C’est la course contre la montre à l’approche de prochaines élections. La question sécuritaire reste une épine sur le chemin de Tshisekedi après le premier quinquennat mi-figue mi-raisin. Le président de la République avait promis de tout donner, jusqu’au sacrifice suprême, pour le retour de la paix à l’Est de la République. Si beaucoup a été fait, on est bien loin, cependant, d’une paix totale. Vital Kamerhe, allié du chef de l’Etat, s’y investit. 

Après sa rentrée politique à Kinshasa, le leader de l'Union pour la nation congolaise, UNC, à nouveau, à la rescousse du Chef de l’Etat. Un véritable test pour cet allié traditionnel de Félix Tshisekedi après un long séjour à la prison de Makala. Pour sa première sortie à l’intérieur du pays, Vital Kamerhe vient d’annoncer une tournée du lundi 12 au mercredi 14 septembre dans le Nord Kivu. Il devra tenir dès son arrivée un meeting au stade Afia de Goma avant de se rendre dans les territoires de Masisi, Lubero et Rutshuru. C’est à cette occasion qu’il va dévoiler sa recette pour le retour d’une paix durable à l’Est de la RDC.

Jeudi 15 septembre, l’ancien directeur de cabinet du chef de l’Etat va se rendre au Sud-Kivu où il prévoit également de tenir un meeting à la «Place de l'indépendance» à Bukavu le même jour, après avoir parcouru 5 localités qui séparent l'aéroport de Kavumu et le centre-ville de Bukavu. Il se rendra par après à Uvira, Idjwi et Mwenga après le repos dominical dans sa ferme de «Mulume Munene», située dans son Walungu natal.

Après cette étape du Sud-Kivu, le président de l'UNC retournera au Nord-Kivu par Butembo le 24 septembre avant de mettre le cap sur le chef-lieu du Maniema, Kindu, le 26 septembre et le lendemain soit le 27 septembre à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, le Maniema, le Sud Kivu et la Tshopo. Il va regagner la capitale, sauf imprévu,  le 28 septembre prochain.  La deuxième étape de cette tournée va concerner l'Ituri, le Haut et Bas-Uélé et le Tanganyika.

Emma Muntu