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Le Professeur et Recteur de l’Institut Facultaire de Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC), Jean Kambayi Bwatshia a organisé ce vendredi 6 mai 2022, un colloque scientifique à la salle de conférence de Notre Dame de Fatima, avec l’accompagnement de l’UNESCO. « La Gestion de l’Information en période des conflits en Afrique et dans le monde » est le thème qui a donné sens à cette rencontre entre les éminents professeurs et corps académique des étudiants, en vue de discuter sur les regards croisés des médias. Par cette démarche, ce colloque avait pour objectif de fournir aux journalistes des connaissances sur la pratique journalistique en temps de guerre, mais aussi une grille de lecture du traitement de l’information en leur apportant  des éléments nouveaux sur les situations de conflits ainsi que leur impact sur l’information. Notamment sur les enjeux de la guerre russo-ukrainiene et aussi sur la collecte, le traitement et la diffusion de l’information en cette période.

Enjeux de conflits armés

Dans son mot de circonstance, le Recteur Jean Kabambayi Bwatshia a rappelé l’engagement de l’IFASIC  qui est celui de la recherche d’un meilleur service à la communauté congolaise au travers cette journée scientifique, en rapport avec la guerre Russo-ukrainienne. Au cours de ces échanges, plusieurs professeurs patentés ont partagé leurs savoirs sur la problématique de la guerre, ses causes et conséquences, et sur la place des médias face à tous ces enjeux.

Pour le Professeur Jean-Lucien Kitima qui s’est attelé  sur la guerre Russo-ukrainien, a épinglé les intérêts qui profitent aux deux états suite à la doctrine stratégique de l’ennemi étranger. Par apport aux conséquences de la guerre qui sont géopolitiques et géostratégiques, ces conflits dessinent un disfonctionnement au niveau de l’Europe et des pays satellites de l’Ex-URSS, profitant à la désinformation et à la déformation de la vérité.

Collecte, traitement et diffusion en temps de guerre

Pour sa part, le Professeur Georges Wawa a dévoilé les risques concourus  par les journalistes sur terrain au péril de leur vie et de leur sécurité, dont la profession est appelée à prendre en compte les calculs de risque dans son champ. Pour ce qui concerne la collecte,  le devoir risqué d’informer et le choix de ne pas y aller, ce sont des équations qui constituent des vraies interrogations les professionnels de médias, raison pour laquelle il a suggéré la mise en place de mécanisme de gestion de risques individuel el et institutionnels. « Entre la liberté et une forte contrainte professionnelle, les journalistes sont les cibles privilégiées des partis aux conflits armés qui cherchent à les contrôler et à leur imposer leur version des faits »  a-t-il révélé.

Dans cette situation, ceux-ci sont considérés en qualité de médiateurs censés être impartiaux et objectifs, dont la mise en vigueur en temps de guerre est faible.  Quant au traitement, il a fait mention des dispositifs de sources humaines et documentaires, auxquels les journalistes sont censés recourir  afin de recueillir et de fournir au public des informations complètes, neutres et précises.

Circulation des informations en ligne

A son tour,  le Professeur Arthur Yenga Maombe a affirmé qu’il est impérieux de prendre conscience que les réseaux sociaux sont des outils à manier avec prudence lorsqu’il s’agit de s’informer sur les récits de guerre. Et durant cette période, ces états utilisent les médias pour diaboliser l’adversaire, attirer la sympathie de l’opinion publique internationale en plaçant la corde sensible.

A  titre d’illustration, il a démontré que depuis le début de cette guerre Russo-ukrainien, le gouvernement russe via son régulateur multiplie des attaques contres les médias indépendants. Cependant, il a évoqué  les limites imposées aux medias indépendants russes et Ukrainiens, qui subissent des restrictions et sont interdits de diffuser les vraies images de guerre pour une pénalité de 12 ans de prison. « Les médias en ligne ne sont pas à l’abri de la désinformation au même titre que les médias traditionnels, a-t-il soutenu. 

Comme piste de solution, il a proposé quelques outils pour trouver les bonnes sources afin de ne pas se laisser manipuler, dont le fait de s’informer sur des comptes fiables, la vérification de l’authentification d’une image sur Google.

S’il faut le contextualiser pour le cas de la guerre qui est à l’Est de la RDC, Il a insisté sur le rôle des acteurs sociaux dans la circulation et la manipulation des informations, car le journaliste n’est plus le seul producteur de l’information.

En outre, il a demandé aux professionnels de médias à ne pas être embarqués aux axillaires des forces armés tout en demeurant impartial et à diffuser des vraies informations. Au terme de cette journée, tous les protagonistes ont encouragés les journalistes à étendre leurs limites et de mieux s’y prendre tout en veillant sur leur sécurité car la collecte de données en période de guerre s’avère risquée.

Niclette Ngoie

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