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*Raisonnant dans le même esprit que l’Eglise du Christ au Congo (ECC), de qui elle relève, le Ministère des Laïcs Protestants (MILAPRO/ECC) est revenu sur l’impérieuse nécessité, pour la classe politique et sociale congolaise, de se concerter pour arborer la question des prochaines joutes électorales fixées, d’après la présente échéance constitutionnelle, en décembre 2023. Ce, dans le but d’éviter à la Nation des retombées négatives éventuelles dont nul ne sera à l’aise d’assumer.

Aboutir à un consensus général

Dans le point de presse signé par Jeef Pambi, son Secrétaire National, où des évaluations rigoureuses et des recommandations adéquates sont formulées sur plusieurs secteurs de la vie nationale, le MILAPRO/ECC reconnait l’existence des contraintes d’ordre organisationnel, s’associant au reste de temps prévu pour la tenue effective des élections en 2023.

A cet effet, disent-ils, ils ‘’s’en remettent à la sagesse de l’Eglise du Christ au Congo qui, par la voie de son Président National et Représentant Légal, avait déjà, au lendemain de la promulgation des résultats contestés des élections de 2018, appelé aux concertations de la classe politique et sociale du pays en vue de la préservation de la paix sociale’’.

Et à eux de poursuivre en estimant ‘’qu’il est impérieux de capitaliser cette recommandation en vue de trouver un consensus général’’.

Réformes électorales

Par contre, au sujet des réformes électorales, le MILAPRO/ECC a fait savoir qu’il soumettra dans le temps, en tant que société civile, des propositions des réformes de la Loi électorale pour la fiabilité du processus. Cela consécutivement au grand intérêt qu’il accorde au débat à l’Assemblée Nationale sur la Loi électorale.

John Ngoyi


Eglise du Christ au Congo

Ministère des Laïcs Protestants

Comité Exécutif National

 

Extraits du Point de presse du Ministère des Laïcs Protestants en Rapport avec la situation Générale en République Démocratique du Congo

La Crainte de Dieu est le Commencement de la Sagesse.

…Une petite minute de silence en mémoire des nôtres, filles et fils du pays tombés en Ituri dans le territoire de Djugu et ailleurs, au Nord-Kivu dans la région de Beni particulièrement, au Sud Kivu-Kivu où nos pensées vont droit vers Minembwe, à Kinshasa avec le drame de Matadi Kibala, ainsi que des multiples accidents de circulation et victimes du banditisme urbain qui y a élu domicile, dans l’espace Kasaï terrassé par une crise humanitaire indescriptible et incompréhensible dirait-on pour un pays comme le nôtre, et partout ailleurs en République Démocratique du Congo.

(Une minute de silence)

Chers frères et Sœurs dans le Seigneur,

Mesdames et messieurs,

Très Chers compatriotes,

Que la Grâce et la paix de Dieu qui surpassent toute intelligence vous soient données par Jésus Christ notre Seigneur et Sauveur.

Le Ministère des Laïcs Protestants de l’Eglise du Christ au Congo, Milapro/ECC, après une année 2021 caractérisée par des multiples évènements dont la plupart malheureux pour notre pays, notre peuple et le monde ; je citais à titre illustratif :

-La guerre et l’insécurité récurrentes à l’Est de la République Démocratique du Congo ;

-La crise sanitaire mondiale marquée par la pandémie de la covid 19 qui n’a pas épargné la RDC ainsi que la résurgence des poches d’Ebola ;

-La crise sociale et alimentaire persistante particulièrement dans le Centre du pays., l’espace Kasaï, et ses corolaires dont l’exode rural involontaire de nos populations vers d’autres provinces particulièrement le Katanga et le Bandundu…. ;

 Il va s’en suivre un bouleversement, pour certains, salvateur de l’ordre institutionnel dicté par les élections précitées, au motif que le président semblait pris en otage par la plateforme politique partenaire, et qu’il était utile d’user de tous les moyens nécessaires pour lui doter d’une majorité au parlement et restera désormais seul maître dans l’arène politique congolaise, et un gouvernement des gladiateurs des Warriors est mis en place.

Autres faits marquants la gouvernance du régime actuel dont une gestion calamiteuse des projets (dénoncée du reste par le président de la République lui-même), la non traçabilité des fonds alloués aux différents projets, ce qui constitue un détournement, des décaissement des fonds en totalité pour des projets à peine commencés mais jamais achevés, le non respect des délais de réalisation des projets, le manque coordination dans la mise en œuvre des projets, l’impressionnisme caractérisé dans l’annonce en grande pompe de projets pharaoniques pourtant irréalisables, le manque de mesures d’accompagnement des décisions de grande importance, les arrestations en cascade suivis de libération générale, au grand dame de l’autorité compétente. On se croirait dans une partie d’échec.

Par contre, l’année 2021 passée a été aussi marquée par un sursaut de conscience patriotique et républicaine des filles et fils de ce pays qui, inédite et inattendue, ponctuellement, se sont résolus à mutualiser leurs efforts à l’appel des Laïcs Protestants et Catholiques, dans une synergie agissante pour défendre la Nation contre les excès et abus de pouvoir, contre l’inaction et la quasi insensibilité du pouvoir face à la souffrance criante du peuple congolais.

Sur ce point, la position du MILAPRO reste inchangée dans le principe, mais dynamique quant à l’applicabilité, tenant compte des avis des autres Forces sociales et politiques de la Dynamique, nous attendons redynamiser et élargir pour plus d’efficacité et d’efficience dans les actions au regard des aléas du parcours et de l’évolution de la situation sur le terrain.

De tout ce qui précède et vue le degré de dégradation de la situation générale du pays et des mœurs en particulier,  le MILAPRO exhorte au plus haut point le pouvoir public à renforcer la collaboration avec l’Eglise qu’il estime, au-delà de toute considération et afin de sauver la nation en péril, laquelle (Eglise) a inexorablement un rôle prépondérant à jouer dans pays à l’instar des autres grands pays du monde, aux côtés de l’Etat. Et, à celle-ci, de s’y impliquer à fond, comme autre fois, notamment dans l’éducation civique et morale des populations, dans la recherche et la consolidation de la paix dans le pays et la cohésion nationale, particulièrement dans les conflits à l’Est du pays et la crise humanitaire aigue dans l’espace centre, afin de mutualiser les énergies productrices pour sortir le pays du carcan dans lequel il se trouve.

 

Ainsi, MOLAPRO en appelle donc au pouvoir public à créer des conditions favorables pour une collaboration agissante avec l’Eglise, Protestante et Catholique …

Au plan social et humanitaire

Les conditions de vie des populations où qu’elles se trouvent sur le territoire national deviennent intenables ;

Les congolais vivant à l’étranger sont laissés pour compte notamment sur plan de la protection dont ils sont légitimement supposés bénéficier de leur mère-patrie, et n’ont droit à aucun chapitre dans la gestion de la publique, à moins d’avoir des accointances directes d’un certain ordre avec le pouvoir ;  

La gestion du pays est restée globalement caractérisée par des scandales de corruption, de détournements des deniers publics à ciel ouvert, l’absence d’une vision clairement  définie et bien intériorisée de gouvernance, la démagogie et le rejet de la responsabilité d’Etat dans le chef des dirigeants :

Au plan sécuritaire,

La situation du pays est marquée par une insécurité généralisée sur tous les plans :

Des armées étrangères, de manière illicite souvent, occupent en toute impunité notre sol.

L’Est du pays, sous état de siège instauré par le Chef l’Etat, pour mettre fin à des guerres  successives qui continuent à endeuiller impunément nos populations depuis des très nombreuses années, reste dominé par la multiplicité  des groupes armés qui sèment la terreur sur cette partie du territoire nationale, les assassinats barbare des populations sans défense et toutes les conséquences fâcheuses qui vont avec. La réduction de certaines libertés due à l’état de siège et l’instauration de la justice militaire  pour des cas n’y relevant en principe pas, constituent là aussi, une insécurité militaire et pas la moindre, pour les populations civiles  concernées. La récente mesure de Madame la ministre d’Etat, Ministre de la justice, restaurant la justice civile, mais dont l’application traine encore les pieds, a été accueillie avec grande satisfaction et saluée par le MILAPRO et la quasi-totalité de population directement concernée.

Au plan politique

Les élections générales de triste mémoire, pour tous, en 2018, ont laissé au pays un héritage au goût très amer.

L’alternance politique au sommet de l’Etat et l’avènement au pouvoir de SE Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la République, Chef de l’Etat ( avec l’expression de nos hommages les plus déférents), a suscité un espoir légitime dans le chef du congolais. Cet espoir va semble s’estomper au fil de temps, à commencer par un gouvernement de coalition (FCC-CACH) imposé par les résultats des élections de 2018, lequel ne fera, comme nombre d’analystes le prédisaient, pas long feu.

L’absence d’une politique étrangère efficiente et axée sur le résultat qui continue à porter échec aux objectifs poursuivis par la RDC dans le concert des nations sur le plan tant sous région, régional que continental et international…          

 

Des élections

 

Après l’adoption de la loi organique sur la CENI qui a suscité tant de remous et le processus controversé de désignation de la nouvelle équipe dirigeante de ladite CENI, le MILAPRO suit avec grand intérêt le débat à l’Assemblée Nationale sur la Loi Electorale et exige un consensus de toutes les parties prenantes au processus.

Le MILAPRO soumettra dans le temps, en tant que société civile, des propositions des réformes de la loi électorale pour la fiabilité du processus. 

Par ailleurs, au regard du temps restant jusqu’à la tenue effective des élections en 2023 et les contraintes d’ordre organisationnel y associées, le MILAPRO s’en remet à la sagesse de l’Eglise du Christ au Congo qui, par la voie de son Président National et Représentant Légal, avait déjà au lendemain de la promulgation des résultats contestés des élections de 2018, appelé aux concertations de la classe politique et sociale du pays ne vue de la préservation de la paix sociale. Le temps semble lui donner raison aujourd’hui. Le MILAPRO estime de ce fait qu’il est impérieux de capitaliser cette recommandation en vue de trouver un consensus général et éviter à la nation des retombées négatives éventuelles dont nul ne sera à l’aise d’assumer en cas de non respect de l’ordre constitutionnel sur l’organisation des élections attendues en 2023.

Fait à Kinshasa, le 19 avril 2022

Jeef PAMBI

Secrétaire National   

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