Flash

BAN2

 

C’est visiblement la fin d’une aventure qui aura duré plus de décennies. Après les pertes en vies humaines causées par des casques bleus au poste frontalier de Kasindi et autres dégâts survenus à la suite des manifestations de populations en colère notamment, à Goma et Butembo, le Gouvernement de la République s’active à faire partir de façon imminente la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo), pour ainsi apaiser la situation au niveau des provinces du Nord et Sud-Kivu. Après la réunion de crise tenue à l’initiative du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, lundi 1er  août, tard dans la nuit, avec la délégation gouvernementale conduite le Ministre de l’Intérieur qui avait été dépêchée à Goma après l’incident de Kasindi, les Ministres Patrick Muyaya, Julien Paluku et Modeste Mutinga ont rassuré hier, mardi 2 août, au cours d’un spécial briefing que toutes les dispositions sont prises pour stopper tout dérapage, comme le veut le Commandant suprême. Au-delà du départ de la Monusco, toutes les tâches autrefois exécutées par cette mission onusienne seront transférées aux Agences du système des Nations Unies notamment, le PNUD, et, enfin, tous les éléments impliqués dans l’incident qui a ôté la vie à une trentaine de congolais répondront de leurs actes. Au nom du Chef de l’Etat, les populations sont appelées au calme.

A en croire le Ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, le Gouvernement de la République est déterminé à assumer pleinement ses responsabilités. Il a déploré cette bavure des Casques bleus qui ont, sans raison, ouvert le feu à Kasindi, occasionnant la mort des paisibles compatriotes. Il a réitéré la ferme détermination de Félix Tshisekedi à œuvrer pour la restauration de la paix, qui passera notamment, par la reprise de Bunagana.

«Je dois rappeler que le mandat principal des Casques bleus de la Monusco, c’est la protection des civiles. On ne peut pas dans un contexte où, au lendemain des manifestations graves qui ont eu lieu à Goma, où il y a des soupçons sérieux qui pèsent sur les Casques bleus, notamment au sujet de qui a tiré sur la foule, accepter que des Casques bleus tirent à bout portant et de sang froid sur de paisibles citoyens. Nous, comme Gouvernement, nous ne pouvons pas rester inaudible à ce que disent nos populations parce qu’il ne faudrait pas demain il y ait d’autres incidents dans un contexte où il n’y a plus de confiance. Alors, le Président de la République nous a fait le privilège de faire la restitution de ses échanges avec le Secrétaire général des Nations Unies où il lui a dit clairement qu’aujourd’hui, la raison principale de toute cette situation, c’est l’agression rwandaise à travers le M23. La frustration congolaise vient de là… Aujourd’hui, tant que Bunagana sera occupé, il sera difficile de baisser la tension de la population», a déclaré le Porte-parole du Gouvernement, tout indigné.

Julien Paluku, Ministre de l’Industrie, s’est, quant à lui, appesanti sur les faits évoqués lors de la réunion de crise autour du Président de la République. «A ce stade, on ne peut pas déjà dire que c’est tel qui a tué parce que nous ne sommes pas juges. Mais, au moins, il y a des indices… Le deuxième élément c’est qu’il a été constaté que la RDC a un accord avec la Monusco, qui a déjà été évalué parce que dans la résolution 2556, il est clairement indiqué que le Conseil de sécurité a accepté la mise en place d’un cadre de travail entre la Monusco et le Gouvernement congolais, élargi même à la Société civile pour qu’on examine la stratégie de retrait de la Monusco de la RDC. Et donc, cette réunion d’hier a résolu de convoquer très rapidement ce cadre pour réévaluer effectivement ce plan de retrait de manière, cette fois-ci, à raccourcir le délai qui avait été initialement convenu. (…), pour répondre aux attentes de la population, mais également pour rencontrer la déclaration du Porte-parole de la Monusco qui, lui-même, a indiqué qu’on était en difficulté de pouvoir affronter les questions de sécurité. Ça c’est la deuxième chose qui est sortie de la réunion. La troisième chose, on peut dire qu’à l’issue de la réunion, on a demandé à la population de rester calme pour dire qu’on ne peut ne pas accepter que la population continue à chercher à se prendre en charge, à chercher à faire ce que l’Etat doit faire comme travail. Le Gouvernement est là pour la population, le Gouvernement a écouté le cri de cœur de la population avec tous ces morts que nous avons connus. Et bien, le Gouvernement ne va pas rester insensible. Le Président de la République a été clair et il nous a tenus informés au cours de cette réunion d’hier qu’il a été appelé par le Secrétaire général des Nations Unies pour dire qu’il présentait toute sa compassion et ses excuses pour tout ce qui s’est passé», a-t-il indiqué, avant que le Ministre des Affaires Sociales, Modeste Mutinga, ne puisse dévoiler le grand travail abattu par la délégation gouvernementale dépêchée sur place, à Goma, pour évaluer les dégâts et faire le point au Chef de l’Etat. «Je vous signale que n’eut été l’arrivée de la délégation gouvernementale à Goma, à temps, nous aurions connu une catastrophe parce que la population, la jeunesse, se préparait déjà à organiser une deuxième marche à la suite de la première. Nous ne savons pas comme la situation se serait passée si la délégation n’était pas arrivée », a-t-il expliqué, avant de préciser que la situation est calme.

La Pros.

Pin It

Statistiques

26531910
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
6760
22397
155261
26188710
246730
690642
26531910

Your IP: 54.36.149.27
2022-12-10 05:37

Les plus lus

  • Partenaires

  • Médias

  • Tout

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg