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 Antoinette N’samba Kalambayi, Ministre nationale des Mines,  n’est pas née de la dernière pluie à l’UDPS. C’est une combattante  de longue date dans ce parti. Après plusieurs années dans la clandestinité, son père François Kalambayi, contemporain et ami à Feu le Dr Etienne Tshisekedi, a fait rayonner, dans les années 90, l’UDPS dans une partie de Matete, à partir de sa résidence située dans le quartier Lokoro. C’est ici que l’actuelle Ministre nationale des Mines, alors très jeune, s’est révélée fervente servante dans les offices du parti. Quoi de plus normal. Les réunions de la section UDPS/Matete se tenaient en leur résidence. Respectueuse,  en son temps,  de la hiérarchie du parti, elle refuse que l’on colle son histoire avec l’UDPS à l’avènement de Jean-Marc Kabund comme Secrétaire général et,  puis,  premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Une rumeur sur le réaménagement technique du Gouvernement Jean-Michel Sama Lukonde, court les rues de Kinshasa. Avec le retour du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de l’Espagne, voyage qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, l’on parle dans la ville haute de l’imminence de ce remaniement. Les commentaires vont dans tous les sens.

L’agitation est à son comble dans le microcosme politique kinois. D’aucuns repassent depuis lors les costumes laissés longtemps au fond des valises priant que cette fois-ci madame la chance ne les zappe pas, d’autres, par contre, conjecturent sur des têtes qui peuvent tomber et qu’ils peuvent remplacer.

La fatwa  qui pourrait ainsi frapper ceux considérés comme proches de Jean-Marc Kabund, aujourd’hui auto-exilé du ciel, ou supposés être pistonnés par lui, est vivement souhaitée.

C’est une des brèches sûres par lesquelles l’on peut s’introduire pour savourer plus d’une année et demi qui reste du quinquennat du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Parmi les ministres dont question, l’on parle, notamment, de Daniel Aselo de l’Intérieur, de Tony  Mwaba  de l’EPST et d’Antoinette N’samba Kalambayi  des Mines.

C’est vraiment une confusion et un amalgame s’agissant de l’actuelle ministre nationale des Mines. Ce n’est pas en 2016 avec l’avènement de Jean-Marc Kabund comme Secrétaire général de l’UDPS qu’elle a connu la route menant à Limete. Début des années 90, elle était vent debout pour ce parti avec le déclenchement du processus démocratique suite au discours du 24 avril 1990 du maréchal Mobutu à la N’Sele.

L’UDPS, qui opérait en clandestinité à Matete dans leur maison, était enfin sortie au grand jour. Son père, M. François Kalambayi, contemporain et ami du sphinx de Limete, fut ainsi un des grands prêtres qui officiait les messes du parti dans cette partie de la capitale. Tel père,  telle fille, Antoinette N’samba Kalambayi  ne s’était pas fait prier pour être servante dans ces cultes.

Elle a été de toutes les marches et d’autres manifestations décrétées par l’UDPS et en a été même victime, parce qu’admise quelques fois à l’Hôpital.

Après la mort de son mari, elle s’est retrouvée à Paris où elle a milité au sein de l’UDPS/France.

A son retour à Kinshasa pour achever ses études en droit à l’Université de Kinshasa, elle a toujours gardé le flambeau allumé.

Cela,  même au sein du Ministère des Mines où elle a passé dix ans en tant que fonctionnaire de l’Etat  notamment,  à l’Inspection Générale des Mines.

Elle y a gravi des échelons jusqu’au grade de Chef de division,  avant que le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ne jette  son dévolu sur elle comme première femme,  depuis l’accession de la RD. Congo à  l’indépendance,  pour piloter le Méga ministère des Mines.

Le choix porté sur elle comme Ministre nationale des Mines est, sans doute, le couronnement de son long combat à l’UDPS  mais aussi,  de son parcours au Ministère des Mines.

Après quelques brouilles à ses débuts, Antoinette N’samba Kalambayi a retrouvé ses marques et se montre déterminante pour faire bénéficier à la RD. Congo,  le produit de ses ressources minières.

C’est pour la première fois que les communautés riveraines sont honorées avec l’obligation faite aux entreprises minières de prendre des engagements sociaux, à travers des cahiers de charges, en faveur des populations des zones qu’elles exploitent.

C’est de bonne guerre, certes. Car,  les gens sont en train de se battre pour trouver une place au soleil.

Voilà pourquoi, visiblement,   toutes les armes ne sont pas exclues. Mais, se complaire à coller gratuitement certains individus à  d’autres, serait la meilleure façon de  faire fausse route.

Moïse Musangana 

 

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