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Je suis très Heureux parce que nous avons maintenant deux Camps Politiques dans notre pays, la RDC. Le CAMP  des  Nationalistes douteux appelés Demi-Dakar et le CAMP des Congolais de PÈRE ET DE MÈRE. 
Moi étant Congolais de Père et de Mère, je soutiens le CAMP de Mon président National du MDCO, M. GABRIEL MOKIA Mandembo. 
Freddy Tshilumba Mutemunayi,
Président National de la Ligue de jeunes du Mouvement des  démocrates Congolais,  MDCO

En dépit du fait que l’insécurité n’est pas complètement élaguée dans la province de l’Ituri, il y a cependant des avancées significatives à mettre à l’actif des Forces Armées de la République Démocratique du Congo qui se donnent à fond pour neutraliser l’ennemi dans le cadre des opérations relatives à l’état de siège. Telle est, en tout cas, la situation qui prévaut à l’heure actuelle dans cette province dirigée par le Général Nkashama Luboya, gouverneur militaire, qui, hier, mardi 17 mai 2022, devant la Presse, avec Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et médias, a dressé un tableau très rassurant sur les opérations de frappe des vaillants FARDC contre les ADF, la Codeco et tant d’autres mouvements rebelles dans le cadre de la deuxième phase des opérations militaires.

Au cours de son intervention, le Gouverneur militaire a confirmé sans la moindre peur d’être contredit que la population iturienne, pour l’heure, vaque paisiblement à ses occupations, la situation étant calme et sous contrôle des vaillants militaires des FARDC. Et, il en sera ainsi, a renchéri  Patrick Muyaya, Porte-parole du Gouvernement, qui a précisé que c’est conforme à la droite ligne du Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, celle de pacifier à tout bout de  champ la partie Est de la République durant son passage à la Magistrature suprême. Pour ce qui est des pourparlers avec les groupes armés locaux, le Ministre Muyaya a fustigé le fait qu’il n’a jamais été question de collaborer ou de passer par de conciliabules peu clairs pour ramener la paix en RDC. « Ici, il n’est pas question de négocier quoi que ce soit. Il n’y pas de négociation. Il y a des consultations», a-t-il déclaré, tout en soulignant que c’est en vue de la réinsertion des compatriotes égarés dans la vie normale. « Le moment venu, il est prévu qu’il y ait un autre conclave des Chefs d’Etat qui fera l’avancée de ce processus politique et tous ceux qui à ce jour seront refracteurs à ce processus subiront une foudre parce que vous avez suivi que les Chefs d’Etat de la sous-région convenir  de mutualiser les efforts pour mettre une fois pour toute un terme à cette situation. Notre adhésion à cette communauté permettra à cette communauté d’avoir un marché chez nous. Ce sera donc un élargissement. Et, vous ne pouvez pas commercer, parler économie lorsqu’il subsiste encore des bruits des armes », a affirmé Patrick Muyaya.

A la question de savoir pourquoi les massacres persistent en dépit de l’état de siège, le Gouverneur militaire a rassuré qu’il ne s’agit nullement d’une contreperformance des vaillants militaires des FARDC. Bien au contraire, a-t-il renseigné, il s’agit  généralement des dégâts ignobles que créent les forces négatives une fois en débandade, après la frappe des FARDC, qui parviennent rapidement à maitriser la situation. « Une année après, nous avons constaté que quand il y a un peu d’enjeux, il y a aussi des massacres. On parle de rencontre de Nairobi… Ils ont un message à faire passer. Ils veulent peut être dire que vous n’irez nulle part sans nous et qu’il faut nous intégrer dans vos discussions et que si vous nous laissez à côté, nous pouvons faire davantage de mal. Ça c’est ce que moi j’ai observé. Mais, de l’autre côté, je vous ai parlé de centre d’intérêt. Ces gens vivent en errance depuis un certain temps. Ils étaient sur la nationale N°27 où ils extorquaient, où ils pillaient. Mais, maintenant, c’est difficile parce que nous avons mis là-bas une grosse patrouille qui est permanente de sorte qu’ils ne peuvent plus facilement accéder au territoire de Djugu », a révélé le Général Nkashama Luboya. A ceux qui réclament la levée de l’état de siège, sous prétexte qu’il serait improductif, Patrick Muyaya a indiqué que cette mesure n’avait aucunement vocation à demeurer éternelle dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Il a appelé, dans la foulé, comme le Gouverneur militaire, au soutien aux vaillants militaires au front pour ramener la paix.

La Pros.

 

 

 

 

Pour lui, il n’y a l’ombre d’aucun doute, la Cour Constitutionnelle est compétente pour poursuivre l’ancien Premier ministre et ministre des Finances, Augustin Matata Ponyo Mapon. Il l’a démontré scientifiquement, preuves à l’appui, s’appuyant sur la Constitution du pays pour remettre en même temps en cause la décision de la Cour Constitutionnelle se déclarant incompétente dans l’affaire Matata. Me Cicéron Bulakio Mvuama, c’est de lui qu’il s’agit, avocat au Barreau de Kinshasa Gombe, Conseiller du Président de la République, Secrétaire exécutif national en charge des questions juridiques et droits humains du MSC, parti cher au Député national Laurent Batumona, il vient d’apporter une lumière juridique sur la compétence de la Haute Cour du pays  de juger un ancien Premier ministre.

Après avoir tenu un débat scientifique, juridique  et contradictoire avec l’un des avocats du collectif Matata, ce juriste patenté a signifié, expressis verbis, le leitmotiv ayant conduit à ce débat, abordant principalement la question sur les compétences de la Cour Constitutionnelle pour juger un Premier ministre en fonction ou pas, pour les faits qu’il a commis pendant l’exercice de ses fonctions. «Les thèses à ce sujet sont connues, nous connaissons la position de la Cour Constitutionnelle et nous, nous apportons une nouvelle lecture de la chose, nous soutenons que la Cour Constitutionnelle est compétente», lâche-t-il d’entrée. « La réponse est dans la Constitution, en plus des dispositions, des articles 163 et 164 qu’il faut exploiter, nous apportons une nouvelle lecture, il faut combiner ces dispositions des articles 163, 164 de la Constitution à celles des articles 99 toujours de la Constitution. Quand nous lisons l’article 163 de la Cour Constitutionnelle, il est dit : ‘’la Cour Constitutionnelle est la juridiction pénale du Chef de l’Etat et du Premier ministre dans le cas et condition prévue par la présente Constitution. Cette équation a sa réponse dans la Constitution. Il ne faut pas aller la chercher ailleurs’’.

Pour Me Cicéron Bulakio Mvuama, la Cour Constitutionnelle est plus que jamais très claire à ce sujet car, argumente-t-il, il manquait une pièce de puzzle, il n’y a pas un vide juridique encore que l’article 99 complète cette équation, et c’est cela la nouvelle lecture que nous apportons à la chose. Et je pense que le monde scientifique doit s’en saisir et écrire une nouvelle histoire de la Cour Constitutionnelle. Nous estimons que c’était une erreur fondamentale de penser que la Cour Constitutionnelle devrait être incompétente pour juger un Président de la République ou un Premier ministre qui ne serait pas en fonction de sa fonction.

La Pros.        

*Longtemps oublié dans le programme de développement de différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays, l’espace Grand Equateur se voit désormais priorisé dans les actions du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui, par sa volonté et sa détermination, tient à doter cette partie du territoire national des infrastructures modernes et viables. Engagé à matérialiser la vision du Chef de l’Etat sur l’ensemble du territoire congolais, le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde a dépêché, pour la cause, depuis le week-end dernier trois membres de son équipe gouvernementale pour procéder au lancement, dans un premier temps, des travaux de modernisation de la province de l’Equateur et de la Tshuapa. Il s’agit du Ministre d’Etat en charge de l’Aménagement du Territoire et Chef de ladite délégation, Me Guy Loando Mboyo ; du Ministre des Finances Nicolas Kazadi, et enfin, celui des Transports et voies de communications, Chérubin Okende.

Immersion à Boende…

Arrivés tous à Boende, dans province de la Tshuapa, le Ministre Chérubin Okende s’était chargé de poser la première pierre de construction de l’aérogare de cette ville. Sur cette piste de 1400 mètres à améliorer, il y sera aussi construit une caserne anti-incendie, une tour de contrôle et consorts.

Devant la population de Boende, Me Guy Loando a déclaré que « ce projet intégrateur de développement de l’espace grand Equateur va favoriser tant soit peu les activités économiques de la Tshuapa qui n’a que trop souffert du manque d’infrastructures aéroportuaires modernes. Cette belle initiative apporte comme changement la sécurité des appareils des compagnies d’aviation, de leurs équipages et de leurs passagers ».

Il a ensuite affirmé qu’avec le programme de la modernisation des infrastructures du pays tel que décidé par le Chef de l’Etat, aucune des provinces de la République ne sera mise de côté. Ce, à l’instar du Grand Equateur qui figure parmi ses priorités.

Prenant lui aussi la parole, Nicolas Kazadi, Ministre des Finances, a rajouté que «plusieurs projets réalisés dans le pays n’ont pas tenu compte de la partie Ouest du pays. Le Chef a décidé de réparer cette injustice. Nous commençons par l’aéroport pour terminer par d’autres infrastructures».

…Puis à Mbandaka !

Après l’étape de Boende, les trois ministres infatigables de l’équipe Sama Lukonde ont marqué d’une pierre blanche leur présence à Mbandaka. Ici c’est le Patron de l’Aménagement du Territoire qui a lancé, devant une foule immense, les travaux de démarrage  de la modernisation  de la voirie urbaine.

« Au nom de Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’Etat, et sur instruction de Son Excellence Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, je lance les travaux de modernisation de la voirie urbaine de la Ville de Mbandaka », déclarait l’initiateur de la Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire (PNAT), vulgarisé dans quelques provinces de la RDC.

En effet, Guy Loando a rappelé à la population que le Chef de l’Etat se soucie du développement de cette province longtemps oubliée. «C’est pourquoi, il a décidé, personnellement, de dépêcher ici à Mbandaka, trois ministres du gouvernement de la République pour procéder au lancement des travaux de modernisation de la voirie urbaine de Mbandaka», a-t-il déclaré.

Outre le démarrage des travaux de modernisation de la voirie urbaine de la ville de Mbandaka, le Warrior Guy Loando a annoncé qu’il sera bientôt procédé aux travaux d’électrification de la ville de Mbandaka et à ceux de desserte de la ville en eau.

Des investisseurs en vue

Avec le lancement, dans un premier temps, des travaux de construction de l’aérogare de Boende et de la modernisation de la voirie de Mbandaka, le Grand Equateur transformé en véritable chantier attirera à coup sûr, au terme de ces travaux d’hercule, des investisseurs.

Changement de donne qui boostera le décollage de ces provinces à la grande satisfaction de la population qui a, par ailleurs, promis aux trois ministres de soutenir l’action du Chef de l’Etat.

La Pros.

 La Cour Constitutionnelle a vécu ce mercredi 18 mai la cérémonie de remise-reprise entre le président sortant de cette institution, Dieudonné Kaluba Dibwa et celui qui assure désormais l'intérim, le juge Corneille Wasenda N'songo en attendant l'élection du nouveau président par ses pairs. 

Aucune déclaration n'a été faite à l'issue de cette cérémonie entre les deux hommes qui ont eu à travailler ensemble dans cette juridiction pendant deux ans. 

Avant de quitter les lieux, le professeur Kaluba a réuni les membres de son cabinet pour les remercier pour la franche collaboration de chacun durant son mandat. Il a exhorté tout le monde de demeurer positif dans la vie. Prenant la parole,  au nom de tous les collaborateurs, le Directeur de cabinet a, à son tour, exprimé sa gratitude au Président Kaluba, lui qui a choisi chacun des membres de cette équipe.

Pour rappel, le professeur Kaluba en était à son premier poste à caractère politique. Durant toute sa carrière, il a évolué dans le secteur libéral en tant qu'Avocat. Il va ainsi retrouver son cabinet d'avocat, en plus de ses enseignements à l'Université de Kinshasa.

(Avec la cellule de communication)

 

*Alors que la Cour Constitutionnelle s’était déjà  déclarée incompétente, le feuilleton ‘’Bukanga-Lonzo’’  est, apparemment,  loin d’atteindre son exutoire dans le verdict rendu. Tirant la couverture de son côté, Matata Ponyo, l’ex-Premier Ministre devenu Leader de LGD et autoproclamé candidat à la présidentielle 2023,  continue à rejeter, en bloc, toutes les accusations portées contre lui.   Pendant   que   Jules Alingete, engageant l’IGF,  revient plutôt  à la charge et dit n’avoir aucune excuse à présenter tant  qu’il reste convaincu que l’analyse de ce dossier, quant au fond, ne pourrait que  confirmer la responsabilité personnelle pleine et entière de cet ancien Premier Ministre dans la débâcle enregistrée au niveau de l’investissement de plus 287 millions de  dollars américains effectué   pour la réalisation du Parc Agro-Industriel de Bukanga-Lonzo, sur le versant Est reliant Kinshasa, la capitale, à l’ex-Province de  Bandundu.  L’interview de Matata et le Communiqué de Jules Alingete, deux éléments repris, ci-dessous, démontrent combien le torchon continue à brûler autour de ce dossier. Mais, jusqu’où irait-il ? Qui pourra encore l’excaver et  le  trancher ? Va-t-on vers la réouverture des procédures  judiciaires ? Voilà, en tout cas, des  questions qui  se multiplient au gré de vagues.
Interview sur les antennes de  Rfi
Matata Ponyo (RDC) :«Toutes les poursuites judiciaires menées contre moiétaient non conformes à la Constitution»
Au Congo Kinshasa, l’ancien Premier ministre Matata Ponyo vient de créer un parti, LGD, Leadership et Gouvernance pour le Développement, et annonce sa candidature à la présidentielle de la fin 2023. L’an dernier, le Sénateur Matata Ponyo a eu chaud. Il a perdu son immunité parlementaire et a été menacé de poursuites judiciaires et au final, la Cour constitutionnelle s'est déclarée incompétente. Mais,  aujourd’hui, il reste sur ses gardes, car il est toujours sous contrôle judiciaire. Il dénonce un harcèlement du pouvoir contre lui.
RFI : Vous êtes candidat à la présidentielle de l’an prochain, mais vous n’êtes pas le seul. Qu’est-ce qui vous distingue des autres candidats ?
Matata Ponyo J’ai été Premier ministre pendant presque cinq ans, entre 2012 et 2016, et cela m’a donné une certaine expérience dans la gestion des affaires de l’État. Je sais que d’autres candidats ont participé à la gestion du pays, mais cette expérience particulière, au niveau de la primature, avec des résultats socio-économiques excellents, fait de moi un candidat particulier.
Quels sont ces indicateurs économiques dont vous êtes fiers ?
D’abord, le taux de croissance économique. Et pendant que j’étais au gouvernement entre 2012 et 2015, le taux de croissance moyen était à un peu plus de 7% alors que la moyenne africaine, au sud du Sahara, était de 3.5. Deuxième indicateur, le taux d’inflation, nous avons réalisé des taux d’inflation les meilleurs possibles en termes de moyenne annuelle. Je dois vous dire qu’il fut même une année, je crois en 2014-2015, nous avons réalisé un taux d’inflation de 0,8% pour toute une année, donc on n’a même pas atteint 1%.
Mais, Matata Ponyo Mapon, est-ce que votre bilan de Premier ministre n’a pas été entaché par le dossier du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo ? L’Inspection générale des finances vous a accusé en novembre 2020 d’être l’auteur intellectuel de la débâcle de ce projet agro-industriel qui s’est terminé par le détournement de plus de 200 millions de dollars.
Vous savez, c’est scandaleux, d’abord, de qualifier quelqu’un de responsable intellectuel. Ça veut dire tout simplement qu’il n’a volé aucun dollar. Parce que quand on dit de quelqu’un « responsable intellectuel », c’est qu’on est incapable de prouver qu’il a détourné un dollar. Deuxièmement, quand on parle de détournement de 200 millions de dollars, lorsque l’on demande à la Banque centrale combien elle a décaissé, ce montant est loin d’atteindre les 200 millions de dollars. Donc, ça veut dire en d’autres termes que ce sont des chiffres que l’on a fabriqué dans le but de nuire. Troisièmement, le parc agro-industriel était géré dans le cadre d’un partenariat public et privé entre le gouvernement congolais et une entreprise sud-africaine spécialisée dans la matière agricole. Et le responsable de cette entreprise a dit clairement lors d’une interview publique, ici en RDC, qu’il n’a jamais remis un dollar à monsieur Matata, que ce soit directement ou indirectement. Donc, en principe, si je me tiens en face d’institutions crédibles, je devrais recevoir des excuses et à la fois de l’inspecteur général des finances et à la fois du procureur général de la Cour constitutionnelle. Et donc je ne pense pas que ce dossier puisse entacher mon bilan socio-économique parce que c’est plutôt un dossier politique qu’un dossier judiciaire au sens strict.
Le problème, monsieur le Premier ministre, c’est que le projet agro-industriel de Bukanga Lonzo, il a échoué. Notamment parce que la société sud-africaine African Commodities n’a pas rempli toutes ses obligations, or c’est vous qui avez choisi cette société au départ. Est-ce que vous ne le regrettez pas ?
Ce n’est pas une débâcle due à une mauvaise gouvernance. Jusqu’en 2016, quand j’ai quitté le gouvernement, ce projet fonctionnait normalement. N’oubliez pas que le parc agro-industriel de Bukanga Lonzo a délivré des produits agricoles qui ont été distribués dans la ville de Kinshasa et qui ont permis même de réduire le prix de la farine de maïs, dans la ville de Kinshasa. C’est, tout simplement, parce que les importateurs de produits qui devaient faire l’objet de production, donc, au parc agro-industriel se sont syndiqués, se sont donc réunis pour contrecarrer la réalisation de ce projet, en complicité avec certains opérateurs politiques malheureusement congolais. Et ce projet, aussitôt que nous avons quitté le gouvernement, on l’a arrêté. L’opérateur économique sud-africain African Commodities l’a dit, ici, à Kinshasa lorsque que le gouvernement Matata était en fonction, ce projet a fonctionné à merveille. Mais,  il faut poser la question aux détracteurs de ce parc agro-industriel, qui étaient en complicité avec les importateurs de ces produits agricoles et ces opérateurs politiques congolais, ils sont connus, ils se promènent ici pour avoir réussi à mettre fin à un projet salvateur pour la population congolaise.
En juillet dernier, les sénateurs ont levé votre immunité parlementaire, en novembre, la Cour constitutionnelle a finalement renoncé aux poursuites contre vous, mais aujourd'hui le président de cette Cour constitutionnelle vient de quitter ses fonctions. Est-ce que vous ne craignez pas d’être rattrapé un jour par la justice de votre pays ?
Dieu merci, la Cour constitutionnelle a conclu que toutes les poursuites qui étaient menées contre moi, que ce soit dans le dossier Bukanga Lonzo, que ce soit dans le dossier des biens zaïrianisés, sont non-conformes à la Constitution. Et l’article 168 alinéa 2 de la Constitution dit clairement que tous les dossiers non-conformes à la Constitution sont nuls de droit. Ça veut dire tout simplement qu’au jour d’aujourd’hui, si la Constitution était appliquée, mais écoutez,  je serais libre et j’aurais recouvré toutes mes immunités et tous mes mouvements. Tous les rebondissements qui se font à la Cour de cassation ou ailleurs, mais ce sont des rebondissements anticonstitutionnels, ce sont des violations flagrantes des lois du pays dans l’objectif uniquement de pouvoir condamner quelqu’un qui n’a détourné aucun dollar.
Donc, vous craignez toujours des poursuites judiciaires ?
Tout le monde sait aujourd’hui, que, pour atteindre monsieur Matata, on peut violer toutes les lois du pays. Ça devient un harcèlement, une obsession, surtout après avoir déclaré ma candidature à la présidentielle, donc il faut me condamner.
Et vous êtes toujours sous contrôle judiciaire ?
Scandaleusement, je suis interdit de sortir de mon pays alors que l’opérateur économique African Commodities est rentré en Afrique du Sud et fait des mouvements de va-et-vient entre l’Afrique du Sud et la RDC. On comprend très bien que c’est une interdiction plutôt politique que judiciaire.
Mais,  qu’est-ce qui vous prouve que derrière tout ça il y a un complot politique contre vous ?
L’arrêt de la Cour constitutionnelle a mis fin à toutes les poursuites judiciaires, mais pourquoi alors mes libertés ne sont pas rétablies ?
La première personnalité politique que vous avez rencontrée depuis que vous avez déclaré votre candidature, c’est l’opposant Martin Fayulu. Est-ce que votre parti LGD, Leadership et gouvernance pour le développement, pourrait s’allier avec le parti Lamuka de Martin Fayulu pour présenter un candidat unique à la présidentielle à un seul tour de l’année prochaine  
Il est prématuré de le dire. Le parti vient d’être créé, la décision du congrès a été prise pour que nous ayons un candidat à la présidentielle. Je pense qu’il nous reste encore une année et demie avant que l’élection présidentielle se tienne, donc ces questions des alliances, je crois que ce sont des questions qui seront discutées le moment venu.
Oui, mais à la différence des poids lourds de l’opposition comme Moïse Katumbi, Joseph Kabila, comme Martin Fayulu, vous n’avez pas de troupes, vous n’avez pas de députés nationaux, vous n’avez pas de députés provinciaux. Comment allez-vous faire campagne ?
Oui, mais il ne faut pas être amnésique. Lorsque monsieur Fayulu Martin a été candidat à la présidence de la République, il n’avait pas un nombre de députés comme vous le souhaitez. Je ne pense pas que, pour être candidat aux élections, il y ait une condition qui dit qu’il faut avoir des députés ou des sénateurs. Ce n’est pas une condition, donc pour moi ça ne pose pas de problème.
Pour l’instant, vous y allez seul ?
Pour le moment, nous sommes seuls.
Est-ce que vous ne craignez pas que votre candidature apparaisse comme celle d’un technocrate qui n’a pas l’ancrage et le réseau nécessaire ?
Je ne pense pas et je crois que le travail que j’ai fait au profit de la population congolaise, d’abord en tant que ministre des Finances, mais aussi en tant que Premier ministre, m’a permis d’être connu par les Congolais qui ont apprécié la qualité de ce travail. Donc, je ne me présente pas comme un inconnu.
Et si vous êtes élu, quel sera le changement le plus important que vous apporterez à ce pays ?
Le changement le plus important, c’est adjoindre à la politique économique un leadership de qualité, un leadership trans-relationnel, mais aussi une gouvernance de qualité. Et nous pensons que le binôme leadership-gouvernance est un binôme qui est à mes yeux de pouvoir créer une synergie dont le pays a besoin. Donc,  l’idéologie politique de LGD, c’est la social-démocratie, c’est-à-dire la libre entreprise, un capitalisme adossé à une prise en charge sociale. Donc,  si LGD prend le pouvoir, il va pouvoir favoriser effectivement une économie compétitive qui n’oublie pas le secteur social, mais qui vise essentiellement les repositionnements sur la trajectoire d’une économie émergente d’ici 30 ans.
Matata : l’IGF revient à la charge !

Le Tchad entend capitaliser la tenue à Kinshasa, du 23 au 27 mai 2022, de la 39ème Session du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES) pour rafler le poste de Secrétaire général de cette organisation. Pour y parvenir, c’est le soutien du Président Félix Tshisekedi, qui s’avère indispensable. C’est ce qui a justifié la présence, à la Cité de l’Union Africaine, mercredi 18 mai 2022, du Ministre tchadien de l’Enseignement Supérieur, Recherche scientifique et innovation, le Docteur Ali Waidou, porteur d’un message du président tchadien, le Général Mahamat Idriss Deby, à son Homologue  congolais, Félix Tshisekedi.

Entretien attrayant, mission terminée, l’émissaire du Président tchadien a révélé au sortir de l’audience qu’il était question de venir solliciter l’appui de Félix Tshisekedi et, en même temps, de présenter le nom du candidat potentiel de Ndjamena, à savoir : le Professeur Souleymane Deby. Il a justifié l’opportunité de cette démarche par le fait que son pays et la République Démocratique du Congo entretiennent des très bonnes relations depuis bien longtemps, et que le Président Tshisekedi est un ami au peuple tchadien qu’il a eu d’ailleurs à assister lors du décès de Feu Président Idriss Deby, l’année dernière.

La Pros.

 

Le Centre Wallonie-Bruxelles organise le lancement de la 5em Édition du prix Zamenga ce lundi 16 mais à 12 heures.

C’est-ce qu’annonce le Centre Wallonie à travers un communiqué parvenu à la rédaction de Times.cd ce dimanche.

À l’intention de jeunes plumes, le prix Zamenga est organisé chaque année par le Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa. C’est en guise de reconnaissance à l’écrivain congolais, Clément Zamenga que, le Centre Wallonie-Bruxelles à créer ce prix qui honore les jeunes écrivains Congolais.

Pour cette 5èm édition, l’organisation prévoie la présentation d’anthologie du 4 ème Prix et la remise de prix au lauréat du même prix.

Le Président Félix Tshisekedi se présente plus que jamais comme l’homme de la situation,  selon la plateforme Convention des Républicains du Patriarche Jonas Mukamba. Ce, pour plusieurs raisons. D’abord, pour son implication sans cesse dans la résolution des conflits entre les communautés, ensuite pour sa détermination à instaurer un véritable Etat de droit en République Démocratique du Congo et, enfin, pour sa ferme volonté à améliorer les conditions de vie de congolais. Voilà pourquoi, après une réunion stratégique tenue le 17 mai dernier à Kinshasa, la Convention pour la République, à l’instar de son autorité morale Jonas Mutamba, appelle au soutien total au Chef de l’Etat pour de nouvelles perspectives.  Ci-dessous, la déclaration du CR.

 

DECLARATION POLITIQUE

Réunis ce mardi 17 mai 2022 au siège national de la plateforme la Convention des Républicains (CR) en sigle, sous l’impulsion de son Autorité Morale le patriarche  Jonas MUKAMBA KADIATA NZEMBA, les membres du bureau politique font la Déclaration ci-après :

  1. La Convention des Républicains salue l’implication sans cesse renouvelée de son Excellence Monsieur le Président de la République Chef de l’Etat Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO dans la résolution des conflits entre les communautés.
  1. La Convention des Républicains soutient la vision du Chef de l’Etat Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO qui s’est engagé dans la dynamique pour l’instauration d’un Etat de droit, la cohésion nationale qui sont les socles d’une véritable paix.
  1. La Convention des Républicains dénonce la mauvaise foi de certains opérateurs économiques qui, par la hausse abusive de prix des biens et services, se sont inscrits dans la logique de saper la volonté du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, qui ne ménage aucun effort pour soulager le vécu quotidien de notre peuple.
  1. La Convention des Républicains exhorte le peuple Congolais de ne pas céder au découragement dans l’espoir d’un avenir radieux sous l’égide de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Fait à Kinshasa, le 17/05/2022

Micheline Bie BONGENGE

1ère vice -présidente

Le Centre Wallonie-Bruxelles organise le lancement de la 5em Édition du prix Zamenga ce lundi 16 mais à 12 heures.

C’est-ce qu’annonce le Centre Wallonie à travers un communiqué parvenu à la rédaction de Times.cd ce dimanche.

À l’intention de jeunes plumes, le prix Zamenga est organisé chaque année par le Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa. C’est en guise de reconnaissance à l’écrivain congolais, Clément Zamenga que, le Centre Wallonie-Bruxelles à créer ce prix qui honore les jeunes écrivains Congolais.

Pour cette 5èm édition, l’organisation prévoie la présentation d’anthologie du 4 ème Prix et la remise de prix au lauréat du même prix.

 République Démocratique du Congo

Ministère des Finances

Direction Générale des Impôts

Le Directeur Général

 

COMMUNIQUE OFFICIEL N°01/019/DGI/DG/IS/BSE/NK/NK/2022

La Direction Générale des Impôts porte à la connaissance des contribuables dont listes reprises dans les organes de Presse en annexe, relevant ou ayant relevé de la Direction des Grandes Entreprises ou du Centre des Impôts de Kinshasa, qu’en vue de la mise à jour de leurs comptes courants Fiscaux, ils sont invités soit à faire parvenir, en dur, au plus tard, le 31 mai 2022, contre accusés de réception, au Secrétariat de l’Inspection des services sis au local 3.02 du troisième niveau de l’Hôtel des Impôts, derrière la Banque TRUST MERCHANT BANK S.A.(TMB), (ex- Nouvelle Banque de Kinshasa ‘’NBK’’) soit à scanner à l’adresse e-mail, ci-après : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., les photocopies des attestations de paiement correspondantes, des récépissés de leurs déclarations fiscales indiquées.

Passé ce délai, tous les articles des récépissés qui n’auront pas été apurés seront considérés comme non encore honorés et feront, en conséquence, l’objet de poursuites en recouvrement forcé, conformément à la Loi.

Fait à Kinshasa, le 05 mai 2022

Barnabé Muakadi Muamba

LISTE D’ORGANES DE PRESSE

          ORGANE

ADRESSE  ET TELEPHONE

I.

 

PRESSE  ECRITE

 

 

1

ECONEWS

Complexe Nzigi (ex- Muana Nteba) local n°50, Kinshasa/Gombe, +243853192460

 

2

REFERENCE

Av. 24 Novembre-Kasongo-Lunda n°290 B, Commune de Lingwala, +243999923379, +243810127294

 

3

LA PROSPERITE

AV. de la paix n°33, Référence : terrain camp Loano, C/ Ngaliema, +243999915179, +243812151053

 

4

POTENTIEL

873, av. du Bas-Congo, Kinshasa/Gombe, +243815254555

 

II

MAGAZINES (EDITION SPECIALE)

   

5

HESHIMA

49, Boulevard du 30 juin, Kinshasa/ Gombe, +243817012451

 

6

EMPREINTES PLUS

Av. Mbatshi Mbatshi n°33, Q/ Delvaux, C/Ngaliema, +243995195439, +243851383111

 

7

ENJEUX  AFRICAINS

Sixième rue n°267, Q/ Cité verte, C/Selembao, +243812718213

 

8

EMERGENCE

22, immeuble Pole Sud, boulevard du 30 juin, C/Gombe, +243821117801, 243900270002

 

III

PRESSE EN LIGNE

   

9

FUTA MPAKO

   

10

POLITICO.CD

   

11

ACTUALITE.CD

   

12

NUMERICO.CD

   

13

7 SUR 7

   

14

ACTU 30

   

15

DESCKECO.COM

   

16

ZOOMECO.NET

   

17

TOP CONGO

   

18

LE QUOTIDIEN

   

19

CONGOPROFOND.COM

   

20

CONGOACTUALITE.COM

   

21

RADIOOKAPI.NET

   

 

Cliquez ci-dessous le lien pour voir les listes de contribuables invités d’ici le 31 mai 2022 à l’apurement de leurs comptes courants fiscaux.

https://bit.ly/3wGBgCu

 

Dans cet article, le professeur Noël Tshiani Muadiamvita s’interroge sur le rôle que joue et que devrait jouer la jeunesse congolaise dans le microcosme politique congolais. Il relève notamment que la jeunesse congolaise a besoin d’être encadrée politiquement, économiquement et socialement pour éviter des dérapages incontrôlés. Mais, en même temps, souligne-t-il, cette jeunesse doit être libérée pour qu’elle évolue au même rythme que les jeunesses d’autres pays. Dans cette perspective, le professeur Tshiani salue le rôle que jouent les mouvements de jeunesse comme Lucha et Filimbi, tout en les exhortant à défendre la souveraineté de la République Démocratique du Congo (RDC), considérée comme un bien intangible dont la jeunesse doit être jalouse et qu’elle doit protéger sans ménagement.

Il ne se passe guère de jour sans nous apporter de nouvelles attestant le rôle capital de la jeunesse dans la politique dans le monde et en République Démocratique du Congo en particulier. Qu’il s’agisse de la Chine, de l’Indonésie, de l’Amérique latine, des Caraïbes, de la Russie, de l’Afrique du Sud ou des Pays-Bas, des groupements de jeunes apparaissent à l’avant-garde des combats politiques. Ce phénomène n’est pas nouveau : partout, à l’occasion de révolutions ou simplement de grands mouvements de masses, c’est généralement la jeunesse qui s’est trouvée en première ligne, poussée par son besoin d’absolu, son désir de changement, son courage, son dynamisme ou ses réclamations pour un avenir meilleur.
Rôle de la jeunesse
La jeunesse Congolaise est-elle le principal moteur de l’Histoire ou un instrument aux mains de meneurs habiles qui exploitent à leur profit ses qualités et ses défauts ? C’est là une question à laquelle on ne saurait répondre par oui ou par non. Une chose est certaine : l’apport de la jeunesse est la condition indispensable de tout progrès politique ou social. La succession des générations et leur opposition fatale sont sous aussi utiles que la transmission de certaines valeurs et connaissances essentielles d’une génération à l’autre.
Qualité de la jeunesse
La jeunesse? Quelle jeunesse ? Elle est en effet fort diverse selon les pays, les idéologies et l’origine sociale. Dans son ensemble, la question est trop vaste pour être traitée de façon approfondie en quelques pages de journal et dans bien des cas, faute de documentation sérieuse, on en est réduit à s’appuyer sur des informations de presse ou les impressions personnelles d’un témoin oculaire. Aussi dans cet article, avons-nous conscience de ne pouvoir qu’effleurer ce sujet passionnant.

Dans le domaine politique — celui qui nous intéresse aujourd’hui, ici-peut-on déceler chez la jeunesse de la RDC ou d’autres pays, un trait commun qui la distinguerait des générations précédentes ? Sans prétendre émettre une opinion applicable partout, il nous semble que la jeunesse actuelle est, davantage encore que les précédentes, tournée vers l’avenir, qu’elle s’intéresse moins au passé, que les faits de l’histoire et les traditions pèsent moins à ses yeux que les perspectives futures. Elle voit plus clairement que ses aînés le fossé que les grandes réalisations de la technologie moderne ont creusé entre l’état de choses d’autrefois et la situation actuelle. La nécessité d’adaptation de la pensée politique au progrès matériel et technologique est en train de s’opérer en elle, alors que la génération précédente reste trop souvent prisonnière de critères anciens. Née à l’époque des vols spatiaux, de la menace atomique et de l’âge de l’internet, elle est plus sensible à la solidarité humaine et aspire davantage à une organisation rationnelle des relations internationales.
Jeunesse dans un monde globalisé

Il est fréquent qu’en Occident, des jeunes manifestent, de manière bruyante, pour attirer l’attention sur leurs problèmes. Le sociologue admettra plus aisément encore que les pays en développement connaissent des difficultés sur ce point : jeunes dans leur existence, ils plongent par d’autres racines dans un passé que souvent ni les idéaux politiques ni les valeurs morales n’inclinent la génération montante à accepter. Contenir les élans d’une jeunesse parfois trop exigeante et réaliser dans l’harmonie les mutations nécessaires, la tâche s’est imposée et continue de s’imposer en Afrique aussi. La Tunisie, que les déchirements semblaient épargner récemment encore, a fait son entrée sur la scène par des manifestations estudiantines dont l’ampleur, la force de contestation et la volonté de renouveau avaient surpris plus d’un observateur. En écho, leur répondaient, deux mois plus tard, des grèves à l’université d’Alger et de Rabat où les étudiants réclamaient, eux aussi, le droit de s’organiser librement.
Ce qu’il faut noter, c’est que le malaise qui avait éclaté en Tunisie, et qui ne faisait que se prolonger au Maroc et en Algérie, remonte en réalité, plus particulièrement dans ce dernier pays, à plusieurs années auparavant. Les étudiants ne sont pas les seuls à le sentir mais toute une génération de vingt à vingt-cinq ans, dont les aspirations politiques, sociales et morales ne coïncident plus en tous points avec celles de leurs aînés. Aujourd’hui plus que hier, la jeunesse n’est plus confinée à son pays de résidence ou d’origine. Elle est connectée au reste du monde par des réseaux sociaux et se sent concernée par tout ce qui se passe dans son pays et dans le reste du monde. Ainsi un événement se déroulant en Indonésie est suivi et même imité instantanément en République Démocratique du Congo, et vice versa. C’est ainsi qu’une révolution qui commence dans un pays pourrait se répandre dans d’autres pays comme un feu de brousse.

La société civile en RDC – le long chemin vers la liberté
Les mouvements sociaux en RD Congo ont pris leur essor dans les années 1950 avec les mouvements étudiants et la remise en cause des rapports coloniaux. Ils se renforcent après l’indépendance du pays en 1960 : « les organisations estudiantines congolaises seront particulièrement actives et influentes au lendemain de l’indépendance (…). Leur influence, au cours de cette décennie découle d’abord de leur statut d’élite, dans un pays encore dépourvu de cadres ». A la même période des syndicats voient le jour. L’Eglise se mobilise également, notamment dans les secteurs de la santé et de l’enseignement. Dans les années 1980, 1990 et 2000, les ONG commencent petit à petit à remplir le vide laissé par l’État, délivrant ainsi des services publics déficitaires, voire même inexistants. Dans le courant de la décennie 1990, des mutations sociétales ont lieu avec la fin du monopartisme et la libéralisation de l’espace politique annoncés les larmes aux yeux, par Mobutu Sese Seko. La prise du pouvoir par Laurent-Désiré Kabila en 1997 marque un tournant pour les mouvements étudiants sur lesquels de nouveaux acteurs de la société civile, notamment les partis d’opposition prennent le pas. Enfin, la Constitution de 18 février 2006, révisée en 2011, stipule clairement que l’État garantit la liberté d’association, la liberté syndicale et le droit de grève.
Joseph Kabila comme symbole de la jeunesse en politique
L’arrivée au pouvoir de Joseph Kabila en 2001 suite à l’assassinat de son père Laurent-Désiré et sa victoire douteuse au scrutin de 2011 ont mis en cause la légitimité du mandat présidentiel. Tout a culminé en 2017 avec le président s’agrippant bec et ongles au pouvoir alors que son deuxième et dernier mandat selon la Constitution, aurait dû prendre fin en décembre 2016. La stratégie visée pour garantir le maintien au pouvoir de Kabila a d’abord été une révision constitutionnelle visant à écarter la limite de deux mandats présidentiels successifs. Mais face à la mobilisation de l’opposition politique et de la société civile ainsi que les vagues de contestation ailleurs sur le continent, notamment au Sénégal et au Burkina Faso, le pouvoir congolais revoit sa stratégie. Face à ces dérapages autoritaires, la population, et en particulier les étudiants, se mobilisent. La contestation dans la rue du 19 janvier 2015 contre le projet visant à modifier la loi électorale s’est soldée par un lourd bilan : selon Human Right Watch, 36 personnes ont été tuées lors de ces manifestations. En dépit de tout cela, le pouvoir central ne lâche rien. Toute une rhétorique accusatrice est lancée contre les forces de l’opposition supposées être derrière ces manifestations. Toute mobilisation est perçue comme déstabilisatrice à l’égard des institutions légalement établies. Dans ce contexte, le mouvement citoyen La Lucha naît en 2012. Malgré son engagement non violent, il a été perçu comme une menace par le pouvoir central, raison pour laquelle plusieurs de ses membres ont été emprisonnés, sous accusation « d’atteinte à la sûreté du chef de l’Etat et haute trahison ».

Prise en main du destin

Après une histoire marquée par le colonialisme et des dictatures qui se sont enchaînées les unes après les autres, la jeunesse congolaise a pris son destin en main, désireuse de reprendre le flambeau et d’exiger plus de libertés de ses dirigeants politiques. Le foisonnement de cette jeunesse en quête d’une vraie démocratie a culminé dans l’histoire récente de la RD Congo, notamment avec la création des mouvements Filimbi et La Lucha dont les actions ont permis au pays d’avancer sur le chemin de la démocratie. Lucha, Filimbi et les Agents du Changement de la Force du Changement, ne sont que quelques illustrations de l’implication de la Jeunesse dans la politique en République Démocratique du Congo. En rendant hommage à la jeunesse Congolaise, je souhaite qu’elle puisse le plus tôt possible mettre l’énergie qu’elle déploie dans la guerre et les antivaleurs, au service des travaux de la paix et de la reconstruction de notre patrie meurtrie.

Quel impact les mouvements citoyens ont sur la population locale ?
L’impact, c’est de donner l’espoir. Le désespoir précède le chaos et l’espoir permet aux gens de rêver. Vu la tension qui commence à régner en RDC à l’approche des élections, il est sûr que nous allions connaître un moment de désordre ou un cycle de violence indéfini. Les jeunes, adoptant un mode de revendications non violentes, peuvent devenir le point clé dans l’ensemble des manifestations. Ceci permettrait aux congolais d’avoir le courage et l’habitude d’avoir le courage de réclamer dans la rue sans rien casser.
Protection de la souveraineté nationale
Pendant que nous sommes dans un monde globalisé où tous les citoyens se comportent comme s’ils sont membres d’un même village, il est important que la jeunesse congolaise garde à l’esprit que la souveraineté de la RDC est un bien intangible qui ne doit être négocié avec quiconque. La jeunesse doit être jalouse de la souveraineté de la RDC qu’elle doit défendre et protéger sans ménagement.
Pour cette raison, j’ai fait la proposition de la loi Tshiani pour verrouiller l’accès aux fonctions de souveraineté en les réservant exclusivement aux congolais nés des pères et des mères congolais. Ces fonctions sont Président de la République, Président du Sénat, Président de l’assemblée nationale, Premier Ministre et les ministres régaliens (finances, défense, intérieur, justice et affaires étrangères), les hauts magistrats de la république, l’administrateur de l’agence nationale des renseignements, le directeur de l’agence des migrations, le haut commandement militaire, le haut commandement du commissariat général de la police nationale, le président de la commission électorale nationale indépendante, le gouverneur de la banque centrale, les gouverneurs des provinces ainsi que leurs épouses ou époux. Ces postes totalisant une centaine, seraient réservés aux congolais nés des pères et des mères congolais pour protéger la souveraineté nationale et s’assurer que l’avenir du pays reste dans les mains des nationaux et de la jeunesse congolaise. Une telle politique vise à s’assurer de la loyauté totale des dirigeants au pays. Elle vise à préserver la RDC pour la jeunesse congolaise.
La proposition de loi Tshiani n’est pas discriminatoire car sur 107 millions de congolais que nous sommes, il n’y a qu’une centaine des postes réservés aux congolaise de père et de mère alors que tous les autres postes sont ouverts à tous les congolais sans distinction. Tous les pays du monde ont de telles lois pour protéger leur souveraineté. Par exemple, en Zambie il faut être Zambien avec les deux parents zambiens pour être éligible à être Candidat à la présidence de la RDC. Le Cameroun, le Togo, la Turquie, l’Algérie, le Maroc, l’Arabie Saoudite, l’Indonésie et les États Unis d’Amérique, parmi tant d’autres, ont des dispositions similaires qui protègent leur pays contre les infiltrations au sommet de l’Etat et protègent leur souveraineté nationale. La RDC ne doit pas être le seul pays de la planète ouverte à de telles infiltrations promettant la souveraineté nationale.
En conclusion
La jeunesse a besoin d’être encadrée politiquement, économiquement et socialement pour éviter des dérapages incontrôlés. En même temps, la jeunesse a besoin d’être libérée pour qu’elle évolue au même rythme que les jeunesses d’autres pays afin qu’elle ne soit derrière.

La jeunesse Congolaise est l’avenir du pays. Elle doit s’intéresser à la politique car cette dernière affecte son avenir. Elle doit s’éduquer davantage pour être en mesure de jouer un rôle important dans la gouvernance et ledéveloppement économique et social du pays de demain.
La jeunesse doit lutter contre les antivaleurs (vol, non-respect des biens publics, prostitution, négligence ou abandon des études, etc…) et développer des valeurs d’éthique, de professionnalisme, de méritocratie et de patriotisme nécessaires pour le développement du pâté et son épanouissement. C’est à ce prix que la jeunesse congolaise sera prête à booster le progrès du pays.
Docteur Noël Tshiani Muadiamvita
Candidat à l’élection présidentielle de 2018
Professeur des Universités

 

 

 *Lundi 16 mai 2022, en présence des patrons des médias, Président du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication, Tito Ndombi ainsi que celui de l'Union nationale de la presse du Congo, Gaby Kuba,  dans l’un des hôtels les plus huppés de la Capitale Kinshasa, le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima Kazadi, a confirmé le rendez-vous tant attendu concernant les élections générales, dans le strict respect du délai Constitutionnel. Ces moments d’échanges entre la CENI et les responsables des médias locaux ont permis au nouveau Bureau de la CENI de dévoiler la nouvelle identité visuelle mais aussi, de renforcer les liens entre cet organe d’appui à la démocratie et les médias, surtout dans le processus de sensibilisation des populations. 

Nouvelle identité visuelle !

L’occasion faisant le larron, le numéro 1 de la CENI a  formulé un  vœu. « Que nos liens se resserrent davantage pour le plus grand bien de l'opinion à servir par le relais de la bonne information », a déclaré le Président Denis Kadima Kazadi à l'endroit de la presse. En gros, le déjeuner de presse organisé à l'hôtel Béatrice a constitué une opportunité pour le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Denis Kadima Kazadi, de raviver la flamme de la collaboration avec les médias locaux. Avec à la clé, la présentation  de la nouvelle identité visuelle de la Centrale électorale à l'assistance composée essentiellement des patrons de presse et du président du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication, Tito Ndombi ainsi que celui de l'Union nationale de la presse du Congo, Gaby Kuba.

Rendez-vous électoral maintenu !

Malgré les vicissitudes liées au mode de décaissement des fonds alloués à cet organe, Kadima Kazadi a réaffirmé toute la détermination de la Céni, à respecter le délai constitutionnel pour l'organisation des élections générales en 2023, pour laquelle toutes ses forces vives travaillent d'arrache-pied. En mettant en avant la vaillance de ses collaborateurs, certains y allant même au péril de leur vie, surtout en cette période de l'opération de l'actualisation de la cartographie, dans certains endroits à accès difficiles à l'intérieur du pays. Et c’est dans cette optique, qu’il a vivement souhaité que ces liens avec les médias aillent en se consolidant pour relayer la vraie information émanant de la bonne source qui est la Céni. Tout en tordant le cou à l'intox qui ne rend nullement service à l'opinion. « Une élection libre et démocratique n’implique pas simplement le fait de procéder à un vote dans des conditions adéquates de transparence, mais également que le citoyen votant puisse avoir accès à suffisamment d’informations exactes notamment sur le processus électoral, les différentes opérations et activités de l’organisme de gestion des élections, les programmes politiques des partis et des candidats », a dit Denis Kadima Kazadi. Il souhaite que les liens avec la presse se resserrent davantage pour le plus grand bien de l'opinion qu'on doit servir, par le relais de l'information puisée à la bonne source.

A l’en croire, cet ensemble d’informations permet au citoyen, à l’électeur de faire un choix éclairé, conscient et responsable. Une élection crédible et inclusive se fonde sur un certain nombre de principes démocratiques fondamentaux. Essentiels parmi ces principes se trouvent les droits à la liberté́ d’expression, à l’accès à l’information et à l’égalité́ devant la loi.

S’appuyant sur le rôle capital que joue la communication dans une société, Denis Kadima a affirmé que "les médias sont des acteurs engagés de la société civile, capables de garantir le caractère libre et équitable d’un scrutin et de donner la voix aux sans voix".

En gros, le nouveau leadership de la Céni, a rappelé Denis Kadima, attend des patrons de presse des observations constructives en vue d’améliorer ces relations. « Voilà pourquoi, la Céni sollicite aujourd’hui et de manière solennelle, l’accompagnement des médias de la RDC, afin de permettre une adhésion massive de la population au processus électoral. L’information électorale étant hypersensible, nous vous demandons, d’une part, de vous référer toujours aux informations officielles de la Céni et, d’autre part, nous vous invitons à prendre connaissance de différentes dispositions légales relatives aux élections dans notre pays. La confiance étant le fondement de la cordialité, ce partenariat s’inscrit dans la nouvelle vision adoptée, celle de devenir "une Céni de standard mondial qui imprime une culture démocratique pérenne en République Démocratique du Congo », a-t-il fait savoir, sous les regards concentrés des patrons des médias.

Face au feu nourri des questions de la presse, Denis Kadima Kazadi s'est appliqué à jeter la lumière sur un certain nombre d'interrogations, en rassurant que toute l'équipe de la Céni s'emploie à aller dans la direction souhaitée, en vue de relever le défi par l'organisation du 4ème cycle électoral à venir.

D’emblée, il sied de noter que le nouveau  logo est symbolisé par une urne incrustée dans la carte de la RDC et une main d'un(e) électeur (trice) y glissant son bulletin de vote. La couleur principale de ce nouveau logo est le bleu, symbole de la vérité et de la confiance. La vérité pour traduire la transparence et la confiance de l’électeur au processus en cours où son vote sera valablement exprimé. Le bleu, selon l'explication fournie par le président Denis Kadima, vient donc traduire la nouvelle vision : «une Céni de standard mondial qui imprime une culture démocratique pérenne en RDC».

La Pros.

C’est pour la première fois que la Direction Générale des Recettes  Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations (DGRAD) se joigne au Ministère de l’Environnement et Développement Durable pour une mission de contrôle du secteur, sur ordre de Mission n°CAB/MIN/FINANCES/2022/144 du 05 mai 2022. Cette mission cadre avec le contexte national qui est marqué par un accroissement dans la mobilisation des recettes publiques internes. Parmi ces assignations, pour l’exercice 2022 de cette Direction, elle devra atteindre les prévisions budgétaires fixées par la Loi de Finances n°21/029 du 31 Décembre 2022 qui sont de l’ordre de 2.935.021.772.708,00 CDF. Ce qui représenterait une augmentation de 33% par rapport aux recettes relaissées en 2021, cadrant dans le contrat de performance pour la mobilisation des recettes signé avec le Ministère de finances depuis le 16 janvier 2022. 

De part un constat amère suite à l’inexistence d’une mission de contrôle dans le secteur de l’environnement à Kinshasa depuis 2014, le Directeur Général de la DGRAD, Jean-Parfait Ntabala, a explicité que cet accroissement des prévisions budgétaires démontre le défi de développement du Pays qui est encore immense et que le Gouvernement a besoin davantage de recettes, pour mettre en œuvre son programme. 

Dans ses prérogatives, il a circonscrit le champ d’action de cette mission qui est celui de mobiliser les recettes à l’initiative du Ministère de l’Environnement et Développement Durable, en vue de les canaliser au compte générale du Trésor Public.

De manière spécifique, il a énuméré les objectifs poursuivis de cette mission dont l’amélioration du niveau de mobilisation des taxes d’implantation, de la rémunération annuelle (TRA) et de Pollution (TAPO) avec des assignations qui s’élèvent à 108.760.592.304. Mais aussi de la lutte contre les fausses déclarations ainsi que la minoration des bases taxables.

A cette liste, il a ajouté l’élargissement de l’assiette des Taxes d’implantation (TI), Taxe de Rémunératoire (TRA) et Taxe de Pollution (TAPO) par l’identification de nouveaux assujettis, la proposition des mesures correctives dans le cadre de la police et la mobilisation des recettes du secteur.

Dans le cadre d’une meilleure réalisation de cette mission, Jean-Parfait Ntabala a exhorté les missionnaires à manifester un comportement exemplaire auprès des Assujettis qui, du reste, sont des partenaires qu’il faut gérer dans un climat de collaboration franche, dans le respect des lois des recettes non fiscales.

«Je lance un vibrant appel à la conscience de chaque membre de cette mission pour apporter sa contribution à l’effort de mobilisation des recettes assignées à la DGRAD dans le secteur de l’Environnement et je vous demande de la faire avec professionnalisme dans le traitement des dossiers», a-t-il insisté.

Cependant, il a leur rappelé les attentes du Gouvernement qui sont énormes et fondées, et qu’ils doivent faire preuve de générosité pour donner au Gouvernement les moyens de sa politique.

A son tour, le Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et Développement Durable, Benjamin Toirambe Bamoninga, a lancé un message aux collaborateurs des assujettis qui minorent les recettes afin d’en tirer profit, seront frappées des sanctions sévères.

Pour ce qui concerne les éléments taxant, il a précisé qu’ils doivent être correctement déclarés, car cela permettra l’entrée des moyens dans le trésor public.

Niclette Ngoie

 

Laurent Batumona a installé Gérard Mukoko, Président sectionnaire de Kimbangu II dans l’optique d’implanter et redynamiser le parti et préparer la base pour les élections de 2023. Déterminé à offrir des Députés à son Parti, le MSC, le Président sectionnaire et président des Commissionnaires de la ville de Kinshasa a, lors de son installation, appelé les militants à se souder les coudes pour la réélection de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous l’impulsion de Laurent Batumona. Dans son amour pour le quartier qui l’a vu grandir, l’honorable Laurent Batumona a promis de curer la rivière Kalamu, de Kimbangu jusqu’à Selembao avec le fonds propres afin d’épargner cette population des maladies. Kimbangu MSC ‘’coin ti coin’’, c’est la mission confiée à Gérard Mukoko Sumanda.

Le district de la Funa s’est réveillé, le samedi 14 mai 2022, au rythme de l’installation du Comité sectionnaire du Mouvement de Solidarité pour le Changement (MSC), par son Autorité Morale Laurent Batumona à Kimbangu II dans la Commune de Kalamu. Gérard Mukoko a été installé Président sectionnaire ainsi que son comité. Arrivé à Kimbangu II, au croisement des avenues Bosenge et 9ème rue, au milieu d’une forêt de drapeaux bleues et oranges et de chants de mobilisation, le MSC s’est montré un parti des gagneurs d’âmes, en  prévision des échéances électorales de 2023 avec une nouvelle stratégie dont le caractère social a pris des allures de cure d’embonpoint : les membres du comité Gérard Mukoko Sumanda sont au nombre de 13. Il s’agit du Président Gérard Mukoko Sumanda, du Secrétaire général Pépin Diwa Banza et son Adjoint Jerry Baluengele ainsi que les onze membres dont cinq femmes et six hommes.

La présence des militantes et militants du parti  à cette manifestation a été une preuve de se rassurer de l’implantation du MSC jusque dans le quartier. Laurent Batumona a été porté en triomphe par la population et les militants du parti qui l’on connu dès sa jeunesse à Kalamu. Le ministre honoraire John KWET de la coopération internationale et des Hydrocarbures qui accompagnait l’honorable Batumona, a encouragé la population à travailler pour soutenir la vision du MSC, de même que les actions du Président de la République. Présenté par Gérard Mukoko comme un homme sociable, avant de lui accorder la parole, le président national du MSC a, dans son allocution devant une foule immense, a répété encore une fois les phrases devenues culte à, savoir : ‘’ il faut que nous gagnions les élections de 2023 pour offrir un deuxième mandat à Félix Tshisekedi‘’. Fidèle à son style, Lurent Batumona a maintenu un contact permanent avec un discours rassurant à son public. Il a également exhorté les militants de son parti en les appelant à soutenir, le moment venu, tous les candidats du MSC.

Le Président Gérard Mukoko  est nommé pour apporter son savoir-faire d’homme de terrain et de situation. Il n’a pas fallu attendre longtemps après la prise de ses fonctions pour voir le MSC briller comme revêtu de sa plus belle robe d’antan dans Kalamu. En plus, aucun jour ne passe sans que ce parti ne fasse parler de lui dans la population et la presse nationale, a soutenu Placide Luzolo, un cadre du Parti. Voilà pourquoi, l’honorable a expliqué que : ‘’le MSC veut que Félix Tshisekedi remporte la victoire en 2023 afin de consolider un Etat de droit, construire la RDC’’.  Selon lui, le Président Félix Tshisekedi a la volonté de reconstruire la RDC, mais il rencontre des résistants qui volent l’argent. ‘’Raison pour laquelle, même dans l’armée il y aura de changement’’. Il a appelé de ce fait les militants à la vigilance, à la promotion des réalisations de Fatshi afin qu’elles soient connues du grand public.

Dans le cadre des missions assignées au nouveau bureau du parti notamment, la préparation des élections et sa redynamisation en vue de lui faire retrouver sa place sur l’échiquier national, Laurent Batumona, en compagnie du Ministre honoraire  de la Coopération Internationale et des Hydrocarbures John Kwet Mwan Kwet et d’une forte délégation venue des Fédérations de Kinshasa, a atterri dans son message, a promettant de lancer, dans quelques semaines, le début des travaux de curage de la rivière Kalamu jadis un lieu où il jouait à la nage. 

Gérard Mukoko a, en plus de sa présentation, expliqué ses convictions sur le pourquoi de son choix sur la personne de Laurent Batumona dans sa vision de soutenir Félix Tshisekedi à être réélu au deuxième mandat. Il a rappelé le caractère social d’un homme, Laurent Batumona qui sait vivre avec la population. ‘’ Nous sommes reconnaissant de ses biens faits. Voilà la base sur laquelle nous fondons nos convictions qu’à côté du Président Tshisekedi, la RDC  va changer’’. Les mamans dans leur chanson ont aussi révélé que Batumona aime le Congo Kinshasa, nous le soutenons. En réponse à ce message, l’honorable Batumona a rappelé que le MSC doit demeurer le parti de l’ordre, de la discipline, de la cohésion et de l’unité pour gagner les élections. Le Comité de Kimbangu II, sa principale tâche est de «remettre les militants de Kalamu en ordre de bataille, parce que le MSC est un  parti de l’ordre, de la discipline, de la cohésion et de l’unité. Aucune société, aucune organisation humaine ne peut se développer dans l’indiscipline», a précisé l’Honorable Batumona dans son message devant plus d’une centaine des membres.

La Pros.

 Le Congrès National Congolais, parti politique cher au Ministre d'Etat Pius Muabilu Mbayu Mukala, a désormais un nouveau bureau politique à pied d’œuvre. Ses animateurs venus de 26 provinces du pays ont officiellement été installés, ce lundi 16 mai 2023, à Béatrice hôtel de Kinshasa, en présence de plusieurs hôtes de l'arène politique congolaise dont la présidente du regroupement politique Alliance pour l'avenir, la Députée nationale Feza Motema. 

Dans une ambiance électrique, proprement vêtus, les heureux promus au sein du nouvel exécutif du CNC ont respectivement reçu des mains saines de l'Autorité Morale du parti la notification et les insignes du parti, leur permettant d'entrer d'office en fonction. 

Dans son allocution de circonstance, l'Autorité Morale du CNC, Pius Muabilu Mbayu Mukala, s'est vivement félicité de la moisson abondante qu’a réalisée son parti politique. Plus de 75 000 militants avec carte de membre, pour ne citer que cette catégorie d'affidés. Eu égard à cette responsabilité de berger et leader éclairé, le géniteur du CNC souligne que l'erreur n'est pas permise. 

"Nous ne pouvons pas nous permettre de nous tromper", a-t-il interpelé les membres du nouveau bureau politique, avant de les appeler à travailler dur pour remporter haut la main les échéances électorales de décembre 2023. 

A travers l'investiture du nouveau bureau politique, à une année des scrutins électoraux, Pius Muabilu martèle qu'il s'agit d'un signal fort donné aux troupes de sa formation politique. Ce signal est l'appel tous azimuts aux heureux promus au nouveau bureau politique, à "se mettre en ordre de bataille" vers une victoire écrasante à tous les niveaux de joutes électorales de décembre 2023. 

Signalant que le CNC est résolument rangé derrière les actions du chef de l'Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et, par ricochet, derrière sa candidature à la prochaine présidentielle. Muabilu Pius promet que ça sera chaud, à tout point de vue. "Je vous promets que ça sera chaud. La RDC est en train de se relever, parce que nous avons un président qui aime le Congo. Ce pays ne connaîtra plus un président qui n'aime pas le Congo. Rapportez ce message aux compatriotes dans les provinces. Si quelqu'un vous invite dans une quelconque réunion pour comploter contre Fatshi, n'y allez pas, c'est un complot contre la République", a-t-il averti ses nombreux interlocuteurs. 

Sans tergiversations, le leader du CNC a appelé les nouveaux animateurs de l'exécutif national du parti, à ne pas perdre la moindre minute, au vu du compte à rebours vers la date fatidique des élections à venir. 

"Mettons-nous dès maintenant en ordre de bataille, c'est le seul ordre que je vous donne. Ça sera chaud. Nous ne laisserons plus ce pays aux aventuriers. Notre peuple a tant souffert. Au Congrès National Congolais, nous mettons l'intérêt de l'homme au centre de notre combat politique", a-t-il ajouté. 

Faisant brièvement allusion au travail de titan qu'abat au quotidien le gouvernement des Warriors dirigé par le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, le Ministre d'Etat Pius Muabilu Mbayu Mukala a indiqué que, sous la houlette du président Félix-Antoine Tshisekedi, cet argent devra servir, sans atermoiements, au développement du pays. Ainsi, a-t-il insisté sur le fait que le CNC soutient avec force les actions visant l'instauration de la paix véritable sur l'ensemble du pays. 

Dans le même cadre, il sied d'indiquer que le secrétaire général adjoint en charge de l'administration et fédérations du parti, Me Mechack Mandefu, a rappelé aux animateurs du nouveau bureau politique la mission délicate qui est celle du CNC de rafler la majorité écrasante aux élections de 2023 et ainsi accorder un second mandat au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. 

Sans aller par le dos de la cuillère, le leader de la jeunesse du CNC, Patrick Eshiba Kasemuana, tout en rendant hommage à l'Autorité Morale du parti qui constitue un modèle du leadership politique au service de la nation, a précisé, pour sa part, que l'avenir c'est déjà aujourd'hui. Pour expliciter, en revanche, que le message du Visionnaire du parti  tel que livré, ce lundi, est bel et bien capté par la ligue des jeunes du CNC qui est d'ores et déjà au travail pour honorer l'Autorité Morale et l'ensemble de la hiérarchie de cette grande formation politique, membre de l'union sacrée de la nation.

Jacques Kitengie

En vue de fluidifier la circulation dans les principales artères de la Ville-province de Kinshasa, le Gouvernement de la république peaufine des stratégies idoines devant permettre l’éradication des embouteillages, un véritable cauchemar pour la population pour l’heure. Ce, conformément aux instructions données par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, le 6 mai 2022, lors de la cinquante-deuxième réunion du Conseil des ministres, tenue en visioconférence. Le vendredi dernier, à la cinquante-troisième réunion du Conseil, il a été question d’examiner les mesures présentées comme pistes de solutions par les ministres sectoriels, en l’occurrence le ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Cherubin Okende, et celui de l’Intérieur et Sécurité, Daniel Aselo. Ces mesures sont notamment, le désengorgement des 22 points noirs de trafic identifiés à travers la ville ; l’aménagement des carrefours, espaces de stationnement et signalisation routière ; la régulation et l’inspection de la circulation notamment en modernisant le registre des véhicules par l’enregistrement électronique, en produisant de nouveaux permis de conduire avec puce et en équipant la police des portiques mobiles et terminaux ; la coordination de la prévention et la sécurité routières ; la relance du train urbain de Kinshasa dans les différents tronçons. D’après Cherubin Okende, les principales causes des embouteillages, à l’heure actuelle, à Kinshasa, sont, entre autres, le non-respect ou l’ignorance du Code de la Route entrainant l’indiscipline dans la circulation routière, les tracasseries par les policiers de la circulation routière et les agents de contrôle du Gouvernement provincial, l’état de délabrement très avancé des chaussées, le mauvais état de la voirie et l’insuffisance des routes principales et secondaires. Voici, par ailleurs, les détails du déroulé du Conseil des ministres à travers le compte rendu présenté par Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias.

 

COMPTE RENDU DE LA CINQUANTE-TROISIEME REUNION

DU CONSEIL DES MINISTRES

Vendredi 13 mai 2022

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-

Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé en présentiel, la cinquante troisième Réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la

République, ce vendredi 13 mai 2022 à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa.

Cinq (5) points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

  1. Communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ;
  2. Points d’informations ;

III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ;

  1. Examen et adoption d’un dossier ;
  2. Examen et adoption des textes.
  3. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

CHEF DE L’ETAT

La communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République,

Chef de l’Etat, a porté sur cinq (5) points, à savoir :

  1. De la Participation de la République Démocratique du Congo à la COP15

Le Président de la République, Chef de l’Etat, a informé le Conseil de sa participation, le 9 mai 2022, à Abidjan en République de Côte d’Ivoire, à la 15ème Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification qui avait pour thème : « Terre, vie, héritage : de la rareté à la prospérité ».

Lors de son intervention, il a rappelé l’urgence de mutualiser les efforts au niveau mondial dans le cadre de la mise en œuvre du Plan-cadre stratégique décennal de la Convention, afin de permettre l’inversion des tendances de la dégradation des terres et de préserver les ressources hydrauliques.

Dans cette perspective, la République Démocratique du Congo, en sa qualité de «Pays Solution », devra joindre à ses engagements, maintes fois exprimés, sa contribution effective dans la mise en œuvre d’actions dans le cadre de la sauvegarde de la planète, et dans la réponse à apporter aux attentes de nos populations.

Face à l’urgence d’harmoniser notre politique nationale environnementale, de conservation des forêts et de notre écosystème, le Président de la République, Chef de l’Etat, a chargé le Premier Ministre ainsi que la Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Environnement, d’engager une réflexion sur une future Commission interinstitutionnelle, ouverte au monde académique et au secteur privé, qui se chargera, dans un délai raisonnable, d’harmoniser toutes les politiques issues des différentes structures nationales.

  1. De la Publication du Rapport de la XIIe Conférence diplomatique et mise en œuvre de la Feuille de route y afférente

La Conférence Diplomatique tenue à Kinshasa du 26 au 28 février 2022 a suscité de nombreux espoirs tant qu’elle appelle à une régénération structurelle de notre diplomatie.

Deux mois après, le Président de la République a demandé l’accélération de la publication du Rapport des conclusions de la dite messe diplomatique ainsi que la mise en œuvre d’une feuille de route régénérative en vue, notamment, de mettre fin à la non-exécution du barème des prix de vente des documents consulaires, en ce compris le passeport ordinaire, pour faire suite aux échanges qu’il a eus avec nos compatriotes vivant en Côte d’Ivoire. Mais aussi améliorer la situation de nos représentations diplomatiques et de nos diplomates à travers le monde.

Le Premier Ministre a été encouragé à constituer une Commission interinstitutionnelle composée notamment des Ministères ayant les Affaires Étrangères, le Budget, les Finances, la Justice ainsi que de tous les autres Ministères potentiellement concernés, en collaboration avec le Cabinet du Président de la République, afin de mettre en oeuvre, en toute responsabilité, les conclusions du Rapport de la conférence diplomatique.

  1. De la nécessité de consolider la conduite de la politique économique et financière

Le Président de la République s’est réjoui des conclusions globalement satisfaisantes de la deuxième revue effectuée par les services du Fonds Monétaire Internationale (FMI) dans le cadre du Programme économique triennal au titre de la Facilité Élargie de Crédit conclu avec notre pays en juillet 2021.

En attendant l’approbation de ces conclusions par le Conseil d’Administration du FMI en juin 2022, le Président de la République a encouragé le Gouvernement à ne ménager aucun effort pour continuer à réaliser des performances macroéconomiques.

Le contexte de crise russo-ukrainienne oblige davantage le Gouvernement à poursuivre, sans relâche, la mise en œuvre des réformes en cours pour améliorer la gestion des finances publiques, le climat des affaires et la gouvernance, accélérer le processus de diversification de l’économie nationale, notamment le renforcement de l’investissement dans l’agriculture et le développement de l’agro-industrie, consolidant ainsi la croissance économique et la stabilité macroéconomique.

Par ailleurs, le Président de la République a appelé le Gouvernement à garantir la poursuite des efforts de maitrise de la masse salariale et à travailler sur la rationalisation des subventions publiques destinées aux pétroliers afin de réduire les pressions budgétaires et créer un espace pour des transferts sociaux profitables à la population.

A ce titre, il a chargé les Ministres ayant en charge l’Économie Nationale et les Hydrocarbures d’organiser, dans un bref délai et sous la supervision du Premier Ministre, l’audit de la structure des prix des produits pétroliers, et de lui en faire rapport.

  1. De la problématique de l’approvisionnement en intrants de la Regideso

Le Président de la République, Chef de l’Etat a été saisi des difficultés auxquelles fait face la Regideso afin de s’approvisionner en intrants pour le traitement de l’eau. Cette situation observée sur l’ensemble de ses sites répartis dans le pays impacte la desserte en eau potable dans les grandes villes, particulièrement à Kinshasa et Matadi.

La très courte période de couverture en intrants qui serait inférieure à 6 (six) jours pour assurer le traitement de l’eau, qui est produit vital pour la population, est due principalement au faible niveau de trésorerie de la Regideso.

Il est donc impératif que ladite période puisse passer à 3 (trois) mois, afin de garantir une desserte en eau continue, mais aussi d’en augmenter la production et la distribution auprès de nos populations sur l’ensemble du pays.

L’Etat, tant au niveau central que provincial, étant l’un des grands clients de cette entreprise, il doit absolument s’acquitter des paiements, dans les délais, des factures de consommation d’eau des Institutions et services pris en charge.

Face à cette situation préoccupante, le Président de la République a chargé le Premier Ministre d’instruire le Ministre d’Etat, Ministre du Budget et le Ministre des Finances pour un décaissement trimestriel régulier d’au moins la valeur d’une commande d’intrants. Ceci afin de permettre le fonctionnement régulier de tous les centres de production et assurer ainsi une desserte en eau.

  1. De la tenue des élections des Gouverneurs de Province

Le Président de la République a observé avec attention le déroulement des élections des tickets des Gouverneur et Vice-Gouverneur dans les Provinces du Bas-Uélé, Haut-Lomami, Kasaï central, Kasaï oriental, Kongo central, Lomami, Maï-Ndombe, Maniema, Mongala, Sankuru, Tanganyika, Tshopo, et celles des Vice-Gouverneurs dans la Province de Kwango ainsi que la Ville- Province de Kinshasa.

Le processus qui devra aboutir à la certification des résultats de ces élections étant en marche, il a invité tous les acteurs concernés à poursuivre cet exercice démocratique dans la sérénité et le respect mutuel, afin de permettre à nos provinces la mise en place des Exécutifs censés appliquer, au niveau provincial, le Programme du Gouvernement matérialisant sa vision pour le développement socio-économique de notre pays.

Point d’information du Premier Ministre

Prenant la parole à la suite de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Premier Ministre a informé le Conseil de sa participation, à la tête d’une délégation gouvernementale, la 27ième édition du Forum Investing

in African Mining Indaba qui s’est tenue à Cape Town, en République Sud-Africaine, du 9 au 11 mai 2022, sur le thème général de l’évolution du secteur minier : transition énergétique, responsabilité sociale et environnementale et économies.

Face aux principaux acteurs du secteur minier africain et mondial qui s’y sont retrouvés, il a, au nom du Gouvernement de la République Démocratique du Congo, présenté l’évolution de notre secteur minier, ses opportunités, ses activités annexes et connexes ainsi que les perspectives diversifiées en vue de rassurer les opérateurs miniers dans leurs décisions d’investissement.

En ce qui concerne la gestion de l’impact de la guerre en Ukraine sur le marché international, principalement la hausse des prix du pétrole et des céréales ainsi que autres denrées alimentaires, le Premier Ministre a invité les membres du Gouvernement en charge des secteurs concernés à agir par anticipation.

Cela passe notamment par l’identification des actions et stratégies en vue de bien gérer le risque et les incertitudes au sujet d’une probable rupture des stocks de ces produits, l’observation d’un état d’alerte permanent sur la disponibilité desdits stocks et la prise des mesures adéquates pour leur approvisionnement, y compris en collaboration avec la Banque mondiale à ce sujet.

A propos de l’augmentation observée de cas de Covid-19 observée dans la province du Lualaba, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a encouragé le Ministre de la Santé, en collaboration avec le Comité Multisectoriel de la Riposte Covid-19, à prendre toutes les dispositions utiles quant à ce.

Il a, par la même occasion, rappelé à toute la population congolaise que les mesures-barrières contre cette Pandémie sont toujours en vigueur et qu’il n’est pas question ici de baisser la vigilance.

Le dernier point d’information du Premier Ministre a concerné la récente Déclaration collective des Syndicats des Agents de carrière de service public de l’Etat du secteur de la Santé publique, hygiène et prévention pour évaluer le dossier relatif à l’installation et au fonctionnement effectif de la Commission interministérielle chargée de l’harmonisation de l’enveloppe salariale et de l’alignement à la prime des risques du personnel du secteur.

A ce sujet, il a invité le Ministre de la Santé, Hygiène et Prévention à tout mettre en œuvre pour examiner les différentes revendications des professionnels de la santé à l’effet de garantir la paix ainsi que la sérénité dans ce secteur hautement social.

Aussi, a-t-il rassuré, le Gouvernement de la République ne ménagera aucun effort pour assurer ses engagements vis-à-vis du banc syndical des médecins et des professionnels de santé non médecins.

  1. POINTS D’INFORMATION

II.1. État et administration du territoire

Le Vice-Premier Ministre et Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a informé le Conseil que la situation demeure calme sur l’ensemble du territoire malgré quelques foyers d’insécurité, notamment à l’Est du pays.

L’état d’esprit de la population reste marqué par :

- L’attente de la tenue de la Table Ronde sur l’évaluation de l’état de siège décrété dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu ;

- L’élection des Gouverneurs et Vice-Gouverneurs dans 14 provinces dont les

Gouverneurs étaient déchus par les Assemblées provinciales respectives ;

- La poursuite de l’examen de la Proposition de la Loi Électorale à l’Assemblée

Nationale.

Dans la province du Kasaï Oriental, il a été déploré des affrontements entre les groupements de Bena Nshimba et Bena Kapuya dans le secteur de Baluba Lubilanji, territoire de Katanda dont les derniers faits remontent au 07 mai 2022 avec comme bilan plusieurs cases incendiées et des déplacements massifs de la population.

Dans le Haut-Katanga, 311 citoyens communément appelés « Kuluna » interpellés dans la ville de Lubumbashi dans le cadre des opérations de la Police ont été transférés au centre de Kanyama Kasese dans le Haut-Lomami.

Répondant à l’instruction du Président de la République donnée lors de la Réunion du Conseil des Ministres du 06 mai dernier, le Vice-Premier Ministre et Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a fait le point sur la stratégie du Gouvernement pour régler le problème des embouteillages. Il a été complété par le Ministre des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement.

Parmi les causes endogènes des embouteillages attachées au comportement des usagers de la route, il a évoqué le non-respect ou l’ignorance du Code de la Route entrainant l’indiscipline dans la circulation routière, les tracasseries par les policiers de la circulation routière et les agents de contrôle du Gouvernement provincial.

L’état de délabrement très avancé des chaussées, le mauvais état de la voirie et l’insuffisance des routes principales et secondaires comptent parmi les causes exogènes de ce phénomène. Dans une ville où le réseau routier est moins important que le nombre de véhicules et où les réseaux fluvial et ferroviaire sont quasi-inexploités, il est difficile que la population échappe à des embouteillages.

Afin de palier à ces difficultés de la mobilité et assurer la fluidité dans la circulation routière à Kinshasa, le Ministre des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement a préconisé quelques mesures suivantes :

- Le désengorgement des 22 points noirs de trafic identifiés à travers la ville ;

- L’aménagement des carrefours, espaces de stationnement et signalisation routière ;

- La régulation et l’inspection de la circulation notamment en modernisant le registre des véhicules par l’enregistrement électronique, en produisant de nouveaux permis de conduire avec puce et en équipant la police des portiques mobiles et terminaux ;

- La coordination de la prévention et la sécurité routières ;

- La relance du train urbain de Kinshasa dans les différents tronçons ;

- L’encadrement du phénomène Motos-Taxis et ses corollaires ;

- Le soutien des projets innovants tels que les Téléfériques ou métro aériens, le transport urbain sur le fleuve de Kinshasa à Maluku et la construction de Tramway.

Un travail de sensibilisation devra aussi accompagner toutes ces mesures pour s’assurer du respect du Code de la Route et des agents de l’ordre commis à la régulation de circulation routière.

II.2. Situation sécuritaire

Le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants est revenu sur les opérations militaires menées dans le cadre de l’Etat de siège et qui évoluent normalement en Ituri et au Nord-Kivu.

Le Ministère de la Défense Nationale a informé le Conseil de la tenue prochaine d’un séminaire au profit des officiers généraux et supérieurs dans le but d’examiner les aspects de l’éthique et de déontologie militaire dans la gestion des ressources humaines, financières et matérielles en vue d’accroitre l’efficacité opérationnelle des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

II.3. Évolution de la situation de l’épidémie à Covid-19

Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a présenté la situation liée à l’épidémie à Covid-19 en République Démocratique du Congo.

Il a indiqué que l’accalmie se consolide et le contrôle sanitaire reste renforcé à nos frontières. Elle a noté cependant une augmentation de cas de contamination précisément dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, qui sont des zones minières fréquentées par les ressortissants des pays qui connaissent des flambées de cas de Covid-19 actuellement.

Toutefois, la surveillance génomique s’accentue pour détecter les variants du virus en circulation autant le dépistage et la vaccination s’intensifient pour prévenir contre une éventuelle nouvelle vague dans les mois à venir dans notre pays. Le respect des gestes barrières demeurent, à n’en point douter, la stratégie la plus efficace en plus de la vaccination qui est vivement recommandée.

Sur un autre chapitre, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a fait un plaidoyer pour le soutien de la candidature du compatriote Docteur Jean KASEYA au poste du Directeur du centre de Prévention et de Contrôle des Maladies pour l’Afrique (AfricaCDC). Ce qui rencontre la volonté maintes fois exprimée par le Président de la République, Chef de l’Etat, de voir notre pays placer des personnes valeureuses aux postes de premier plan au niveau international et africain.

Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.4. Coopération bilatérale Congolo-Zambienne

Le Ministre de l’Industrie a fait le point sur les avancées significatives enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du DRCAfrica Business Forum, spécialement en ce qui concerne le volet coopération avec les États Africains producteurs des composants des batteries électriques.

La signature de la Déclaration commune par les Chefs d’États de la République Démocratique du Congo et la République de la Zambie le 29 avril 2022 à Lusaka précédée de la signature de l’Accord de Coopération entre les deux pays représentés respectivement par leurs Ministres en charge de l’Industrie, des Mines et des Finances concrétisent cette volonté commune de mettre en place une chaine de valeur dans le secteur des batteries électriques et des énergies propres.

Grâce à cette coopération, les deux pays pourront véritablement jouer leur rôle dans la fixation du prix du Cobalt sur le marché international et ainsi influencer efficacement, en amont et en aval, le marché des inputs et des outputs de la chaine de valeur des batteries et des voitures électriques.

C’est dans ce cadre que le Centre d’Excellence Spécialisé dans la formation et la recherche en chimie et technologie des batteries pour accompagner l’ambition du Gouvernement a été lancé à Lubumbashi le 22 avril dernier. Un site de 12.000 hectares a été identifié dans la province du Haut-Katanga qui devra abriter les industries pilotes de fabrication des précurseurs des batteries.

Considérant le caractère transversal de ce projet pour lesquels les plus grands producteurs des batteries au monde manifestent leur intérêt, le plaidoyer a été fait pour que chaque membre du Gouvernement, dans sa sphère de compétence, joue sa partition en toute célérité en vue de permettre aux congolais de bénéficier véritablement des ressources minières de leur pays.

Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.5. Évolution de la situation récente sur le marché des changes et celui des biens et services

La Gouverneure de la Banque Centrale du Congo, invitée à prendre la parole, a présenté les faits saillants de la conjoncture économique interne globalement caractérisée par le maintien de la stabilité du cadre macroéconomique.

Elle a indiqué que le rythme de formation des prix s’est relativement maintenu à la première semaine du mois de mai 2022. Le taux d’inflation est passé de 0,18% à 0,19% d’une semaine à l’autre, portant le cumul annuel à 3,5% face à un objectif cible de 7% à moyen terme.

Le marché de changes a également affiché une relative stabilité qui se maintient depuis l’année 2021, à la faveur de la bonne coordination des politiques monétaire et budgétaire. Cela est attesté, en rythme hebdomadaire, par une légère appréciation de la monnaie nationale de 0,01% du taux de change indicatif et une faible dépréciation de 0,08% dans le segment parallèle.

En ce qui concerne le profil de la croissance en 2022, la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo a précisé que les dernières projections situent le taux de croissance économique à 6,1%, alors qu’en janvier celles-ci tablaient sur un seuil de 6,4%, relavant du dynamisme des industries extractives. Une situation qui s’explique par le contexte mondial et régional de ralentissement.

Face aux risques d’origine externe tel que l’enlisement de la guerre en Ukraine et ses conséquences sur les marchés des produits pétroliers et denrées alimentaires, la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo a recommandé l’exploitation des bassins de production en vue de l’augmentation de la production nationale des produits de grande consommation et de l’approvisionnement de grands centres urbains pour renforcer la capacité de l’économie à résister aux chocs.

Elle a également informé le Conseil de la conclusion positive de la deuxième revue après le passage de la Mission du Fonds Monétaire International. Ce qui pourra permettre, après approbation par le Conseil en fin-juin, le décaissement d’un appui budgétaire de 200 millions de dollars américains.

Elle a enfin fait état de l’accumulation continue des réserves de change qui ont atteint le pic record de 3,8 milliards de dollars américains.

III. APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres a adopté le relevé des décisions prises lors de sa cinquantième-deuxième réunion tenue le vendredi 06 mai 2022.

  1. EXAMEN ET ADOPTION D’UN DOSSIER (01 DOSSIER)

IV.1. Prise en charge des retraités et rentiers civils du système octroyé par la CNSSAP

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public a présenté au Conseil le dossier relatif à la prise en charge, à compter du troisième trimestre 2022, de 102.949 retraités et 10.633 rentiers civils (soit un total de 113.582 bénéficiaires) du système octroyé par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Agents Publics de l’Etat (CNSSAP).

Il a indiqué que leur basculement vers la CNSSAP présente plusieurs avantages résumés comme suit :

- Pour les bénéficiaires : l’Agent retraité qui sera payé au taux de la CNSSAP verra sa pension revue à la hausse en moyenne entre 300% et 440% lorsque celui-ci était payé au taux de Kinshasa, et de 600% à 891% lorsqu’il était payé au taux Provinces. Cette augmentation devrait sensiblement améliorer son pouvoir d’achat ainsi que son bienêtre;

- Pour la CNSSAP : couvrir plus d’Agents publics possibles est un moyen lui permettant de réaliser sa mission principale, qui est celle de venir au secours des Agents Publics en panne de revenu du fait de la cessation définitive du travail ;

- Pour l’Etat : le Gouvernement dégagera d’importantes économies de près de 28,5 milliards de Francs Congolais par année, soit 285 milliards de CDF sur 10 ans. Ce qui peut permettre de mécaniser de nombreux autres Agents publics non payés à ce jour.

La mise en œuvre de cette grande réforme de haute portée sociale mettra ainsi fin à ces retraites maigres et indignes payées par le Trésor Public, dans le cadre du système octroyé, aux anciens retraités qui, comme ceux déjà pris en charge par la CNSSAP, ont servi l’Etat avec bravoure et loyauté.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de

l’Administration et Innovation du Service Public a sollicité du Conseil, d’une part, l’habilitation nécessaire pour procéder à la signature de l’Arrêté devant fixer les modalités d’application de cette réforme ; et d’autre part, l’instruction à la Direction de la Paie du Ministère du Budget lui demandant d’ouvrir une ligne «Droits d’entrée CNSSAP» et de clôturer, dès le troisième trimestre 2022, tous les comptes des anciens retraités et rentiers civils.

Il a conclu son intervention en annonçant que la CNSSAP organisera une grande opération de contrôle général, entre fin mai et mi-juillet afin de prendre le relais, dès le troisième trimestre, pour les bénéficiaires éligibles qui se seront présentés au contrôle. Une période de rattrapage pourrait être envisagée par la suite. Les candidats en règles seront payés avec rappel.

Tout en félicitant le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public et les Membres du Gouvernement qui ont préparé cette réforme, le Président de la République a exhorté la poursuite du travail pour l’amélioration des conditions des fonctionnaires et agents de l’Etat.

Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ce dossier.

  1. EXAMEN ET ADOPTION DE DEUX PROJETS DE TEXTES

V.1. Projet de Loi de ratification

Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères, représenté par le Vice-Ministre, a soumis au Conseil le Projet de Loi portant autorisation de la ratification de du Traité d’adhésion de la République Démocratique du Congo à la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE).

Il a indiqué que la ratification de ce texte d’adhésion signé le 8 avril 2022 devra permettre à notre pays notamment de :

- de participer à l’intégration et bénéficier du commerce transfrontalier par la suppression des droits de douanes entre les États membres pour l’élargissement du marché commun ;

- d’améliorer les échanges commerciaux avec ses voisins de l’Est en vue de permettre l’augmentation des capitaux ;

- de bénéficier de nouvelles opportunités d’investissement et de commerce aux congolais vivant dans les autres pays membres compte tenu de sa situation géostratégique ;

- régler définitivement les questions liées à la Paix et à la Sécurité dans la partie Est du pays.

Avant de clore son propos, le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères a rappelé le fait que les principaux objectifs du Traité créant la Communauté d’Afrique de l’Est visent le développement économique, social, culturel, politique et technologique en vue d’accélérer le développement durable des États membres et l’établissement des marchés communs, comme phase transitoire vers l’intégration, l’Union monétaire et une politique fédérale.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce Projet de Loi.

V.2. Projet de Loi autorisant la prorogation de l’état de siège

La Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a soumis au Conseil le Projet de Loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu pour une période de 15 jours prenant cours le 20 mai 2022.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce Projet de Loi.

Commencée à 12h34, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 18h55.

Patrick MUYAYA KATEMBWE

Ministre de la Communication et Médias

Porte-parole du Gouvernement

 

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