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Ce n'est pas une surprise. Ce week-end sur France24 et RFI, deux médias français anti-congolais, le Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies, M.  Antonio Guterres, ancien Premier Ministre portugais, a créé le scandale au sujet du mouvement terroriste M23 et de la présence de la Monusco dans notre pays. Sans honte,  ni froid aux yeux, le Secrétaire Général de l'ONU a reconnu publiquement que l'ONU est "incapable de battre le M23".

Il a cyniquement ajouté que le M23 est "une armée moderne avec des équipements lourds qui sont plus perfectionnés que les équipements de la Monusco". Une façon d'avouer officiellement l'impuissance de l'ONU et l'inutilité de la présence de cette mission de maintien de la paix en République Démocratique du Congo.

Qui dira le contraire après cette sortie médiatique calamiteuse du patron de l'ONU? Personne ! Cette regrettable interview tranche! Aucun Congolais ne peut,  désormais,  compter sur la Monusco. De la peine perdue! 

Les Congolais sont placés aujourd'hui devant leurs responsabilités de défendre seuls,  l'intégrité de leur territoire et la souveraineté nationale, de protéger leur population sans le concours d'une quelconque puissance étrangère. Ils ne doivent plus miser sur l'ONU,  ni encore sur les Occidentaux,  ni encore moins sur les Américains.

Ils sont tous embarqués dans le même bateau du grand complot ourdi contre la République Démocratique du Congo depuis 1960.

Plus choquant est cet euphémisme d'admettre que la sécurité de l'Afrique et des pays africains est l'affaire des Africains : "sans les forces africaines robustes, on ira nulle part" dans la lutte contre les mouvements rebelles et terroristes qui pullulent comme des champignons sur notre continent.

Le cynisme du Secrétaire Général de l'ONU ne s'arrête pas là! Il crée le scandale quand il refuse de pointer du doigt le Rwanda comme l'agresseur de la République Démocratique du Congo sous le couvert du mouvement terroriste du M23.

Contrairement aux autres dirigeants Occidentaux et Américains qui usent la langue de bois, le socialiste Antonio Guterres s'est senti obligé de cracher le morceau : "vous, Congolais, ne comptez plus sur l'ONU ni sur nous Occidentaux".

Ainsi, le boulevard sinueux de la balkanisation cuisinée dans les officines américaines semble s'ouvrir.

Comme les Afghans aux Américains, il nous prévient : "vous, Congolais, avez l'heure mais nous, Occidentaux, avons le temps". C'est tout dire.

La Monuc imposée aux congolais

Au commencement était la Monuc, la Mission des Nations-Unies en République Démocratique du Congo. Créée le 30 Novembre 1999 dans la foulée de l'Accord de Lusaka, la Monuc a vu ses mandats nombreuses fois modifiés au gré de l'agenda de ses promoteurs occidentaux. Les missions lui confiées en 2000 ont été révisées en 2004 et 2008 jusqu'à sa transformation en mission de stabilisation en 2010. Au fil des années et avec la bénédiction de ses initiateurs, la Monuc devenue plus tard la Monusco se comporte comme un Etat dans un État.

L'histoire secrète de la Monuc, ancêtre de la Monusco, renseigne que cette mission est un projet conçu dans les laboratoires du Département d'Etat américain en vue d'accomplir la mission jadis accordée à l'AFDL, Alliance des Forces Démocratiques de Libération du Congo.

Ce projet porté plus tard par les rébellions du RCD, Rassemblement  Congolais pour la Démocratie, et du MLC, Mouvement de Libération du Congo, avait été rejeté par le Gouvernement congolais de Mzee  Laurent-Désiré Kabila.

C'est l'une des causes de son assassinat parce qu'il s'était farouchement opposé à la création puis à l'opérationnalisation de la Monuc.

Qu'à cela ne tienne! Il est intéressant de rappeler qu'après les élections de 2006, la Monuc n'avait plus sa raison d'être dans notre pays. "No Nkunda, no job" trouve ici son sens.

La Monusco doit partir !

Tout en entretenant l'insécurité dans notre pays sous de différentes formes et  par plusieurs moyens illicites, certaines puissances étrangères poursuivant la balkanisation de la République Démocratique du Congo ont soutenu et soutiennent mordicus au maintien de la présence des casques bleus sur le territoire national.

Le refus de lever l'embargo sur les armes s'inscrit dans cette funeste stratégie d'affaiblir notre Gouvernement et notre armée pour les inciter à accepter la présence indéterminée de la Monusco.

Or, le maintien de l'embargo sur les armes contredit l'article 51 de la Charte des Nations Unies qui reconnaît la légitime défense à tout Membre des Nations Unies faisant l'objet d'une quelconque agression.

Au regard de l'échec des mandats successifs de la Monusco et à l'aveu d'impuissance de l'ONU face au Rwanda et à l'Ouganda, la présence de la Monusco devient inutile, injustifiée et sans objet. Par contre, d'autres tâches reprises dans les mandats de la Monusco sont du domaine de l'Etat congolais.

En conséquence et à l'unisson avec le Peuple Congolais, la Monusco doit partir!

Crispin KABASELE TSHIMANGA BABANYA KABUDI

Président National de l'UDS

Coordonnateur National du GPI

 

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