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*‘’Le Congo a besoin de l'unité et de la cohésion nationale pour atteindre ses objectifs de développement et dans ce cas précis, nous exhortons les uns et les autres à la retenue,  en évitant des propos qui incitent à la haine tribale,  en plus de l'organisation d'une grande conférence pour la  paix et la réconciliation entre ces deux communautés sous l'égide des plus hautes autorités politiques et religieuses du pays afin de prévenir toute forme de dérapage et cimenter notre vivre ensemble’’, soutient, dans une nouvelle  Tribune, Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, Président National  du Mouvement pour le Renouveau.   Après avoir suivi avec beaucoup de regret les propos désobligeants d'une Députée nationale à l'endroit des Kasaïens, il estime  qu'au-delà de cette controverse,  il est   temps de réfléchir sur les causes de cette tragédie qui, si l’on n’y prend garde, risque d’attiser inutilement  le feu entre les  Kasaïens et Katangais.

Clément Kanku, loin de chercher à  justifier le regain des  tensions actuelles, avec les derniers développement de la situation  aujourd'hui au Kasaï alors  que les Kasaïens, eux-mêmes,  occupent des postes les plus stratégiques du sommet à la base,  rappelle, néanmoins,    à la ‘’mémoire collective que de la même manière que le cuivre du Katanga contribue sensiblement au revenu de l'Etat, le Congo/Zaïre,  à une certaine époque,  n'a pas hésité à recourir aux ressources de la Miba pour soutenir d'autres compagnies minières de l'Etat dans d'autres provinces.

Il rappelle également  que Mzee Kabila et son Afdl s'étaient servis de toute la réserve de diamants de la Miba en guise d'effort de guerre jusqu'à sa faillite, que les diamants de joaillerie de Tshikapa ont aussi contribué à renflouer les caisses de l'Etat à une certaine époque, de même que l'or de Kilo-Moto dans l'ancienne Province Orientale, sans oublier le port de Matadi dans le Kongo central qui joue un rôle crucial à l'économie de notre pays mais également,  le barrage d'Inga toujours au Kongo central qui a rendu et continue à rendre d'innombrables services aux mines du Katanga et à l'ensemble du territoire national’’. 

Pour lui, en effet,  ‘’il est venu le temps de se poser ces quelques questions essentielles pour s'attaquer aux causes afin de permettre à cette population de trouver une bonne raison de ne pas aller chercher une meilleure vie ailleurs.

Il est temps que chacun de nous se sente interpellé par l'absence d'engouement des uns et des autres à développer leurs provinces d'origine, à construire chez eux quand bien même on en revendique le leadership’’.

‘’C'est pourquoi, nous proposons ces quelques pistes de solution que nous avons déjà suggérées dans d'autres tribunes pour commencer à répondre à une partie des problèmes qui minent le Grand Kasaï : la relance effective de la Miba ;  l'achèvement du barrage de  Katende ; le désenclavement du Grand Kasaï par la construction de la route Kalamba Mbuji ; la relance de l'agriculture à l'instar du projet Kanyama Kasese ; l'amélioration du système sanitaire (construction des hôpitaux et centres de santé) ;  l'amélioration de l'enseignement par la construction des écoles à tous les niveaux ; l'encadrement et la réinsertion des jeunes et  l'incitation à développer des activités économiques par plusieurs mesures incitatives, recommande-t-il.

A l’en croire, ‘’ces mêmes  recommandations sont aussi valables pour d'autres provinces soumises aux mêmes difficultés, suivant leurs spécificités, après des dizaines d'années de gestion calamiteuse par différents régimes alors que les richesses que Dieu a dotées  à notre pays pouvaient,  avec un minimum de sérieux et de bonne foi des dirigeants, répondre aux attentes de la population’’.

LPM

Tribune

Après avoir suivi avec beaucoup de regret les propos désobligeants d'une Députée nationale à l'endroit des Kasaïens, nous pensons qu'au-delà de cette controverse,  nous devons prendre le temps de réfléchir sur les causes de cette tragédie.

Avant toute chose, nous voulons rappeler à la mémoire collective que de la même manière que le cuivre du Katanga contribue sensiblement au revenu de l'Etat, le Congo/Zaïre,  à une certaine époque,  n'a pas hésité à recourir aux ressources de la Miba pour soutenir d'autres compagnies minières de l'Etat dans d'autres provinces ; que Mzee  Kabila et son Afdl s'étaient servis de toute la réserve de diamants de la Miba en guise d'effort de guerre jusqu'à sa faillite, que les diamants de joaillerie de Tshikapa ont aussi contribué à renflouer les caisses de l'Etat à une certaine époque, de même que l'or de Kilo-Moto dans l'ancienne Province Orientale, sans oublier le port de Matadi dans le Kongo central qui joue un rôle crucial à l'économie de notre pays mais également,  le barrage d'Inga toujours au Kongo central qui a rendu et continue à rendre d'innombrables services aux mines du Katanga et à l'ensemble du territoire national.

Des exemples sont légions. C’est  ce qui démontre que chaque province a des atouts qui ont servi ou continuent à servir la cause nationale.

Néanmoins, ce bref rappel ne justifie en rien ce que nous vivons aujourd'hui au Kasaï.  D'autant plus que les Kasaïens occupent aujourd'hui les postes les plus stratégiques du sommet à la base.

Nous estimons qu'il est venu le temps de se poser ces quelques questions essentielles pour s'attaquer aux causes afin de permettre à cette population de trouver une bonne raison de ne pas aller chercher une meilleure vie ailleurs.

Il est temps que chacun de nous se sente interpellé par l'absence d'engouement des uns et des autres à développer leurs provinces d'origine, à construire chez eux quand bien même on en revendique le leadership.

C'est pourquoi, nous proposons ces quelques pistes de solution que nous avons déjà suggérées dans d'autres tribunes pour commencer à répondre à une partie des problèmes qui minent le Grand Kasaï :

  • · la relance effective de la Miba ;
  • · l'achèvement du barrage de Katende ;
  • · le désenclavement du Grand Kasaï par la construction de la route Kalamba Mbuji ;
  • · la relance de l'agriculture à l'instar du projet Kanyama Kasese ;
  • · l'amélioration du système sanitaire (construction des hôpitaux et centres de santé) ;
  • · l'amélioration de l'enseignement par la construction des écoles à tous les niveaux ;
  • · l'encadrement et la réinsertion des jeunes ;
  • · l'incitation à développer des activités économiques par plusieurs mesures incitatives.

La liste n'est pas exhaustive. Il est évident que ces recommandations sont aussi valables pour d'autres provinces soumises aux mêmes difficultés, suivant leurs spécificités, après des dizaines d'années de gestion calamiteuse par différents régimes alors que les richesses que Dieu a dotées  à notre pays pouvaient,  avec un minimum de sérieux et de bonne foi des dirigeants, répondre aux attentes de la population.

Le Congo a besoin de l'unité et de la cohésion nationale pour atteindre ses objectifs de développement et dans ce cas précis, nous exhortons les uns et les autres à la retenue,  en évitant des propos qui incitent à la haine tribale,  en plus de l'organisation d'une grande conférence pour la  paix et la réconciliation entre ces deux communautés sous l'égide des plus hautes autorités politiques et religieuses du pays afin de prévenir toute forme de dérapage et cimenter notre vivre ensemble.

Les événements malheureux du passé devraient nous enseigner.

Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua

 

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