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*Il est  de ceux qui réclament   la décoration,   à titre posthume,  de Me Honorius Kisimba Ngoy, ancien Ministre de la Justice en RDC et l’un des initiateurs du procès ‘’victorieux’’ sur l’Ouganda sur les questions des faits multiples d’exactions et autres destructions méchantes des biens et pillage des ressources naturelles du pays survenus du 5 au 10 juin 2000 à Kisangani, dans l’ex-Province Orientale.   Huit Mulongo Kalonda, Professeur à l’Université de Lubumbashi, écrivain et poète congolais, brisant  l’omerta,  insiste  ainsi  sur les risques encourus  par Honorius Kisimba Ngoy,  en s’engageant sur une voie, si risquée soit-elle,  du rétablissement de la justice réparatrice et du recouvrement des  droits dus à la RD. Congo, aux nombreuses victimes ainsi qu’à la destruction de l’écosystème    devant  la Cour Internationale de Justice et qui, pourtant,  est  décédé   si tôt et de manière impromptue,  le 6 juin 2008. 

Modèle d’engagement républicain  

Le Professeur Huit Mulongo Kalonda, faisant la réminiscence  des faits,  a également rappelé l’autre dimension de la bravoure de Me Honorius Kisimba, à l’époque de l’ancien Président Maréchal Mobutu.

A l’en croire, Me Honorius Kisimba fut le seul à se livrer en plein jour en un soutien ainsi qu’en  une défense des intérêts juridiques de l’une des 13 personnalités de l’Opposition du moment, en l’occurrence, le  Feu Gabriel Kyungu wa Kumwanza.

Bibliothèque intellectuelle, source de savoir et incarnation des valeurs pour plusieurs, le Professeur Huit Mulongo atteste que l’ancien Ministre de la Justice constitua l’une des figures emblématiques de l’intelligentsia juridique congolaise.

Pourquoi donc un tel héros dans l’ombre ne recevrait-il   des hommages dignes de la République ? Pour quelles raisons  Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo,  ne l’honorerait-il pas ?  Voilà autant de questions qu’il pose au    Chef de l’Etat, en tant que   Garant  du bon fonctionnement des institutions.

Pour lui, avec le verdict rendu,  le mercredi 9 février 2022,  dans le cadre de l’affaire RDC-Ouganda,  Félix Tshisekedi n’accomplirait qu’un acte, un seul alors, pour rendre  justice à un des ses compatriotes dignes, en l’occurrence, Me  Honorius Kisimba Ngoy  ne serait-ce qu’à titre posthume.

Devoir de mémoire

L’opinion se souviendra à ce sujet qu’en son temps, alors que nombreux des ceux qui se réjouissent aujourd’hui en étaient totalement réfractaires, Honorius Kisimba Ngoy, Ministre de la Justice de cette époque-là, se lança,   corps et âme,  dans  ce procès, à la fois, contre l’Ouganda et le Rwanda.

Plus tard, comme n’étant pas signataire du Traité créant la CPI, ni d’autres Traités apparentés, le Rwanda en  fut extrait.

Mais, sans réserves, ni fioriture, Honorius  Kisimba, sous l’empire 1+4,   se livra dans  ce    combat alors que certains alliés des Etats concernés organisaient des messes noires contre lui au sein du gouvernement, pour lui barrer la route.

Bravant des    multiples privations ainsi que de tant d’autres sacrifices personnels, y compris le risque  d’étiquetage sur la liste noire des congolais engagés dans la lutte acharnée contre l’invasion des armées étrangères sur le sol congolais, des risques  dus aux  nombreux  voyages d’avion et de toutes les difficultés rencontrées dans la constitution des lobbyings et la défense des intérêts de la RD. Congo qui, aujourd’hui, en est sortie  gagnante.

Effets dissuasifs  

Il y a lieu de rappeler, enfin,  qu’au terme de ce verdict, l’Ouganda est tenu de payer 325 millions de dollars américains à la RD. Congo sur les onze milliards exigés, dès le  départ,  à titre des dommages et intérêts, d’indemnisation des victimes et d’indemnités compensatoires au pillage des ressources naturelles et à la  destruction méchante  de l’écosystème en  RD. Congo.

Un tel verdict, loin s’en faut, aurait des effets  dissuasifs  pour tous ceux qui, comme l’Ouganda et tant d’autres pays, seraient tentés à l’idée de rééditer ces  mêmes  exploits  hideux sur le sol congolais.

Epée de Damoclès

Ainsi, ce verdict institue-t-il  une vraie jurisprudence  en la matière. Car, à l’avenir et  quelles que soient les raisons, aucun autre pêcheur en eaux troubles,  n’est donc censé ignorer qu’en bafouant les droits des congolais,  il s’exposera  à l’épée de Damoclès de la  justice internationale.

La Pros.

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