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''Véritable pilier du nouveau narratif que promeut la RDC, son Excellence M. Patrick Muyaya a renouvelé l’engagement de l’Etat congolais pour les libertés publiques individuelles et le renforcement de l’Etat de droit.  L’adoption récente de la réforme sur l’exercice de la liberté de la presse qui précède la loi d’accès à l’information publique qui sera instituée d’ici la fin de l’année vient confirmer les ambitions de l’Etat en faveur de la stabilité du pays, de la transparence dans la gouvernance et de la démocratie. Des réformes qui auront sans doute un « effet de contagion » sur les pays frontaliers. Le gouvernement congolais est convaincu que par un effet de ruissellement, l’aboutissement des réformes démocratiques menées en RDC irrigueront les pays voisins plantant ainsi les graines de la démocratie, prérequis au processus de retour à la paix dans la région.  Afin de favoriser le développement au cœur des territoires et de réduire les inégalités entre zones urbaines et rurales, le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a initié « le projet 145 territoires à travers lequel notre Gouvernement va injecter 10 millions de dollars américains par territoire. Cet investissement servira à la construction de 145 bâtiments administratifs, de 1.210 écoles ou encore de 788 centres de santé pour structurer localement un embryon d’Etat et donner des réponses aux Congolais».  A côté des efforts d’intégration nationale, d’autres efforts sont consentis en faveur de la poursuite de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire et la couverture santé universelle. Ce vaste projet vise la restauration de l’autorité de l’Etat, du développement et de la diversification des économies locales ainsi que de l’accès aux services sociaux de base''. Tel est, en effet, le message essentiel à retenir du plaidoyer de Patrick Muyaya lancé hier, jeudi 20 octobre 2022, à la conférence de l'Ifri qui a accueilli, en même temps,  Nicolas Kazadi, le Ministre des Finances,  pour échanger autour de la thématique suivante : « République Démocratique du Congo : les solutions du présent pour préparer l'avenir ».

''Après un bref propos introductif de Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri, les deux ministres ont eu l’opportunité de s’exprimer autour de  grandes réformes gouvernementales illustrant le changement de narratif sur la République Démocratique du Congo mis en œuvre par le Gouvernement dirigé par Son Excellence M. le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge conformément à la vision de Son Excellence M. le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Les principales thématiques abordées ont été celles de la diversification de l’économie, de l’environnement et de la sécurité'', lit-on, dans le compte rendu.

Sur le plan sécuritaire, ''la stabilité dans la région est une condition sine qua non au développement économique et social de la République Démocratique du Congo, ont rappelé les deux ministres. Jusqu’ici, de nombreux fonds ont été alloués à la défense du pays et de ses citoyens face à la résurgence des attaques du M23 à l’Est de la RDC.

Alors que les pays de la région étaient dans une dynamique de paix, le Rwanda a décidé de ressusciter le M23 pour continuer de prospérer sur le dos de la RDC  notamment,  par l’exploitation de son sous-sol. La pacification de la région du Nord Kivu n’arrange pas certains régimes de pays voisins, qui sont les acteurs de l’insécurité et de l’instabilité. Cela n’est plus acceptable et les deux ministres appellent la communauté internationale à en tirer des conséquences.

Pour le Gouvernement Congolais, la montée en puissance des Forces Armées de la République Démocratique du Congo demeure une urgence pour lui permettre de développer ses capacités  opérationnelles et fonctionnelles pour faire face aux défis sécuritaires auxquels notre pays fait face.

Les deux ministres ont illustré la détermination du Gouvernement congolais notamment,  par le cadre légal de la programmation militaire récemment promulgué pour consacrer des investissements supplémentaires prévus à 1 milliard de dollars américains par an'', indique, par ailleurs, le même compte rendu.

  1. le ministre des Finances a rappelé, pour sa part, que : ''les performances économiques de « la République Démocratique du Congo qui, avec près de 7% de croissance cette année, est le pays africain ayant connu la plus forte croissance sur le continent en 2022 ». « Nous avons un ambitieux programme de réforme des finances publiques fondé sur la transparence, la digitalisation, l'efficacité et l’efficience dans la dépense ».

Afin de renforcer la résilience du pays, le Gouvernement prévoit en 2023 un accroissement de 45,8% de crédits alloués aux investissements dédiés notamment à la diversification et la transformation de l’économie. Cette planification repose sur deux piliers majeurs que sont le secteur minier et l’agriculture.

En s’appuyant sur l’axe minier, le pays mise sur une diversification verticale de son économie en augmentant la valeur ajoutée des denrées issues de ce secteur. A cette fin, M. le ministre des Finances a rappelé le projet d’ouverture d’une raffinerie de Cobalt en RDC afin d’accroître la valeur ajoutée de ses exportations de 30% à 40%. Le développement d’une économie à forte valeur ajoutée renforcera la position de la RDC en tant qu’acteur central dans la géopolitique de la transition énergétique -le Cobalt représentant un minerai majeur pour le développement des technologies vertes.

Dans le secteur de l’agriculture, M. le ministre des Finances a souligné les efforts financiers alloués par l’État pour la modernisation de son secteur agricole afin de le rendre plus viable et durable. Les investissements faits dans l’agriculture permettront notamment de tirer le meilleur parti des 60% de terres arables dont dispose la RDC qui n’en exploite que 10% à l’heure actuelle.

Le renforcement du capital humain sera essentiel dans l’accompagnement de ces transformations structurelles. Son Excellence, M. Kazadi a ainsi rappelé les investissements menés par le gouvernement en faveur de la formation. « Nous avons fait de la réforme de la gratuité de l’enseignement primaire, une réalité. Plus de 5 millions d'élèves, qui auraient été dans les rues ou dans les champs, sont aujourd’hui à l’école. » Cela va non seulement permettre de réduire la pauvreté mais également d’accompagner la transition économique du pays''.

RDC, un pays solution face au défi climatique mondial

''Par ses ressources minières essentielles à la transition énergétique et ses forêts, le pays a le potentiel pour devenir un acteur central de la lutte contre le réchauffement climatique, alors que la RDC est l’une des principales « victimes » du changement climatique du fait d’actions qui ont été menées ailleurs dans le monde.

Les forêts du Bassin du Congo représentent le deuxième massif forestier tropical du monde après le bassin amazonien faisant du pays le poumon de l’Afrique. « Une grande responsabilité nous incombe dans la lutte contre le réchauffement climatique par l’importance de nos forêts, qui sont un patrimoine mondial».

Pour autant, alors que plus de la moitié de ces forêts se trouvent en République Démocratique du Congo faisant du pays le poumon de l’Afrique, le pays ne reçoit que 3% de la finance climatique mondiale. C’est qui est injuste de la part des pays-pollueurs qui doivent impérativement respecter leurs engagements.

Ce sujet a été largement abordé par le Roi Charles III et le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Ce dernier s’est particulièrement engagé à sensibiliser les acteurs gouvernementaux, le monde des affaires ainsi que les ONGs  pour permettre à la RDC de mobiliser les fonds nécessaires à la préservation de ses forêts'', conclut-on.

LPM

Compte-rendu

Conférence à l’Ifri

« République Démocratique du Congo : les solutions du présent pour préparer l'avenir »

20 octobre 2022

Ce jeudi 20 octobre 2022,  l’Ifri a accueilli Son Excellence M. Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et Médias et Son Excellence M. le Ministre des Finances Nicolas Kazadi pour échanger autour de la thématique suivante : « République Démocratique du Congo : les solutions du présent pour préparer l'avenir ».

Après un bref propos introductif de Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri, les deux ministres ont eu l’opportunité de s’exprimer autour des grandes réformes gouvernementales illustrant le changement de narratif sur la République Démocratique du Congo mis en œuvre par le Gouvernement dirigé par Son Excellence M. le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge conformément à la vision de Son Excellence M. le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Les principales thématiques abordées ont été celles de la diversification de l’économie, de l’environnement et de la sécurité.

  1. Les grandes réformes structurelles du gouvernement, appuyant le changement de narratif du pays

Véritable pilier du nouveau narratif que promeut la RDC, son Excellence M. Patrick Muyaya a renouvelé l’engagement de l’Etat congolais pour les libertés publiques individuelles et le renforcement de l’État de droit.

L’adoption récente de la réforme sur l’exercice de la liberté de la presse qui précède la loi d’accès à l’information publique qui sera instituée d’ici la fin de l’année vient confirmer les ambitions de l’Etat en faveur de la stabilité du pays, de la transparence dans la gouvernance et de la démocratie. Des réformes qui auront sans doute un « effet de contagion » sur les pays frontaliers. Le gouvernement congolais est convaincu que par un effet de ruissellement, l’aboutissement des réformes démocratiques menées en RDC irrigueront les pays voisins plantant ainsi les graines de la démocratie, prérequis au processus de retour à la paix dans la région.

Afin de favoriser le développement au cœur des territoires et de réduire les inégalités entre zones urbaines et rurales, le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a initié « le projet 145 territoires à travers lequel notre Gouvernement va injecter 10 millions de dollars américains par territoire. Cet investissement servira à la construction de 145 bâtiments administratifs, de 1.210 écoles ou encore de 788 centres de santé pour structurer localement un embryon d’Etat et donner des réponses aux Congolais».

A côté des efforts d’intégration nationale, d’autres efforts sont consentis en faveur de la poursuite de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire et la couverture santé universelle. Ce vaste projet vise la restauration de l’autorité de l’Etat, du développement et de la diversification des économies locales ainsi que de l’accès aux services sociaux de base.

  1. La sécurité et la stabilité nationale, un prérequis au développement socio-économique de la région

La stabilité dans la région est une condition sine qua non au développement économique et social de la République Démocratique du Congo, ont rappelé les deux ministres. Jusqu’ici, de nombreux fonds ont été alloués à la défense du pays et de ses citoyens face à la résurgence des attaques du M23 à l’Est de la RDC.

Alors que les pays de la région étaient dans une dynamique de paix, le Rwanda a décidé de ressusciter le M23 pour continuer de prospérer sur le dos de la RDC, notamment par l’exploitation de son sous-sol. La pacification de la région du Nord Kivu n’arrange pas certains régimes de pays voisins, qui sont les acteurs de l’insécurité et de l’instabilité. Cela n’est plus acceptable et les deux ministres appellent la communauté internationale à en tirer des conséquences.

Pour le Gouvernement Congolais, la montée en puissance des Forces Armées de la République Démocratique du Congo demeure une urgence pour lui permettre de développer ses capacités  opérationnelles et fonctionnelles pour faire face aux défis sécuritaires auxquels notre pays fait face.

Les deux ministres ont illustré la détermination du Gouvernement congolais notamment par le cadre légal de la programmation militaire récemment promulgué pour consacrer des investissements supplémentaires prévus à 1 milliard de dollars américains par an.

  1. Renforcer la résilience de la République Démocratique du Congo par la diversification de son économie et le renforcement de son capital humain.
  2. le ministre des Finances a rappelé les performances économiques de « la République Démocratique du Congo qui, avec près de 7% de croissance cette année, est le pays africain ayant connu la plus forte croissance sur le continent en 2022 ». « Nous avons un ambitieux programme de réforme des finances publiques fondé sur la transparence, la digitalisation, l'efficacité et l’efficience dans la dépense », a-t-il ajouté.

Afin de renforcer la résilience du pays, le Gouvernement prévoit en 2023 un accroissement de 45,8% de crédits alloués aux investissements dédiés notamment à la diversification et la transformation de l’économie. Cette planification repose sur deux piliers majeurs que sont le secteur minier et l’agriculture.

En s’appuyant sur l’axe minier, le pays mise sur une diversification verticale de son économie en augmentant la valeur ajoutée des denrées issues de ce secteur. A cette fin, M. le ministre des Finances a rappelé le projet d’ouverture d’une raffinerie de Cobalt en RDC afin d’accroître la valeur ajoutée de ses exportations de 30% à 40%. Le développement d’une économie à forte valeur ajoutée renforcera la position de la RDC en tant qu’acteur central dans la géopolitique de la transition énergétique -le Cobalt représentant un minerai majeur pour le développement des technologies vertes.

Dans le secteur de l’agriculture, M. le ministre des Finances a souligné les efforts financiers alloués par l’État pour la modernisation de son secteur agricole afin de le rendre plus viable et durable. Les investissements faits dans l’agriculture permettront notamment de tirer le meilleur parti des 60% de terres arables dont dispose la RDC qui n’en exploite que 10% à l’heure actuelle.

Le renforcement du capital humain sera essentiel dans l’accompagnement de ces transformations structurelles. Son Excellence, M. Kazadi a ainsi rappelé les investissements menés par le gouvernement en faveur de la formation. « Nous avons fait de la réforme de la gratuité de l’enseignement primaire, une réalité. Plus de 5 millions d'élèves, qui auraient été dans les rues ou dans les champs, sont aujourd’hui à l’école. » Cela va non seulement permettre de réduire la pauvreté mais également d’accompagner la transition économique du pays.

  1. La République Démocratique du Congo, un pays solution face au défi climatique mondial

Par ses ressources minières essentielles à la transition énergétique et ses forêts, le pays a le potentiel pour devenir un acteur central de la lutte contre le réchauffement climatique, alors que la RDC est l’une des principales « victimes » du changement climatique du fait d’actions qui ont été menées ailleurs dans le monde.

Les forêts du Bassin du Congo représentent le deuxième massif forestier tropical du monde après le bassin amazonien faisant du pays le poumon de l’Afrique. « Une grande responsabilité nous incombe dans la lutte contre le réchauffement climatique par l’importance de nos forêts, qui sont un patrimoine mondial».

Pour autant, alors que plus de la moitié de ces forêts se trouvent en République Démocratique du Congo faisant du pays le poumon de l’Afrique, le pays ne reçoit que 3% de la finance climatique mondiale. C’est qui est injuste de la part des pays-pollueurs qui doivent impérativement respecter leurs engagements.

Ce sujet a été largement abordé par le Roi Charles III et le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Ce dernier s’est particulièrement engagé à sensibiliser les acteurs gouvernementaux, le monde des affaires ainsi que les ONG pour permettre à la RDC de mobiliser les fonds nécessaires à la préservation de ses forêts.

Ce qu’il faut savoir de l’IFRI :

L’Institut de recherche et de débat indépendant (IFRI) est un centre de recherche et de débat indépendant consacré à l’analyse des questions internationales et de gouvernance des pays. Ce Think tank français de renommée internationale s’est affirmé dans ce domaine depuis 43 ans sur la scène mondiale en réunissant les acteurs et analystes de la vie internationale, et en menant une réflexion libre et approfondie sur les grands enjeux contemporains. 

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