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Le début de la tournée du leader du Nouvel élan lundi 12 septembre, a été maculé par le sang d’une trentaine de personnes  tuées dans la nuit de lundi à hier mardi 13 septembre. Les assaillants, non encore identifiés, ont frappé le village Fadiaka, dans le territoire de Kwamouth. On fait état des dizaines d’habitations brûlées. Ce, en dépit de tous les espoirs de paix fournis par le gouvernement. Depuis le début de ces atrocités fin juillet, près de 70 personnes ont péri.

Véritable défi pour l’ancien premier ministre Adolphe Muzito en visite à Kwamouth. Il a opté pour la prudence. Dans son adresse à ses militants, il a appelé les siens à éviter de politiser sa descente à cette partie du grand Bandundu en proie à des violences inouïes. Nul n’est besoin de rappeler qu’à l’aune des élections 2023, les éventuels challengers ne peuvent pas accepter de gaieté de cœur le succès d’un autre leader. D’aucuns pensent que ce nouveau massacre qui coïncide avec le début de la tournée de Muzito, vise à le décourager et à saper son initiative de paix.

Qu’à cela ne tienne, déjà lundi, Muzito a eu à rencontrer les déplacés de Kwamouth qui sont concentrés pour la plupart dans les cités de Mbakana, Mongata et Kinsele. Il leur a réaffirmé sa compassion en indiquant que sa visite s'inscrit dans le cadre du réconfort aux victimes. Et de poursuivre : "Nous sommes venus compatir avec nos frères qui ont connu des deuils et qui ont été forcés de quitter leur milieu de vie, le territoire de Kwamouth, suite à ce conflit». Il a par ailleurs promis à ces compatriotes meurtris de plaider à partir de Kinshasa auprès des ONG afin de venir en aide pour les besoins les plus pressants, en entendant qu'une solution sécuritaire soit trouvée et que la paix revienne.

Un chef coutumier décapité

Le chef coutumier du village de Fadiaka est mort décapité. Le député national élu de Kwamouth, Guy Musomo, relayé par certains médias, fait état d’au moins 35 morts. “Il y a eu beaucoup de morts à Fadiaka entre autres le chef coutumier qu'on a décapité, 35 personnes tuées. Ces gens-là sont venus des forêts environnantes, ils ont commis des massacres, il y a des enfants qu'on a tués, des femmes et on a saboté tout le village”, a-t-il déclaré.

On croyait la situation de cette partie de la province du Kwilu sous contrôle après la mission dépêchée par le chef de l’Etat pour ramener la paix entre les communautés Yake et Teke. Une vingtaine de présumés auteurs de ce conflit sont aux arrêts et prêts à être déférés devant les juridictions compétentes.

Pour le grand chef coutumier minikongo Fabrice Kavabioko Zombi, qui est aussi le chef de file de la délégation, le Président de la République vise d’une part à « créer un climat de cohabitation pacifique entre les deux communautés» ; et de l’autre, «faciliter le retour des déplacés dans leur milieu d’origine». Et de renchérir : «Le Chef de l’Etat a toujours répété ce que stipule la constitution de la République : “Tout congolais a la liberté de se rendre où il veut”. Nous ne voulons pas entendre des bêtises du genre “je suis Teke, je ne veux pas des Yakas” (…) Congolais, nous devons vivre dans la paix ».

Et de poursuivre : « Comme on a mis la main sur les instigateurs de ces violences, alors, chacun va prouver son innocence devant la justice. Ce que nous voulons maintenant, c’est la paix ». Ce chef de la délégation des gardiens de la tradition s’insurge également contre les messages de haine propagés dans l’opinion avant de conclure que c’est le Congo qui perd.

Ce conflit est le deuxième drame enregistré au Mai-Ndombe après les massacres des communautés Ntende et Nunu en 2018 dans le territoire de Yumbi. Plus de 500 morts, d'après une enquête de l'ONU.

La Pros.

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