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L'affaire des 21.000 dollars américains alloués mensuellement aux députés nationaux défraie la chronique nationale depuis la sortie médiatique de l'opposant Martin Fayulu Madidi. Chaque camp y va tête baissée. Certains franchissent la ligne rouge en voulant s'attaquer maladroitement au Président de la République.

Contacté à ce sujet, le Président National de l'Union des Démocrates Socialistes, UDS, et Coordonnateur National du Regroupement Politique "Groupe des Partis Indépendants", GPI, proche du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s'est ainsi exprimé:

"Je suis très surpris d'apprendre que nos députés nationaux touchent plus de 20 000 dollars américains d'indemnités parlementaires mensuelles. Sans mettre de l'huile sur le feu, j'invite les uns et les autres à calmer le jeu et à bien fixer les responsabilités.

"Je m'insurge contre ceux de nos acteurs politiques et de la société civile qui s'en prennent aveuglement au régime en place. Ils doivent éviter de faire la confusion en tentant de salir les autorités nationales qui ne sont pas concernées de loin ou de près par ce dossier, en l'occurrence le Président de la République.

"Sans peur d'être contredit, cette affaire concerne le Parlement à travers ses deux chambres législatives. Conformément à notre Constitution, c'est le Parlement qui est l'autorité budgétaire. Il vote annuellement la loi des finances qui fixe la dotation réservée à l'Assemblée Nationale et au Sénat. 

"En application des dispositions de l'article 100 de notre loi fondamentale, l'Assemblée Nationale et le Sénat jouissent, s'agissant de chaque chambre législative, de l'autonomie administrative et financière et disposent également d'une dotation propre.

"Faut-il rappeler qu'au lendemain des élections législatives du décembre 2018 et des sénatoriales qui s'en sont suivies, le Président de la République n'avait jamais de majorité parlementaire propre. Ce qui donna lieu à la coalition FCC-CACH. Il a fallu attendre le mois d'octobre 2020 pour voir surgir  l'Union Sacrée de la Nation où l'on retrouve un grand nombre de transfuges de l'ancienne majorité dissoute qui  était détenue par les membres du régime précédent. Ces derniers se sont amenés à l'Union Sacrée de  la Nation avec leurs mauvaises pratiques dont la mauvaise habitude d'une rémunération qui compte des visibles et des invisibles. D'où,  cette situation totalement imputable aux deux chambres législatives et qui débouche sur ce scandale.

"Comme on le voit, le régime Tshisekedi ne peut en aucun cas répondre des actes de gestion de l'Assemblée Nationale et du Sénat ".

Propos recueillis par Jean Kabeya Mudiela Ndungu/CP

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