Flash

BAN2

 

Alors que les doutes persistent au sein de l’opinion sur le respect du délai constitutionnel avec la feuille de route du processus électoral 2021-2027,  le   Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a confirmé la tenue des élections en 2023. C’était au cours d'un déjeuner de presse qu’il a offert aux patrons de presse et les professionnels des médias lundi, 14 février 2022 à Pullman hôtel de Kinshasa. Le Chef du gouvernement met ainsi en exergue l’engagement et la volonté de l’Etat Congolais à travailler d’arrache-pied pour accompagner la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI) afin d’offrir aux congolais des élections crédibles dans le délai constitutionnel. Il a tenu à préciser que les congolais iront voter avec une carte d’électeur, tout en ayant la carte d’identité.

Dans la foulée, Sama Lukonde a exprimé sa joie sur la mise en place du nouveau bureau de la CENI. Il est revenu avec insistance sur l’équivoque qu’il faut lever entre le recensement voulu pour avoir un fichier d’identité nationale et permettre au peuple congolais d’avoir finalement une carte d’identité. Pour le Premier ministre, ce cas de figure n’est pas à confondre avec l’enrôlement des électeurs en vue de l’organisation des élections.

A cet effet, le Premier des warriors a précisé qu’Enrôlement des électeurs et/ou recensement de la population, le pays ira aux élections en 2023 avec une carte d’électeur. Ces éclaircissements du Premier ministre viennent ainsi soulager ceux qui ont été frustrés par la feuille de route de Denis Kadima pour le processus électoral 2021-2027. Voulant se montrer prudent dans la planification des opérations électorales, Denis Kadima veut avoir toutes les garanties possibles. En présentant la feuille de route du processus électoral et des contraintes qui peuvent avoir une incidence sur le calendrier électoral, le nouveau président de la CENI avait insisté sur l’attention particulière à accorder à la mutualisation des efforts dans le cadre des opérations de recensement et d’enrôlement des électeurs. «La lenteur dans la mutualisation des opérations d’identification de la population, de recensement ainsi que l’enrôlement des électeurs est de nature à retarder le processus électoral déjà soumis aux contraintes de délai constitutionnel», avait-il souligné.

Pour rassurer tout le monde, Jean-Michel Sama Lukonde a apporté quelques précisions: «En 2023, nous irons aux élections avec une carte d’électeur. Mais, nous estimons que c’est important que nous commencions le processus vers la carte d’identité. N’oublions pas que récemment, il y a eu des incompréhensions vis-à-vis du recensement général de la population et de l’organisation des élections», a-t-il indiqué.

«Nous voulons rester le plus prudent possible pour garantir que dans le cadre du processus électoral de 2023, c’est la carte d’électeur. Cela n’empêche pas qu’on puisse constituer le fichier national d’identification de la population. La CENI peut y contribuer aux côtés de l’ONIP, sans pour autant que chaque organe perde son autonomie. C’est cela l’objectif», a-t-il poursuivi.

D’après Sama Lukonde, tout ceci se fera sans handicaper l’autonomie et les délais contraignants de la CENI. Il précise que la discussion est au niveau du gouvernement et l’option a été levée en conseil des ministres dans le cadre de cette mutualisation afin d’assurer, surtout pour la CENI qui a des délais les plus contraignants. Le Premier ministre estime que ces opérations ne peuvent  pas empêcher la centrale électorale d’atteindre ses objectifs.

Le gouvernement renseigne, à cet effet, que les opérations couplées doivent avoir lieu sur le terrain au mois de juillet. Les premières estimations indiquent une durée de 10 et 18 mois.

Par ailleurs, Sama Lukonde demande à la CENI d’amener le gouvernement vers un budget le plus réaliste possible, sur base de l’expérience passée.

«Nous sommes heureux d’avoir finalement cette CENI mise en place. J’avais annoncé 100 millions de dollars pour 2021. Et puis d’autres crédits qui sont placés pour l’année 2022. Lorsque nous sommes en discussions avec la CENI, il est aussi question de rationalisation des dépenses des deniers publics», a-t-il dit devant les professionnels des médias.

Le Gouvernement espère que les expériences passées permettront une meilleure rationalisation des ressources.

Le chef de l’exécutif a aussi précisé que les dernières élections ont coûté près d’un milliard USD. «Pour 2022, le budget proposé est de 640 millions USD. Ça c’est 2022. On n’a pas encore atteint 2023. On se rend compte qu’on peut atteindre la même expérience», a-t-il indiqué.

Soulignons que Sama Lukonde a tenu à rassurer tout le monde de la volonté du gouvernement d’aller vers un processus apaisé et qui a la confiance de tous. «Pour cela, il faut garantir le financement au niveau de la CENI. Comme cela, elle peut garantir le reste de la population. C’est simplement cela», a conclu le Premier Ministre.

La Pros.

Pin It

Statistiques

22106213
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
1514
18468
80675
21931225
272253
440043
22106213

Your IP: 100.24.115.215
2022-05-19 02:09

Les plus lus

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg