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C’est après trois jours de travaux que les délégués du parti Envol de Delly Sesanga venus de tout le pays ont bouclé les travaux de leur bureau politique à Kinshasa. Il fait savoir pour la circonstance que le constat général est simplement alarmant. L’alternance de 2018 a été gaspillée : le pays régresse sur tous les plans. L’avant se révèle mieux que l’après. « Nous ne pouvons pas, pour aucune raison, nous taire et entrer dans l’hibernation devant la situation actuelle du pays face à laquelle le passé que nous avions jadis combattu très énergiquement devient un horizon, un objectif à atteindre », a-t-il indiqué avant de poursuivre que le mal est très profond, bien aux antipodes de l’autosatisfaction de certain qui sont seuls à voir ce que tout le monde ne voit pas et à ne pas percevoir ce que sent tout le monde. L’essoufflement est manifeste.  Et de renchérir : « Rien de surprenant ! Une alternance sans alternative n’a toujours logiquement que deux issues : soit elle fait du surplace, soit elle produit un recul. Dans les deux cas, l’échec est patent ».

Au plan sécuritaire, souligne-t-il, le pays demeure fragile, plus fragile qu’en 2018. Il a par ailleurs fait savoir : « En réalité nos compatriotes paient le prix d’un manque de volonté et d’un choix inconséquent du pouvoir public fait du refus d’avoir une armée de dissuasion par souci de protection du régime, l’absence de définition d’une politique de défense adéquate et le déficit d’une stratégie coordonnée de divers appuis extérieurs à la réforme de notre secteur de sécurité. Le goût du pouvoir a pris le déçu sur la promesse de la fin de l’insécurité dans la partie orientale du pays ». 

Sur le plan de la politique interne, le leader de Envol rappelle que les efforts accomplis depuis plus de 20 ans dans le cadre du pacte républicain défini à Sun city et matérialisé dans la Constitution du 18 février 2006 sont anéantis avant de constater que la liberté d’expression est en permanence sous le coup des intimidations, le droit de grève est menacé quand il n’est pas proscrit, l’intolérance politique est désormais érigée en règle au profit des soutiens du pouvoir.  

« La séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire a disparu, rappelant tragiquement les années du parti-Etat, le MPR : un parlement aux ordres et un appareil judiciaire instrumentalisé. Au milieu de tout ceci, le Président de la République s’étonne que la justice ne fonctionne pas ! », s’est-il exclamé.

Sur le plan économique, ironise le président national de Envol, le régime vante à tout vent, à son actif les performances économiques, les records dits historiques en matière des recettes, la gratuité de la scolarité et bientôt la gratuité des soins, l’exécution en mode campagne et propagande du programme des 145 territoires. Mais il s’abstient de dire la vérité sur ce qu’est réellement notre économie, la réalité de nos finances publiques et le caractère exogènes des changements enregistrés. Notre économie est toujours extravertie. Sa croissance est essentiellement tirée par la demande internationale des matières premières, favorisée elle-même par les contextes de crise politique internationale. La succession des crises de COVID et de l’Ukraine ont entrainé successivement une reprise post-COVID avec une demande corrélative des matières premières en volume, ainsi qu’une hausse des cours en valeur. Sans ces facteurs exogènes, notre économie n’enregistre donc aucune embellie.

Pour chuter Delly Sessanga a avoué qu’en attendant le congrès où sera présenté le projet politique consolidé de l’Envol dont lesdites assises ont défini les axes majeurs au cours de ce bureau politique, il est important que tous les cadres de ce parti en prennent connaissance et en fassent une plus large diffusion. La restitution des travaux de ces assises dans les coordinations et les fédérations doit être l’occasion de la rencontre avec les Congolaises et Congolais pour leur partager notre vision d’un nouveau Congo : un Congo d’unité sans aucun clivage, un Congo d’équité, de justice sociale et d’indépendance de l’appareil judiciaire. Ci-dessous, l’intégralité du discours du leader de Envol.

Mes Chers Camarades et Compagnons d’ENVOL ;

Ma joie est immense en ce jour de la clôture de notre Bureau politique élargi. Le dynamisme qui a caractérisé le déroulement de ces assises durant les trois journées ainsi que la qualité des conclusions que vous venez de présenter ici dans le rapport général témoignent le degré d’effort fourni mais aussi, de la pertinence de vos réflexions et du sérieux avec lequel vous avez mené les travaux dans vos commissions thématiques. Soyez en remerciés

Vous venez de prouver qu’il reste encore toujours possible de donner le meilleur au Congo, en sortant de la villégiature pour travailler et réfléchir dans la recherche des vraies solutions du pays. Je reçois ce rapport avec satisfaction et vous en félicite profondément. L’organisation de ces assises a bien été à la hauteur des aspirations de notre parti et de la noblesse du combat que nous menons pour le Congo, notre pays. Je félicite tous ceux qui ont donné le meilleur d’eux pour que tout se passe ainsi tranquillement, dans l’ordre et la discipline. 

Au-delà du rapport final des travaux de ce Bureau politique, j’ai reçu les conclusions de chaque commission. Bien avant, j’avais pris connaissance des rapports que vous avez ramenés de vos provinces respectives. J’ai aussi pris le temps d’échanger avec vous ensemble et individuellement. J’en ai tiré la conclusion que le pays va mal, très mal et plus mal que la situation qui nous a mobilisés de 2015 à 2018 pour exiger le changement. Le constat général est simplement alarmant. L’alternance de 2018 a été gaspillée : le pays régresse sur tous les plans. L’avant se révèle mieux que l’après. Nous ne pouvons pas, pour aucune raison, nous taire et entrer dans l’hibernation devant la situation actuelle du pays face à laquelle le passé que nous avions jadis combattu très énergiquement devient un horizon, un objectif à atteindre. 

C’est pourquoi, permettez-moi de faire avant tout le point sur la situation générale de notre pays, loin de la béance des illusions que l’on partage si facilement mais aussi de cette autosatisfaction érigée en grille d’évaluation. Le désenchantement de notre peuple n’est pas à expliquer ! Il est total, face à une alternance sans résultats. Le mal est très profond, bien aux antipodes de l’autosatisfaction de certain qui sont seuls à voir ce que tout le monde ne voit pas et à ne pas percevoir ce que sent tout le monde. L’essoufflement est manifeste. 

Rien de surprenant ! Une alternance sans alternative n’a toujours logiquement que deux issues : soit elle fait du surplace, soit elle produit un recul. Dans le deux cas, l’échec est patent. 

Au plan sécuritaire, le pays demeure fragile, plus fragile qu’en 2018. Comment en est-on arrivé à ce point de défaite nationale par la recrudescence de l’insécurité à l’Est ? En réalité nos compatriotes paient le prix d’un manque de volonté et d’un choix inconséquent du pouvoir public fait du refus d’avoir une armée de dissuasion par souci de protection du régime, l’absence de définition d’une politique de défense adéquate et le déficit d’une stratégie coordonnée de divers appuis extérieurs à la réforme de notre secteur de sécurité. Le goût du pouvoir a pris le déçu sur la promesse de la fin de l’insécurité dans la partie orientale du pays. La solution trouvée de sous-traiter la défense nationale et la protection de nos frontières, y compris par ceux-là mêmes à qui l’on pointe du doigt comme étant les auteurs de l’agression est un aveu d’impuissance, une preuve d’abandon. Notre pays héberge désormais officiellement plusieurs armées invitées officiellement à titre bilatéral ou multilatéral pour rétablir la sécurité et l’ordre sur le territoire national. Outres les troupes UPDF, invitées dans le cadre de l’opération de la mutualisation, le Sud-Soudan, le Burundi, le Kenya dans le cadre de la force régionale de l’EAC, le M23 et les ADF opèrent et occupent des parties du territoire national.

Tout procède d’abord de la volonté d’avoir voulu instrumentalisé les relations avec les pays voisins : le Rwanda et l’Ouganda à des fins de politique intérieure dans l’optique de protection face à une contestation de la légitimité interne. Cette approche du pouvoir doit être blâmée parc qu’elle a dégénéré en chaos qui a ensuite enclenché le cycle de la surenchère des acteurs régionaux réintroduits sur le sol national par les accords bilatéraux, défaisant maladroitement le cadre multilatéral de l’Accord d’Addis-Abeba, qui avait l’avantage de les maintenir à distance acceptable.

Sur le plan de la politique interne, les efforts accomplis depuis plus de 20 ans dans le cadre du pacte républicain défini à Sun city et matérialisé dans la Constitution du 18 février 2006 sont anéantis. La liberté d’expression est en permanence sous le coup des intimidations, le droit de grève est menacé quand il n’est pas proscrit, l’intolérance politique est désormais érigée en règle au profit des soutiens du pouvoir.  

La séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire a disparu, rappelant tragiquement les années du parti-Etat, le MPR : un parlement aux ordres et un appareil judiciaire instrumentalisé. Au milieu de tout ceci, le Président de la République s’étonne que la justice ne fonctionne pas ! La justice ne fonctionnera pas tant que le pouvoir ne cessera pas d’interférer dans son fonctionnement ; tant que les moyens financiers ne seront pas accordés au fonctionnement des Cours et Tribunaux, tant que les mesures de grâce ne correspondent à aucune cohérence de la politique pénale, tant que le pouvoir exécutif continuera à discréditer la Cour constitutionnelle en cherchant d’en avoir le contrôle absolu. En conclusion, les dysfonctionnements de la justice sont aussi en bonne partie imputables au manque d’exemplarité des autorités à l’endroit du pouvoir judiciaire !

Sur le plan économique, le régime vante à tout vent, à son actif les performances économiques, les records dits historiques en matière des recettes, la gratuité de la scolarité et bientôt la gratuité des soins, l’exécution en mode campagne et propagande du programme des 145 territoires. Mais il s’abstient de dire la vérité sur ce qu’est réellement notre économie, la réalité de nos finances publiques et le caractère exogènes des changements enregistrés. Notre économie est toujours extravertie. Sa croissance est essentiellement tirée par la demande internationale des matières premières, favorisée elle-même par les contextes de crise politique internationale. La succession des crises de COVID et de l’Ukraine ont entrainé successivement une reprise post-COVID avec une demande corrélative des matières premières en volume, ainsi qu’une hausse des cours en valeur. Sans ces facteurs exogènes, notre économie n’enregistre donc aucune embellie.

Les niveaux atteints de croissance économique projetée à 6,7% pour 2023 n’a rien de nouveau et  correspond à la moyenne de cette croissance pro-cyclique enregistrée, hors période de crise, par notre pays depuis bientôt 20 ans. Plutôt que de faire la politique de la cueillette, le régime devrait se pencher plus sérieusement sur la mécanique de notre croissance économique qui n’est pas inclusive, en répondant effectivement aux défis de la diversification, de l’emploi des jeunes et de l’amélioration du pouvoir d’achat de nos concitoyens. Le défi économique de notre peuple ne consiste pas à observer passivement les bénéfices des réalités extérieures inattendues et de s’auto-satisfaire d’une croissance non inclusive tirée par les industries extractives, dont la gouvernance au demeurant pose des sérieux problèmes. Il faut regarder des secteurs hors industries extractives dont la contribution à la croissance reste faible et garde nos concitoyens dans une extrême pauvreté. Dans les domaines de l’agriculture, le commerce, l’industrie, les services, aucune action et réforme d’envergure n’a été menée par le régime en place au cours de ces quatre ans. 

Mesdames et messieurs ; 

Chers compagnons d’ENVOL ;

S’agissant des records des recettes, la propagande du régime omet de mentionner à juste titre que les niveaux réalisés de recettes sont le reflet de la conjoncture et non le fruit de son effort. L’amélioration des cours et l’imposition des superprofits consécutifs à la dernière révision du code minier justifient rien que pour les mines un accroissement de 3 milliards USD au budget 2023. Cette dépendance est aussi la source de notre vulnérabilité et fragilité en cas de retournement du contexte international d’autant que l’embellie du secteur minier cache la faiblesse des recettes des douanes, des budgets annexes et des comptes spéciaux. Dans la réalité, nos recettes restent globalement à un niveau faible de pression fiscale, cachant une contreperformance par rapport à la moyenne des pays subsahariens située entre 17 et 20%. La décomposition de ces recettes montre d’ailleurs que la contribution hors industries extractives reste marginale, située à environ une vingtaine de millions d’amélioration pour 2023. Rien que sur les prévisions de 2023, les recettes tirées de l’industrie extractive représentent 41% et l’apport extérieur 22,5%.

Au surplus, on peut s’interroger sur l’allocation des excédents de recettes réalisées d’autant qu’à ce jour aucun collectif budgétaire n’est venu pour constater l’utilisation d’un milliard de recettes additionnelles pour 2022. A quoi ces ressources sont-elles affectées, si ce n’est encore au financement du coût dispendieux de fonctionnement des Institutions. Les congolais ont le droit de savoir où va l’argent de l’Etat.

La question de la gratuité de l’enseignement, qui procède bonne intention, a cru améliorer l’offre de l’éducation sans résoudre la question de la qualité et donc de l’amélioration du capital humain et des infrastructures. Aujourd’hui, les parents préfèrent envoyer leurs enfants dans les écoles privés. Ce qui n’a fait que déplacer les problèmes. La question de la gratuité met en lumière l’égoïsme du régime. En fait de générosité, le pouvoir sacrifie la qualité de l’enseignement, sous un coup politique de communication, parce qu’il s’agit des enfants des autres ! Ce faisant, c’est la jeunesse de notre pays qui est sacrifiée.

Le programme de 145 territoires correspond à ces actions d’urgence conçues et exécutées sans vision de développement durable et aucune autre intention que d’impressionner la galerie dans une optique de propagande politique. C’est le saupoudrage de la quincaillerie de la campagne électorale ! Le Congo a besoin d’une vraie vision de développement, claire, cohérente et connectée à la réalité, basée sur les attentes réelles de nos populations ! 

Mesdames et messieurs ; 

Nous avons joué un grand rôle, nous avons tout essayé et tout tenté pour empêcher qu’adviennent ces problèmes que nous venons d’évoquer. Ils sont pourtant arrivés. Hélas !

Nous avons une responsabilité à assumer face à l’avenir de la Nation et devons l’assumer ensemble.

Maintenant que nous avons tous compris que les espérances de l’alternance ont été tournées dans la naïveté, emballées dans le fatalisme de la faiblesse de la volonté, il nous faut œuvrer pour la construction d’un Etat qui protège un État stratège qui planifies et qui fait face aux défis d’un monde changeant, complexe et exigeant. Il faut un Etat capable d’affronter les menaces extérieures pour défendre la Nation et protéger les Congolais.  

On ne peut donc admettre qu’une telle situation perdure sauf si nous broyons toute notre conscience, et acceptons de sacrifier l’espoir d’un avenir meilleur pour nos enfants. Nous avons fait preuve au cours de toutes ces années d’une opposition ferme mais généreuse en proposition face à la mauvaise voie, notre avis pour chaque fois sauver ce qui pouvait l’être. 

Face à la déception mais aussi tenant compte des attentes de notre peuple, s’ouvre une nouvelle ère dans l’histoire de notre pays. Les élections de 2023 sont une opportunité inédite : les mythes sont morts, les légendes ont disparues, le temps du peuple est venu. Il ne s’agira pas cette fois-ci d’aller à la recherche d’un homme providentiel. Il nous faudra un leadership responsable fort. Il s’agit d’aller à la recherche d’un peuple providentiel ; celui qui sera à même de relever le défi du choix d’un Congo nouveau qu’il faudra écrire dans un projet de refondation de la Nation. 

Oui beaucoup prennent le service de l’Etat et en général le pouvoir comme est un prétexte pour faire valoir le tribalisme, le régionalisme, la division sur base raciale, ethno-tribale et autre. Ce prétexte est devenu la porte d’entrée de la balkanisation de notre pays dont nous offrons chaque jour en miettes, un monceau à tous ceux qui veulent en tirer quelques privilèges. 

Pour cela, je vous invite à vous investir pour le prochain congrès afin de construire et d’offrir au pays l’alternative qui manque crument à ce régime.

Chers compagnons d’ENVOL ;

Toutes les questions évoquées ici montrent que le pouvoir issu de l’alternance politique mal assumée a plus apporté des problèmes qu’il en a résolus. La responsabilité que nous avons aujourd’hui pour la Nation est celle de rassembler nos compatriotes de partout, dans le pays et à l’étranger, autour d’un projet planifié en vue de la construction d’un nouveau Congo, digne de nos espérances, un Congo dont nous devons être fiers. 

La feuille de route du parti que vous avez élaborée exige de nous plus d’engagement et de détermination, avec une présence permanente sur le terrain. En attendant le congrès où sera présenté notre projet politique consolidé dont vous avez défini les axes majeurs au cours de ce Bureau politique, il est important que tous nos cadres en prennent connaissance et en fassent une plus large diffusion. La restitution des travaux de ces assises dans nos coordinations et nos fédérations doit être l’occasion de la rencontre avec les congolaises et congolais pour leur partager notre vision d’un nouveau Congo : un Congo d’unité sans aucun clivage, un Congo d’équité, de justice sociale et d’indépendance de l’appareil judiciaire. Le temps est venu de rassembler nos concitoyens, de parler avec eux et de les écouter pour définir ensemble les contours de ce nouveau Congo ; un Congo dont la gouvernance devra reposer sur des valeurs ainsi qu’un leadership responsable et clairvoyant, un Congo d’Etat de droit démocratique bâti sur la primauté de la Constitution et le respect des lois de la République, loin de tout privilège partisan. Ce nouveau Congo devra être celui des actions planifiées et coordonnées et non de promesses.

Vous avez pour cela, une grande responsabilité ; celle de poursuivre l’implantation du parti. Etre présent dans les 26 provinces du pays au sein de la diaspora ne suffit pas. Il faut que les congolais de partout, de tous les quartiers de nos villes et tous les villages de nos groupements accueillent le message d’ENVOL et connaissent notre vision du Congo ainsi que la particularité de notre combat. 

Allez donc partout dans vos provinces, rassemblez et assurez sans relâche la sensibilisation de nos compatriotes à préparer la venue du nouveau dans la paix et la tranquillité, par des élections démocratiques, libres et transparentes. Nous serons à ces élections et nous devons exiger qu’elles se tiennent dans le délai  constitutionnel. Nous proposerons une offre alternative crédible.

En attendant, je réitère à chacun et chacune de vous, mes sincères félicitations pour sa participation dans ce bureau  et vous donne rendez-vous pour très bientôt dans vos coordinations. 

Par ces mots, je déclare clos les travaux du Bureau politique élargi.

Je vous remercie. 

Fait à Kinshasa, le 16 octobre 2022

Delly SESANGA HIPUNGU

Président national 

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