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L’ouverture mardi 25 octobre à Kinshasa des travaux de la 2ème session extraordinaire de la CEEAC était exclusivement consacrée au processus de transition politique au Tchad. Cette réunion extraordinaire des 11 pays membres de la communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) dans le cadre du conseil de paix et sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX), devra aboutir à la désignation d’un “médiateur” de la CEEAC en vue d’accompagner le processus politique au Tchad. Les chefs de cette organisation sous-régionale ont les yeux rivés sur Félix Tshisekedi en tant que président en exercice de cette structure économique de l’Afrique centrale.

Le président en exercice de la CEEAC, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a saisi cette opportunité pour inviter les pays membres de cette organisation sous-régionale à s’investir pour accompagner le Tchad à retrouver la normalité constitutionnelle et républicaine.

Saluant le dialogue national ayant planté le décor pour la tenue des élections prochaines dans un délai raisonnable au Tchad, Félix Tshisekedi a, dans son discours, rappelé le soutien de la CEEAC et l’Union Africaine lors de la première phase de la transition tchadienne.

«Dès la fin de ce dialogue couronné de succès par un large consensus, voilà la crise politique est réapparue. L’espoir d’un renouveau démocratique au Tchad sur fond de réconciliation nationale s’est éloigné», a déploré le président Tshisekedi.

Le Président Tshisekedi a indiqué que la CEEAC et l’Union africaine ont soutenu la première phase de la transition tchadienne et salué la tenue du dialogue national ayant planté le décor institutionnel et politique pour l’organisation prochaine d’élections pacifiques et crédibles dans un délai raisonnable.

Dès la fin de ce dialogue couronné de succès par un large consensus, voilà que la crise politique est réapparue, a dit le chef de l’Etat, ajoutant que l’espoir d’un renouveau démocratique au Tchad, sur fond de réconciliation nationale s’est ainsi éloigné.

La CEEAC compte 11 pays membres à savoir l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Rwanda, Sao Tomé et principe, et le Tchad.

Félix Tshisekedi plaide pour le Zimbabwe

Sous une autre casquette de président en exercice de la SADC,  Félix Tshisekedi a appelé, dans une déclaration publiée hier mardi 25 octobre, la communauté internationale à lever toutes les sanctions prises contre le Zimbabwe, membre de la communauté.

Le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi craint qu’à quelques mois des élections au Zimbabwe que ces sanctions servent à un mécanisme destiné à provoquer un changement de régime à Harare.

«Il est prévu que le Zimbabwe organise des élections nationales régulières à la mi-2023. Dans cette perspective, la SADC appelle ceux qui ont imposé des sanctions au Zimbabwe à permettre aux citoyens du pays d’exercer leurs droits démocratiques et à ne pas utiliser les sanctions comme un mécanisme occulte destiné à provoquer un changement de régime», lit-on.

Pour la communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC), cette situation ternit l’image du Zimbabwe à travers le monde et en particulier sur les marchés financiers internationaux qui sont particulièrement sensibles.

Il déplore que face à cette situation, Harare ne soit pas en mesure d’attirer les investissements directs étrangers, les lignes de crédit et les autres services financiers essentiels au développement socio-économique du pays.

Tout en restant attachée à la consolidation de la démocratie en Afrique australe et au monde entier, la SADC rappelle que les sanctions imposées à une autre nation doit prendre en compte le droit international.

Emma Muntu

MOT D’OUVERTURE DE LA 2ième SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA CONFÉRENCE DES CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT DE LA CEEAC.

Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement des États membres de la CEEAC ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Chefs d’État et de Gouvernement des États membres de la CEEAC ;

Monsieur le Président de la Commission de la CEEAC ;

Mesdames et Messieurs les Ministres des États membres de la CEEAC ;

Permettez-moi de vous remercier pour votre disponibilité et de saluer chaleureusement votre participation à cette 2ème Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC organisée dans le cadre du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique centrale et consacrée à la situation de la transition en République du Tchad.

Je voudrais également vous exprimer toute ma gratitude pour la promptitude avec laquelle vous avez bien voulu répondre à mon invitation vous adressée dans un délai relativement court. Votre participation à cette session témoigne, à l’évidence, de l’intérêt que vous portez au processus de transition en cours en République du Tchad et de la fraternité qui nous lie tous au Peuple tchadien avec lequel nous avons, du reste, un destin commun.

Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement des États membres de la CEEAC ;

Depuis le 20 avril 2021, le Peuple tchadien traverse une période très difficile par suite de la disparition tragique de son Président, Feu le Maréchal Idriss Deby Iton, mort au front pour défendre son pays menacé de déstabilisation par des forces négatives venues. Je salue la mémoire et la bravoure de ce digne fils d’Afrique.

Comme vous le savez, un évènement tragique est survenu à N’Djamena, capitale de la République du Tchad, le 20 octobre dernier. Des pertes en vies humaines y ont été enregistrées, de même que de nombreux blessés. Tout en saisissant cette occasion pour déplorer ce drame, j’aimerais, avant toute chose, présenter au nom de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale, et à celui de la République 3

Démocratique du Congo, mes condoléances les plus attristées au gouvernement ainsi qu’au peuple tchadiens ; et, je vous prie, de bien vouloir observer un moment de recueillement en mémoire des victimes.

Fidèles à notre solidarité légendaire, notre continent et notre sous-région, l’Afrique centrale, sont venus à la rescousse du Tchad et accompagnent depuis lors les Tchadiens dans leurs efforts pour retrouver la normalité constitutionnelle et républicaine.

C’est dans cette perspective que l’Union Africaine et la CEEAC ont soutenu la première phase de la transition et salué la tenue du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS) censé planter le décor institutionnel et politique de la tenue des élections pacifiques, démocratiques et crédibles dans un délai raisonnable.

Cependant, à peine que les lampions de ce Dialogue se sont éteints, la crise politique que nous croyions être engagée dans la voie de son dénouement grâce au consensus dégagé sur la seconde phase de la transition à l’issue de ce rendre-vous historique de réconciliation nationale et de refondation de l’État tchadien, est relancée.

Manifestement ce consensus semble voler en éclats et la rue a repris la parole avec en solde mort d’hommes par dizaines. Le climat politique s’est brutalement détérioré et l’horizon s’est assombri à nouveau. L’espoir d’un renouveau démocratique au Tchad sur fond de réconciliation nationale s’est effrité.

Ce dérapage dramatique nous place devant nos responsabilités et met à rude épreuve notre capacité en tant qu’organisation sous-régionale de résoudre les problèmes de l’Afrique centrale et de tenir notre engagement commun d’assistance mutuelle conformément à l’article 3 du Traité révisé de la CEEAC.

L’enjeu est de taille et le défi à relever majeur, car il s’agit à présent de remettre la transition sur de bons rails avec le Peuple tchadien, en tenant compte à la fois de ses aspirations, des valeurs et idéaux de l’U.A et de la CEEAC ainsi que des principes fondamentaux qui guident leurs actions en pareilles circonstances.  

A cet effet, le Président de la Commission nous présentera l’état des lieux de la situation politique au Tchad afin de nous permettre de réfléchir sur les voies et moyens d’éteindre le feu qui vient de s’allumer et d’éviter la catastrophe qui semble se dessiner à l’horizon.

Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement des États membres de la CEEAC ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Chefs d’État et de Gouvernement des États membres de la CEEAC ;

Monsieur le Président de la Commission de la CEEAC ;

Mesdames et Messieurs les Ministres des États membres de la CEEAC;

Point n’est besoin de rappeler qu’en raison du principe de la subsidiarité, les recommandations et décisions que nous prendrons détermineront certainement celles de l’Union Africaine et de la communauté internationale dans son ensemble.

Face aux multiples défis sécuritaires, économiques et sociaux auxquels notre continent et notre sous-région sont confrontés, nous ne pouvons nous permettre ni l’exacerbation ni l’enlisement de la crise au Tchad et n’avons pas du temps à perdre.

Je reste convaincu que tout se fera dans l’intérêt du Peuple frère du Tchad et nous souhaite plein succès dans nos délibérations de ce jour.

Sur ce, je déclare ouverte la 2ième session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC.

Je vous remercie.

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