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 Il s’agit ici d’un pas de géant vers la phase d’exécution proprement dite du projet de construction de la Centrale hydroélectrique de Kinsuka sur le majestueux Fleuve Congo. En effet, l’Agence Congolaise de l’Environnement vient d’obtenir, de la part des experts, un avis favorable sur le rapport provisoire de l’étude de l’impact environnemental et social de ce projet initié par Great Lake Energy SAS (GLE), avec le concours du bureau d’études Pawer Management Consulting (PMC). C’était au cours d’un atelier de validation externe organisé, mardi 26 juillet 2022, par la haute hiérarchie de l’ACE, dans la salle Kahuzi-Biega de l’immeuble Tembe na tembe, à Lingwala.

Les experts conviés étaient issus de secteurs des hydrocarbures, de l’environnement de l’énergie, de l’électricité et de plusieurs autres secteurs de la vie nationale. Au cours de cette activité qui s’inscrivait dans le cadre de la mission de l’ACE de veiller au respect strict des normes environnementales et sociales dans l’exécution de tout projet ou programme de développement, les participants ont analysé de fond en comble le contenu du rapport provisoire de l’étude pour s’assurer de la prise en compte de tous les aspects à caractère environnemental. Bien qu’ayant déclaré recevable le rapport, les experts ont tout de même tablé sur quelques réajustements.

«Nous voudrions obtenir plus de remarques, plus de contribution de la part du corps scientifique invité pour que l’étude de ce projet soit améliorée, et ce, pour la réussite du projet», a déclaré Steve Lemba Dieto, Directeur chargé d’instructions à l’ACE. Pour sa part, Christophe Ewaka Siko, consultant du bureau d’étude en charge de ce projet, il n’y a pas de contraintes quant à la mise en œuvre, dans les jours qui viennent, du projet de construction de la Centrale hydroélectrique de Kinsuka. «Nous avons analysé la configuration du terrain et nous avons constaté que ce milieu-là serait bienvenu pour recevoir le projet. Il n’y a pas de conséquences extrêmes qui peuvent faire en sorte que ce projet-là soit écarté», a-t-il démontré.

Contexte et justification du projet 

«La République Démocratique du Congo regorge d’un potentiel hydroélectrique le plus vaste d’Afrique estimé à plus de 100 000 MW techniquement exploitables – pour seulement 2 700 MW installés dont à peine 1 000 MW opérationnels.

Près de 95% du marché de l’électricité – production, transport et distribution – est pour l’heure détenu par l’opérateur public SNEL qui exploite principalement des centrales hydroélectriques. Les villes et les villages non alimentés par SNEL sont desservis par des auto-producteurs et des producteurs indépendants (sociétés minières, organisations non gouvernementales de développement et confessions religieuses).

La desserte du pays en électricité est confrontée à des difficultés majeures dues à la carence des investissements en faveur des principales structures en charge de la fourniture d’électricité : une capacité de production longtemps stationnaire, des réseaux vétustes et obsolescents, l’absence de planification du développement du secteur, un monopole étatique de fait, mal maitrisé et mal assumé, conduisant à un accès à l'électricité insignifiant : moins de 1% en milieu rural ; 9,1% en moyenne sur l’ensemble du territoire à fin 2011, au regard des 42% de moyenne africaine subsaharienne à la même période.

Le système opérationnel de SNEL est en outre caractérisé par une gestion inappropriée des systèmes de support des opérations (gestion des services) et ce, dans toutes les quatre filières de ses activités. Il s’ensuit notamment des coûts élevés d’exploitation, un service de maintenance très minimal et irrégulier et de faibles taux de recouvrement de ses créances sur ses clients. De plus, de vastes portions de ses réseaux de distribution dans les grandes villes sont non sécurisées ou vandalisées et sont exploitées en-deçà des normes techniques ; de nombreuses portions des entités urbaines ou péri-urbaines sont sans électricité (les « poches noires »). Les sociétés minières de la partie Sud-Est ont résolu de s’accorder en électricité à partir d’un réseau tiré de la Zambie et injecté en RDC. 

Pour assoupir la demande énergétique du pays et résoudre le déficit énergétique des industriels du Lualaba et également réduire le délestage dans certaines villes desservies par la centrale d’Inga et électrifier d’autres, la société Great Lake Energy compte construire une centrale hydroélectrique sur le rapide de Kinsuka, au niveau de l’île Kuidi.

Le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Kuidi va contribuer à la résolution des problèmes de disponibilité ́ d’énergie électrique dans le pays et à l’électrification des villes telles que Kinshasa et en option celui des villes de Mbuji-Mayi et de Kananga.

L’objectif principal de la présente étude d’Impact Environnement et Social est la prise en compte des aspects environnementaux et sociaux dans les différentes phases du projet.

La présente Etude d’Impact Environnemental et Social a comme objectifs spécifiques l’élaboration d’un plan de gestion environnementale et sociale ; un plan d’urgence de sécurité ; un programme de surveillance environnementale ; un programme de suivi environnemental ; un programme de formation  et d’un plan de gestion de déchets».

La Pros.

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