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Ceci pour un dialogue franc à l’issue duquel un consensus devrait se dégager sur les questions électorales (réformer la Loi électorale, réformer et renouveler la CENI, mettre à jour le fichier électoral), la révision des quelques articles non verrouillés par la Constitution notamment ceux permettant le retour à l’élection présidentielle à deux tours, l’acceptation de la double nationalité, l’élection des gouverneurs de province et des sénateurs au scrutin universel direct, l’élection des chefs de juridiction judiciaires par leurs pair etc.


PLAIDOYER DE L’AFDC-A POUR LA PAIX, LA SECURITE, LA STABILITE ET LA BONNE GOUVERNANCE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIALE EN RD. CONGO
Le regroupement Politique AFDC-A « Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés », membre de la Majorité Parlementaire et deuxième force politique de la RDC constituée à 95% des membres issus de la société civile et qui compte 145 élus directs et indirects sur l’échiquier politique congolais, à savoir 41 députés nationaux ,70 députés provinciaux, 13 sénateurs, 2 gouverneurs de province (Sud kivu et Kasaï Central), 7 vice-gouverneurs (Equateur, Maniema, Kasaï, Kasaï Central, Tanganyika, Tshopo, Tshuapa), 1 questeur de l’Assemblée Nationale et 11 présidents et vice-présidents des Assemblées Provinciales ; est préoccupée par la crise de légitimité issue des élections de décembre 2018, qui affecte le bon fonctionnement des Institutions de la République et qui aggrave la situation politique, économique, sociale, sanitaire et sécuritaire qui prévaut actuellement en République Démocratique du Congo. La coalition FCC-CACH qui gouverne le pays depuis des élections précitées a montré ses limites, ses incohérences et ses insuffisances à tel point que ses querelles internes ont plombé tous les indicateurs qui sont au rouge nonobstant la volonté affichée et maintes fois exprimée par le nouveau Président de la République Monsieur, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Sur le plan politique :
Manque de concertation, absence d’harmonisation et de Politique commune, in gouvernabilité, impunité, corruption, disfonctionnement des institutions et conflits permanents entre-elles, conflits entre les membres des institutions, conflits et bagarres entre les membres des partis politiques en coalition, violation des droits des citoyens et des partis politiques, violation de la constitution, des lois et des règlements intérieurs des chambres du parlement, emprise politique sur l’appareil judiciaire, gestion du pays sur base d’un Accord secret, comportement type d’une cohabitation non déclarée etc. Le nouveau président de la République n’ayant pas la majorité au parlement, il ne lui est pas facile de faire appliquer ses décisions.
Sur le plan économique : Détérioration du cadre macroéconomique, absence d’un plan de développement, inexistence d’un plan de relance économique après la pandémie de Covid-19, absence d’un plan de soutien économique aux entreprises en difficultés, manque de politique économique, budget insignifiant et irréaliste, coulage des recettes, détournement des deniers publics, marchés publics de gré à gré, déficits chroniques des finances publiques, perte de valeur de la monnaie et du pouvoir d’achat de la population, quasi inexistence des réserves d’échanges, non respect de la loi des finances et du plan de trésorerie, baisse drastique des exportations aggravée par la pandémie de Covid-19, dégradation des infrastructures, érosions grandissantes dans les villes suite à l’absence d’un plan urbanistique adapté, quasi inexistence de la production alimentaire et dépendance des importations des vivres et autres biens de première nécessité, déséquilibre défavorable de la balance des paiements, abandon de la production industrielle etc., Pourtant le pays regorge d’énormes potentialités agricoles, minières, énergétiques, forestières, hydrauliques et humaines.
Sur le plan social : inégalité dans la redistribution de la richesse nationale, détérioration des conditions sociales et sanitaires de la population, aggravation de la paupérisation de la population, grogne dans tous les secteurs professionnels, perte de pouvoir d’achat suite à l’inflation maladies aggravées par la pandémie de COVID-19, baisse de revenu disponible des ménages, mauvaises conditions de logement, catastrophes naturelles à répétition, absence des mutuelles de santé, taux de mortalité infantile élevé, baise de l’indice de développement humain IDH, espérance de vie en baisse, chômage croissant, populations déplacées, etc.
Sur le plan sécuritaire :
Persistance de l’insécurité à l’Est du pays, Ituri, Beni, Rutshuru, Fizi, Uvira, Minembwe, infiltrations des troupes étrangères au Bas Uélé, Sud Ubangi, Haut Uélé, Ituri, Nord Kivu, Sud Kivu, Tanganyika, Kwango, Kasaï Central.
Grossissement des groupes armés nationaux, activisme des groupes armés étrangers, sous-équipement, sous paiement et mauvaise prise en charge des militaires et des policiers, velléités de balkanisation et d’auto détermination etc. A cela s’ajoutent les frustrations postélectorales du fait que plusieurs élus véritables avaient été écartés en complicité avec la Commission Electorale Nationale Indépendante « CENI » et la Cour Constitutionnelle. D’autres forces politiques ont tout simplement été marginalisées lors de la formation du gouvernement, cas de l’AFDC-A, pourtant 2ième force politique implantée partout au pays pour avoir présenté un candidat au poste de président du Sénat en concurrence avec le candidat du FCC.
Ce tableau non exhaustif mérite des mesures préventives urgentes qui passent par le règlement de la crise actuelle par voie pacifique et non violente, d’un dialogue politique et social pour chercher le consensus de toutes les parties prenantes. Le pays a besoin des réformes indispensables pour sa survie.
C’est pourquoi nous préconisons :
1. Le rassemblement de toutes les forces en présence FCC-CACH-AFDC/A LAMUKA et Société Civile dans un forum pour un dialogue franc à l’issue duquel un consensus devrait se dégager sur les questions électorales (réformer la Loi électorale, réformer et renouveler la CENI, mettre à jour le fichier électoral), la révision des quelques articles non verrouillés par la Constitution notamment ceux permettant le retour à l’élection présidentielle à deux tours, l’acceptation de la double nationalité, l’élection des gouverneurs de province et des sénateurs au scrutin universel direct, l’élection des chefs de juridiction judiciaires par leurs pair etc. La difficulté réside dans le corps parlementaire qui risque de servir uniquement le FCC au lieu de voir l’intérêt du pays. Faut-il requalifier la majorité ou faut-il convenir d’une période transitoire de deux ans sur base d’un consensus autour du président de la République ?
2. Composer un gouvernement de missions, de taille réduite avec des personnalités expérimentées capables de redresser la pente en vue de la bonne gouvernance, de la stabilisation, de la croissance économique, de l’industrialisation, du développement économique et de l’attraction des investissements sur base des priorités et des besoins de la population. Sécuriser les investissements privés et stimuler les entrepreneurs nationaux.
3. Définir les priorités dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la fonction publique, de l’armée, de la police et du secteur privé.
4. Entamer le dialogue avec tous les groupes armés et concevoir un bon plan de démobilisation et d’insertion des combattants. Prendre langue avec tous les pays voisins et de la sous-région sur les questions diplomatiques, sécuritaires et économiques. Promouvoir le dialogue entre et au sein des communautés.
5. Répartir équitablement les revenus entre les provinces et les entités décentralisées.
Prendre en charge correctement les agents de l’Etat, les militaires et les policiers et assurer régulièrement leur paie. Réduire si pas éviter les frustrations dans la classe politique, car parfois, source de l’insécurité en provinces.
Pour y parvenir la RDC a besoin d’un appui et d’un encadrement de ses amis au nombre desquels la Belgique, l’Union européenne, les Etats Unis, l’Union Africaine etc.
Telle est la contribution de notre Regroupement Politique AFDC-A quant à la voie de sortie de la crise actuelle en République Démocratique du Congo.
Le Président National et Autorité Morale de l’AFDC-A Sénateur Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO.

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