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La situation à Kwamouth entre les Teke et les Yaka dans le Maï-Ndombe, commence à devenir une menace réelle pour la capitale du fait que les deux communautés se trouvent implantées aussi à Kinshasa. La délégation du gouvernement central qui tente de rapprocher les deux communautés en conflit, ne voit pas encore le bout du tunnel. Plus de 30 personnes ont trouvé la mort et plusieurs habitations incendiées dans ces affrontements. Plusieurs versions à l’origine de ces incidents. Le plus plausible est le désaccord sur les redevances coutumières notamment sur la qualité de tribut à verser aux autorités locales Teke par les non-originaires Yaka.

Muzito voyant venir le danger, annonce une descente dans cette partie du Grand Bandundu. En cela, il aura été le premier de cette province à tenter de ramener la paix. Mais déjà, il a eu à initier des contacts entre les différents leaders, des notabilités, des chefs coutumiers… Ancien premier ministre, il doit disposer de plusieurs tours dans ses manches.

Un pari risqué tout de même pour ce leader du Nouvel élan qui vient de regagner le pays après son séjour européen. L’aune des élections de 2023, les agendas politiques se bousculent en vue de dividendes politiques. Les leaders qui sont terrés à Kinshasa se recrutent parmi les tireurs de ficelles. Ils peuvent accepter de jouer aux sapeurs-pompiers pour des bénéfices partisans.

Entretemps, près de 584 déplacés de Kwamouth dont 306 enfants sont arrivés à Bandundu, chef- lieu de la province du Kwilu. Ils y vivent dans des conditions déplorables. Le gouvernement provincial débordé a demandé aux déplacés à se faire identifier pour recevoir l'assistance en vivres et non-vivres. Le maire de la ville de Bandundu a procédé à la collecte communautaire pour prendre en charge ces déplacés. «Nous avons reçu des déplacés. Ils sont vraiment nombreux. La plupart sont des femmes et de petits enfants. Ça m’a fait très mal. J’ai demandé à mes services de faire une collecte, pour s’occuper d’eux car ils sont affamés. Je n’ai pas leur nombre exact …».

La plupart de ces déplacés sont pris en charge dans des familles d’accueil alors que d’autres occupent carrément les églises. Tandis ceux qui ne trouvent pas de logis errent à travers la ville sans moyens de subsistance.

La ville de Bandundu ne dispose pas des moyens conséquents pour voler au secours de ces déplacés qui fuient les violences dans leurs milieux de vie, à la suite du conflit intercommunautaire entre les Téké et les Yaka dans le territoire de Kwamouth. Ils proviennent de différentes localités et fermes de la province du Maï-Ndombe, précisément celles situées le long de la route nationale numéro 17 dans le territoire de Kwamouth. Ils affirment avoir parcouru de très longues distances à pied pour arriver à leur lieu de refuge. Ils ont tout abandonné pour fuir ces hostilités. Ils plaident pour la restauration de la paix afin qu’ils puissent retourner dans leurs milieux de vie.

Un des déplacés relayés par une radio communautaire reconnait : « Nous venons de la ferme Mbuma. Nous sommes venus nous réfugier à Bandundu. Nous avons fui la guerre des Yaka et les Tékés. Nos produits agricoles, nos chèvres, nos poules et vaches sont restés à la ferme. Certains de mes enfants nous ont précédés, d’autres sont derrière, à pied. La famille est en débandade. Nous voulons que la paix revienne pour que nous puissions y retourner».

La Pros.

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