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Pendant que les congolais essaient d’avancer, ils sont encore quelques-uns, en Afrique et en Occident, qui continuent à poser la question de la vérité des urnes. Pour nous aider à tourner la page, peut-être ferions-nous mieux de revenir sur le processus électoral dans son ensemble, plutôt que d’épiloguer sur les résultats.


Premier couac : tous les prétextes ont été bons pour écarter de la course à la présidence des outsiders qui auraient fait mouche si l’occasion leur avait été donnée de concourir. Deuxième couac : à la fameuse rencontre de Genève, où il fut question de choisir un seul candidat pour représenter l’opposition, chacun des candidats n’a pas eu la même chance que ses pairs d’être choisi ; la fibre ethnique a pesé, Monsieur Martin Fayulu le sait bien. Le troisième couac : Martin Fayulu appartient à la plateforme Ensemble de Moïse Katumbi ; en l’absence de ce dernier, Monsieur Fayulu fut porté par la plateforme Lamuka. La question : était-il un vrai candidat au poste présidentiel ou venait-il juste élaguer la voie ? Il a été dit qu’il venait pour deux ans, alors que la Constitution prévoit 5 ans ! Quatrième couac : les élections n’avaient pas encore eu lieu, les médias occidentaux encensaient un candidat et diabolisaient un autre. Y a-t-il une raison à cela ? Cinquième couac : la CENCO (et non l’Eglise catholique) entre dans la danse avec un tel empressement qu’elle proclame les résultats déduits d’une opération statistique plus que discutable. En effet, on n’extrapole pas sur une population hétérogène des observations faites sur un échantillon non représentatif. Au Congo, un candidat peu obtenir 0 % de voix dans une province et 100% dans une autre. Avec pareille distribution, l’idéal aurait été d’attendre le dépouillement total des résultats. Dommage que la CENCO n’ait pas chapeauté le processus électoral depuis Genève !

Ces observations étant faites, relevons quelques constats : les occidentaux qui n’avaient levé le petit doigt, lorsqu’en 2011, Etienne Tshisekedi avait contesté les résultats des élections, sont aux aboie aujourd’hui ! Ils semblent reprocher Félix de ne pas avoir les « défauts » de son père ! Remarquons aussi que certains « Baluba » sont surpris de voir sur les réseaux sociaux des textes signés en leurs noms, messages qui n’ont d’autre but que d’essayer de faire croire que les baluba sont des vantards ! Notons aussi que Kyungu wa Kumwanza, après avoir refusé de siéger à l’Assemblée nationale à Kinshasa, s’est aussi retiré de la plateforme Lamuka.

En conclusion, je suis de ceux qui pensent que Martin Fayulu devrait rejoindre Félix Tshisekedi, comme le fera bientôt Moïse Katumbi. Le Congo a besoin de tous ses fils pour se relever. Je suis de ceux qui espèrent que les membres du FCC voteront toute proposition qui ira dans l’intérêt du peuple. J’espère surtout que Monsieur Joseph Kabila saisira la chance que lui donne le peuple congolais de se montrer loyal envers Félix Tshisekedi ; le peuple lui sera reconnaissant. Quant à ceux qui craignent des violences à venir, qu’ils soient rassurés, elles ne viendront ni de Moïse Katumbi, ni de Jean- Pierre Bemba.
Il est temps de cesser de s’insulter et de se mettre au travail, il n’y a pas que le poste de Président de la République. Si malgré tous ces arguments vous êtes inconsolables, eh bien pensez à toutes ces années de combat de l’UDPS, aux élections de 2011 et dites-vous qu’il y a bien une justice quelque part, non ?

(Par Pie Tshibanda Wamwela Bujitu, Psychologue, Ecrivain Et Conteur)

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