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Le Ministère congolais des droits humains et le bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, n’ont pas laissé passer inédite la journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, célébrée le mercredi 26 juin de chaque année.

A cette occasion, un concours de plaidoiries a été organisé en marge de cette journée, le 26 juin dernier, ayant mis en compétition 8 universités de la place, en l’occurrence l’UNIKIN, l’UPC, l’UCC, le Bel Campus, l’USK, l’UCCM et l’Université William Booth. Au finish, c’est l’UPC qui s’est imposée face à l’UWB. La Ministre congolaise des Droits Humains, Marie- Ange Mushobekwa et la Directrice Adjointe du Bureau Conjoint des Nations Unies ont, tour à tour, explicité à l’assistance ce que, juridiquement, signifie une « torture » et les peines que doivent encourir tous ceux qui posent cet acte.
D’entrée de jeu, le modérateur, M. Monsieur Lwembo Andry a prononcé le mot de circonstance tout en remerciant Madame la Ministre des Droits Humains, Marie- Ange Mushobekwa, pour sa contribution dans la réalisation de cette activité. Selon l’un des organisateurs de cette journée, la « Torture » désigne une douleur qu’une personne subit ou les souffrances infligées par une personne sur une autre. Cela peut s’expliquer notamment, dans le cas des arrestations arbitraires.

Quid de la torture du point de vue juridique?
Prenant à son tour la parole, Madame la Directrice Adjointe du bureau conjoint de Nations Unies a renchéri en clarifiant que la torture est une honteuse pratique. Elle participe à la démolition de l’homme, martèle-t-elle. S’appuyant, en effet, sur la Constitution de la RD. Congo du 18 février 2006, précisément en son article 16, elle a indiqué que cette loi des lois interdit la torture et tout traitement cruel, inhumain et dégradant. Et de faire allusion à l’article 61 du même texte qui ne tolère aucune exception à ce principe, quelles qu’en soient les circonstances. S’agissant de la Ministre des Droits Humains, elle a laissé entendre aux étudiants et à toute l’assistance que la torture, sous toutes ses formes, est un crime. Et même les abus sexuels, souligne-t-elle, sont aussi considérés comme un crime du sang, au même titre que la torture. Quant aux sanctions, elle a informé tous que : « tous les services publics ou toute personne qui inflige intentionnellement de la douleur contre une autre, est punie de cinq à dix ans de servitude pénale et d’une amende de cinquante mille francs congolais à cent mille francs congolais », fait-elle appel au libellé de la loi N011/008 du 09 juillet 2011 portant criminalisation de la torture. « Si les faits de la torture causent une maladie ou un traumatisme grave à la victime ou autres problèmes, le coupable sera puni de dix à vingt ans de servitude pénale principale et d’une amende de cent mille francs congolais à deux cent mille francs congolais » précise l’article 48 de ladite loi.

L’UPC vainqueur du concours de
Une séance de questions-réponses a été également au rendez-vous. Les candidats inscrits pour le concours des plaidoiries pour le soutien aux victimes de la torture sont passés à l’acte. Parmi les 8 Universités inscrites, une seule a été victorieuse au stade final. Les 6 autres ayant déjà été éliminées, il ne restait plus que l’UPC et l’UWB. Il était question pour les deux adversaires, de plaider la cause d’une victime de torture. Et pour vaincre cette rude bataille, il fallait observer les deux principaux critères qui sont l’éloquence et la pertinence des raisonnements.

L’UPC était la partie défenderesse tandis que l’UWB, la partie demanderesse malgré les multiples arguments professionnels avancés par les deux parties visiblement compétentes, une seule est parvenue à convaincre le jury. Comme qui dirait, l’adage « c’est la fin qui justifie le moyen». Car, à la fin, ce sont les étudiants de l’Université Protestante au Congo qui ont somme toute ont gagné le procès. Ainsi, ont-ils reçu chacun une tablette, un ordinateur portable et une somme de 1000 dollars et ont été sanctionnés d’un trophée. La 2ème équipe de l’UWB, qui n’a pas tout à fait démérité a également été récompensée avec une tablette à chacun de joueur, un ordinateur et un montant de 700 dollars.

Un stage professionnel promis
Dans son mot de la fin, Marie-Ange Mushobekwa a félicité tous les participants et les a encouragés de lutter ensemble pour une RDC sans toutes formes de torture, et a assuré à tous les étudiants participants au concours de plaidoiries qu’ils auront le privilège de faire leur stage professionnel à la commission nationale des Droits Humains ou ailleurs au sein des structures de l’ONU. C’est avec beaucoup de chaleur et d’amitié qu’a pris fin la célébration de la journée internationale de lutte contre la torture.

Rachel Kikudi

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