*A l’issue de discussions, l’Etat congolais a, enfin,  gain de cause. Dan Gertler, dans un élan tout à fait nouveau, renonce à ses droits dans plusieurs projets miniers et pétroliers en RD. Congo. A cet effet, un accord a été signé ce week-end à Kinshasa entre, d’une part, Rose Mutombo Kiese, la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, pour la RD. Congo et, d’autre part, M. Dan Gertler, opérant pour le compte de Ventura, Fleurette et consorts qui sont ses propres sociétés, en présence de Guylain Nyembo, le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Nouvelle page

Visiblement satisfaites, ainsi qu’en témoigne la photo de l’événement, les deux parties se sont montrées confiantes, quant à la mise en œuvre de cet Accord qui, au fait, constitue un dénouement à l’amiable de tous les différends.

Ceci permettra à la RD. Congo de reprendre pleinement possession de ses actifs miniers et pétroliers pour lesquels M. Dan Gertler s’est engagé à renoncer à ce qui était considéré jusqu’ici comme étant ses droits, depuis leur acquisition sous le régime précédent.

C’est donc une nouvelle page importante de l’histoire que vient d’écrire en lettres d’or cet homme d’affaires d’Israël, en déjouant ainsi tous les pronostics négatifs qui lui collaient inutilement d’autres images.

Car, au-delà de ces actifs évalués à plus de deux milliards de dollars américains, la RD. Congo, dans le cadre de cet assainissement du secteur minier et des hydrocarbures, tel qu’initié par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, récupère également « une partie substantielle » des royalties de Kamoto Copper Company (KCC) qui lui avaient été cédés, selon certaines indiscrétions.

Assainissement, la machine en marche…

Dans son combat pour la restauration de l’Etat de Droit, Félix Antoine Tshisekedi, l’actuel Président de la République, a, en effet, entamé une opération de restauration du patrimoine minier congolais et le fait d’avoir mené les négociations avec Ventura enclenche un nouveau processus qu’il aura ainsi réussi à incruster, conformément à sa vision consistant à placer les intérêts de l’Etat au centre.

Dans le cas d’espèce, les deux parties sont parvenues à un accord qui garantit les intérêts de son pays, la RD. Congo. Alors que de son côté, Dan Gertler a, encore une fois, battu les pronostics négatifs qui croyaient qu’il ne pouvait pas poser un acte aussi responsable que celui de remettre dans le giron de l’Etat, des concessions convoitées, d’ailleurs, par plusieurs intérêts.

Il vient de prouver qu’au-delà du business, il a épousé la cause nationale congolaise, qu’il en est, lui aussi, sensible.

Des faits, des actes…

Depuis quelques jours, la Présidence de la RD. Congo a travaillé à la finalisation d’un arrangement avec Dan Gertler, le milliardaire israélien considéré comme un proche de l’ex-chef d’Etat, Joseph Kabila.

Cet accord, issu d’une proposition de l’homme d’affaires aux autorités du pays, il y a trois semaines, mettrait Dan Gertler à l’abri d’éventuelles procédures que pourrait initier la RDC devant les juridictions locales et internationales.

En échange, l’accord prévoit, par contre, que Dan Gertler renonce à ses droits dans plusieurs projets miniers en RDC qui seraient, ensuite, transférés à l’Etat congolais.

Ainsi, Dan Gertler verserait 280 millions de dollars à la RDC, officiellement, au titre des royalties non perçues par le Trésor public.

Même si à ce stade, le détail des projets que l’homme d’affaires pourrait rétrocéder à l’Etat reste encore à préciser, il n’en demeure pas moins vrai que l’un des actifs concernés par cet Accord, pourrait être le projet aurifère de Moku-Beverendi, près de la grande mine de Kibali dans la province du Haut-Uélé (nord-est de la RDC).

A qui le prochain tour ?

Ce qui s’est passé hier ou aujourd’hui avec Dan Gertler n’est un premier pas. Car, d’autres renégociations des contrats suivront. D’autant plus que dans sa détermination, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, n’entend ni reculer, ni lésiner sur les moyens à utiliser pour recouvrer tous les droits dus à la RD. Congo dans la conclusion de tous ces contrats, quoiqu’intervenue avant son avènement à la tête du pays.

Sans les citer, des sources bien éclairées ont, toutefois, laissé entendre que cette opération d’assainissement se poursuivra au niveau de toutes les autres sociétés opérant aussi bien dans le secteur minier que pétrolier en RD. Congo.

LPM