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 Libre de tout mouvement après 56 jours passés en otage entre les mains de la Codeco, Thomas Lubanga entend repartir sur de nouvelles bases. Il promet de poursuivre la lutte pour la restauration de la paix et la réconciliation en Ituri. Bien portant, accompagné de trois autres membres de la Task Force pour la paix, la réconciliation et la reconstruction de l’Ituri qu’il dirige, Thomas Lubanga a éclairé l’opinion au cours d’une conférence de presse tenue en la paroisse Notre Dame de Fatima, vendredi 29 avril 2022.

Ce long séjour a été émaillé d'un incident malheureux qui a failli coûter la vie à quelques- uns de ses membres dont le coordonnateur. ‘‘C'est sans doute de cet incident que vous vous attendez à ce qu'on parle ce matin tant qu'il a défrayé la chronique dans les médias nationaux et internationaux. Oui, des membres de la Task Force sont passés à côté de l'irréparable. Sept d'entre eux ont été victimes d'une prise en otage par les miliciens de CODECO dans les environs de la localité de Bambumines en Territoire de Djugu où elle était en plein pourparlers avec ces miliciens. L'incident est survenu le 16 février 2022 alors que la mobilisation populaire autour de la dynamique de la paix commençait à embraser toute la Province de l'Ituri. Il a fallu s'y investir sans désemparer car il en allait de la vie de ses membres. Dieu merci tous les otages ont été libérés ou se sont libérés après 56 jours de captivité. Aujourd'hui ils sont sains et saufs malgré les conditions de vie difficiles traversée dans le maquis », a-t-il déclaré. Il a remercié à l’occasion le Chef de l’Etat pour son implication ayant abouti à la libération des membres de la Task force.

«Elle voudrait dire un merci particulier au Président de la République, Chef de l'Etat, à qui elle réserve du reste la primeur de son rapport, pour son implication personnelle et pour le professionnalisme de sa maison militaire en vue de la libération de ses membres. Sur sa demande, une opération militaire de haute précision a été montée entre les vaillants éléments des FARDC et nos collègues détenus qui a permis à ceux-ci de sortir sains et saufs d'une situation où la probabilité de perdre sa vie était plus grande que celle de la conserver. Elle remercie aussi toutes les personnes de bonne volonté qui ont œuvré pour la libération de ses membres, en particulier leurs Excellences Monseigneur l'Evêque du Diocèse de Bunia, Mgr Dieudonné URINGI, et Mgr l'Archevêque métropolitain de Kisangani, Mgr Marcel UTEMBI, pour leurs implications soutenues dans le processus de libération de ses membres et pour le retour de la paix en Ituri », a-t-elle indiqué, tout en fustigeant des propos malencontreux dont ils ont fait l’objet.

« Mesdames et Messieurs, la détention des membres de la Task Force par les miliciens de COOECO a donné lieu à beaucoup de spéculations dans l'opinion publique. Pour les uns c'était un motif de joie, d'autres en étaient plutôt affligés. Nous sommes nous-mêmes consternés d'avoir perdu de nos meilleurs amis qui, détournés sans doute  par le désespoir et qui n'ont pu honorer nos meilleures relations pendant notre captivité. En même temps, nous voudrions réagir aux déclarations de certains acteurs politiques qui se sont permis de tenir des propos qui se situent aux antipodes de la notoriété et des responsabilités qui sont les leurs. En effet, on a entendu des personnalités dont nous ne voudrions pas citer les noms dire, nous citons : « ezali coop na bango » pour insinuer que les membres de la Task Force se sont entendus avec les miliciens pour exiger de fortes rançons à l'Etat pour se le partager », a-t-il déploré.

La Pros.

 

DISCOURS DU COORDONNATEUR DE LA TASK FORCE LORS DE LA CONFERENCE DE PRESSE A L’OCCASION DU RETOUR A KINSHASA DE SES MEMBRES PRIS EN OTAGE

Mesdames et Messieurs de la Presse,

Partis de Kinshasa le 28 décembre 2021 avec mandat du Président de la République d'aller sensibiliser les miliciens qui commettent les violences en Ituri à déposer les armes, la Task Force pour la paix, la réconciliation et la reconstruction de l'Ituri est revenue à Kinshasa le 26 avril 2022, soit après 4 mois passés sur le terrain dans la Province de l'Ituri.

Ce long séjour a été émaillé d'un incident malheureux qui a failli coûter la vie à quelques- uns ses membres dont le coordonnateur. C'est sans doute de cet incident que vous vous attendez à ce qu'on parle ce matin tant qu'il a défrayé la chronique dans les médias nationaux et internationaux.

Oui, des membres de la Task Force sont passés à côté de l'irréparable. Sept d'entre eux ont été victimes d'une prise en otage par les miliciens de CODECO dans les environs de la localité de Bambumines en Territoire de Djugu où elle était en plein pourparlers avec ces miliciens. L'incident est survenu le 16 février 2022 alors que la mobilisation populaire autour de la dynamique de la paix commençait à embraser toute la Province de l'Ituri. Il a fallu s'y investir sans désemparer car il en allait de la vie de ses membres. Dieu merci tous les otages ont été libérés ou se sont libérés après 56 jours de captivité. Aujourd'hui ils sont sains et saufs malgré les conditions de vie difficiles traversée dans le maquis.

La Task Force voudrait à cette occasion rendre grâce à Dieu dont la main est visible sur la libération de ses membres. Quel que soit le génie qui a été déployé pour quitter cette vallée de la mort, elle reste convaincue que c'est Dieu qui a agi. Car, comme le disent si bien les Saintes écritures : « Si l'Eternel ne garde la ville c'est en vain que veillent les vielleurs. »

Elle dit merci également aux médias nationaux et internationaux qui ont fait écho de cet incident, certains dans plusieurs éditions, afin de mobiliser les décideurs et l'opinion publique pour la libération de ses membres de cette impasse périlleuse.

Elle Voudrait dire un merci particulier au Président de la République, Chef de l'Etat, à qui elle réserve du reste la primeur de son rapport, pour son implication personnelle et pour le professionnalisme de sa maison militaire en vue de la libération de ses membres. Sur sa demande, une opération militaire de haute précision a été montée entre les vaillants éléments des FARDC et nos collègues détenus qui a permis à ceux-ci de sortir sains et saufs d'une situation où la probabilité de perdre sa vie était plus grande que celle de la conserver.

Elle remercie aussi toutes les personnes de bonne volonté qui ont œuvré pour la libération de ses membres, en particulier leurs Excellences Monseigneur l'Evêque du Diocèse de Bunia, Mgr Dieudonné URINGI, et Mgr l'Archevêque métropolitain de Kisangani, Mgr Marcel UTEMBI, pour leurs implications soutenues dans le processus de libération de ses membres et pour le retour de la paix en Ituri.

Mesdames et Messieurs, la détention des membres de la Task Force par les miliciens de COOECO a donné lieu à beaucoup de spéculations dans l'opinion publique. Pour les uns c'était un motif de joie, d'autres en étaient plutôt affligés. Nous sommes nous-mêmes consternés d'avoir perdu de nos meilleurs amis qui, détournés sans doute  par le désespoir et qui n'ont pu honorer nos meilleures relations pendant notre captivité. En même temps, nous voudrions réagir aux déclarations de certains acteurs politiques qui se sont permis de tenir des propos qui se situent aux antipodes de la notoriété et des responsabilités qui sont les leurs. En effet, on a entendu des personnalités dont nous ne voudrions pas citer les noms dire, nous citons : « ezali coop na bango » pour insinuer que les membres de la Task Force se sont entendus avec les miliciens pour exiger de fortes rançons à l'Etat pour se le partager. Nous mettons au défi ces acteurs en mal de popularité ou du populisme de prouver qu'un seul franc congolais a été payé au titre de rançon aux miliciens pour la libération des membres de la Task Force. Nous leur disons que s'ils n'ont rien à dire à leurs électeurs qu'ils veuillent bien réfléchir plutôt aux stratégies qu'ils vont déployer aux prochaines échéances électorales en 2023 au lieu de raconter n'importe quoi pour amuser la galerie.

D'autres se sont permis de dire que ce sont les ituriens qui ont pris les ituriens en otages et qu'eux qui ne sont pas de l'Ituri n'y ont rien à faire. A ceux -là nous disons que lorsqu'on accepte une responsabilité dans une entité, on devient automatiquement de cette entité étant appelé à partager les joies et les peines des habitants de cette entité. Qu'ils veuillent bien s'inspirer des modèles de certains de nos aînés qui avaient compris cela et se sont dévoués corps et âmes pour faire le bonheur de populations placées sous leur autorité et qui ont pu, en reconnaissances  des loyaux services rendus, obtenir plusieurs décennies après le suffrage des habitants des provinces dont ils n'étaient même pas des natifs pour les représenter à l'assemblée nationale.

Enfin, vous vous demandez ce que devient la Task Force après cet incident malheureux de la prise en otage de ses membres.

La prise en otage n'a été qu'un incident qui laisse intact la volonté et la

Détermination de la Task Force pour le retour de la paix en Ituri. Au contraire elle renforce même cette volonté d'œuvrer pour la paix et la réconciliation en Ituri. Des mystères ont pénétrés, des conspirations mises à nues. « SI la République saigne dans certaines de ses parties, ce ne sont pas les seuls accusés qui en portent la responsabilité. Les accusateurs attitrés sont-là malheureusement pour ouvrir constamment les plaies de la République ». La Task Force attend faire rapport au Chef de l'Etat et recevoir de lui de nouvelles orientations pour continuer sa mission qui du reste avait été déjà prolongée.

Je vous remercie.

Thomas Lubanga

Coordonnateur de la Task Force pour la paix, la réconciliation et la reconstruction de l'Ituri

 

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