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Le Président Félix Tshisekedi ne jure que sur la paix, rien que la paix. Depuis son avènement à la magistrature suprême, il n’a cessé de le professer à travers ses sorties médiatiques. Cette paix recherchée devrait couvrir non seulement la République Démocratique du Congo, mais aussi l’Afrique dans son ensemble, selon le Chef de l’Etat, qui a profité de son allocution au cours de la XIIème Conférence diplomatique organisée la semaine dernière par le Ministère des Affaires Etrangères, pour interpeller tous ses pairs, particulièrement ceux de la sous-région d’Afrique centrale, sur l’importance de la paix dans le processus de développement des pays africains. Très indigné, le président honoraire de l’Union Africaine (UA) a fait comprendre à ses pairs qu’au regard des enjeux de l’heure et, surtout, de la tradition africaine, tout pays de la sous-région a l’obligation d’entretenir des bonnes relations avec ses voisins pour un cheminement harmonieux vers une Afrique plus unie et plus forte.

«S’ouvrir au monde, revient tout d’abord à vivre en paix et en sécurité avec ses voisins, ceux qui partagent avec vous la vie au quotidien et même le sang, car il n’est sans ignorer que toute politique extérieure d’un État est transcendée par des considérations d’ordre géographique. A ce sujet, il me semble, à l’évidence, impensable de croire qu’un pays de la Sous-Région des Grands Lacs peut prospérer dans la paix et dans la sécurité et se stabiliser durablement tant que son voisin est en ébullition et surtout si ce pays sert de base-arrière à des groupes armés ou encore, en devient le parrain. La sagesse africaine nous enseigne que lorsque la case du voisin brûle, on ne peut rester indifférent. On l’assiste pour éteindre le feu au risque d’être soi-même atteint par les flammes. Ni la République Démocratique du Congo, ni ses voisins ne redessineront au grand jamais la carte du monde, ce qui, par conséquent, nous condamne à vivre ensemble pour l’éternité», a exhorté Félix Tshisekedi, qui, toujours dans son allocution, ne s’est pas tu pour dénoncer certains Etats qui, par moment, s’adonneraient aux attaques injustifiables contre leurs voisins, allusion faite à la RDC dont la partie Est reste, depuis des décennies, le théâtre des massacres à répétition.

«Pour la petite histoire, il est tout de même incompréhensible que ceux qui de l’autre rive de la Méditerranée et d’outre- Atlantique ne s’appellent jamais frères, soient plus solidaires entre eux que nous autres, africains, qui aimons nous appeler affectueusement frères. C’est pourquoi, je suis profondément convaincu qu’il est un devoir sacré de chaque État de notre Sous-Région d’éviter tout acte générateur de tensions et de conflits avec les autres ou, à tout le moins, d’en minimiser le risque. En tout cas, il est irréaliste et improductif, voire suicidaire pour un pays de notre Sous-Région de penser qu’il tirerait toujours des dividendes en entretenant des conflits ou des tensions avec ses voisins. En ce qui concerne notre pays, je m’emploie, sans naïveté ni faiblesse et avec beaucoup de lucidité, depuis mon arrivée à la tête de cette république, à restaurer la confiance dans les relations avec nos voisins ainsi qu’à développer une coopération multisectorielle bénéfique à nos peuples respectifs par la conclusion des accords bilatéraux et multilatéraux, la réalisation des projets d’intérêt commun et les concertations régulières entre nos gouvernements», a-t-il, ensuite, martelé.

Servir et ne jamais trahir l’Afrique

Pour enfin clore son élan d’interpellation, le président de la République a, sans ambages, réaffirmé sa détermination à collaborer en tout temps avec tous les pays de la sous-région en ce qui concerne le renforcement des relations, gage d’un lendemain meilleur. C’est ce qu’il entend par servir l’Afrique en toute fidélité. «C’est dans cette optique que nous sommes actuellement en négociation pour intégrer la Communauté de l’Afrique de l’Est dont la majorité des membres sont frontaliers à notre pays et entretiennent d’intenses échanges commerciaux. Servir et ne jamais trahir l’Afrique deviennent ainsi une autre option fondamentale de notre politique extérieure à laquelle tous les Congolais doivent tenir. C’est également dans cette suite qu’il convient notamment de situer les opérations militaires ciblées et concertées que mènent conjointement, depuis le 30 novembre dernier, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo («FARDC», en sigle) et les Forces de défense du Peuple Ougandais («UPDF», en sigle) afin de neutraliser les groupes armés et les terroristes qui ravagent le Nord-Est de notre pays et circulent le long des frontières que nous partageons avec la République de l’Ouganda, plus précisément en Ituri et au Nord-Kivu. Je rappelle que ces opérations sont fondées sur les accords bilatéraux existants entre les deux pays et les instruments juridiques pertinents de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs («CIRGL», en sigle) dont les deux États sont membres. Ces opérations sont limitées dans le temps et ont pour principe sacrosaint de ne pas porter atteinte aux droits de l’Homme. Chaque fois que de besoin, la République Démocratique du Congo n’hésitera pas d’organiser pareilles opérations ou de s’impliquer dans la mutualisation des forces avec ses voisins pour assurer la paix et la sécurité dans les Grands-Lacs », a-t-il convié.

Appel au soutien de sa mandature à la CEEAC et à la SADC

Evoquant par ailleurs ses nouvelles fonctions à la CEEAC et à la SADC, Félix Tshisekedi a appelé ses pairs à un soutien sans faille en vue de répondre aux attentes des milliers d’africains. « C’est ici le lieu, pour moi, de réitérer mes remerciements aux Chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC et de la SADC pour la confiance qu’ils ont témoignée à notre égard en nous désignant, à travers ma personne, à la présidence de la première communauté — fonction que nous assumons depuis le mois de janvier dernier — et de la seconde, à la tête de laquelle nous siégerons en août prochain. De plus, comme vous l’avez suivi, le jeudi dernier, j’ai été porté à la présidence du Mécanisme régional de suivi d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la Région. Je renouvelle mon serment d’œuvrer de toutes mes forces pour la réalisation des objectifs de ces organisations et je compte, à cet effet, sur le soutien de mes pairs », a-t-il déclaré.

La Pros.

                       

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