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*La résurgence de la rébellion du M23 vient, à nouveau, enfoncer les clous de la crise congolaise qui, visiblement, se généralise et prend des allures protéiformes, s’accentuant du jour au lendemain, au vu des atrocités et criminalités s’opérant tant le jour que la nuit. A cette réalité, une question se pose : que faudrait-il faire pour résoudre, une bonne fois pour toute, cette crise qui perdure depuis plus de deux décennies au point de paralyser les avancées économiques, l’amélioration des conditions de vie sociale, fragilisant la paix et l’intégrité territoriale d’une Nation au profit des ennemis de la République? Se penchant sur cette épineuse problématique, Germain Kambinga Katomba, Président National du Regroupement politique «Le Centre», estime, pour sa part, que la solution à ces maux se trouve d’abord à l’interne. Pour lui, il est difficile pour un pays divisé de faire front face à l’ennemi, «adversaire méthodique et déterminé». Par conséquent, face à la presse, ce lundi 22 août 2022, au siège du Regroupement politique situé à la Gombe, Germain Kambinga a, dans la série de recommandations d’actions globales et du consensus institutionnel, exhorté le Président Félix Tshisekedi d’opter pour une politique d’ouverture à l’Opposition politique. Ce, dans la perspective de réunir toutes les tendances politiques congolaises pour parvenir à la résolution de «cette crise politique interne qui constitue une épine dans le processus de normalisation de la vie nationale ».

Consensus national

Approfondissant le fond de sa pensée, cet acteur politique a insisté sur le fait qu’il est impossible, pour un pays divisé de lutter contre un adversaire méthodique et déterminé. «Pour parler d’une même voix, nous devons d’abord résoudre la crise politique interne qui constitue une épine dans le processus de normalisation de la vie nationale. En effet, comment comprendre que malgré l’agression avérée dont notre pays est victime, nous continuons à nous diviser sur les questions de fond relatives au processus électoral et à l’avenir de notre démocratie au lieu de trouver un consensus définitif sur la constitution du bureau de la CENI, la loi électorale et le calendrier électoral », a déclaré le Président du tout premier mouvement centriste en RD. Congo.

«Pour parler d’une même voix, nous devons aussi chercher des solutions à la crise économique et sociale aigue, provoquée par l’effritement du pouvoir d’achat et la flambée des prix. Cette situation est génératrice d’une forte tension sociale et d’un désespoir soutenu du peuple, ferment de tous les extrémismes», a-t-il poursuivi.

De ce fait, pour parvenir un consensus national sur les questions institutionnelles et politiques, Germain Kambinga a épinglé, en tête des décisions devant être adoptées avec courage, la mise en œuvre d’une politique d’ouverture du Chef de l’Etat en vue de renforcer la cohésion nationale en cette période de guerre.

De son avis, en dépit des divergences dont démontrent les formations et regroupements politiques, toutes tendances confondues, la question de sécurité, d’intégrité territoriale et de cohésion nationale prime sur toutes les ambitions politiciennes et devait, sans débat, pousser la classe politique à se rassembler en vue de sauver la République.

Par la suite, Germain Kambinga a suggéré comme autres actions globales à poser la tenue des états généraux des services de sécurité intérieure en vue d’une part, de renforcer leurs capacités opérationnelles et, d’autre part, pour revoir les protocoles d’actions de ces derniers dans un environnement démocratique ; la libération de tous les détenus qui ont été interpellés pour l’expression radicale de certaines opinions et retour vers des procédures plus conformes à nos lois ; l’assainissement radical du secteur médiatique pour redonner au métier de journaliste ses lettres de noblesse.

Egalement, le renforcement obligatoire des capacités de nouveaux acteurs politiques en vue de leur donner des orientations éthiques quant à l’animation du débat public ; la réorientation de l’action gouvernementale pour la recherche de résultats qui permettront le salut national ; le calibrage de l’exécutif national afin de renforcer sa maîtrise des questions militaires, politiques et économiques qui sont les seuls gages crédibles d’un processus d’unité pour le salut national.

Et enfin, le réaménagement des bureaux des deux chambres du Parlement afin de réintégrer dans le processus institutionnel, tous les élus des camps politiques qui en contestent la légitimité ; le renforcement du bureau de la CENI par les forces politiques absentes, sans remise en cause de son Président Monsieur Denis Kadima dont l’expertise internationale reconnue est un gage, dans des conditions optimales, d’un processus électoral de qualité ; la confection d’un calendrier électoral consensuel.

Expulsion de l’Ambassadeur Rwandais, réduction du train de vie des institutions…

Par ailleurs, évoquant aussi les actions impératives et spécifiques à la situation sécuritaire à l’Est de la RDC, Germain Kambinga a souligné que « ce réaménagement consensuel des institutions et ces décisions politiques  qui visent le renforcement de la cohésion nationale en temps de guerre auront pour principal objectif endéans 2023, la sécurisation et la pacification définitive de la partie Est du territoire national et l’organisation d’élections réellement transparentes ».

Par conséquent, au nom de son regroupement politique, il propose la mise en place d’un Desk stratégique composé de tous les militaires haut gradés ayant une expérience de guerre même s’ils sont retraités ; l’expulsion immédiate de l’ambassadeur rwandais en RDC ; l’érection d’un MUR symbolique séparant la RDC du Rwanda à la frontière.

A cela, il faut rajouter la résolution définitive de la question des tutsis congolais à travers un dialogue entre toutes les communautés de l’est et à travers des actions de sensibilisation contre toute stigmatisation des tutsis reconnus comme congolais ; la création d’un tribunal spécial pour le Congo afin d’ouvrir des enquêtes, établir les responsabilités et obtenir réparation de la part des responsables des crimes commis à l’Est de notre pays  depuis 2006 date de la fin du processus transitionnel issu du dialogue inter congolais ; la réduction par une division par trois des émoluments des animateurs et membres des institutions (Parlement, Gouvernement, Présidence de la République, Pouvoir Judiciaire.) avec pour avantage de permettre l’avènement d’une économie de 150 à 200 millions de dollars à reverser à l’effort de sécurisation de la partie Est en terme militaire, diplomatique et de renseignement.

En dernière proposition, la définition d’une stratégie économique de guerre viable et à même de tirer profit de l’immensité du territoire national pour tenir une période de tensions sécuritaire longue.

La Pros.

 

Plan de Salut National du Regroupement Politique « Le Centre »

L’agression Rwandaise, par M23 interposé, constitue une menace grave et directe pour l’avenir de la RDC comme Nation.

C’est pourquoi, l’heure est venue pour que les fils et filles de ce pays, unis comme un seul homme, fassent front pour protéger la patrie contre ce péril, en mettant de côté ce qui les divise.

L’heure est venue pour que, dans un sursaut patriotique et par un grand rassemblement national, malgré nos profondes divergences, nous adoptions une démarche claire, commune et résolue afin de barrer la route aux agresseurs qui pillent nos richesses, tuent nos frères et nos enfants, violent nos mères et nos sœurs et tracent un avenir sombre, incertain et dépourvu d’espoir pour nos générations à venir.

L’heure est venue pour que nous cessions de pratiquer la politique de l’autruche en fermant les yeux sur la déliquescence de notre nation, organisée, planifiée et orchestrée de l’extérieur. Il nous faut, avec objectivité et, surtout, avec courage, prendre la mesure des crises pilotées par des pays voisins qui, depuis plusieurs décennies, gangrènent notre vivre ensemble et nous conduisent inexorablement vers l’abîme.

Depuis plus de vingt-cinq ans, nous avons assisté, presque passivement, à une crise sécuritaire et militaire qui a fait plus de 6 millions de victimes parmi nos frères, nos sœurs, nos mères et nos enfants, sans que nous n’ayons été en mesure d’y apporter de solution définitive pour rétablir durablement la paix et la sécurité sur notre territoire. Le peuple congolais va-t-il à nouveau se résoudre à tolérer cette énième agression rwandaise ?

Le Centre croit que non ! Il nous faut réagir et vite.

Pour ce faire, il nous faut parler d’une seule et même voix. Il nous faut, au préalable, nous accorder sur ce qui est essentiel pour nous tous car, comment un pays divisé peut-il faire front fasse à l’ennemi ? Comment un pays divisé peut-il lutter contre un adversaire méthodique et déterminé ?  

Mais pour parler d’une même voix, nous devons d’abord résoudre la crise politique interne qui constitue une épine dans le processus de normalisation de la vie nationale. En effet, comment comprendre que malgré l’agression avérée dont notre pays est victime, nous continuons à nous diviser sur les questions de fond relatives au processus électoral et à l’avenir de notre démocratie au lieu de trouver un consensus définitif sur la constitution du bureau de la CENI, la loi électorale et le calendrier électoral.

Pour parler d’une même voix, nous devons aussi chercher des solutions à la crise économique et sociale aigue, provoquée par l’effritement du pouvoir d’achat et la flambée des prix .Cette situation est génératrice d’une forte tension sociale  et d’un désespoir soutenu du peuple, ferment de tous les extrémismes.

  • Actions globales et Consensus institutionnel

Pour parvenir à un consensus national sur les questions institutionnelles et politiques, les décisions suivantes doivent être adoptées avec courage : 

  1. La mise en œuvre d’une politique d’ouverture du Chef de l’Etat en vue de renforcer la cohésion nationale en cette période de guerre ;
  2. La tenue des états généraux des services de sécurité intérieure en vue d’une part, de renforcer leurs capacités opérationnelles et d’autre part, pour revoir les protocoles d’actions de ces derniers dans un environnement démocratique ;
  3. La libération de tous les détenus qui ont été interpellé pour l’expression radicale de certaines opinions et retour vers des procédures plus conformes à nos lois ;
  4. L’assainissement radical du secteur médiatique pour redonner au métier de journaliste ses lettres de noblesse ;
  5. Le renforcement obligatoire des capacités des nouveaux acteurs politiques en vue de leur donner des orientations éthiques quant à l’animation du débat public ;
  6. La réorientation de l’action gouvernementale pour la recherche de résultats qui permettront le salut national ;
  7. Le calibrage de l’exécutif national afin de renforcer sa maîtrise des questions militaires, politiques et économiques qui sont les seuls gages crédibles d’un processus d’unité pour le salut national ;
  8. Le réaménagement des bureaux des deux chambres du Parlement afin de réintégrer dans le processus institutionnel, tous les élus des camps politiques qui en contestent la légitimité ;
  9. Le renforcement du bureau de la CENI par les forces politiques absentes, sans remise en cause de son Président Monsieur DENIS KADIMA dont l’expertise internationale reconnue est un gage, dans des conditions optimales, d’un processus électoral de qualité ;
  10. La confection d’un calendrier électoral consensuel.

2- Les Actions impératives et spécifiques à la situation sécuritaire à l’Est de la RDC

Ce réaménagement consensuel des institutions et ces décisions politiques  qui visent le renforcement de la cohésion nationale en temps de guerre auront pour principal objectif endéans 2023, la sécurisation et la pacification définitive de la partie Est du territoire national et l’organisation d’élections réellement transparentes.

Le Centre propose à cet effet comme cahier de charges les actions suivantes :

  1. Mise en place d’un Desk stratégique composé de tous les militaires haut gradés ayant une expérience de guerre même s’ils sont retraités ;
  2. L’expulsion immédiate de l’ambassadeur rwandais en RDC ;
  3. L’érection d’un MUR symbolique séparant la RDC du Rwanda à la frontière ;
  4. La résolution définitive de la question des tutsis congolais à travers un dialogue entre toutes les communautés de l’est et à travers des actions de sensibilisation contre toute stigmatisation des tutsis reconnus comme congolais ;
  5. La création d’un tribunal spécial pour le Congo afin d’ouvrir des enquêtes, établir les responsabilités et obtenir réparation de la part des responsables des crimes commis à l’Est de notre pays depuis 2006 date de la fin du processus transitionnel issu du dialogue inter congolais ;
  6. La réduction par une division par trois des émoluments des animateurs et membres des institutions (Parlement, Gouvernement, Présidence de la République, Pouvoir Judiciaire.).

Cela permettra une économie de 150 à200 millions de dollars à reverser à l’effort de sécurisation de la partie Est en terme militaire, diplomatique et de renseignement ;

  1. La définition d’une stratégie économique de guerre viable et à même de tirer profit de l’immensité du territoire nationale pour tenir une période de tensions sécuritaire longue.

Le peuple est au Centre !

Fait à Kinshasa le 22/08/2022

Pour Le Centre,

Germain KAMBINGA KATOMBA

Président

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