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Une crise majeure a pris forme en RD Congo. La pluie d’ordonnances présidentielles portant nominations dans l’armée et la magistrature a fait déborder le vase. En vain, le Premier Ministre, Sylvestre Ilunga, a tenté de rencontrer le Président de la République, Félix Tshisekedi, pour tirer au clair cette situation préoccupante.

Selon le Coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, les délégués de CACH ont séché plus d’une fois le cadre de concertation. A maintes reprises, la rue a parlé. Que faut-il alors faire ?

Lors d’une rencontre nocturne à la Primature, un appel à la tenue d’une réunion interinstitutionnelle et à l’évaluation entre sociétaires de la coalition FCC – CACH a été lancé par Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Chef du Gouvernement. Mais aucune suite jusqu’à ce jour. A l’éclatement de l’affaire «contreseing des ordonnances présidentielles», le Premier Ministre s’est aussi proposé de rencontrer le Président de la République. Sans succès.
D’autres en appellent à des discussions directes entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, les deux piliers de la coalition au pouvoir. Un remaniement de l’équipe gouvernementale est également proposé. Puisqu’il est en froid avec le Chef de l’Etat, un remplacement de l’actuel Premier Ministre est aussi à l’ordre du jour.
Par contre, une opinion soutient que, la coalition FCC-CACH ayant montré ses limites, un large consensus doit vite se dégager entre acteurs de la classe politique et de la société civile. La communauté internationale appuie sans réserve cette démarche surtout en vue de garantir un processus électoral crédible d’ici 2023. Cela passe impérativement par la réforme de la Centrale électorale.

En ce mois de juillet, plusieurs manifestations de rue se sont déroulées sur les artères de Kinshasa et de l’arrière-pays. L’UDPS a lancé le bal un certain 9 juillet, Lamuka le 13 juillet, le CLC et ses partenaires le 19 juillet, le FCC et l’UNC le 23 juillet. Si pour les uns c’était l’occasion de dire «NON» à la désignation cavalière de Ronsard Malonda à la tête de la CENI de même qu’aux propositions de lois Minaku – Sakata, pour les autres il s’agissait de rejeter les ordonnances présidentielles, de prôner le respect de la Constitution, ou encore d’exiger la libération de Vital Kamerhe, le leader de l’UNC et Directeur de Cabinet de Félix Tshisekedi.

L’applicabilité des ordonnances présidentielles querellées pose problème. Si pour les hauts gradés de l’armée, une simple cérémonie de prise d’armes présidée par Félix Tshisekedi suffit pour entrer effectivement en fonction, par contre, pour les hauts magistrats nommés à la Cour Constitutionnelle, au Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation, il faut une investiture au niveau de l’Assemblée Nationale qui n’ouvrira ses portes que le 15 septembre prochain.

Au final, le Président de la République demeure la clé de voûte pour régler tous ces différends. Certains l’appelleraient «Papa Solution». Il serait plus indiqué pour Félix Tshisekedi de convoquer un dialogue inclusif ou concertations, peu importe la terminologie, en vue de dégager un large consensus. Histoire d’éviter de brûler ce beau Congo.

La Pros.

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