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Le Parti des Démocrates pour la bonne Gouvernance (PDG) se met en ordre de bataille pour 2023. «Qui veut aller loin, ménage sa monture», dit-on. Ce parti cher à Modeste Mutinga Mutuishayi, cet ancien membre au perchoir du Sénat, projette son tout premier congrès dès la levée de l’état d’urgence sanitaire décrété par le Président de la République. Le PDG qui considère les 16 premiers mois de la présidence Félix Tshisekedi comme un échec cuisant, réclame mordicus une révision constitutionnelle en vue du retour du second tour à l’élection présidentielle.


Modeste Mutinga et sa formation politique ont, en effet, tiré les leçons de deux derniers cycles électoraux notamment, ceux de 2011 et 2018. Ils en appellent aux deux Chambres du Parlement d’enclencher le processus de révision constitutionnelle pour revenir au scrutin à deux tours quant à la présidentielle. Ce fut le cas en 2006 lorsqu’il fallait départager Joseph Kabila et son challenger Jean-Pierre Bemba.

Le PDG invite aussi l’Assemblée Nationale et le Sénat à auditer la CENI pilotée par Corneille Nangaa avant de procéder au remplacement des animateurs de cette institution d’appui à la démocratie.
Par ailleurs, le parti de Modeste Mutinga exige l’audit des institutions du pays. Considérant ce début de mandat du Président Félix Tshisekedi comme un échec, le PDG a, au cours de sa matinée politique, fait un diagnostic sans complaisance de la situation actuelle. La RDC est en train de s’enfoncer dans une crise qui ne dit pas son nom.
«Au lieu de résoudre les problèmes qui assaillent la RD Congo et sa population, les nouveaux dirigeants passent le clair de leur temps à des chamailleries stériles, à s’entraccuser et à se défier mutuellement. Cela, malgré l’existence de l’Accord de coalition signé entre le Front Commun pour le Congo (FCC) et son partenaire Cap pour le Changement (CACH), ont déploré les membres de PDG lors de ce rendez-vous politique.

Partant de ce diagnostic qui, selon le PDG, n’augure pas de lendemains enchanteurs, ce parti demande au Chef de l’Etat de procéder, avant la nouvelle mise en place dans les entreprises du portefeuille, à l’audit de la gestion aussi bien des animateurs des institutions que des mandataires publics. Aussi, demande-t-il au Président Tshisekedi de verrouiller les voies de coulage des recettes de l’Etat pour mettre un terme à l’hémorragie financière.
Enfin, le PDG a placé un mot sur le décès mystérieux du juge-président Raphaël Yanyi du procès Kamerhe et consorts : «Que toute la lumière soit faite.»

La Pros.

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