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*Le Ministère du Budget, en collaboration avec le COREF, sur financement du projet PROFIT CONGO, a organisé du 10 au 21 août 2020 à Kinshasa, les conférences budgétaires 2021, avec la participation active de la Société civile.

De façon claire, transparente et sans animosité, les organisations de la société civile ont donné leurs avis et livré des recommandations au cours de cet acte de transparence et de participation au processus budgétaire. Il en ressort un rapport global. Un plaidoyer sera lancé afin que soient prises en considération toutes les recommandations qu’il contient, avant la finalisation du projet du budget du Gouvernement.

Selon M. Florimond MUTEBA, Président du Conseil d’Administration de l’ODEP, le niveau de culture participative de l’administration a augmenté. La manière dont la société civile est considérée aujourd’hui a énormément pris de l’ascendant, a-t-il laissé entendre.
Il a noté, ici, la volonté manifeste de l’administration de collaborer avec la société civile dans le cadre de la transparence. Pour cela, il jette des fleurs au projet PROFIT CONGO grâce à son apport dans cette relation très fructueuse ce jour. ‘’Vous sentez que l’administration n’est pas offusquée par les recommandations que nous faisons, même lorsque le langage déborde un peu. Mais, globalement, cela se passe très bien et on doit féliciter et encourager le projet PROFIT CONGO‘’.

Par rapport au budget 2021, M. Florimond MUTEBA estime qu’il y a des aspects pour lesquels la référence ne devrait pas toujours être la Covid-19, notamment en ce qui concerne les exonérations.
Il rappelle qu’il y a eu environ 4 milliards USD de pertes en termes d’exonérations fantaisistes, selon un rapport de l’ODEP en 2017, confirmé par l’Inspection Générale des Finances sur l’analyse de l’exécution de la loi de finances 2016.
L’objectif devrait maintenant être de supprimer et réduire le nombre d’exonérations fantaisistes et permettre d’augmenter les recettes dont l’Etat a besoin.

Mettre l’accent sur les investissements
Il a également été évoqué la nécessité de maximiser les recettes de l’Etat, ainsi que la question du permis de conduire.
Il a été démontré sur place que si l’on recourait à l’institut de missions de la Banque Centrale qui est capable de fournir les imprimés de valeurs, cela pourrait faire gagner 90 millions de dollars en une année, uniquement par rapport à la vente du permis de conduire qui est aujourd’hui bloqué au niveau du Ministère de transport qui, de son côté, privilégie les partenariats public-privé.
Par ailleurs, la société civile a recommandé que l’agriculture en RDC puisse avoir le niveau du budget au moins à 10%, l’éducation à 25% et la santé à 15%.
‘’Nous avons beaucoup insisté là-dessus et surtout, la manière dont ces moyens devront être gérés‘’, a déclaré le Président du Conseil d’Administration de l’ODEP.
Aussi, ‘’avons-nous décrié le fait que globalement, le budget donne plus de moyens au fonctionnement et aux salaires qu’aux investissements‘’.
Pour lui, il faut à tout prix investir pour que le pays aille de l’avant.

Cap sur la couverture sanitaire universelle
Pour sa part, M. Jean-Marie Tshibanda, a plutôt mis un accent particulier sur la couverture sanitaire universelle dont l’efficacité dépend avant tout de certains paramètres urgents tel que l’accès de la population aux soins de santé, la question sur la protection financière. A cela, le Ministère a préconisé de soutenir les mutuelles de santé et faire parvenir les équipements nécessaires et les médicaments essentiels dans les centres de santé.
‘’C’est une bonne chose pour nous qui parlons au nom de la population, mais ça ne suffit pas‘’, a fait savoir M. Jean-Marie Tshibanda, Président de l’ONG ASAF et team leader au niveau national sur la thématique santé.
‘’Nous voulons que cette situation sanitaire s’accélère. Sinon, nous allons rester avec la couverture sanitaire universelle comme un slogan‘’.
Présent lors de ces conférences budgétaires, le Secrétaire général au budget a reçu le soutien de la société civile qui lui a garanti son accompagnement dans le plaidoyer pour faire en sorte que la RDC respecte la déclaration d’Abuja. Celle-ci exige aux Etats signataires au moins 15% du budget national. Et contrairement aux années précédentes, la société civile exige pour cette fois-ci, une avancée progressive en la matière et surtout, en cette période de lutte contre la covid-19 où la santé constitue la plus grande priorité.

Poursuivre la dynamique de transparence dans les finances publiques
Par le biais du COREF, le projet PROFIT CONGO qui accompagne les conférences budgétaires et autres activités de participation citoyenne, s’achève l’année prochaine. M. Jean-Marie Tshibanda exprime le vœu qu’il se poursuive. ‘’Nous ne voulons pas que PROFIT CONGO puisse clôturer et nous allons mener des plaidoyers auprès des partenaires pour les pousser à continuer. D’ailleurs, nous avons déjà commencé. Cette dynamique de transparence dans les finances publiques doit continuer parce que depuis que nous avons commencé, nous avons des résultats insoupçonnés…‘’, a-t-il soutenu.

La Pros.

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