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A la veille de la célébration de la Journée Mondiale du Paludisme, le Ministre de la Santé Publique, hygiène et prévention de la République Démocratique du Congo, Dr Jean-Jacques Mbungani, a exhorté les congolais de continuer à œuvrer pour la prévention de cette endémie qui tue, chaque année, des milliers de  personnes à travers le monde. Pour ce membre du gouvernement, au moment où l’attention des experts de l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS en sigle, et des Scientifiques du monde entier reste encore focalisée sur une crise et une urgence de santé publique de portée internationale, à savoir la pandémie COVID-19, il est important de poursuivre les efforts de prévention, de détection et de traitement du paludisme dans le contexte de la pandémie de COVID-19, cette dernière ayant testé jusqu’à ce jour la résilience de systèmes de santé robustes à travers le monde.

Zéro cas de malaria

En effet, étant donné que c’est la 15ème journée mondiale du paludisme célébrée dans le monde, pour le Dr Jean-Jacques Mbungani, il est nécessaire de suivre scrupuleusement les directives de l’OMS, il ne faut pas baisser la garde face à cette endémie au paludisme, considérée comme une catastrophe silencieuse. «Il faut renforcer nos stratégies de lutte et de faire progresser durement le combat contre cet ennemi mortel et dangereux de longue date», exhorte-t-il. Pour lui, l’idéal c’est de s’appliquer sérieusement pour atteindre zéro cas de malaria. «Au moment où les prestataires des soins sont suffisamment formés sur la prise en charge du paludisme simple et grave, les médicaments et les tests de diagnostic rapide disponibles, accessibles et gratuits dans les structures de l’Etat, la malaria peut donc être vaincue, si et seulement si chacun d’entre nous s’y applique sérieusement, prend la ferme résolution et s’engage à faire en sorte que ‘’zéro cas de malaria commence avec moi’’.

Avis de l’OMS 

Cette 15ème Journée Mondiale du Paludisme qui sera célébrée dès ce lundi 25 avril 2022, sous le thème interpellateur, à savoir : «Innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies», selon l’avis de l’OMS, aucun outil de la palette actuelle ne permettra à lui seul de résoudre le problème du paludisme ; celui-ci étant une situation d’urgence quotidienne qui s’aggrave dans les pays à forte charge de morbidité. «Par conséquent, l’agence onusienne recommande d’investir et d’innover pour trouver de nouvelles approches de lutte anti vectorielle, de nouveaux produits de diagnostic, de nouveaux médicaments antipaludiques et d’autres outils en vue d’accélérer les progrès contre cette maladie. Il découle, explicitement, de cette thématique la focalisation d’une attention soutenue sur le paludisme et l’investissement des moyens conséquents dans la recherche et les nouveaux traitements pour arriver à bout de cette maladie. C’est dans cette logique que s’inscrit le tout premier vaccin à être recommandé pour lutter contre une parasitose humaine, le RTS, cité aujourd’hui comme un exemple d’innovation en action et une avancée scientifique dans la lutte contre le paludisme», a précisé longuement Dr Jean-Jacques Mbungani dans son adresse.

Pour l’OMS, le vaccin sus-évoqué représente une avancée majeure pour la lutte antipaludique, la survie de l’enfant et l’équité en matière de santé. Il réduit considérablement la morbidité et la mortalité liées au paludisme et pourrait sauver la vie de 40 000 à 80 000 enfants africains supplémentaires chaque année. L’ajout de ce vaccin aux autres outils de lutte contre le paludisme recommandés pourrait permettre d’éviter des millions de cas de paludisme et remettre la lutte antipaludique sur la bonne voie. 

Indicateurs des interventions

Le ministre de la santé publique a mentionné quelques indicateurs des interventions à entreprendre pour éviter le paludisme dans le cadre général. «Primo, vous assurer que votre environnement domiciliaire et péri-domiciliaire ne serve ni d’abri, ni de gîte de reproduction aux moustiques ; 

Secundo, dormir et faire dormir tous les membres de familles, pendant toutes les nuits et durant toute l’année, sous la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action ; 

Tertio, bien connaître les signes de la malaria et vous présenter au centre de santé ou au site des soins le plus proche pour recevoir un traitement approprié, conforme à la politique nationale de lutte antipaludique ; 

Quarto et enfin, les femmes enceintes doivent comprendre que les services de la consultation prénatale leur sont salutaires. Elles doivent les fréquenter dès les premiers signes de grossesse et surtout dès les premiers mouvements de l’enfant dans le ventre de sa mère, pour y recevoir les premiers conseils et les médicaments contre le paludisme en vue de se protéger et de protéger l’enfant qu’elles portent en leur sein», a par ailleurs épinglé Jean-Jacques Mbungani dans son message sur la célébration de la journée mondiale du paludisme. 

Avant de clore ses propos, le Ministre de la santé  publique, hygiène et prévention de la RDC s’est montré reconnaissant, en remerciant les partenaires techniques et financiers qui soutiennent la lutte contre la Malaria. «Je saisis cette occasion pour féliciter très chaleureusement tous les professionnels de santé qui soignent et combattent ce fléau à travers toute l’étendue de la République ainsi que tous les professionnels des médias qui sensibilisent dans le cadre de l’adoption des comportements favorables à la santé, particulièrement dans la prévention et la lutte contre le paludisme, de la même manière qu’ils le font dans la sensibilisation contre la menace de la pandémie de la COVID-19», conclut-il.

Merdi Bosengele

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