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*Les médias traditionnels aussi bien que les réseaux sociaux rivalisent d’ ‘’analyses’’ sur l’opportunité ou non d’un remaniement du gouvernement Ilunga Ilunkamba en fonction depuis cinq mois à peine.

Le Premier ministre est, en réalité, la « victime collatérale » de la visite rendue, le 2 mars, par le vice-ministre de la Justice aux trois personnes en détention provisoire à la prison de Makala, et poursuivies pour détournements présumés des fonds mis à leur disposition pour la réalisation des sauts-de-mouton sur quelques artères de la capitale et la construction des logements sociaux. Et c’est la réaction indignée du VPM en charge de la Justice Tunda ya Kasende qui a mis le feu aux poudres.
Bernard Takaishe Ngumbi a affirmé que sa visite à David Blattner, Jammal Samih et le DG de l’Office des Routes, en l’absence de son titulaire, découlait d’une instruction reçue du chef de l’Etat en personne.

Affirmation qui n’a pas convaincu aussi bien dans l’opinion qu’au sein de la classe politique et de la société civile qui n’a pas tardé à dénoncer « une ingérence inacceptable dans l’instruction d’un dossier en instruction » (ACAJ).
La protestation de Tunda ya Kasende (FCC) alors en mission à l’étranger, a été mal accueillie par son adjoint (CACH) et par son parti politique, l’UDPS. La machine à diaboliser a vite été mise en branle, sous le prétexte détourné de la nécessité d’un remaniement gouvernemental que les stratèges de l’ancien parti d’opposition imputent maladroitement au camp dont est issu le premier ministre.

La réalité est, pourtant, ailleurs. Il ne s’agit pas tant, pour ceux qui accusent le VPM de la Justice d’un crime de lèse-majesté pour avoir remis en question une mission effectuée à la demande de Félix Tshisekedi, ni d’obtenir le départ du Premier ministre. Mais, par contre, de s’assurer que sous le couvert d’un «réaménagement technique » que Tunda ya Kasende soit remplacé par une personnalité plus malléable, capable de fermer les yeux sur des dossiers sales du genre du financement obscur des sauts-de-mouton.

Son péché : proclamer à haute et intelligible voix que les enquêtes iront jusqu’à leur terme et que des bénéficiaires présumés de pots-de-vin doivent être démasqués est un casus belli.
Car, prétendre remonter la filière ténébreuse du financement des sauts-de-mouton, c’est mettre à jour des cadavres enfouis dans les placards des intouchables du régime que la CENCO accuse, dans sa dernière communication, d’enrichissement rapide et injustifié.

La Pros.

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