreprise aérienne (Bravo- Air Congo) et dont la durée était celle d’un feu de paille. Nul n’ignore non plus dans quelles conditions est née Congo Airways et qui en sont les principaux actionnaires.
C’est aussi à cette politique hautement sadique que se doit l’état actuel de plusieurs entreprises du pays dont notamment la Gécamines qui a vu ses pans entiers être charcutés en termes des carrés miniers dans un exercice du donnant-donnant avec les multinationales étrangères.
Qui dit mieux, là où s’impose l’évidence de la justice qui élève une nation ? De quoi parle-t-on lorsque, croyant se cacher derrière leur pouce, certaines intelligences s’inscrivent à la démarche de sape pour exhumer leurs appétences à accéder au pouvoir par le truchement des conciliabules, loin de la logique démocratique ?
Puis que tout le monde veut lire la constitution avec des lunettes partisanes, desservant par le fait même la cause du Droit pur, le bon sens voudrait qu’on s’accorde sur le préambule de la même constitution qui se résume dans le souci de mettre fin à la crise de légitimité, laquelle n’a que comme seule source le peuple souverain. Et l’organisation des élections reste la seule voie indiquée pour la matérialité de la démocratie moderne selon la définition proposée par Abraham Lincoln.
Quid du Social
En son temps, il nous était donné de décliner le procès dit de 100 jours comme la marque de fabrique du chirurgien génial ayant placé son bistouri là où se localisait le mal congolais depuis l’accession du pays à sa souveraineté nationale et internationale. Depuis lors, un crédo sous-tend le leadership de l’actuelle dispensation politique : « Casser le paradoxe d’un pays potentiellement riche avec une population toujours très pauvre ».
Cependant, la problématique du « Social » revient sur toutes les lèvres telle une récurrence maladive. Les plus simplistes s’en tiennent à la vacillation du taux de change de la monnaie locale face aux devises étrangères pour inoculer dans l’opinion le venin de la haine contre celui qui, dans la mesure de son humilité et de sa sincérité, se présente comme le « serviteur du peuple ».
A l’évidence, préparer le terrain, semer, défricher, sarcler, etc, sont autant d’actions qui conditionnent la qualité d’un bon laboureur. Mais au théâtre de chez-nous, ça chante : « Lonalelo, bukalelo, lambalelo ». Loin du fatalisme, on ose croire que même quand les prévisions budgétaires seront majorées au quintuple, les esprits chétifs et politiquement bouchés ne manqueront pas à redire.
La nouvelle dynamique imprimée sur le contrôle des finances publiques avec un Inspecteur Général intraitable comme renard de surface, est de nature à traduire en réalité, le rêve d’un peuple qui a longtemps sombré dans le coulage des recettes, les exonérations à la pelle et une fiscalité toujours pas très favorable à la cause nationale.
Y en a-t-il qui n’ont jamais applaudi la politique agricole mise en relief par Laurent Désiré Kabila avec le projet pilote de Kanyama Kasese ? Si non, jusqu’où ira la cécité d’une opposition dérisoire refusant de voir la relance avec succès de cette initiative très louable ?
A y voir de plus près, la qualité de la vie sociale du peuple congolais ne peut qu’être le produit logique des actions qui jonchent le programme du Chef de l’Etat depuis le début de cette année déclarée « année de grandes actions ». Par-delà certaines critiques veules et frisant la fantaisie, la crise due au Covid-19 aura été une embuche considérable contre un agenda très ambitieux. Fière chandelle tout de même à celui qui, par sa dextérité dans la définition de sa politique sanitaire, a su maitriser la tragédie et remonter les espérances.
Qu’il s’agisse de la gratuité de l’enseignement fondamental, la démarche par essai et erreur vaut le cout pour une expérience salutaire en faveur d’un pays souffrant d’une majorité analphabète, sinon mal formée. Rappelons que c’est grâce à la philosophie de Jules Ferry ayant rendu l’éducation obligatoire que la France a su, dans une bonne mesure, relever le défi de sa lutte contre l’ignorance populaire.
Il n’est pas superflu d’accréditer que la construction de 3000 maisons préfabriquées selon le programme de 100 jours, était une initiative grandiloquente d’où partirait la modernisation des entités rurales dans les provinces. Pour le moins, la privatisation du secteur de l’énergie électrique a toujours été le souhait de quiconque sait que le monopole traditionnel des entreprises étatiques a, pendant longtemps, retardé les projets d’industrialisation et de développement en général.
Aussi curieux que cela puisse paraitre, et pendant que les cogitations se focalisent sur la revisitation de l’exercice électoral en RDC, Monsieur le chercheur de l’Université de Liège en Belgique, a trouvé commode de commettre une bévue insupportable en prenant l’initiative d’un forum dit de haut niveau pour des discussions relatives aux réformes qui s’imposent en matière électorale.
Critiques les plus acerbes
L’inadvertance de Monsieur Kabamba lui a valu sans nul doute, les critiques les plus acerbes selon qu’il s’ agit d’une affaire des congolais n’ appelant à aucune ingérence sous peine de remettre en question la souveraineté d’un peuple aspirant déjà à sa maturité démocratique et à l’ autoprise en charge citoyenne.
Qu’il soit rappelé que si l’intelligence est dans la langue qu’on châtie bien pour dire les choses, la sagesse est plutôt à trouver dans le langage utilisé en tenant compte de l’opportunité et de l’intérêt. En plus, évoquer le besoin d’un dialogue dans un pays qui ne jure que par les élections pour accéder au pouvoir, ne relève pas du bon sens encore moins de la sagesse élémentaire. A défaut, il ne peut s’agir tout simplement que d’une preuve éloquente de l’analphabétisme politique et diplomatique de ceux qui veulent brouiller les cartes et réveiller les chiens qui dorment. Pour quel bénéfice ?
Déjà, le Prof en a bu un coup lorsque KitengeYesu s’est invité au débat en prenant son meilleur pinceau pour dessiner sa pensée sur un pamphlet aux allures plus ou moins ésotériques. Encore faut-il rappeler que le vieux politicien est l’actuelle cartouche alignée à la défense pour dire tout haut ce que Félix pense tout bas. Avec la courtoisie requise, il a rappelé à l’ordre celui qui a semblé oublier que la priorité au Congo, c’est la reconstruction du pays et non les conciliabules dont la seule vocation est de remettre en question la légitimité de l’actuel pouvoir avec à la clé le partage du gâteau.
Vidant les étriers, un autre professeur, pas le moindre, s’est proposé aussi une phraséologie à la hauteur de la bourde pour fustiger cette bouffonnerie de trop qui porte la signature de son cadet. Selon Justin Kankwenda Mbaya, il est hors de question de répéter la galéjade de Genève 2018 sous un nouveau costume. Pendant que le ciel des relations belgo-congolaises se rassérène au regard de la fraternité déclarée lors du 60ème anniversaire de la RDC, nul n’a besoin d’assister à la résurgence des vieilles grimaces. Pour le professeur, la Belgique a péché par le choix de deux mauvais chevaux de Troy à savoir Sieur Bob Kabamba et l’Université de Liège qui, généralement, utilise ses services au détriment des vraies attentes du peuple congolais. On apprend que c’est à la désinvolture de cette Université que se devait la sécession katangaise. Sans compter le fait d’avoir concocté la Constitution de 2006 sur la mesure d’un régime qui a précipité le pays dans un gouffre noir.
Devoir de mémoire : Au plan diplomatique, et dans le souci de requalifier le processus électoral en RD, l’Union Européenne avait déjà appelé, en décembre 2019, les autorités congolaises à procéder à la réforme de la Commission électorale Nationale Indépendante (CENI) et de la Cour Constitutionnelle. Selon elle, cette réforme s’impose pour la stabilité des institutions actuelles et la possibilité d’organiser les futures élections dans des conditions les plus souhaitables.
Elle avait donc appelé à la réforme des institutions garantes de la démocratie et des processus électoraux, en particulier la Cour Constitutionnelle et la Commission Electorale Nationale Indépendante, dans le cadre d’un processus inclusif et crédible.
Nul doute que même l’actuel Chef de l’Etat a réellement conscience de la mauvaise qualité des élections de Décembre 2018 et de la pertinence des réformes qui s’imposent.
Plusieurs fois, on l’a entendu dénoncer la corruption à outrance ayant caractérisé ces scrutins. Comme quoi, les reformes à réaliser au sein de la Commission Electorale Nationale Indépendante et de la Cour Constitutionnelle, ont toujours occupé une place de choix dans ses préoccupations majeures en tant que garant du bon fonctionnement des institutions.
Sans surprise, le forum dit de haut niveau et dont l’annonce s’est faite avec une fanfare tonitruante, s’est estompé au lendemain de son lancement. Les lampadaires se sont éteints et le savant a quitté le podium sans crier garde. La fièvre du complot a trahi le zèle amer là où les partisans du dialogue ont clairement affiché leurs appétits.
Pour la CENCO, elle vient d’enregistrer un déboire de trop tant la soutane de Monsieur l’ abbé est en chaleur. Et l’œuvre spirituelle s’en trouve chiffonnée selon aussi la modalité aventureuse des églises de réveil qui en rajoutent à chaque coup. De quoi comprendre que l’incapacité de dégager un consensus sur les animateurs de la CENI, peut servir de prétexte à Félix Tshisekedi pour botter dans le tas en vertu de son pouvoir discrétionnaire. Il nous souviendra que dans le cadre de l’accord de la Saint Sylvestre, Joseph Kabila avait mis les deux branches du Rassemblement devant le fait accompli. Et l’on sait d’où est venu le duo Tshibala et Olenghankoy.
Voilà qui laisse à croire que la session parlementaire de Septembre de 2020, quoique budgétaire, n’échappera pas à la chaleur des discussions quant à la problématique du système électoral en RDC. Ceux qui, depuis toujours, se targuent de leur majorité pour soutenir le statuquo, n’auront pas le choix face à la montée de la tension. Libre à eux de bien se rendre à l’évidence, car l’heure n’est plus à l’instrumentalisation ni à la manipulation dont les institutions d’appui à la démocratie faisaient l’objet pendant tout le règne passé.

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