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Trois ans et demi après l’arrivée à la présidence de Félix Tshisekedi, la confiance à l'égard du gouvernement et des institutions en RDC demeure faible. Entre-temps, la situation sécuritaire dans l’est du pays, elle aussi, continue de se dégrader,  avec  notamment, la résurgence du Mouvement du 23 mars (M23). 

Dans ce nouveau rapport sondage, Congolais cherchent démocrates : entre soif de redevabilité et insatisfaction sociale, publié ce mercredi 31 août, le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, avec le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci), relèvent une méfiance persistante à l'égard des institutions ainsi qu’une politique sécuritaire décriée.  

Réalisée entre avril et juin, cette enquête démontre que, malgré des cycles électoraux controversés, les Congolais restent attachés à la démocratie. Septante-sept pour cent des personnes interrogées estiment que cette forme de gouvernement est la meilleure.

Cette confiance en la démocratie s’accompagne néanmoins d’une méfiance vis-à-vis des institutions du pays et de leurs animateurs. Ils ne sont que 17 % des Congolais interrogés à soutenir « fortement » la manière dont le président de la République travaille. Félix Tshisekedi recueille même son plus mauvais score en termes d'opinions défavorables (51 %) depuis 2019. Et il s’observe une même défiance à l’égard du gouvernement central, des autorités provinciales, voire des institutions impliquées dans la gestion du processus électoral.

«Notre sondage montre que les citoyens ne sont pas satisfaits du travail réalisé par les institutions tant au niveau provincial que national. Celles-ci n’ont pas suffisamment œuvré pour l’amélioration du social. Et la majorité de sondés pense que le président Tshisekedi ne pourra pas réaliser ses promesses d’ici 2023 », explique Ithiel Batumike, chercheur du pilier politique à Ebuteli. 

Après plus de trois ans au pouvoir de Tshisekedi, les Congolais ne semblent pas non plus convaincus de la politique sécuritaire menée au pays. Seuls 22 % des sondés estiment par exemple que la sécurité des personnes et de leurs biens s’est améliorée ces trois dernières années. Une grande majorité des Congolais interrogés pointe par ailleurs l’ingérence du gouvernement rwandais (72 %) comme la plus importante cause du conflit persistant dans l’est de la RDC), suivie par l'ingérence des pays occidentaux (71,5 %) et la corruption des institutions congolaises (71 %).

« Notre sondage montre une exaspération des Congolais face à la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays. Les politiques jusque-là mises en œuvre par le gouvernement de Félix Tshisekedi sont vues comme inefficaces. Mais le discrédit sur ces questions touche aussi la Monusco, la communauté internationale et, bien sûr, les pays voisins », décrypte Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence à Ebuteli.

Enfin, cette étude confirme l’échec de la politique de la lutte contre la corruption. Plus de 67 % des personnes interrogées estiment que le gouvernement n’a pas été efficace dans ce domaine. La Police nationale congolaise (PNC) trône en tête des institutions très corrompues, suivie des cours et tribunaux (45,7 %) et du  Parlement (45,6 %).

31 août 2022 

Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, avec le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci)

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