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La rentrée judiciaire du samedi 15 octobre dernier continue de défrayer la chronique. La justice aussi se met en branle pour jouer sa partition en cas de contentieux électoraux. Le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta, n’y est pas allé par quatre chemins pour promettre que le droit sera dit en toute impartialité en cas de contestations des résultats des élections en 2023. Il se dit par ailleurs "vacciné" contre toute forme de pressions.

Il a précisé à cet effet : "Le simple fait d'être magistrat m'a habitué d'être à l'aise devant les tensions" avant d’ajouter : "toute ma vie, j'ai appris à trancher. Seulement quand on tranche et qu'il y a 2 parties, il vaut mieux que celle qui a perdu soit de bonne foi". En outre, soutient-il, ce qui importe pour celui qui tranche, ce n'est ce que l'un ou l'autre dit, c'est ce que lui dit sa conscience.

C’est l’occasion pour ce juge électoral d’éclaircir sur un quelconque rapprochement avec Tshisekedi. Il a commencé par réfuter toute proximité avec Félix Tshisekedi en s’interrogeant : "Proche du président actuel tout simplement parce que je suis d'une même province que lui ? ".

Et d’ironiser : «Même si tel était le cas, est-ce le fait d'appartenir au même village qui m'a amené là où je suis, à la magistrature ? Est-ce un péché d'être de la même province ? Le Chef de l'État, je le connais en tant qu'institution. Je ne l'ai pas connu en tant que personne physique. Vous trouverez nulle part des accointances avec n'importe quel parti politique".

"Par contre, quand j'ai été proposé en 2020 par le Conseil supérieur de la magistrature, des gens se sont levés pour s'y opposer. Ma faiblesse alors était de ne pas être connu par l'entourage du Chef de l'État et même du Chef de l'État lui-même", a-t-il rappelé.

Et de conclure : "Le problème qui tue notre pays et même l'Afrique, ce sont les préjugés. Sous d'autres cieux, on juge une personne par ses réalisations, parce qu'il serait regrettable d'être jugé juste en raison de son appartenance provinciale et ethnique".

Élections 2023

Le train des élections 2023 a véritablement démarré. Les assurances sont garanties de partout  pour cette nouvelle phase des élections, la première après la première passation pacifique et civilisée du pouvoir en 2018. C’est l’occasion pour la RDC, par ses élections de rassurer les partenaires internes et externes dans la consolidation de la démocratie. Il appartient aux différents protagonistes de se mettre en ordre de bataille. La voie unique pour 2023, ce sont les élections.

A Kisangani, Augustin Kabuya ne s’en est empêché de le rappeler lors de son meeting en soutenant qu’il n’y aura pas glissement avant d’interpeler les siens : « Affûtons les armes, nous sommes en route pour les élections de 2023. Il n’y aura pas de glissement » avant de déclarer haut et fort : « aucun dialogue n’est prévu ».

Dans la même foulée, Augustin Kabuya a prêché la réélection de Félix Tshisekedi en 2023. Pour lui, l’UDPS et tous les états-majors de l’Union Sacrée pour la Nation se rangent déjà en ordre de bataille pour affronter avec sérénité les prochaines joutes électorales avec comme objectif, un nouveau mandat pour Félix Tshisekedi à la tête de la République Démocratique du Congo.

L’opposition qui croit à la possibilité d’un dialogue dans le sens d’arrêter le processus électoral, doit vite déchanter et mobiliser ses états-majors pour les prochaines échéances. Visiblement, beaucoup de leaders n’attendaient que l’opportunité d’un dialogue pour rebondir à nouveau sur l’échiquier politique. Mais, malheureusement et le temps ne s’y prêtent plus.

Emma Muntu

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