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*‘’Or, personnellement, malgré mon préjugé très favorable à Joseph KABILA KABANGE, je ne pense pas que le faire revenir au pouvoir maintenant soit une bonne idée. Pourquoi ? Parce que malgré ce qu’on pense, je trouve FATSHI-BETON très bon. En effet, ce qui laisse transparaître un sentiment d’échec de son premier mandat n’est pas de son fait mais, de son entourage méritoirement médiocre. Félix TSHISEKEDI a amené de l’apaisement démocratique dans le pays. On peut circuler, parler, s’exprimer librement, ce qui était problématique sous JKK. Nos téléphones portables ne sont plus fouillés et mon frère et estimé Lambert MENDE ne brouille plus Internet, enfin. C’est, entre autres,  pour toutes ces raisons,   que je milite pour un DEUXIEME MANDAT pour Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO  mais,  moyennant un profond remaniement de son entourage immédiat d’abord et,  plus loin,  dans le gouvernement de la République, en maintenant bien entendu Jean-Michel Sama Lukonde à la Primature,  grâce à ses performances intellectuelles, politiques rares dans ce pays. Il est encore temps de se rassembler, ceux qui se reconnaissent bétonnistes, deux ans,  ce n’est pas rien autour du Chef de l’Etat pour sauver son mandat par des actions salvatrices susceptibles d’apaiser le peuple congolais dans la dérive sociale, économique, politique, culturelle voire financières depuis plusieurs décennies. Au lieu de s’entredéchirer comme des chiffonniers moutonniers en place publique, alors qu’on est un parti au pouvoir, n’est que contre-productif. Aussi bien au pays qu’à l’étranger, en Europe surtout, les avis sont très tranchés et jamais tendres sur la gouvernance-UDPS, auquel il est reproché de faire,  à la fois,  l’opposition et le pouvoir, au point d’oublier de gouverner. C’est très grave. Dans un manuscrit encore à venir, nous reviendrons sur les certitudes de la réélection de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême en 2023’’, soutient, dans une Tribune de réflexion,  M. OSONGO-LUKADI Antoine-Dover, Habilité à Diriger des Recherches de Philosophie (Post-docteur),  (Université de Poitiers/France),  Docteur en Philosophie et Lettres (Université Catholique de Louvain/Belgique),  Professeur d’Universités et Membre de l’Association des Philosophes Américains (APA). ‘’Mais,  avant d’en arriver là, mon combat aujourd’hui n’est pas de défendre un individu, fut-il Président de la République démocratique du Congo, et donc premier Père Noel de la nation ; un pouvoir auquel je n’ai plus rien ni à avoir,  ni à attendre, car gratifiant sans compter les anciens bourreaux mobutistes, « kabilistes » (en réalité :  des ex-tortionnaires, meurtriers mobutistes rénovés, mieux, relookés  et   qui,  à leur époque,  bastonnaient les militants de l’UDPS  et les flinguaient comme du gibier; un pouvoir au service de leurs enfants, femmes, parents, amis et connaissances), sinon,  de ramener la balle au centre pour y apporter une vérité cinglante, que Félix Tshisekedi n’y est pour rien dans la tragédie, le sacrifice du peuple de l’Est du pays et qu’au lieu donc d’en être  complice, architecteur, il est lui aussi victime de l’hégémonisme, de l’impérialisme et de l’eugénisme rwando-occidental’’, ajoute-t-il, dans cette même analyse aux accents non complaisants, au regard des vérités  de l’histoire…
Tribune
Félix Tshisekedi au cœur du piège et de la tragédie congolais : le Président de la République n’en est-il pas plus  victime que responsable ou coupable ?
(Une analyse psycho-dramatico-diachronique de la situation politique du Congo-Kinshasa du Maréchal Mobutu  à Félix Tshisekedi)
Chants de cygne
C’est la déclaration de Félix Tshisekedi Chef de l’Etat et Président de la République Démocratique du Congo, fils d’Etienne Tshisekedi un des  nos éclaireurs politiques, dans une vidéo qui devint virale dans les réseaux sociaux sur la possible ou éventuelle balkanisation, effacement de notre pays, la République Démocratique du Congo, du concert des nations libres et souverains, au cas où nous n’assumions pas nos responsabilités et ne refondions pas l’unité autour de nous-mêmes comme nation et peuple autochtone, qu’il m’est venu à l’idée cette contribution politico-scientifique, elle-même inspirée d’un manuscrit, en cours d’élaboration, et datant déjà d’une décennie, au moment où j’échangeais par livres et articles interposés avec Honoré Ngbanda alors,  ancien Ministre de la Défense des défuntes et défaites Forces Armées Zairoises.  Ce manuscrit est intitulé : «Ceux qui conçoivent des génocides et ceux qui leur résistent. Réponse à Charles Onana sur le conflit à l’Est de la RDC ». Malgré nos désaccords fermes, je ne manquai jamais de saluer l’engagement d’Honoré Ngbanda pour l’intégrité des frontières de notre pays. Quoi qu’on ait dit et pensé, mort ou vivant, j’ai toujours vu en cet homme,  un pur nationaliste, un homme honnête, qui n’a jamais trahi son pays,  ni le Maréchal Mobutu qu’il a servi sans la moindre retenue. Contrairement à plusieurs servants du mobutisme, devenus kabilistes, juste pour conserver leurs avantages économiques et politiques, et se la couler douce, oubliant que nul n’est frappé du sceau de l’éternité et que seule perdure dans le temps et l’espace, la réputation, H. Ngbanda n’a jamais servi plus aucun pouvoir et est entré dans l’opposition jusqu’à ce que mort suive. Son patriotisme, son nationalisme ont effacé l’image d’un homme sulfureux qu’il trainait derrière lui comme un labyrinthe.
Paix à son âme et cela,  malgré ce que lui-même et  les Vunduawe nous avaient fait subir à l’Université de Lubumbashi où j’y avais été arrêté, molesté, capturé et renvoyé définitivement et,  par la suite,  relégué dans mon village natal avec interdiction de lire et d’écrire. D’autres collègues ne bénéficièrent jamais de la chance que j’eus, de revenir poursuivre mes études universitaires, après plusieurs semaines,  voire des  mois d’errance, mais uniquement grâce à la très généreuse intervention personnelle du Professeur ngbandi Pierre NZEGE auprès du Maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wazabanga. C’est le même NZEGE qui fit de ma pauvre personne,  son assistant, me trimbalât ci et là tantôt à Mbandaka,  tantôt à Kinshasa comme son assistant privé et finalement,  y contribua (en plus de me payer mes charges locatives à Kinshasa pendant plus de cinq ans, sans compter une aide financière conséquente, régulière, sans laquelle, avec un salaire de misère à nourrir un moineau, j’aurais pu mourir de faim si je ne devais compter qu’à ce salaire d’assistant), pour mon voyage d’études et des recherches doctorales en Belgique dans l’automne 1992.
Faisons attention à l’amalgame. A vouloir tout généraliser. A mettre tous les ngbandi, tous les tutsis, tous les baluba, tous les katangais, tous les batetela dans un même sac. Il y a toujours des bons comme des mauvais dans toutes les sociétés. Le professeur NZEGE, ancien Ministre, Député et Sénateur, a toujours été un homme généreux contrairement à d’autres ngbandi qui, malgré tous leurs crimes humains, politiques, économiques, financiers se la cirent déjà tout d’abord sous Mzee KABILA  et puis,  Joseph KABILA KABANGE et maintenant,  sous Félix TSHISEKEDI-BETON, et comme si de rien n’était. Heureusement que le peuple congolais n’a jamais de mémoire. On l’a souvent vu applaudir ses bourreaux, acclamer ses pourfendeurs, ses affameurs. Telle est la maladie typique d’un amnésique. Un peuple qui souffre donc du syndrome de Stockholm. Un syndrome qui voit, par exemple, un otage se prendre de sympathie pour son geôlier. 
Mais,  revenons au propos qui nous occupe personnellement. Il s’agit de savoir si Félix Tshisekedi est un commissionnaire attitré des rwandais, des américains, des européens occidentaux, et qui serait donc partie prenante de la vente de la RDC ou dans sa balkanisation en faveur des micro-Etats africains, dont le Rwanda de Paul Kagame,  en particulier. En tout cas,  c’est ce qui se dit dans des conversations courantes, les chansons populaires, voices, vidéos, transmis Whatsapp. Devons-nous laisser dire comme cela et donc conforter une fausse rumeur sans tête,  ni queue ou quelqu’un doit se charger d’y répondre afin de fixer l’opinion tant nationale qu’internationale ? C’est ma mission ici et maintenant.
Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es
En effet,  depuis son élection à la magistrature suprême, Félix Tshisekedi est pris en grippe par une grande partie du peuple congolais, à mon avis plutôt sous-informé et mal intentionné, et est accusé de complicité avec le régime sortant de Joseph Kabila et surtout de connivence avec Paul Kagame dans la déstabilisation de l’Est du pays et donc,  à l’origine des milliers de crime de guerre et contre l’humanité. C’est une accusation très grave qui,  si elle n’est pas éludée, éclairée risque de ternir, si ce n’est déjà pas  le cas, le régime et la personne de Tshisekedi,  lui-même aujourd’hui et des années-lumière.
Vu de l’extérieur, on ne peut que s’étonner et s’indigner de voir comment au lieu de s’en préoccuper, les bâtards de l’UDPS qui soi-disant accompagnent la vision du Chef de l’Etat, parti pour lequel nous avions donné notre vie et jeunesse, sont en train de se déchirer dans les égouts du pays entier pour se remplir les poches, garantir leurs ventres et anus et si ce n’est de  s’arracher le pouvoir.
En trois ans d’exercice de pouvoir, ces mécréants ont plus tiré le Chef de l’Etat vers le bas que vers le haut. A telle enseigne qu’au lieu de combattre ou de faire de l’ombre aux incorrigibles kabilistes qui, à leur époque,  avaient aussi fait tant de mal au fils légitime de Mzee Laurent-Désiré Kabila, en entrainant le pays dans une gestion chaotique sur tous les plans politique, économique, social, culturel, dont certains prêchant pour  le troisième mandat de Joseph Kabila (des juristes au rabais mais plutôt démodés, caricaturés, intellectuels blasphématoires,  voire la présidence à vie), les militants  de l’UDPS ont, en la faveur d’un tribalisme omnipotent et sans lendemain, fait preuve d’un manque de « vision politique pragmatico-socio-praxique » évidente,  d’un « agir communicationnel » (J. Habermas) et d’un « impératif catégorique » (E. Kant), et donc,  abandonné le terrain politique autour du Chef de l’Etat aux anciens ténors du Front Commun pour le Congo.
Toutes les vidéos et images en circulation, surtout ces derniers moments,  le montrent, que le Chef de l’Etat est de nouveau pris en otage par les caciques dudit regroupement politique. Mais,  était-ce de la faute de ces anarchistes et capitalistes du FCC? Il est plutôt vrai que le seul résultat positif auquel a eu droit le peuple congolais depuis l’avènement de FATSHI-BETON à la magistrature suprême est d’avoir assisté à la rapidité de l’enrichissement personnel de la part de  nouveaux acteurs politiques du CACH et de l’Union Sacrée de la Nation.
Ce qui fait dire au peuple, déprimé, trahi, que l’alternance politique, la passation historique du pouvoir entre un président sortant et un président entrant n’était que du pain béni pour les affabulateurs et affameurs du peuple. N’ayant pas trouvé son compte jusqu’à présent, même si le peuple a du mal à patienter, se disant ventre affamé n’a point d’oreilles, le peuple met tous ses malheurs, déboires sur le dos du Président de la République. Celui-ci ne sachant plus à quel saint se vouer,  au regard, il est vrai, de l’immensité de la tâche et  limité dans sa fonction et qui plus,  est abandonné par les pauvres conseillers qu’il a ramenés de la diaspora congolaise, n’ayant ni qualité, ni intelligence pour l’aider à surmonter la pente. Des conseillers chômeurs de longue durée en Europe et aux Etats-Unis et partout  ailleurs dans le monde où ils avaient fui le mobutisme et beaucoup plus la misère, que nous,  les militants de l’UDPS avons affronté à mains nues durant plusieurs années ; quant à ces conseillers véreux et très incompétents, sans compter ce qu’on appelle « les membres de la famille présidentielle », ils sont là uniquement pour s’enrichir, s’en mettre pleins les poches, coucher les femmes et couver leurs familles soi-disant « présidentielles ». 
Les « funérailles » de Joseph Kabila Kabange avaient-elles été bien organisées ?
Or, cela fait plutôt trois ans que j’écris des articles dans la presse pour expliquer au Président de la République de s’en séparer afin de nommer des vrais militants ou vrais citoyens (les compétences ne manquant jamais dans le pays) aux postes des conseillers autour de lui ; des personnes habituées à ne pas se nourrir, mais qui restent sous les arbres jours et nuits, malgré la chaleur, les pluies, les bastonnades de la police, pour lutter et atteindre un objectif précis. On peut dire tout ce qu’on veut sur Joseph KABILA KABANGE, mais une chose reste vraie, l’homme est franchement pragmatique. En 2018,  tout le monde l’attendait au tournant. On pensait qu’il allait s’accrocher au pouvoir comme lui conseillaient ses lèches-cul. Mais,  au bon moment, il a négocié sa sortie, sans eux. Il s’en était allé en douceur. Il a quitté son trône, se disant certainement qu’il y avait une vie après le pouvoir. Trois ans après, l’homme politique Kabila qui était décrié ne passe plus pourtant inaperçu dans la ville de Kinshasa. Le peuple ou une partie de ce qu’il en reste le supplie de rentrer au pouvoir. Quel échec et quelle défaite pour son successeur ? Et tout cela,  à cause de qui ? De la « diaspourie » qu’il a ramenée de l’Occident, dont le seul souci est leur nombril. Béni par le pragmatisme politique et  social, mais pas que la ruse, la raison, l’intelligence, et une maturité logique implacable aussi,  JKK ou YEMEYI n’a jamais hésité de se séparer de ses MALANDA NGULU qui le suivaient comme son ombre.  L’opinion populaire n’est pas dupe. Elle a compris, peut-être à tort ou peut-être à raison, qu’elle s’était trompée sur JKK et aimerait lui réinstaller un nouveau tapis rouge.
Or, personnellement, malgré mon préjugé très favorable à Joseph KABILA KABANGE, je ne pense pas que le faire revenir au pouvoir maintenant soit une bonne idée. Pourquoi ? Parce que malgré ce qu’on pense, je trouve FATSHI-BETON très bon. En effet,  ce qui laisse transparaître un sentiment d’échec de son premier mandat n’est pas de son fait mais,  de son entourage méritoirement médiocre. Félix TSHISEKEDI a amené de l’apaisement démocratique dans le pays. On peut circuler, parler, s’exprimer librement, ce qui était problématique sous JKK. Nos téléphones portables ne sont plus fouillés et mon frère et estimé Lambert MENDE ne brouille plus Internet, enfin. C’est, entre autres,  pour toutes ces raisons  que je milite pour un DEUXIEME MANDAT pour Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, mais moyennant un profond remaniement de son entourage immédiat d’abord et plus loin dans le gouvernement de la République, en maintenant bien entendu Jean-Michel SAMA LUKONDE à la Primature grâce à ses performances intellectuelles, politiques rares dans ce pays.
Il est encore temps de se rassembler, ceux qui se reconnaissent bétonnistes, deux ans,  ce n’est pas rien autour du Chef de l’Etat pour sauver son mandat par des actions salvatrices susceptibles d’apaiser le peuple congolais dans la dérive sociale, économique, politique, culturelle voire financières depuis plusieurs décennies. Au lieu de s’entredéchirer comme des chiffonniers moutonniers en place publique, alors qu’on est un parti au pouvoir, n’est que contre-productif. Aussi bien au pays qu’à l’étranger, en Europe surtout, les avis sont très tranchés et jamais tendres sur la gouvernance-UDPS, auquel il est reproché de faire,  à la fois,  l’opposition et le pouvoir, au point d’oublier de gouverner. C’est très grave. Dans un manuscrit encore à venir, nous reviendrons sur les certitudes de la réélection de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême en 2023.
Mais,  avant d’en arriver là, mon combat aujourd’hui n’est pas de défendre un individu, fut-il Président de la République démocratique du Congo, et donc premier Père Noel de la nation ; un pouvoir auquel je n’ai plus rien ni à avoir,  ni à attendre, car gratifiant sans compter les anciens bourreaux mobutistes, « kabilistes » (en réalité :  des ex-tortionnaires, meurtriers mobutistes rénovés, mieux, relookés  et   qui,  à leur époque,  bastonnaient les militants de l’UDPS  et les flinguaient comme du gibier; un pouvoir au service de leurs enfants, femmes, parents, amis et connaissances), sinon,  de ramener la balle au centre pour y apporter une vérité cinglante, que Félix Tshisekedi n’y est pour rien dans la tragédie, le sacrifice du peuple de l’Est du pays et qu’au lieu donc d’en être  complice, architecteur, il est lui aussi victime de l’hégémonisme, de l’impérialisme et de l’eugénisme rwando-occidental.
Comme tous les prétendants à la fonction de Président de la république, Félix Tshisekedi a trouvé cette tragédie et quittera ses fonctions, sans jamais solutionner quoi que ce soit, tout simplement parce qu’il n’a pas les moyens de sa politique à ce sujet et qu’il faut donner la parole à l’ONU, aux USA, à la France, à l’Allemagne, au Royaume-Uni, au Canada. Car,   ce sont  eux qui ont la clé.
Notons que même s’il le voulait, Félix TSHISEKEDI à la Belgique, ne saurait s’y opposer frontalement, quitte à se payer,  lui-même,  un permis pour l’au-delà comme précédemment avant lui,  Patrice-Emery Lumumba, Pierre Mulele, Simon Kimbangu, le camarade Mzee Laurent-Désiré Kabila. N’importe qui même l’entêté Martin Fayulu, l’homme fort Jean-Pierre Bemba, le libérateur Moise Katumbi ou je ne sais qui d’autre lui succédera connaitra le même sort et cela aussi longtemps que nous n’aurions pas réussi à mettre la barre du rapport des forces là où le Maréchal Mobutu, qu’on le veuille ou non, l’avait fixée plus haut au moment de sa prise du pouvoir le 24/11/1965 jusqu’aux années 70-80 ; à la tête d’une armée qui envoyait ses troupes partout en Afrique dans les champs d’opérations militaires et gagnait des victoires ; une armée formatrice des diverses forces armées panafricaines.
Ce n’est pas en jouant au jeu de ping-pong, au domino ni encore moins en faisant l’autruche que nous y arriverons. Une révolution culturelle à la Mao Tse Toung s’avère impérieuse.
Dans l’état actuel de la RDC, la démocratie à l’Occidentale ne suffit plus. La mentalité est devenue tellement rétrograde, en déliquescence, en lambeaux, qu’il faut comme à l’époque du Maréchal MOBUTU au Zaïre, aujourd’hui en Ouganda, au Soudan, au Mali, au Burkina Faso, au Rwanda, etc. un président-militaire. La discipline militaire est une nécessité pour redresser un peuple plongé dans des antivaleurs qu’il a transformées en vertus cardinales, d’excellences. La démocratie nous a fait perdre trop de temps. Et pendant ce temps, les autres en profitent, le Rwanda, l’Occident, les USA, la France, la Belgique, le CANADA, etc. Le désordre actuel est dû à la démocratie. Il faut l’interrompre si l’on tient au retour à l’ordre et donc au vrai pouvoir et à la bonne gouvernance.
Un pouvoir fort est encore nécessaire pour redresser les mentalités, remettre de l’ordre, sécuriser les frontières du pays qui,  à l’heure d’aujourd’hui,  n’existe plus. Voilà pourquoi,  je milite pour la militarisation de la République Démocratique du Congo. La force ramènera l’ordre et l’ordre fera revenir la démocratie toute seule lorsque les institutions auront été téléchargées et reformatées, dans l’état actuel la démocratie est une distraction…Un dossier à suivre…
Craintes de balkanisation
Si j’affirme sur l’honneur haïr Paul Kagamé,  le Chef d’Etat rwandais et ses acolytes qu’ils soient de son pays, de l’Ouganda, du Burundi, ou de la République Démocratique du Congo (RDC) parce qu’ils sèment la mort, la misère dans la population civile et citoyenne du Kivu et d’autres territoires de la partie septentrionale de la RDC, je dis par ailleurs que le livre de Ch. Onana «Ces tueurs tutsis au cœur de la tragédie congolaise » est dans sa fondation tout comme dans sa formulation un appel à la haine ethnique. Et qu’on se le dise cet homme qu’on appelle Kagamé ne m’a pas payé un centime pour « contrarier » les arguments de Ch. Onana qui l’accusent, mais pas uniquement lui, son ethnie mêmement, d’être en amont et en aval de ce qu’il qualifie, pourtant non pas moins sans raison, de tragédie congolaise.
La question serait, en revanche, celle de savoir pourquoi et comment il m’arrive de m’opposer à celui qui, tout en n’étant pas congolais, Ch. Onana, dénonce ce que d’aucuns en RDC n’osent faire, beaucoup préférant faire le ventre plat afin d’échapper inaperçu à la vindicte populaire, mais quitte à se mettre pleins les poches au détriment des vrais bénéficiaires : le peuple congolais et celui du Kivu en particulier ? Parce qu’en effet, et soyons humanistes, la thèse de Ch. Onana ferait courir aux tutsis en tant que tutsis le danger d’un autre génocide si tant il est vrai que les nazis ont conforté, à leur époque, le racisme voire le négationnisme grâce aux écrits de Hegel, de Nietzsche et de tant d’autres. Qu’est-ce qui nous dit que demain des congolais mal inspirés, une fois au pouvoir, ne s’empareront pas des thèses de Ch. Onana pour se venger des tutsis ayant fait ou non quelque chose en territoire congolais ? Qu’à cela ne tienne, mon réquisitoire se veut en cent pour cent scientifique. En d’autres termes, il se situe en cent lieues d’une quelconque quête idéologique ou politicienne. Parce que je pars de l’idée selon laquelle un scientifique n’a pas d’ethnie, de tribu, de clan, de race. Si la vérité est têtue, elle est,  cependant,  libératrice, neutre, objective et opposable à tout un chacun.
De là ma détermination de montrer que la principale et unique limite de la démarche du « jounaleux » en mal de notoriété consiste dans sa non-prise en compte de la méthode historique, voire de la vision diachronique de ce qu’il appelle à juste titre, du reste, « tragédie congolaise », il y en a qu’un pas. C’est l’hypertrophie méthodologique qui conduisit Ch. Onana à limiter la tragédie congolaise à l’invasion tutsie, c’est-à-dire,  au seul « interventionnisme » tutsi en RDC, plutôt qu’à d’autres invasions, que je relèverai dans un moment, il suffit de s’armer d’un peu de patience.
Le présent ouvrage n’est pas seulement qu’une réplique à la méthode à mener afin de cerner de plus près la tragédie congolaise, mais il proteste contre un mensonge dont les conséquences politico-sociologiques, si elles n’étaient pas contenues ici et maintenant, embraseraient pour des années encore et toujours,  la Région des Grands Lacs africains  et la RDC,  plus particulièrement. Le génocide n’est pas seulement qu’un crime contre l’humanité, il est également impensable et imprononçable.
C’est pour cela que ma démarche de marxiste, d’humaniste, et d’universaliste a toujours été, et de tout temps, malgré les meurtres et les viols de femme, et des hommes innocents au Kivu, d’empêcher que demain d’autres morts viennent s’ajouter sur ceux qu’il y en a aujourd’hui. Telle est la principale ligne de force de ma démarche.
Mais, avant d’en arriver là, qu’on me permette de situer l’attention des lecteurs potentiels sur le mot génocide. Le terme génocide est un néologisme formé en 1944 par Raphaël Lemkin, professeur de droit américain d'origine juive polonaise, à partir de la racine grecque genos, « naissance », « genre », « espèce », et du suffixe cide, qui vient du terme latin caedere, « tuer », « massacrer ». Le terme est apparu pour la première fois dans son étude Axis Rule in Occupied Europe en 1944 (le mot est introduit au chapitre IX intitulé « Génocide ») pour tenter de définir les crimes perpétrés par les nazis à l'encontre des peuples juif, slaves et tzigane durant la Seconde Guerre mondiale, ceux commis par le gouvernement des Jeunes-Turcs de l'Empire ottoman à l'encontre des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale, et ceux dont furent victimes les Assyriens en Irak en 1933.
Définissant ce mot hybride dans une étude publiée par la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale (Axis Rule in Occupied Europe) comme le crime contre l'humanité perpétré par les nazis contre les peuples juif et tzigane durant la Seconde Guerre mondiale, il écrit : « De nouveaux concepts nécessitent de nouveaux mots. Par génocide, nous entendons la destruction d'une nation ou d'un groupe ethnique. ». Le nettoyage ou épuration ethnique est un terme désignant diverses politiques visant à obliger des groupes ethniques à quitter leurs habitats pour s'installer ailleurs (déplacement forcé, regroupement forcé). Ce terme peut aussi bien désigner l'émigration forcée, le transfert de populations ou la déportation, voire le génocide d'une communauté préalablement discriminée sur des critères religieux, linguistiques, sociaux, idéologiques, stratégiques ou une combinaison de critères.
Le racisme-ethnocentrisme  du journaliste Charles Onana
Au commencement, donc, était les Bantous, et après vinrent ou s’ajoutèrent dans la gabegie et la tragédie les Tutsis et leurs parrains occidentaux étasuniens, belges, français, anglais, allemands, etc. La plus grosse erreur de Ch. Onana a, donc, été celle de couper le jambon très vite au milieu : la tragédie du Congo/Kinshasa = les Tutsis de Paul Kagamé et compagnies. Cette erreur est très grave en ce qu’elle risque d’être mal interprétée plus tard si un jour un pouvoir excessivement nationaliste prenait le pouvoir à Kinshasa. Parce qu’on ne tardera pas à assister de nouveau aux scènes horribles des fusillades d’août 1998 où des tutsis, de faciès ou non, se firent tirés dessus comme des petits lapins dans les rues et ruelles de Kinshasa. Ce fût à la suite de la tentative de renversement du grand camarade Mzee Laurent-Désiré Kabila le 02 août 1998 par la soldatesque tutsie, mais sous les ordres de l’administration Clinton et leurs alliés traditionnels belges, anglais, allemands, français et canadiens.
Dans l’intention, j’affirme sans discontinuer que le titre du livre de Ch. Ohana constitue un appel à la haine ethnique contre les Tutsis du Congo, du Rwanda, du Burundi, et d’ailleurs. Pourquoi ? Parce qu’il s’en était mêlé les pinceaux quant à l’usage de la méthode historique au cours de l’analyse et l’examen de ce qu’il nomme « tragédie congolaise ».
Pourtant dans « Les crimes organisés », Honoré Ngbanda – mobutiste pur et dure - ne la commet pas (cette erreur-là). Parce qu’il commence l’histoire des tels crimes, et donc, de la tragédie du Congo/Kinshasa plus loin, déjà, dit-il, lui-même lorsque dans le cabinet du colonel Joseph-Désiré Mobutu, un sujet tutsi rwandais au nom de Bisengimena Rwema était directeur ; il dit que cet homme avait été imposé par les Américains et les Belges, et qu’à cause de la présence de cet énergumène aux côtés du Lieutenant-colonel Joseph-Désiré Mobutu de l’époque, le Congo/Kinshasa n’avait plus aucun secret d’Etat. Mais n’est pas Honoré Ngbanda qui le veut, car en dépit de son mobutisme passif et toujours actif, cet homme est un grand talent scientifique, académique et politique, en tout cas j’en ai trop de respect pour ça. L’homme n’aime pas Paul Kagamé, et tous les Tutsis encore moins, mais quand on lit son livre, il est loin d’agir comme Ch. Onana qui court-circuite l’histoire dans son évolution dialectique, le contenu linéaire de la soi-disant civilisation occidentale dans ses immenses contradictions. C’est ainsi qu’on peut y lire, entre autres, ceci : « Lorsque la communauté internationale, par la voix de l’ONU, commença à faire pression pour l’émancipation des Africains et pour leur développement social, économique et politique, les colons belges se sont trouvés pris au piège de leur propre système. Les féodaux tutsi s’opposaient aux réformes timides amorcées par le pouvoir colonial belge. Pour ne pas perdre leurs privilèges, les « seigneurs » tutsi ont déclenché dans les années 1950 le mouvement de lutte pour l’indépendance du pays. Mais, la majorité hutu n’a pas voulu laisser le monopole de cette action aux féodaux tutsi. En 1957, quelques intellectuels hutu dénoncèrent, dans un document appelé « Manifeste des Bahutu », l’injustice, la& discrimination et l’exploitation du peuple hutu. La réaction des « seigneurs » tutsi fut brutale. Le roi Mutara Charles Rudahigwa ordonna une action de représailles très violente à l’endroit des auteurs du manifeste. Mais, la machine de l’histoire, une fois lancée, s’arrête difficilement. Ce fut le cas au Rwanda. Prise dans l’élan de la révolution et soutenue par le vent des indépendances qui soufflait sur l’Afrique, la majorité hutu exerça une forte pression sur les colons belges et obtint en 1959 des réformes agraires et démocratiques. Les terres monopolisées par les féodaux furent redistribuées. C’est alors que les Tutsi, frustrés et humiliés, préférèrent prendre le chemin de l’exil vers le Congo belge, l’Ouganda, et la Tanzanie. Le Congo belge accueillera la plus grande vague des Tutsi-rwandais sur son territoire. Ce sont ces Rwandais-là qui constituèrent la première source des conflits que nous connaissons aujourd’hui en République Démocratique du Congo avec le Rwanda ».
Cet extrait tiré du livre de H. Ngbanda résume à lui seul les angoisses exprimées dans l’ouvrage de Ch. Onana et celles énoncées dans ma réplique. Son seul mérite n’a pas été, comme chez Onana, de livrer le peuple tutsi dans son ensemble à la vindicte populaire, ni encore moins de le laisser-donner à la vengeance de l’histoire. H. Ngbanda montre, et à juste titre, l’esprit dominant ou dominateur, voire naturellement conflictuel que le peuple tutsi (acolyte du peuple juif dans ses manies fascistes, totalitaires), perpétue partout où il y met pieds, c’est-à-dire exactement comme ceux dont ils se disent frères et amis basés au Moyen-Orient. De telle sorte qu’ils font tout pour être premiers, mais très souvent en désordre.
Certes, il ne s’agit que d’un court extrait, mais d’une signifiance absolue. Dans ce court extrait, l’ancien Terminator du Zaïre évoque tous les facteurs qui sont à l’origine de la tragédie congolaise. C’est-à-dire l’objet même du non-ouvrage de Ch. Onana. « Non-ouvrage », parce que c’est un tissu de haines, de mensonges … Ledit extrait commence par évoquer la barbarie coloniale belge, l’ethnocentrisme tutsi aidé en cela par les pères de l’église catholique belge, l’intrusion des espions tutsis au cœur même du pouvoir Zaïro-congolais pour le compte des Etats-Unis d’Amérique et des principaux pays européens. Parlant du dossier concernant un certain « B.B. », et qui n’était rien d’autre que Barthélemy Bisengimena Rwema, monsieur H. Ngbanda dit tout simplement qu’il « était impressionnant, avec des ramifications dans tous les secteurs de la vie nationale ». Et, il raconte comment, à son avis le : « Directeur tout puissant du cabinet du président de la République pendant onze ans, Barthélemy Bisengimena a été, sans conteste, le vrai patron du gouvernement du Zaïre durant toute la période de ses fonctions à la présidence de la République. Il convoquait et donnait des ordres directement à tous les ministres de Mobutu. Aucune nomination importante au sein de l’administration publique ou des entreprises d’Etat ne pouvait se faire sans son aval. Il était le passage obligé des ministres pour accéder au président de la République. C’était lui le vrai Premier ministre du pays. Et je ne pense pas être contredit par les collaborateurs du président Mobutu de cette époque-là, quand j’affirme que Barthélemy Bisengimena a eu les pouvoirs d’un véritable Premier ministre qu’aucun autre Premier ministre constitutionnel n’a jamais eu après lui ! ».
Mais, entre nous soit dit en passant, c’était de la faute de qui si un étranger a eu des tels pouvoirs dans le pays de Ngbanda et compagnies si ce n’était pas un accord tacite passé entre les deux étrangers qu’étaient Mobutu et Bisengimena, l’un togolais (nous le savons aujourd’hui, à l’époque personne ne pouvait s’y risquer, la vérité, dit-on, finit toujours par triompher) et l’autre rwandais ? Au point de me dire qu’ils se seraient mis tous les deux d’accord pour enculer, faire chier le peuple congolais ? Tous les pouvoirs que ce Bisengimena avait de vie et/ou de mort sur chaque citoyen congolais lui venaient n’est-ce pas de l’autre non-congolais qu’était le Lieutenant-colonel Joseph-Désiré Mobutu de l’époque ? L’un d’origine rwandaise, l’autre de souche togolaise, ne l’oublions jamais !
La seule faiblesse, soit dit en passant, de l’ouvrage de H. Ngbanda, je viens de le dire,  il y a un moment, était d’y être resté silencieux sur les rapports secrets, suspects qu’entretenaient les deux étrangers qu’étaient Mobutu et Bisengimena et qui gouvernaient le Congo/Kinshasa. De même sur ses attaques, que je partage du reste, contre l’administration démocrate via Bill Clinton, qui ont été d’une virulence sans partage, mais dans le même temps rien sur l’administration républicaine via Ronald Reggan et G. Bush père, parce ces deux dernières administrations républicaines étaient amies avec l’ex mentor de M. Ngbanda le Maréchal Mobutu ! On peut s’en étonner, certes, mais H. Ngbanda n’est pas un ingrat, car il sait que ces deux derniers président américains soutenaient son fameux oncle Mobutu à bout des bras !
Un esclave est un être humain vidé de toute sa dignité humaine, de toute valeur, de toute conscience, de toute volonté propre, de tout idéal et privé de toute consistance ontologique et axiologique, mais aussi de ses libertés et de ses droits. Lui-même, son épouse et ses enfants sont des objets, des animaux, des propriétés privées de son Maître. Certains congolais ont accepté, bien volontiers, d'être les esclaves de la mafia occidentale. De telle sorte que la plus grande arme du Maître, c'est l'esclave lui-même. La plus grande arme du colonisateur, c'est le colonisé lui-même. Et, enfin, la plus grande arme du néo-colonisateur, c'est le néo-colonisé lui-même. C’est ce qu’on appelle le syndrome de Stockholm.
Néanmoins, il n’en reste pas moins vrai que H. Ngbanda était un politicien intelligent et un écrivain de premier plan même s‘il n’était pas prêt à mettre son intelligence au service du bien, par exemple dans la stabilité politique de son pays dont dépend l’éveil et la stabilité économique, sociale, culturelle, financière, minière, technologique. Malheureusement au lieu de ça, alors que pendant trente-deux ans de règne sans partage avec son oncle Mobutu, ils ont gouverné ce pays comme leur village de Gbadolite, et qu’en fuyant, ils l’ont laissé sur des béquilles, au lieu de reconnaître leurs méprises et insuffisances, il préfère au contraire, après la mort de son oncle dictateur, courir toutes les chancelleries occidentales pour entraver, obstruer, avec l’aide de ses partisans dénommés « combattants », le travail de reconstruction générale entamé de prime abord par Mzee Laurent-Désiré KABILA et trois ans après par son fils légitime Joseph Kabila Kabange ancien président de la République Démocratique du Congo. Enfin, parce que l’homme est et restera jusqu’à sa mort Terminator. C’est-à-dire,  sans cœur. Il est d’une mauvaise foi « angélique » et plutôt océanique. Malgré un bilan politique, économique, social, culturel au moment où son oncle et lui-même étaient au pouvoir, totalement nullissime, il avait encore le courage et l’audace de donner des leçons de démocratie et de bonne gouvernance au peuple ex-zaïrois qu’ils ont appauvri, malmené, réduit en esclave jusqu’à la moelle épinière !!! Oh ! Quel sacré personnage fut ce cher Honoré NGBANDA ?
Mais bon, et quoi qu’il en soit, je le redis de nouveau avec l’honnêteté et la sincérité que me reconnaissent même mes plus grands détracteurs, nul n’est, en effet, prophète même dans son propre pays, car qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, H. Ngbanda reste un « intellectuel » de premier plan, même si encore une fois il mettait cette intelligence au service du mal, et cela depuis la nuit des temps. Hélas ! Il restait, néanmoins, un écrivain prolixe et très documenté. La preuve son livre « Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux », est de loin meilleur, illustratif, significatif par rapport à celui de Ch. Onana.
D’ailleurs, et selon ma pure perception, l’ouvrage de Ch. Onana « Ces tueurs tutsis au cœur de la tragédie congolaise » serait une copie recto-verso de celui d’H. Ngbanda « Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux » ! Parce que la thèse qu’étaye Ch. Onana sur le rôle néfaste des Tutsis au Congo/Kinshasa était déjà présente dans ledit ouvrage d’H. Ngbanda. Mais,  malin comme il était, il n’est pas étonnant qu’il ait financé lui-même son désormais acolyte Onana (de citoyenneté camerounaise) pour qu’il embraye de nouveau sur la détestation tutsie (dont je ne dis jamais qu’elle était gratuite au regard des millions de femmes, de filles, et d’hommes innocents massacrés, violés, mais malheureusement mal posée, mal exprimée, mal dite, mal parlée, mal exposée) pour s’attirer par procuration l’estime, l’admiration, l’assentiment du peuple inculte congolais, surtout de la diaspora, amnésique et inculte dans sa majorité, car chez eux c’est la musique, la bière, les femmes, les « théâtres  de chez nous » qui priment, le destin du Congo-Kinshasa ne les intéressent nullement), en dépit des facilités sociales, culturelles, financières dont ils disposent !
De là, il me revient à penser que les mobutistes sous les ordre de H. Ngbanda et dont le message ne passait plus dans l’opinion congolaise à raison du mal que lui et son oncle Mobutu avaient fait au pays -, pourraient avoir  « utilisé » le journaliste Ch. Onana, camerounais de son état, et donc insoupçonnable par l’opinion congolaise, lui au moins, dira-t-on, n’a aucune raison de prendre parti pour telle partie ou pour telle autre partie, mais échec et mat, certains visionnaires comme nous avions tout compris dès le départ. Nous y avons perçu l’arnaque, la manipulation de discréditer, à tort ou à raison, les réseaux mafieux tutsis qui ont chassé leur maître Mobutu du pouvoir.
Le plus étonnant est que personne, cependant, dans l’opposition anti-Kabila de l’époque ne chercha point à savoir qui payait à M. Onana les billets d’avion de Paris à Ottawa/Montréal en transitant par New York, Bruxelles, Amsterdam, Berlin, Londres pour distiller sa campagne anti-tutsie ? On est écrivain, on écrit son livre, on le publie, et celui-ci assure et assume son parcours tout seul. Mais parcourir le monde – même au nom de le promouvoir – cela ne s’était jamais vu dans le chef d’un pauvre journaliste afro-noir, sauf à être le Maréchal Paul Biya en personne, par exemple !!!
En tout cas, à force de crier au loup toute sa vie, on joue avec le feu. Le congolais est avant tout l’assassin de son propre pays. Avant de s’attaquer aux tutsis, ou à leurs réseaux, les soi-disant « vrais » congolais devront avant tout faire un travail d’autocritique  sur eux-mêmes.
Seule,  une telle remise en question aidera le pays des héros Lumumba, Mulele, Kimbangu, Mzee Kabila à compter parmi les nations fortes et prospères. Le Congo/Kinshasa a besoin d’un Oscar Wilde, qui montrait, en effet, comment un « idiot utile » qui connaissait bien le prix d’un objet qu’il voulait s’approprier, mais ignorait tout de sa valeur réelle. Le congolais est, pour moi, cet « idiot utile ». Ni plus,  ni moins.  C’est le type d’idiot sensé. Mieux, un intellectuel-analphabète ! En vérité, je m’en voudrais de ne pas prendre pour illustration matérielle l’interview du Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange au New York Time où il s’inquiétait de sa classe politique fainéante, irresponsable, corrompue, prostituée, dégueulasse … Car,  n’ayant d’attrait, selon toujours le Président de la République, qu’au vole, aux détournements de deniers publics, aux boissons alcoolisés, aux femmes, aux musiques. Mais rien dans la tête pour concevoir, pour imaginer, pour créer, pour produire, et ni encore moins pour inventer l’histoire.
Chaque pays a une histoire. Mais aussi,  une phronèsis historiale qui exige qu'on interroge cette histoire-là. C’est la moindre de chose quand on s’adonne à écrire sur l’histoire d’un pays donné. Pourquoi ? Parce qu’il y a dans l’histoire d’un pays un aspect à la fois linéaire et dialectique. Malheureusement pour Onana, il n’en fît jamais cas.
C’est pourquoi, qu'il le veuille ou non, sa principale lacune se situe dans son mépris pour la méthode historique. On verra que ma suspicion n’est pas gratuite. Car, au nom de quelle stratégie macro-politique, Onana ne s’attaque-t-il pas à Mobutu Sese Seko, ni à Ngbanda dans la responsabilité que ceux-ci portent dans le déni vital de l’ex-Zaïre, s’il n’y avait pas un pacte numéraire entre lui et les mobutistes ne respirant que sous les aisselles de Mobutu ? Réponse : parce qu’Onana était en quelque sorte en service commandé payé par les mobutistes, dont  H. Ngbanda en personne dans le but de régler leurs comptes avec une partie de cette histoire de la tragédie congolaise dont le peuple tutsi est responsable.
C’est le seul moyen pour les mobutistes d’atteindre, du moins espéraient-ils, directement ou indirectement le pouvoir en place à ce moment en République Démocratique du Congo sous JKK et aujourd’hui sous FATSHI-BETON.
Pourtant la méthode historique permet de partir d’une analyse historique bien impartiale consistant à relever les étapes suivantes : 1°La pré-colonisation : Etat indépendant du Congo avec Léopold II roi coupeur des têtes, membres inférieurs et supérieurs. 2° La colonisation belge. 3° La confiscation, la falsification historique du pays par le régime mégalomaniaque, mythomaniaque, paranoïaque de Joseph-Désiré/Maréchal Mobutu Sese Seko du 24 novembre 1965 au 17 mai 1997. 4°L’entrée de la troupe politico-militariste tutsie, et celle des Forces de l'Alliance pour la Démocratie et la Libération (AFDL) incarnée par le Camarade Mzee Laurent-Désiré Kabila. Or, qu’est-ce qu’a fait Ch. Onana ? Eh bien,  il n’a pris en compte que le dernier et quatrième moment. Ce qui en fait, je ne le répéterai jamais assez, une description lacunaire, fausse, lamentable, pitoyable de cette tragédie. De là à ses accointances avec les puissances mobutistes qui ont probablement financé son ouvrage afin de taire les années Mobutu, symbolisant la longue période machiavélique et prédatrice à la solde de ce dernier et de ses chers frères ngbandi et amis occidentaux il n’en restera que cent mètres. Pourtant, ce sont eux les mobutistes qui ont « tragédisé » (si je puis me permettre ce « néologisme » le pays). Parce qu’ils avaient tout préparé. Mobutu, souvenons-nous, n’arrêtait jamais de menacer son propre peuple « après moi ce sera le déluge ». Ainsi au lieu  au lieu de lui promettre la lumière et bonne continuation comme font tous les autres pères de nations responsables, Mobutu lui promettait la malédiction. Il  ne croyait pas si bien dire « Ma tête je la vendrai très chère ». Il  avait fini par fuir Kinshasa à vélo, abandonné par la terre entière, sa propre armée cherchant à abattre son avion et ses restes reposent en ce moment au petit cimetière de Rabat au Maroc. Quelle personne sensée comprendrait cela alors les menaces jadis du Maréchal Mobutu, qui fit danser, chanter et danser nos parents et nous-mêmes tels des abrutis ? Onana, certes.
Comment, donc, expliquer que Ch. Onana, dont la fonction est journaliste, a-t-il laissé passer toutes les âneries de l’époque Mobutu et ses frères ngbandis sous silence ? Parce qu’il a été certainement payé par les mobutistes. Sans doute. Raison pour laquelle il a accepté faire le sherpa. De parcourir le monde entier pour répandre la « bonne nouvelle » proclamée par lui et ses parrains mobutistes. Malheureusement,  sans qu’aucun congolais instruit ou non, civilisé ou non n’ait posé la question de savoir qui payait tous ses voyages à travers la planète ? Le faisait-il exceptionnellement et uniquement pour les beaux yeux de congolais ? Où parce surfant sur l’analphabétisme majeur du peuple congolais instruit ou non instruit, il se savait en terrain conquis ? Parce qu’il aimait mieux le sol congolais que les congolais eux-mêmes, ou bien parce que c’était une façon à lui de s’enrichir comme il sait que le congolais n’avait que de très peu de familiarité avec l’écriture et la lecture ? A supposer même qu’il l’ait fait par ses propres moyens financiers, Onana était-il devenu si riche qu’il pouvait, comme ça, investir dans des causes de charité ? ou qu’il était devenu une sorte de Bill Gates, de prince d’Arabie, voire de madame Betancourt patronne richissime de l’Oréal ?
3. Un « messie » au royaume des « non-voyants »-et-« non pensants
L’idéal dans le dialogue que l’homme noir inaugure avec l’homme blanc doit être celui des créateurs, des producteurs, et d’introducteurs de l’invention dans l’histoire. C’est uniquement, et à cette seule condition qu’un partenariat surgira comme il a surgi aujourd’hui entre le monde occidental et le monde extrême-oriental par le Japon, la Chine, l’Inde interposés. L’idéal également aurait été, en plus de devenir partenaires des Blancs, que chaque afro-noir écrive par et pour lui-même l’histoire de son pays. Ainsi, on évitera de tomber dans la caricature, et donc dans l’approximatif. Le livre de Ch. Onana fait justement partie de la caricature et de l’approximatif. Ne laissons donc pas faire faire à d'autres citoyens du monde ni le soin ni l’opportunité d’écrire notre histoire. Parce que chacun dans son pays est plus que témoin, car étant à la fois acteur et spectateur des problèmes, des souffrances, des misères, des bonheurs, des malheurs de ses compatriotes.
Cependant, en marge de ce qui vient d’être dit, il y a un instant, il y a tout de même une question que j’aurais aimé poser aux grands historiens de l’Afrique noire qu’étaient, entre autres, Kizerbo, Th. Obenga, Leon de Saint Moulin y consistant à savoir si à partir de la somme des histoires particulières relevant de chaque pays africain noir, il pourrait y être bâti un cours d’histoire d’Afrique noire comme on en a eu dans la grille horaire en première et deuxième année de graduat à l’Université de Lubumbashi ? En attendant que quelqu’un me réponde, moi je ne le crois pas. Parce qu’on doit tenir compte des particularités génétiques et culturelles des Africains noirs. Le fait d’être noir, ou d’avoir la couleur noire, et d’habiter le continent africain ne donne pas automatiquement droit à un cours de ce genre. Pourquoi ? Parce que cette histoire dite noire n’est ni unique ni uniforme ; elle est variée, dispersée, car chaque pays a son histoire propre. A telle enseigne que parler d’histoire de l’Afrique noire me semble déplacé,  voire une aberration monumentale.
Ce que j'entends dire consiste dans l’idée d’une fatalité noire, mais qui n’existe pas. Celle dans laquelle tous les pays africains seraient tous pauvres, tous maudits, tous aliénés, tous méprisés, tous injuriés, tous pourris … et où il n’y avait rien à faire, car l’homme blanc est le plus intransigeant, le plus fort, et où jamais l’homme noir ne l’égalera, car c’était déjà écrit comme ça. Quand on regarde de très près certains noirs tels de citoyens sénégalais, maliens, nigériens, béninois, burkinabés et dont se moquent, entre autres, les soi-disant « Sapeurs » du Congo/Brazzaville, du Congo/Kinshasa, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire parce qu’ils avaient de chaussures, de pantalons, de chemises, de dessous, de chaînettes dernier cri, entre autres, que n’avaient pas ceux dont ils se moquent, on comprendre la nullité de l’homme africain globalement, qui donne l’importance à l’inessentiel. Or pendant ce combat psychologique ceux dont une partie de l’Afrique se moquent s’avèrent plutôt mieux organisés, intelligents, économes, « créateurs », « producteurs », « inventeurs ». De retour en Afrique après une longue période diète en Europe,  ils en viennent au secours de leurs populations respectives, notamment par la construction des bâtiments, des puits d’eau, des écoles, des hôpitaux, des maternités, des dispensaires, des maisons adaptées au climat tropical, équatorial.
Comment veut-on -, en comparant ces deux types de Noirs d’un côté ceux qui flambent et de l’autre côté ceux qui se foutent de leur apparence extérieure pour se dévouer, tant soit peu, aux côtés de leurs gouvernements respectifs, ou simplement des ONG pour restaurer un vivre-ensemble confortable et durable -, vouloir ou ne-fût-ce que penser un seul instant bâtir une histoire de l’Afrique noire : on a d’un côté, on vient de le voir, des Noirs plus responsables, économes, prévoyants tandis que de l’autre côté des Noirs joviaux, amusants, souriants, ricaneurs, rieurs, irresponsables, enfantins, et insouciants que rien n’arrêtent, même pas la mort, pour s’offrir la dernière griffe mise sur le marché de Bruxelles, de Paris, ou de Londres ; l’essentiel pour ces fils de pute étant de paraître, un point c’est tout.
De l’avenir de leur pays, de leur peuple, voire de leur avenir propre, ils s’en foutent éperdument. Parce que, les autres notamment les services sociaux européens pour ceux qui déambulent jours et nuits dans les capitales occidentales les mieux nanties, loties s’occuperont de leur enterrement et de ceux de leurs membres de famille et donc de leurs femmes et enfants … Comme le confort n’est jamais éternel, les mêmes flambeurs une fois dépouillés de tout et du tout, finissent par regagner leurs pays d’origine la soixantaine au-delà.
Là-bas, comme ils n’avaient rien construit, entreprit comme les maliens, sénégalais, nigériens dont ils se moquaient, il appartiendra à leurs pauvres parents qui, eux-mêmes n’avaient rien à se mettre sous la dent, de s’occuper de leurs funérailles, pauvreté matérielle, sociale, déliquescence ou dégénérescence physique ou  psychologique, etc.
Le négationnisme essentiel permanent
Le chagrin n'est ni communicable, ni explicable, ni non plus transmissible. Il n’existe pas de procuration pour la douleur. Le bonheur d'un peuple l’est pour ce peuple-là. Ipso facto pour la souffrance. Ce n’est pas quelque chose qu’un peuple partage avec un autre peuple. Il faut y avoir été là et à ce moment-là pour le dire et le raconter. De même, ni le bonheur, ni le chagrin, ni encore moins la souffrance n’est contagieux. Ils relèvent du vécu et du ressenti. C’est pourquoi, quand on n’a pas vécu, connu la souffrance, le chagrin, la plupart des temps, on croit soit qu’il n’a jamais eu lieu, ou que ça ne s’était jamais passé exactement comme c’était raconté. On appelle ça négationnisme. Même si hélas, il n’existe pas encore ni médicament, ni vaccin, ni talisman pour l’éradiquer.  La souffrance, le chagrin ne sont pas une bombe en retardement ou par procuration. D’où il n’est pas facile de refaire l’histoire, même si et comme on me l’a appris à l’école primaire par wetsha (maître) Léonard Nkonde, « l’histoire est et restera constamment le récit des événements passés ». Ce qui ne signifie pas « inactuels ».
L'argent est une denrée qui coule à flot. Pas dans tous les quartiers de la planète. Mais, dans certains seulement. Ces derniers quartiers sont minoritaires par rapport à ceux-là où l’argent est une denrée très rare. Mais, la dignité ne se propage pas comme un feu de paille. Elle est très difficile à rattraper quand elle est partie ou perdue. L'indignité de l'Afrique et des Africains, surtout noirs, si elle est très répandue, c’est à cause de ses « intellectuels ». En effet, ce sont eux qui font la honte, car ils n’étaient pas aussi tenaces pour défendre leurs pays. Facilement corruptibles, ils n’hésitent pas une fois rappelés aux affaires politiques, économiques à brader la souveraineté de leurs pays, car ce qui est le plus important c’est leur propre sort et celui de leurs familles respectives, mais quant au reste de la population, elle n’avait qu’à périr, ce n’est pas leur problème.
Ceux qui, en Afrique, ont tenu tête à l’oppresseur capitaliste, raciste, hégémoniste, esclavagiste, colonialiste n’avaient pas toujours beaucoup étudié comme la génération d’afro-noirs actuelle. Or, malgré ça, ils ne se sont jamais trompés de combat, celui de la libération de l’Afrique tout entière. Au point que Kwame Krumah arrivât même à préconiser le Panafricanisme africain, c’est-à-dire une seule Afrique, mieux, une Afrique sans frontières. Une idée qui suscitât tant d’admiration que de vocation un peu partout en Afrique noire et dans le quartierd’Harlem des Etats-Unis d’Amérique. Paradoxalement, les « génies » afro-noirs actuels n’en ont quoi faire du panafricanisme africain. Parce qu’eux, ce sont des rebuts de la « mondialisation ».
Au lieu de promouvoir le progressisme, ils restent scotchés à l’Afrique dite traditionnelle, c'est-à-dire engagée et tenace aux us, mœurs et coutumes qui définissent et déterminent une certaine idée du continent noir. Et, on le voit dans leur agir et parler, ils reproduisent, à leur tour, l’esclavagisme, le colonialisme, l’« ancêstralisme ». Pourtant, le but des héros des indépendances nationales afro-noires comme les Nkrumah, Um Nyobe, Moumié, Boganda, Lumumba, Sekou Touré, Modibo Keita et compagnies était d’en sortir ! Chez les afro-noirs post-esclavagistes, néo-colonialistes, curieusement ils étaient plus attirés voir impressionnés par le consumérisme, la numérisation du savoir, l’étalement de la bourgeoisie, la vie facile … !
Cette Afrique « moderne » à laquelle aspiraient les Lumumba, Bongada, Moumié, et plus près de nous Nelson Mandela, Th. Sankara, Mzee Laurent-Désiré Kabila est devenue avec la génération afro-noire numérisée, consumériste une Afrique de toutes les démesures. Ajouter les lacunes de ceux qui croient tout maîtriser, tout connaître, tout savoir par leur soi-disant maîtrise de la technologie, et de sciences mais qui non seulement ne maîtrisent rien du tout, mais également n’étaient que de pauvres valets, vicieux, et capricieux que leurs maîtres occidentaux.
Les Grecs qui ont fondé dans l’antiquité la philosophie et le reste de disciplines scientifiques étaient un peuple des phronimos, c’est-à-dire d’hommes prudents. Ainsi, avant d’entreprendre quoi que ce soit ils mettaient en avant plan leur phronèsis, autrement dit leur prudence. L'époque actuelle plus technicisée, développée, mécanisée, numérisée est tout à fait à l’opposé de l’époque de la Grèce antique. Parce qu’il s’agit d’une époque dominée par la bougeotte. Or, malheureusement l’Afrique s’y trouve dedans, et aura du mal à s’y construire si elle n’en sortait pas. Il lui faudra des nouveaux NKrumah, Julius Nyerere, Kenneth Kaunda. Ces deux derniers, par exemple, furent respectivement pères du « socialisme Ujamaa » et du « consciencisme africain ». C’est pour cela, et en ce qui me concerne, j’oserais, si évidemment j’en avais la possibilité et le moyen, d’encourager l’Afrique noire de se démarquer partiellement du consumérisme, du matérialisme au profit du « capitalisme-social-humain ». Car, il n’y a que par l’accumulation du capital, et la concurrence loyale que les afro-noirs, ou les non afro-noirs arriveront à développer l’Afrique au plan économique, social, culturel, technologique, numérique, financier d’une part, et promouvront les institutions démocratiques et la bonne gouvernance d’autre part. Le panafricanisme ne signifie ni autarcie, ni refus de l’argent, ni du commerce, ni encore moins s’isoler des avatars du monde occidental, sous prétexte que ceux-ci la retardent et la distraient.
Quant au Congo/Kinshasa, j’exhorte le peuple congolais de l'intérieur et de l'extérieur à ne jamais avoir la mémoire courte, et surtout à ne jamais oublier que l'histoire en tant qu'histoire reste toujours un éternel recommencement même si on n’en retient pas toujours de leçons (Cfr. Hegel, La phénoménologie de l’Esprit). Héraclite d’Ephèse disait avec raison comment « Tout coule, tout passe, et rien ne demeure ». En ajoutant qu’« on ne se lave jamais, dans l'eau d'une même rivière » ! Cela ne signifie nullement que cette eau-là dans laquelle on ne se lave jamais deux fois était une autre eau que celle qui reviendra au même endroit, car ce parler tient lieu d’image pour qu’on sache que la vie est un éternel recommencement du même. L'eau dans laquelle tu t’es lavé hier revient toujours au même endroit. Une façon de te rappeler le principe du devenir perpétuel qui frappe l'humanité, et l'histoire de peuples et de nations.
C’est pourquoi, l’on ne doit surtout pas oublier que l’occupation rwandaise, comme j’ai répondu, il y a un moment, à Honoré Ngbanda, est venue s’installer sur une situation que Mobutu Sese Seko et son entourage politique avaient préparée de longue date. Situation politique, sociale, économique, culturelle, financière, géopolitique que le Maréchal Mobutu lui-même voulait complètement pourrie après sa mort. Héraclite d’Ephèse n’avait donc pas tort. Car, après la mort politique et physique de Mobutu, nous nous trouvons au point de départ de l’histoire de notre pays ! On s’en rend alors compte aujourd’hui, qu’il ne disait pas ça pour amuser la galerie, mais au contraire la preuve d’une réelle menace qu’il laissait suspendre comme une épée de Damoclès sur la tête de chaque zaïrois, mais sans qu’aucun d’entre eux ne lui fit le moindre mal, chacun ayant dansé et chanté à sa gloire !
Le double jeu des ressortissants du Grand Kivu
Un ensemble des facteurs de la « tragédie congolaise » reste l'inconstance, l'incohérence, l'inconscience, et surtout l’incontinence spirituelle et intellectuelle du peuple du Kivu lui-même. Car, c’est tout de même incroyable, on dirait qu’il ne sait jamais ce qu’il veut au juste, que si ce n’est pas l’un, c’est l’autre moyennant compensation financière qui sert toujours de sherpa aux rebelles rwando-ougandaises qui sèment les troubles chez lui ! Ce ne serait, donc, pas sans nulle raison que leurs nombreux compatriotes congolais d’autres provinces les accusent de collusion avec les occupants tutsis ou hutus rwandais, ougandais, burundais.
En effet, lors des premières élections libres organisées au Congo/Kinshasa en juillet et octobre 2006 grâce à la patience et au courage du président Joseph Kabila Kabange, les Kivutiens ont laissé transparaître certaines scènes mémorables, qui confortèrent hélas ces présupposés collusions conscients, ou inconscients, volontaires ou involontaires avec l’ennemi rwandais, ougandais, burundais.
A une contradiction près, alors qu’ils étaient les premiers à dénoncer les soi-disant fausses origines congolaises de l’actuel chef de l’Etat, les Kivutiens eurent été les premiers à l’élire à plus au moins 99 % de voix. Un score stalinien, commentèrent ébahis les journalistes occidentaux ! Comment expliquer un tel paradoxe, s’exclamèrent-ils ? Et, ils n’eurent pas tort. Car,  il y avait de quoi se demander comment on passait, comme ça, de la nuit au jour sans transition ? Mieux de la négation d’un homme, à son affirmation, sans qu’on sache très bien comment et pourquoi ? Dans la foulée, on avait entendu les plus irresponsables de Congolais, mais en réalité dédaigneux de l’immense victoire du fils légitime élu de Mzee Laurent-Désiré Kabila, montèrent au créneau pour demander l’annexion pure et simple du nord et sud Kivu au Rwanda ! Une hypothèse que je balayai d’un revers de la main. Car, il ne sera jamais question que même un seul centimètre carré du territoire congolais soit annexé par le Rwanda ni encore moins par un autre pays aussi puissant, machiavélique fût-il. En vérité,  même si je ne suis pas et ne serai jamais un adepte du terrorisme ou de sa cause, il s’agit là de quelque chose pour lequel je donnerais ma vie.
Mais, avec le temps, j’ai compris que cette partie septentrionale de la République « Démocratique » du Congo (RDC) était, au contraire, victime de ses soi-disant intellectuels et ressortissants. Ceux qui,  grâce à un diplôme du supérieur, de l'université, voire du secondaire qu’ils ont acquis de bonne foi ou qu’ils ont acheté -, car ça s’achète aujourd’hui, il suffit de corrompre un directeur, un recteur, ou un inspecteur et le tour est joué, tu l’as, me confiait un compatriote fatigué de la corruption avant même que le concours ait été organisé et les résultats déjà connus dans les officines ténébreuses-, au vu et au su de tout le monde à Kinshasa ou à l’intérieur du pays ! Ainsi, ce sont ces soi-disant intellectuels en mal d’analyses politiciennes, qui à force d’instrumentaliser la population kivutienne analphabète et surtout martyr – car un ventre affamé n’a point d’oreilles, dit-on – l’embrouillent inopinément. Au final, elle ne sait plus vraiment à quel saint se vouer. On lui expose des choix difficiles à suivre voire à choisir. Ils imposent à eux comme garants de leurs intérêts, alors qu’une fois qu’ils ont été députés, sénateurs ou ministres, ils lui tournent le dos, et s’intéressent à leurs propres gloires et enrichissements personnels.
Ainsi, ces paisibles « analphabètes diplômés » les prennent en otages, en lui dictant (population kivutienne) ce qu’ils devaient faire, comment ils devaient agir au moment de votes, etc. Parce qu’en vérité, l’instrumentalisation, comme je viens de le dire, il y a un instant, y consiste dans la course aux postes politiques à se départager entre politiciens véreux, anarchistes, voleurs, pour la concupiscence politique, économique, sociale de ceux-ci au détriment du souverain primaire, bien sûr. La capacité de nuisance de ces intellectuels mégalomaniaques, mythomaniaques, paranoïaques du Grand Kivu, ceux du nord et du sud Kivu en ce compris, devient de plus en plus ostensible aujourd’hui dans la confusion qui y règne, au point que peu à peu les masques tombent finalement, la société civile les ayant démasqués.
Mais, si les intellectuels kivutiens eux-mêmes n’étaient que des pauvres chiffonniers, qu’attendra-t-on de la part d’un peuple qui ne connaît que la guerre depuis l’indépendance du pays ? D’un peuple qui n’a aucun moyen de s’informer et de se former, car leur essentiel restait dans la sauvegarde de sa propre vie, plutôt que d’aller acheter un journal – encore faut-il qu’il dispose d’un centime de dollars ou d’euros pour ce faire - pour lire ou partager sa lecture avec son voisin ? On comprend dès lors comment et pourquoi ces deus ex machina  n’ont-ils aucune réelle opposition avertie pouvant s’opposer à eux. Conséquence, ils leur font avaler n’importe quoi, et de préférence des mensonges et des ragots sanitaires. Parce qu’ils connaissent tout, ils font tout pour les impressionner ; qu’ils maîtrisaient la géopolitique mondiale et congolaise plus particulièrement, qu’ils chasseront Joseph Kabila Kabange du pouvoir et là c’était à l’époque et actuellement Félix Tshisekedi, racontent les mécontents qui n’ont rien obtenu aucun poste ministériel, etc. En fait, l’opposition en Afrique noire et au Congo/Kinshasa,  en particulier,  s’évalue proportionnellement à une récompense politique, économique, financière. On n’est pas opposant parce qu’on reproche quelque chose dans la politique du gouvernement auquel on s’oppose, mais uniquement pour se faire remarquer, mieux, bien faire voir son cul afin d’attirer l’attention du Chef de l’Etat.
Il y en a un peu de tout dans le Grand Kivu. Car, je ne dois pas généraliser. Il y a parmi ces intellectuels chiffonniers-là,  d’autres que les appels du pied, les sonnettes du pouvoir n’impressionnent jamais, et qui étaient même prêts à donner de leur vie pour conserver et défendre leurs convictions nationalistes, patriotiques. D’ailleurs, si cette partie du territoire n’a pas basculée au Rwanda, c’est grâce justement à cette frange de militants et/ou de combattants pour qui rien au monde ne les emmènerait à trahir tant de nationalistes dont le sang a coulé pour l’intégrité de ce pays, et pour ne pas hypothéquer l’intégrité territoriale du Grand Kivu, plutôt mourir, clament-ils. Et, ils ont raison et mon fervent soutien de toujours. Mais, en attendant la suite des événements, il sied de retenir comment dans l’entre-temps une autre grande nomenklatura composée d'apparatchiks diplômés de la diaspora ou du Congo/Kinshasa, à cause d’un comportement irresponsable, dangereux, étaient à la base de la prolongation de la souffrance physique, morale, culturelle, sociale qui affecte la population du Kivu depuis plus de cinq décennies. Parce qu’elle (nomenklatura) n'a jamais été à la hauteur des attentes de son peuple, et de la nation tout entière.
Il n’y a rien de pire pour un écrivain que d’écrire sur ce qui n’est pas
Ch. Onana a-t-il lu Larry Devlin ambassadeur et chef de la C.I.A en 1959, c’est-à-dire une année avant l’accession du Congo/Kinshasa à la souveraineté internationale ? Un homme d’Etat, sans doute, bien averti et aguerri que Ch. Onana, car en dépit de son passé politique sulfureux, comme la plupart des gens émargeant du Département d’Etat US, cet homme ne tombât guère dans le piège du réductionnisme historico-géo-politique dans lequel était, lui, tombé le soi-disant journaliste d’investigation auto-proclamé Ch. Onana. Dois-je convier ce dernier à écouter avec moi cette confidence de monsieur Larry Devlin « On me demanda une fois pourquoi j’avais écrit un livre sur ma vie et mes expériences au Congo en occultant volontairement toutes mes autres assignations dans d’autres régions du monde qui, pour certains, présentant également une importance considérable. J’ai servi comme chef de poste au Laos durant la guerre du Vietnam et je n’ai pas écrit à ce sujet aussi longuement que je l’ai fait pour le Congo. C’était pourtant un poste rempli de challenges. L’une de mes fonctions au Laos, en plus de mes responsabilités de renseignements, était de travailler avec une armée irrégulière, de la gérer et d’opérer avec elle alors que sa taille changeait de trente mille à quarante mille troupes laotiennes et tribales. ».
Mais, alors, pourquoi le Congo/Kinshasa, lui demandât un journaliste qui l’interrogeait sur son rôle et ses responsabilités au Congo de Patrice-Emery Lumumba ? Question pertinente, s’il en était, mais qui a échappé à Ch. Onana, mais pas du tout au mouchard « ciatiste » américain qui dit sans se voiler la face : « Mon expérience au Congo était unique parce qu’elle débuta dans les premières années de la guerre froide en Afrique, au début des années soixante. C’était également unique et c’était un challenge particulier parce que le Congo était une zone peu connue et peu comprise de Washington. Les Etats-Unis dépendaient généralement des puissances coloniales pour obtenir des informations sur la région et empêcher les Soviétiques de s’infiltrer en Afrique. ». Or, « tout cela, renchérit-il, changea quelques jours de l’été 1960 lorsque le Congo gagna son indépendance sur la Belgique. Les Etats-Unis se sont retrouvés soudainement dans un face à face avec l’Union soviétique. Nous n’étions pas préparés mais nous devions bloquer les efforts de l’Union soviétique pour s’infiltrer, pour influencer et pour dominer des zones clés en Afrique. Cela devait être fait vite mais, plus important encore, cela devait être fait avec des armes propres à la guerre froide comme des actions politiques, de la propagande, de la subversion et des opérations paramilitaires. ».
Alors qui mieux que Larry Devlin peut bien expliquer les origines de la tragédie congolaise ? Du Roi coupeur des têtes, des pieds et des mains, j’ai nommé Léopold II à nos jours, le Congo a toujours été sous influence des Etats-Unis d’Amérique, et cela pour diverses raisons politique, économique, idéologique, minière ainsi qu’on vient de l’entendre de la bouche même de ce témoin à charge sur les premières heures de l’accession du Congo/Kinshasa à la souveraineté internationale.
Or, la principale thèse de Ch. Onana, mais qui est restée totalement muette sur les influences négatives étasuniennes au Congo/Kinshasa, s’en va à l’encontre de la thèse soutenue par cet important témoin à charge. Ch. Onana a tranché, sans doute, un peu vite voire très vite même, dans la mesure où le Rwanda, par les Tutsis interposés, était présenté dans son ouvrage telle une puissance à la taille américaine qui a toujours sévi au Congo/Kinshasa. Alors que tous les observateurs savent que Paul Kagamé le bouché du Grand Kivu a été tour à tour sous les ordres de l'ancienne administration démocrate conduite par Bill Clinton, et ensuite celle conduite par le sulfureux G. W. Bush. Tout ce que le Rwanda a fait hier, fait aujourd'hui, et fera demain, il l'a fait, le fait, et le fera grâce et avec le soutien, la bénédiction, l'encouragement des Occidentaux, et des Américains en particulier. Voilà qui est clair, et qui n'est nullement contestable.
Seulement, l'erreur de Kagamé, comme celle que commettent toutes les autres potiches que les puissants ont placées à la tête des Etats africains noirs, juste là pour assurer les affaires courantes, était de croire qu'il tissera, même au nom d'un vrai-faux génocide, le même type de relation avec le département d'Etat américain comme cela existe entre celui-ci et l'Etat hébreu. Il se croit au-dessus de la mêlée -, au point de penser qu’il échappera à la pendaison, alors que le monde entier ne s’empêcha pas de voir comment Saddam Hussein l’ancien Raïs irakien et ami personnel des Etasuniens fut pendu haut et court le 30 décembre 2006 quelque part à Bagdad -, et qu’il mènera tranquillement sa vie jusqu’aux derniers jours. Eh bien non, il sera un jour où l’étau américain le rattrapera, car l’histoire des USA montre sa capacité à ne jamais laisser dire par les autres ses crimes de guerre et contre l’humanité. Ils les font toujours endosser par leurs valets au moment où ils décident de s’en débarrasser. C’est le cas de Charles Taylor, de Laurent Gbagbo, de Jean-Pierre Bemba Gombo, de Thomas Lubanga, etc. Sur cette liste ne se retrouvent ni Bill Clinton pour ses crimes au Soudan, en Afghanistan, à l’Est de la RDC, dans le Balkan, ni G. W. Bush pour ses crimes en Irak, en Afghanistan, et dans les tours jumelles WTC non autrement identifiés (car on parle de plus en plus de la théorie du complot), ni encore moins Nicolas Sarkozy pour ses crimes en Libye avec en prime l’assassinat d’un chef d’Etat en fonction le Colonel Mouammar Kadhafi ! Il n’y en a que des Noirs. Pas un seul Blanc là-dedans !
Parce que, le mode opératoire reste toujours le même partout où ils ont pris en sous-mains des petits traiteurs pour faire le sale boulot. Quand tu auras assez joué, et qu’ils n’avaient plus besoin de toi, tu n’auras d’autre rendez-vous qu’avec la mort, c’est comme, ça. William Blum ancien fonctionnaire du département d’Etat indique sans fioritures que s’il n’y a pas de justification au 11 septembre 2001, il y a certainement des raisons. L’Etat voyou (le livre dont tous les puissants de ce monde, note-t-il, ne veulent pas que vous lisiez) démontre comment, sous couvert de liberté, de démocratie et de droits de l’homme (surtout sous l’alcoolique G. W. Bush fils de l’autre), les Etats-Unis commettent des actes criminels barbares, et agissent de la façon la plus belliqueuse qui soit. De telle sorte que s’il était président, il arrêterait en quelques jours les attaques terroristes contre les Etats-Unis définitivement : « D’abord, je présenterais mes excuses à toutes les veuves, aux orphelins, aux personnes torturées, à celles tombées dans la misère, aux millions d’autres victimes de l’impérialisme américain. Ensuite, j’annoncerais aux quatre coins du monde que les interventions américaines dans le monde sont définitivement terminées, et j’informerai Israël qu’il n’est plus le 51ème Etat des Etats-Unis mais dorénavant – chose curieuse – un pays étranger. Et puis, je réduirai le budget militaire d’au moins 90%, utilisant le surplus à payer des réparations aux victimes. Ce serait plus que suffisant. Le budget militaire d’une année, soit 330 milliards de dollars, équivaut à plus de 18000 dollars de l’heure depuis la naissance de Jésus-Christ. Voilà ce que je ferai les trois premiers jours. Le quatrième jour, je serais assassiné. ».
Le but a consisté à clarifier beaucoup de malentendus entre Ch. Onana et l’histoire du pays dont il s’y est risqué en connaisseur, mais en réalité en véritable confusionniste au contraire, mais également expliquer à mes compatriotes congolais l’obligation historique voire morale de ne jamais laisser écrire leur histoire par les autres. Par exemple,  ne s’y être jamais demandé pourquoi était-ce une ancienne conseillère de Bill Clinton aux affaires africaines –, Bill Clinton qui, après avoir démembré le Balkan et fait assassiner ou fit capturer ses dirigeants nationalistes, surtout serbes, rêvait de balkaniser aussi la RDC qu’il trouvait, à ses yeux, trop vaste pour être dirigé par les seuls bantous noirs, et qu’il voyait cantonner à la simple fonction des Chef de villages, de clans, plutôt que des présidents d’Etats modernes -, qui préfaça le livre de Ch. Onana ? On comprend pourquoi dans la livre d’Onana n’y trouve-t-on aucune ligne sur les ingérences étasuniennes ni celles plus particulièrement de l’administration démocrate  sous Bill Clinton époux et épouse. Pour toutes ces raisons aussi bien historiques que politico-politiciennes, l’ouvrage de Ch. Onana est un chiffon. Car, on n’y trouve rien de ce qui intéresse le peuple congolais dans sa souffrance physique, spirituelle, intellectuelle, sociale, culturelle qui est la sienne à la suite des ingérences étrangères, occidentales et des USA,  en particulier.
Enfin, s’agissant du Congo-Kinshasa, et je me résume absolument, il y a eu des choix qui ont été imposés par la force des armes ou par la force tout court au Congo/Kinshasa par l’Occident, et qu’il a assumé soit par naïveté, soit par hypocrisie, soit par cupidité, soit encore par opportunisme lugubre, etc. Parmi ces choix, il eût primo le choix dévolu sur le Colonel J-D. Mobutu au détriment de P-E. Lumumba héros de l’indépendance nationale congolaise; secundo le refus de cautionner les travaux de la Conférence Nationale Souveraine (C. N. S.); tertio la légitimation de la rébellion menée par l’Alliance des Forces pour la Démocratie et la Libération (A. F. D. L.); quarto l’assassinat de Mzee L-D. Kabila; et, enfin, quinto le choix porté sur son fils héritier,  le Général-Major Joseph Kabila, alors que le Congo-Kinshasa n’était pas une monarchie. Ces cinq choix sont évidemment des erreurs monumentales qui ont coûté et coûtent encore très cher à ce pays.
Je vais essayer, sur base des études, des recherches personnelles que j’ai menées depuis plus de dix ans pouvoir indiquer à mes compatriotes le long chemin de croix, symbolisant la déchéance congolaise, mieux, la vraie « tragédie congolaise » se situant à cent lieues décrite par le journaleux Ch. Onana.
Comme pour conclure sans conclure
Barbereau a, sans doute, raison de ne pas comprendre pourquoi l’homme rationnel et spirituel se sert de moyens artificiels pour arriver à la béatitude poétique, puisque l’enthousiasme et la volonté suffisent pour l’élever à une existence supranaturelle. De même que les grands poètes, les philosophes, les prophètes sont des êtres qui par le pur libre exercice de la volonté parviennent à un état où ils sont à la fois cause et effet, sujet et objet, magnétiseur et somnambule. De même que la poitrine d’un honnête homme est un séjour qui me plaît bien mieux que ces caves mélancoliques et insensibles. C’est une tombe joyeuse où j’accomplis ma destinée avec enthousiasme. Je fais de l’estomac du travailleur un grand remue-ménage, et de là par des escaliers invisibles dans son cerveau où j’exécute ma danse suprême ».
Sur ce que nous venons d’entendre, j’ai le même avis que Barbereau et Baudelaire. C’est aussi simple que cela quand on se dit philosophe de la volonté, de la totale liberté, de la pensée, de la méditation, de l’action, de l’agir et de la praxis, sans oublier de la joie, du bonheur, de la romance, de la poésie, de la résistance pragmatique, de l’intelligence spécifique aux poètes de l’existence et de la vie.
 Celui qui se dit en accord avec Barbereau et Baudelaire est, sans doute, un architecte de la pensée juste. Un poète de l’écriture pensée, raisonnée et résonnée. Un penseur de la rigueur éthique/morale, prémonitoire et prophétique. Un être-là de la rigueur du dire, du communiquer qui ne confond jamais l’utile et l’agréable, l’essentiel et l’accessoire, le laid et le beau, le bien et le mal, etc. Un Dasein habile, génie génétique dont la prophétie rejoint le génie de la patience et du sacrifice. Un acolyte inconditionnel de Jésus-Christ. Parce que pour lui, un homme qui ne communique pas est un homme mort, semblait aussi insinuer Louis Evely dans l’exemple qui ouvre son livre intitulé « Oser parler. Désirs et peur de communiquer : « Dans un hôpital psychiatrique, un infirmier de vingt et un ans s’est suicidé pendant son jour de congé. Stupéfaction générale ! Un malade, passe encore, mais un soignant ! C’était un hôpital très moderne, parfaitement conçu et organisé, avec réunions hebdomadaires des médecins, des employés, des malades. Mais l’infirmier n’avait trouvé personne à qui se confier. Et nul n’a deviné son projet, nul n’a perçu son angoisse. Il paraissait sans problèmes. Le lendemain, tout l’hôpital était atterré : « Si on avait su … s’il nous avait dit … ». Nous lisons également ceci : « Dans le monde actuel, il faudrait considérer chacun de vos voisins, chaque passant rencontré dans la rue comme quelqu’un qui peut se suicider demain. Et qui ne se confiera à personne. Qui s’est muré dans une forteresse de responsabilité, d’indépendance, de fierté, de timidité, qui est devenue une prison. « J’étais prisonnier, et vous ne m’avez pas visité … ».
Donc, être soi-même ce n’est pas se couper du monde, mais c’est au contraire y aller vers les autres avec ce que l’on a de soi propre : « Paradoxe de notre époque, constate L. Evely: plus les moyens de communication se multiplient et se perfectionnent, et plus la communication réelle entre les hommes disparaît ! Bombardés d’informations, réduits à la passivité de spectateurs devant le déferlement des événements et des individus, étrangers à nous-mêmes et aux autres, nous nous plaignons de notre solitude, mais nous sommes excédés de contacts. Dans l’entassement des villes et dans la foule des indifférents, on se sent plus seul que dans les déserts parce qu’on est, à la fois, distrait de soi et frustré des autres. On envie le solitaire qui peut se recueillir ou le villageois qui a quelqu’un à qui parler ».
Car, constate-t-il de nouveau, « Notre civilisation a préféré le rendement et l’efficacité au charme des relations personnelles. Comme dans les supermarchés, les objets abondent, mais les personnes s’effacent. Vous cherchez en vain un employé qui vous renseigne, et les acheteurs passent, muets et glacés, comme si vous apparteniez à une espèce différente. Jadis, on pouvait parler à son épicier, à son boucher, à son boulanger ; dans les cas les plus graves, on recourait au curé, au pharmacien, au médecin. Maintenant, il ne reste plus que le psychanalyste : il vous minute férocement sont temps, il se tait et vous coûte très cher ».
Ce disant, en philosophie, comme en sociologie, en droit ou en politique, la réplique n'est pas nécessairement et toujours-déjà ni une opposition poreuse, ni une récusation fantasque. Car elle peut aussi être une réponse, un complément d'information au discours initial. La communication n'est pas dès lors installée en mobilité verticale nécessairement, c’est-à-dire en sens unique, mais l'inverse en mobilité horizontale. Le mode horizontal d’une communication consiste dans une communication en un sens aller et retour, c’est-à-dire en un échange égalitaire, universaliste et respectueux des acteurs. Ce mode permet à ceux-ci d’avancer et de reculer, de continuité et de discontinuer, de bondir et de rebondir. Parler, c'est normalement parler avec-un-autre. C'est le regarder dans le noir des yeux. C'est l'appeler. C'est l'interpeller. C'est lui demander des nouvelles, des comptes. La discussion s'engage à deux, à trois, à cent, à plusieurs tant qu’elle demeure communicationnelle, c’est-à-dire échange, et non pugilat.
Pour comprendre la condition nègre dans le monde et surtout face à la race blanche, F. Fanon qui est mon maître incontesté et incontestable dans ce domaine n’est pas allé chercher le mal nègre plus loin chez les autres races, et chez la race blanche plus particulièrement, mais au contraire chez la race noire elle-même dans ce qu’elle a de paradoxal et d’inquiétant. Lamentable. Car ce qui distingue réellement un animal de compagnie d'un être humain, c'est sa capacité à l'universalité, c'est-à-dire à l'ouverture. Sortons des ghettos, civilisons-nous, c’est-à-dire devenons « multiples », « communs ». La vraie émancipation est dans l'ouverture des cultures, et non dans un rétrécissement ethnologique radical. « Il est devenu de se parler ! écrit L. Evely, Babel avait divisé l’humanité par la diversité des langues : tandis que les dauphins, eux, circulent dans toutes les mers du globe et se comprennent, les hommes se heurtent en trois mille langues ». Il poursuit encore en ces termes pleins de sensibilité et de « significabilité » : Nous qui sommes « vertueux » et méprisants, ne sommes-nous pas résignés à notre isolement ? Nous qui nous voulons des « purs », n’avons-nous pas renoncé à l’émerveillement d’aimer et d’être aimé ? Nous qui sommes des sédentaires bien installés n’avons-nous pas exclu l’aventure, la rencontre, la découverte ? La Transcendance s’ouvre aux publicains et aux filles de joie, mais est inaccessible aux satisfaits. Le désir est l’ébauche de l’amour ».
C’est trop beau pour être vrai, voire trop facile, pour y aller rechercher des coupables à Kigali, ou d’apostropher les loups ailleurs qu’au Congo/Kinshasa même. Parce que je suis persuadé que ceux qui contribuent à la stagnation politique, économique, sociale, et culturelle du Congo/Kinshasa sont en premier lieu,  ses propres enfants.
De telle sorte et comme l’on en épingle souvent une mère infanticide, ici ce sont les enfants congolais eux-mêmes qui assassinent leur propre mère-patrie. On parlerait, volontiers, de « matercide » (si je pouvais m’inventer ce néologisme).
Enfin, la tragédie congolaise pourrait se ressourcer dans ce qui s’était passé avec Antigone dans l’antiquité grecque quand « Œdipe, après avoir tué son père Laïos et être devenu le roi de Thèbes, épouse sa mère Jocaste, qui donne naissance à deux garçons, Étéocle et Polynice, et deux filles, Ismène et Antigone. Créon, le frère de Jocaste, et Eurydice donnent naissance à un fils, Hémon, amant d'Antigone. Après la mort d'Œdipe, ses deux fils Étéocle et Polynice prennent la décision de se partager le trône de Thèbes : pendant un an, le premier frère règnera sur la cité, pendant que l'autre s'exilera volontairement pour ne pas troubler le frère au pouvoir, et cela s'inverse l'année suivante. Cependant, Étéocle, après avoir régné pendant un an, refuse de renoncer au pouvoir. Furieux, Polynice s'allie aux Argiens et assiège la ville. Après un long duel, les deux frères finissent par s'entretuer et Créon prend la suite du règne. Il décide d'enterrer Étéocle, mais pas Polynice, qui a trahi sa patrie. Cela provoque la colère d'Antigone. Elle décide ainsi, malgré les prières de sa sœur Ismène - qui a peur de désobéir à Créon - de braver les lois de son oncle et d'enterrer son frère. Malheureusement, après avoir réussi à honorer le mort une fois, elle se fait capturer par des gardes ».
Or après, « Dans un long dialogue, elle se défend contre Créon, démontrant ainsi son intransigeance et sa volonté de supporter les malheurs de sa famille. Elle argue notamment que rien, même pas les lois d'un roi, n'est supérieur à la volonté des dieux et à leurs lois immuables, et qu'elle ne craint pas la mort en tentant d'accomplir son devoir.
Finalement, Créon la condamne à être enterrée vivante, malgré les supplications de son fils Hémon, venu défendre sa fiancée. Seulement, il finit par revenir sur sa parole et enterrer Polynice, quand Tirésias, le devin respecté de tous, lui prophétise son malheur prochain pour ne pas avoir voulu respecter les dieux. Mais,  il est trop tard : Antigone s'est pendue, suivie par son promis Hémon et par sa mère Jocaste. Créon, brisé par le désespoir, se retire du pouvoir : Ismène devient la seule survivante de la lignée des Labdacides».
LE SANG de Patrice-Emery LUMUMBA CONTINUE A CRIER VENGEANCE TANT QUE SES RETES N’AURONT JAMAIS ÉTÉ RETROUVES.
La patrie ou la mort !
Kinshasa (RDC), le 05 Mai 2022
OSONGO-LUKADI Antoine-Dover
Habilité à Diriger des Recherches de Philosophie (Post-docteur)
(Université de Poitiers/France)
Docteur en Philosophie et Lettres (Université Catholique de Louvain/Belgique)
Professeur d’Universités
Membre de l’Association des Philosophes Américains (APA)
 
 
 
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