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 Arrêté depuis le 05 février dernier, François Beya, conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité demeure toujours en détention dans les locaux de l’Agence nationale de renseignement, ANR en abrégé. Ne remarquant aucune évolution dans le dossier, le collectif Free François Beya Kasonga (FFBK) monte au créneau et exige la libération sans condition de François Beya. Au cours d’un point de presse tenu le mardi 1é mars 2022, au Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS), le collectif FFBK, association regroupant des personnes éprises de justice et de paix, déclare que l’arrestation de l’ex conseiller du Chef de l’Etat en matière de sécurité est arbitraire et viole les lois du pays.

Le collectif Free François Beya Kasonga décrie les conditions dans lesquelles se trouve François Beya dans le cachot de l’ANR, et indique que ce dernier était souffrant trois semaines avant son interpellation. Cependant, le collectif FFBK se demande comment quelqu’un qui serait participant dans des réunions mettant en cause la sureté de l’Etat et d’avoir fomenté un coupe d’Etat, sera le seul à être inquiété et le seul détenu dans l’affaire. « Comment dans une telle affaire d’atteinte présumée à la sureté de l’Etat, seul François Beya est inquiété. Son adjoint n’aurait assisté à aucune des réunions qui ont conduit à son arrestation ou alors, les participants (non encore identifiés) à ces réunions, ont mystérieusement disparu dans la nature ? Comment un Etat qui dit avoir déjoué un coup d’Etat peut, dans le même temps sans crainte, lever un couvre-feu sur la quasi-totalité de son territoire ?», S’interroge le collectif FFBK.

Par ailleurs, le collectif FFBK donne raison à la presse nationale qu’internationale, qui a évoqué notamment une guerre de palais, au sein de la présidence suite à la gestion confiée à François Beya, d’un conflit minier impliquant un autre conseiller présidentiel, Fortunat Biselele, ainsi que l’ancien président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa. Il a aussi fait mention d’un conflit tribal, parmi les vraies causes de l’arrestation de Beya, lequel conflit serait instrumentalisé à l’Agence nationale de renseignements, entre Luba Mbuji-Mayi et Luba Luluwa.

C’est ainsi que le collectif FFBK a adressé une série de questions. «Comment le pouvoir en place peut-il justifier une telle utilisation des services de sécurité ? Comment peut-il expliquer qu’après plusieurs semaines, une arrestation et une détention n’ont toujours pas été étayées par un acte d’accusation ? Comment expliquer l’isolement quasi complet de François Beya et l’absence d’accès à un avocat indépendant ? Comment peut-on expliquer l’accès sporadique de sa famille ? Comment peut-on expliquer le recours à des humiliations des menaces de privation de visites familiales et ou de nourriture voire de sommeil à l’encontre de François Beya ?», telles sont les questions suscitées par le même collectif.

Ne constatant aucune arrestation supplémentaire dans cette affaire, le collectif Free François Beya Kasonga dénonce des allégations qui se multiplient chaque jour sur cette affaire contre François Beya. Une arrestation jugée injuste et qui violerait les lois du pays, ainsi que les traitées internationales de droits de l’homme. Le FFBK s’inquiète de l’Etat de santé de François Beya, qui se détériore et exige des soins de santé.

Vu les motifs d’arrestation jugés vagues, le collectif Free François Beya Kasonga lance un appel au Président de la République, lui rappelant ainsi ses promesses faites dès son accession au pouvoir, sur suppression des cachots de l’ANR, qui se transforment en «Police politique du pouvoir».

Fidel Songo

 

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