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*Est-ce que la BCC, elle-même, n’est-elle pas victime de sa propre gestion avec sa sous-capitalisation ? Ici, Noël Tshiani Muadiamvita, Docteur en Sciences Economiques, crève l’abcès.

Il considère que les mesures prises par la BCC dans le cadre de la riposte à la Covid-19, pour préserver la stabilité du cadre macroéconomique, conjointement aux mesures prises pour soutenir l’offre et la demande des biens et services, sont quasiment les mêmes que celles prises par toutes les autres banques centrales à travers le monde. D’ailleurs, il constate que la BCC est l’une des rares banques au monde à ne pas disposer d’actifs rentables et donc, d’un seigneuriage conséquent. La raison est à trouver dans la dominance budgétaire qui a fait que tous les crédits faits à l’Etat n’ont jamais été remboursés. La créance actuellement reconnue par l’Etat atteindrait les 1.250 milliards de CDF. Une créance sans intérêt, ni perspective de remboursement du capital.
A son avis, la BCC me semble à court d’imagination actuellement. Elle répète les mêmes recettes de politique monétaire qui ont montré leurs limites. Un changement de vision, de stratégie et de politique et aussi d’hommes serait bénéfiques pour la Banque centrale du Congo et le pays.
Exégèse
Face à la dépréciation du franc congolais sur le marché des changes, Noël Tshiani, économiste et ancien haut fonctionnaire de la Banque mondiale, par ailleurs candidat à la présidentielle de 2018, estime que la Banque centrale du Congo ne sait plus innover. L’Institut d’émission, rappelle-t-il, applique les mêmes stratégies pour faire face à la crise provoquée par la pandémie de Covid-19 alors que les données ne sont pas les mêmes qu’en temps ordinaire. Le banquier congolais, qui a fourbi ses armes auprès de plusieurs banques américaines dans le Wall Street à New York et à la très prestigieuse Banque mondiale à Washington, s’est livré à Econews et à La Prospérité. Il avait co-présidé, à l’appel de Laurent Désiré Kabila, la réforme monétaire qui avait donné naissance à l’actuel franc congolais. Il est Docteur en Sciences économiques de l’Université de Paris IX Dauphine et détient un Master of Business Administration en Banques et Marchés Financiers d’Adelphy University à New York et d’une formation post universitaire en Leadership et Management de Harvard Business School. Sa thèse de doctorat a porté sur l’Indépendance des banques centrales, l’obligation de rendre compte et l’incidence sur la politique monétaire: Application à la République Démocratique du Congo. Il est l’auteur de plusieurs livres sur les banques centrales, la politique monétaire, le secteur financier, la monnaie et les banques. Voici sa lecture des faits.
Interview exclusive à La Prospérité et Econews
La Prospérité et Econews: Comment justifiez-vous la surchauffe actuelle sur le marché de change ?
Noël Tshiani: La surchauffe actuelle sur le marché des changes est la conséquence d’un déséquilibre entre l’offre et la demande des devises, déséquilibre alimenté d’une part, par l’apparition et l’expansion de la pandémie de la Covid-19 dans le monde et ses effets négatifs sur l’économie nationale, et d’autre part, par une augmentation incontrôlée de la masse monétaire à cause de la monétisation du déficit budgétaire. Il y a des facteurs explicatifs de cette situation.
Sur le plan externe, il y a des effets négatifs dus à la crise de la Covid-19, ayant provoqué notamment une baisse de la demande mondiale et un recul de l’activité économique (-3,0 %) après une expansion de 2,9 % en 2019. Il y a aussi la transmission de ces effets sur l’économie congolaise par les canaux du commerce international, des investissements directs et des transferts des revenus. Sur le plan intérieur, il y a des effets des mesures de riposte à la pandémie visant notamment à soutenir l’offre et la demande des biens et services. La combinaison de ces chocs extérieurs et intérieurs a conduit aux conséquences néfastes suivantes.
Du point de vue de l’offre et demande intérieure, la baisse de l’offre des biens et services a été exacerbée par les mesures internes de riposte à la Covid-19 (confinement, réduction de la circulation des personnes et des biens et services), ce qui alimente la demande des devises. Il y a eu aussi baisse moins que proportionnelle des dépenses (-11,6 %) par rapport à la baisse des recettes. Les dépenses se sont établies à 2,23 milliards Usd en cumul annuel au 20 juillet 2020 contre 2,72 milliards Usd à fin juillet 2019. Cependant, les recettes publiques ont reculé de 23,1 %, se situant à 1,9 milliards Usd en cumul au 20 juillet 2020 venant de 2,67 milliards Usd à fin juillet 2019. En mettant ensemble les dépenses et les recettes publiques, on aboutit à des déficits importants à financer. Comment ces déficits ont été financés ? Le financement monétaire des déficits publics à fin avril 2020 a été de 419,0 milliards de CDF après avoir atteint 500,0 milliards au 22 avril 2020. Ensuite, il y a eu monétisation de l’appui budgétaire du FMI dans un contexte de baisse de la production et de la rareté des devises étrangères. Cette monétisation correspond à un financement monétaire en l’absence de la cession des devises par la Banque centrale. Enfin, il faut noter que la faible attractivité du bon du Trésor ne peut permettre de ponctionner suffisamment de liquidité sur le marché pour atténuer la surchauffe.
Du point de vue de l’offre et demande extérieure, il faut noter la chute des exportations des biens de 7,3 milliards Usd au premier semestre 2019 à 4,8 milliards Usd à la période correspondante de 2020, soit une baisse drastique de 34,0 %. A ceci il faut aussi ajouter la baisse de 60,2 % des donations extérieures, reçues sous la forme d’aide publique au développement, passant de 296,7 millions Usd au premier semestre 2019 à 118,1 millions Usd au premier semestre 2020. Il faut aussi souligner la contraction de 73,5 % des transferts publics en capital reçus, soit de 268,2 millions Usd à fin juin 2019 à 71,0 millions Usd à fin juin 2020. Il faut aussi ajouter un recul de 19,2 % des investissements directs entrants en RDC, soit de 825,0 millions Usd à fin juin 2019 à 667,3 millions Usd à fin juin 2020 ; et une baisse du volume d’importations des billets de banque en USD par les banques commerciales : soit 121,0 millions Usd au mois d’avril 2020 et 163,8 millions Usd au mois de mai contre 304,0 millions Usd au mois de mars 2020 et une moyenne de 255,6 millions Usd pour les deux premiers mois de l’année.
Cette situation tient principalement de la faiblesse de l’offre des devises, dans un contexte où la demande demeure croissante, alimentée tant par des besoins réels du commerce extérieur que par une forte demande intérieure des divises liée à la préférence accrue de devises pour motif notamment de protection du pouvoir d’achat et de spéculation. La forte demande des dollars est ainsi et aussi expliquée par la forte dollarisation de l’économie dans un pays où la population a littéralement abandonné l’usage de la monnaie nationale qui a perdu les trois prérogatives d’une monnaie moderne (moyen des payements, unité de compte et réserve de valeur) à cause du taux d’inflation élevés au fil des années.
Notre économie est une économie de rente, tournée vers l’exportation de matières premières, principalement le cuivre et le cobalt. Et ces exportations sont la principale source des devises pour notre économie. Avec la baisse de la demande mondiale, conjuguée aux mesures de restrictions de mouvement des personnes dans plusieurs économies dont la Chine, l’Union Européenne et les USA, principaux partenaires de la RDC, les exportations congolaises ont fortement baissé, réduisant sensiblement l’offre de devises.
Cette crise a montré, une fois de plus, la vulnérabilité de l’économie congolaise fondée sur sa dépense extérieure. La politique monétaire de la BCC ne peut à elle seule tout faire. Il est indispensable que ses actions soient relayées par des mesures aussi bien budgétaire (réforme du système fiscal) que structurelles pour consolider la stabilité macroéconomique. En effet, il n’y a pas de monnaie forte sans une économie forte, tournée principalement vers une production et une consommation intérieure significative.
Pour stabiliser durablement le cadre macroéconomique, il est nécessaire que des mesures additionnelles soient envisagées aux niveaux budgétaires, monétaire, de change et économique.
Au niveau de politique budgétaire, il faut améliorer la mobilisation des recettes publiques notamment par la lutte contre la fraude et l’arrêt des exonérations extra-légales ; améliorer la mobilisation d’autres ressources externes et internes (notamment les obligations indexées au taux de change) ; améliorer la gestion des régies financières à travers la signature des contrats de performance ; amorcer la réforme du système fiscale actuel ; et contenir les dépenses de fonctionnement et établir la hiérarchie entre les dépenses contraignantes (salaires, dettes extérieures,), prioritaires (dépenses liées à la Covid-19) et non prioritaires.
Au niveau de la politique monétaire, il faudra dans l’immédiat ponctionner au maximum toute liquidité excédentaire. En plus, il faut envisager la restructuration complète du système financier pour diversifier l’actionnariat des banques en y amenant des capitaux importants et nouveaux actionnaires et d’autre part développer le marché financier, y compris l’introduction de nouveaux instruments dont le leasing et le marché boursier et des capitaux. Une nouvelle réforme monétaire est à envisager dans le cadre d’un programme global pour mettre fin à la dollarisation afin de permettre à la BCC de regagner le contrôle de la masse monétaire, élément essentiel pour conduire une politique monétaire crédible.
Au niveau de la politique de change, il faut augmenter l’enveloppe d’interventions indirectes ; programmer une intervention directe sur le marché, contrôler les rapatriements des devises par les entreprises minières et s’assurer de leur utilisation dans l’économie nationale.
Au niveau économique, il faut repenser certaines politiques sectorielles en mettant en œuvre des mesures sectorielles visant à relancer l’activité économique et augmenter l’offre des biens sur le marché. Un redéploiement des ressources vers le développement et la mécanisation de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ainsi que l’accélération de l’industrialisation du secteur minier devront s’inscrire dans le cadre d’une stratégie globale du développement du pays.
La Banque centrale a pour mission d’assurer la stabilité du niveau général des prix. Est-ce que cette mission est assurée convenablement ?
La Banque centrale du Congo n’assure pas convenablement sa principale mission. Les tensions inflationnistes qui s’observent depuis le début de l’année ont mis à rude épreuve l’efficacité de la politique monétaire que mènent la BCC et l’atteinte de l’objectif de stabilité des prix par celle-ci. D’aucuns estiment que cette efficacité et l’atteinte des résultats par la BCC dépendant en partie de la nature ou la gravité du choc subi, du régime de change, de la qualité des marchés monétaires et financiers ainsi que de la capacité financière de la Banque centrale.
De par la structure et les caractéristiques de notre économie, la politique monétaire est très limitée, surtout quand il s’agit des chocs économiques d’origine extérieure et réelle, comme nous le vivons à présent. Voilà pourquoi, la politique monétaire doit se faire accompagner d’autres politiques macroéconomiques et structurelles. Il faut donc une coordination intelligente des politiques économiques, budgétaires, monétaires et sectorielles pour atteindre les résultats escomptés. Mais pour que des résultats durables soient atteints, toutes les actions doivent être menées dans le cadre d’une vision cohérente de développement par des hommes capables et crédibles.
Le recours à la planche à billets est-il une solution face à la crise que traverse le pays actuellement ? Existe-t-il d’autres alternatives ?
De manière générale, l’Etat dispose de quatre leviers pour se financer : faire des coupes budgétaires (pour baisser ses dépenses) ; augmenter les recettes (via l’impôt) ; s’endetter auprès de créanciers disposés à lui prêter de l’argent ; et recourir à un financement monétaire.
Si l’on considère les deux premiers leviers, la situation en RDC est très alarmante. En effet, le budget actuel est quasiment consacré aux dépenses courantes, notamment les rémunérations des agents et fonctionnaires de l’Etat. Dans ces circonstances, décider de baisser ces dépenses pourrait entraîner à coup sûr la montée des tensions sociales non souhaitées pour la stabilité du pays.
Par contre, une révision à la baisse du train de vie de l’Etat en cette période de crise peut apporter des ressources additionnelles dont l’Etat a besoin.
Concrètement, le Gouvernement peut décider par exemple une baisse de 20 % des émoluments et autres primes perçus par tous les hauts fonctionnaires de l’Etat (membres du Gouvernement, députés nationaux : sénateurs, gouverneurs de province etc.) et dans la foulée plafonner les dépenses de fonctionnement des ministères et autres institutions publiques. Ces genres des mesures ont permis à nombre de pays de dégager des épargnes qu’ils ont pu affecter à d’autres besoins prioritaires).
Il faut aussi chercher des voies et moyens pour accroître les recettes publiques, notamment par l’augmentation des impôts via le taux ou l’assiette, ce qui implique des réformes structurelles à engager.
La lutte contre la fraude et la réduction des exonérations fiscales devrait avoir un effet bénéfique. Enfin, le troisième levier concerne l’endettement. Ce dernier peut s’opérer sur le marché extérieur ou sur le marché intérieur. Sur le marché extérieur, la RDC est une candidate qui ne présente pas assez de crédibilité, ni de garantie aux yeux des bailleurs de fonds. Cette situation est principalement exacerbée par le fait que le pays ne soit pas encore admis à un programme économique formel avec les institutions financières internationales.
A cet effet, la levée des fonds à des conditions concessionnelles est très difficile surtout dans ce contexte de la propagation de la pandémie. Toutefois, un tel exercice serait possible si le manque de crédibilité financière du pays était compensée par la crédibilité des acteurs clé, notamment dans le domaine économique et monétaire (Premier ministre, ministre des Finances et gouverneur de la Banque centrale).
Sur le marché intérieur, l’Etat a la possibilité de lever les fonds pour le financement de son action à travers les bons du Trésor. Cependant, la situation de la dépréciation actuelle de la monnaie n’est pas de nature à rassurer les investisseurs pour ces placements en faveur de l’Etat congolais. L’inexistence d’un marché financier structuré est une contrainte importante.
Comparativement aux pays européens par exemple, en 2020, pour financer son plan d’urgence dans le contexte de la Covid-19, la France a prévu d’emprunter au moins 90 milliards d’euros de plus que ce qui était initialement prévu dans le budget, soit 323 milliards d’euros.
La seule alternative en termes de financement par des ressources propres, serait alors le recours au dernier levier, c’est-à-dire le financement monétaire. Cependant, l’évolution notamment du marché congolais en ces sept premiers mois de 2020 oblige à repenser cette stratégie.
En effet, après avoir enregistré des taux de dépréciation mensuels de 1,99 % et 1,82 %, respectivement aux mois de mars et d’avril 2020, le franc congolais a connu une accélération de sa perte de valeur face au dollar américain, pour atteindre des taux mensuels de 4,58 % et 4,45 %, respectivement aux mois de mai et juin 2020.
Ces taux auraient été beaucoup plus importants n’eut-été l’encaissement de l’appui à la balance des paiements de décembre 2019 et le rachat de l’appui budgétaire d’avril 2020, du FMI. Ces appuis ont permis à la banque de conforter, tant soit peu, son matelas des devises et de procéder à des interventions indirectes sur le marché, en exécutant certaines dépenses du Trésor en devises.
Les pressions sur le marché des changes se sont portées sur celui des biens et services, avec un cumul annuel du taux d’inflation de 10,90 % et de 13,39 % en glissement annuel, contre respectivement 2,29 % et 4,14 % à la période correspondante de l’année 2019, érodant substantiellement les pouvoirs d’achat des ménages.
C’est ce lien, entre l’expansion de la masse monétaire et l’inflation, qui est craint dans cette stratégie de financement monétaire du déficit public.
Ainsi, en réalité, sans un autre moyen de couverture, un financement monétaire, ne ferait qu’aggraver la situation dans ce contexte de la pandémie, surtout si c’est pour couvrir les dépenses de consommation courante.
La seule alternative, en l’absence d’appui extérieur, serait alors de consacrer une partie, ou l’essentiel de ce financement au secteur de la production. Mais là également, il faudrait au minimum exiger ou interdire la circulation de la devise étrangère et exécuter scrupuleusement la loi qui consacre l’usage exclusif de la monnaie nationale sur toute l’étendue du territoire national.
Par ailleurs, il faudrait également négocier ardemment la conclusion d’un programme avec le FMI pour la crédibilité du pays, laquelle lui permettrait de lever les fonds sur le marché international qui pourraient alors être affectés au financement des infrastructures de production des biens et services.
Existe-t-il une politique monétaire adaptée à la crise à la BCC ? Avez-vous l’impression qu’on navigue à vue ? Si oui, quelle politique doit-on mettre en place pour financer le fonctionnement de l’Etat et en même temps juguler la surchauffe sur le marché des changes ?
La BCC conduit sa politique monétaire en utilisant les différents instruments ad hoc à sa disposition. Ces instruments sont flexibles suivant le contexte économique en présence. Ainsi, en période de surchauffe, les instruments de politique monétaire sont orientés en vue du resserrement de la liquidité. Tel est le cas du contexte de la crise actuelle. Cependant, en période d’expansion économique, les mêmes instruments sont utilisés pour accompagner la croissance (politique monétaire accommodante).
Ainsi, la problématique de l’efficacité de la politique monétaire ne devrait pas seulement se poser, en considérant la crise actuelle de la Covid-19.
Cependant, l’efficacité de cette politique monétaire a toujours été fragilisée par le contexte de dominance budgétaire et de dollarisation qui minent le pays. La dollarisation a pour effet de plomber le canal de transmission des impulsions monétaires sur la sphère réelle tandis que la dominance budgétaire prive la banque de ressources financières.
L’absence de moyens suffisants à sa disposition, ne permet pas non plus à la banque centrale de mettre en œuvre, en toute indépendance, sa politique, en luttant efficacement contre ce fléau.
A la question de savoir quelle politique doit-on mettre en place pour financer le fonctionnement de l’Etat et en même temps juguler la surchauffe sur le marché des changes ? Il convient de préciser que la fiscalité est la principale source de financement de l’Etat et en cas de financement du déficit éventuel, il peut être fait recours au marché ou à l’endettement.
Concernant le financement monétaire, il est une source qui peut être efficacement utilisé si dans la limite de la programmation monétaire, ces ressources de la BCC mises à la disposition de l’Etat sont utilisées principalement pour financer les investissements et autres projets capables de s’auto-rembourser. Ainsi, la monnaie créée à la période T devrait stimuler l’économie avant d’être détruite lors du remboursement du crédit à la période T+N. L’utilisation de cet instrument dans l’environnement congolais implique une grande discipline au risque d’alimenter la déstabilisation du cadre macroéconomique.
Ainsi, les mesures prises par la BCC dans le cadre de la riposte à la Covid-19, pour préserver la stabilité du cadre macroéconomique, conjointement aux mesures prises pour soutenir l’offre et la demande des biens et services, sont quasiment les mêmes que celles prises par toutes les autres banques centrales à travers le monde.
Est-ce que la BCC elle-même n’est-elle pas victime de sa propre gestion avec sa sous-capitalisation ?
La BCC est l’une des rares banques au monde à ne pas disposer d’actifs rentables et donc, d’un seigneuriage conséquent. La raison est à trouver dans la dominance budgétaire qui a fait que tous les crédits faits à l’Etat n’ont jamais été remboursés. La créance actuellement reconnue par l’Etat atteindrait les 1.250 milliards de CDF. Une créance sans intérêt, ni perspective de remboursement du capital.
La BCC me semble à court d’imagination actuellement. Elle répète les mêmes recettes de politique monétaire qui ont montré leurs limites. Un changement de vision, de stratégie et de politique et aussi d’hommes serait bénéfiques pour la Banque centrale du Congo et le pays.
Propos recueillis par La Prospérité et Econews

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