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L’urgence est de taille : employer tous les moyens, pourvu que la paix soit de total rétablissement à l’Est de la RDC, en proie aux conflits armés depuis plus de deux décennies. Ce faisant, au cours de la réunion du comité de pilotage du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation « P-DDRCS » présidée par le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ce lundi 4 avril 2022, à la Cité de l‘Union Africaine, la stratégie nationale dudit programme a été validée, soit  six mois après le lancement officiel des activités sur toute l’étendue du territoire national.

Vers la pacification de l’Est

En sa qualité de président du Comité de Pilotage du P-DDRCS, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo  a réuni au chapiteau de la Cité  de l’Union Africaine, outre le staff de ce programme, le Premier Ministre (Vice-président du Comité de pilotage ), plusieurs Ministres sectoriels, les Gouverneurs de provinces, les Représentants de l’Etat-major des FARDC et de la Police Nationale, les Ambassadeurs et Chefs des Missions Diplomatiques, des Bailleurs de fond ainsi que la Patronne de la Mission onusienne en RDC (Monusco).

Dans son mot d’ouverture, le Chef de l’Etat a loué la qualité du travail abattu par les experts du Gouvernement,  en synergie avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux ainsi que  la société civile, pour concevoir ce document stratégique qu’il considère par ailleurs comme une feuille de route dont la mise en œuvre devra concourir à la pacification de l’Est du pays. 

Cette stratégie nationale du P-DDRCS, a-t-il nuancé, ne peut se suffire à elle-même. « Son effectivité dépendra de sa mise en œuvre par les différentes composantes impliquées et regroupées dans le Comité de pilotage », a-t-il  prévenu.

Il a aussi précisé que ce plan stratégique  est appelé à des ajustements que requièrent les spécificités provinciales et locales à faire face durant sa phase d’opérationnalisation.

Mots des Diplomates et autorités provinciales

Tour à tour, les diplomates et représentants des bailleurs de fonds ont pris la parole pour confirmer leur engagement.

Au nom des gouverneurs des provinces, le gouverneur du Sud-Kivu Théo Ngwabidje a indiqué que la nouvelle approche du Chef de l’état va marquer un tournant dans la pacification de l’Est du pays.

Les ambassadeurs de la Grande Bretagne, de la Chine, du japon, ainsi que les représentants de l‘Union européenne et du système des nations unies ont, pour leur part, salué le leadership du Chef de l’Etat congolais dans l’élaboration et l’adoption de ce document stratégique pour la paix et la croissance inclusive en RDC. Ils ont également réitéré leur appui à la politique du gouvernement en matière de stabilisation, de sécurité et de relance économique à l’Est du pays.

La cheffe de la Monusco a, quant à elle, insisté sur le caractère volontaire des candidats au P-DDRCS.

« Les combattants capturés ne peuvent pas être bénéficiaires de ce programme », a dit la représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies.

Clôturant les travaux, le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi a exprimé sa satisfaction pour l’engagement pris par les différents partenaires de la RDC dans la réussite de ce programme.

Création du programme

Créé  par ordonnance, le 4 juillet 2021, le P-DDRCS a pour objectifs spécifiques,  de contribuer à la résolution des conflits et à la cohésion sociale dans les zones ciblées ; de contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat dans les zones affectées par les conflits et améliorer la sécurité et contribuer au renforcement de la gouvernance locale participative et assurer la réintégration durable des bénéficiaires du programme.

En ouverture de cette réunion, le Chef de l’Etat a rendu hommage aux casques bleus de la Monusco qui ont péri dans un crash d’hélicoptère.

Une minute de silence a été observée en leur mémoire.

John Ngoyi

La Première Dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, a reçu en audience l'Ambassadeur de la République Arabe d'Egypte en RDC, Hamdy Shaaban, le jeudi 22 octobre 2020. Leurs échanges ont tourné autour du programme EXCELLENTIA d’octroi des bourses universitaires aux étudiants congolais ainsi que sur divers sujets ayant trait avec les 4 axes prioritaires de la vision de la Première Dame, à savoir : la santé, l’éducation, la lutte contre les violences basées sur le genre et l’autonomisation.

Le Premier président du Conseil d’Etat, le Prof. Félix Vundwawe te Pemako et le Procureur Général M. Octave Tela Botakile ont effectué une sorte d’inspection, ce jeudi 10 mars, au bâtiment du Conseil d’Etat, particulièrement la salle d’audience du 1er niveau qui, depuis plusieurs jours, a une flexion de sa dalle. C’est après un examen minutieux de l’état de ce bâtiment de 4 niveaux, que les ingénieurs ont signalé cette anomalie singulière car, cette armature a été construite par des dalles alourdies, ayant une portée de moins de 11 m, avec une poutre incorporée de 22 cm, qui crée des micros fissures sur d’autres niveaux du bâtiment. L’inspection s’est poursuivie du côté de la cave ; avant le constat du mauvais état de la toiture qui ne favorise pas la bonne évacuation des eaux de pluies, à moins de 5 ans de leur occupation.

A cette première étape du constat, l’architecte Constant Luzitu et l’ingénieur Bob Koffi ont fait savoir aux autorités de cette juridiction les vibrations qu’émettent la ladite salle, qui est fréquentée par plusieurs personnes. Ils ont notamment décrit les dangers de cette défaillance, qui est à la 1ère phase élastique, et qu’une intervention serait idéale pour éviter tout écroulement.

De part sa structure qui contient des éléments porteurs à faible inertie, les poutres sont noyées et confondues avec la dalle, ce qui accentue leur crainte.

«C’est le moment pour nous d’agir car les dalles fléchissent, et en profiter car cette phase est récupérable, avant que cela ne crée des dégâts et de pertes en vies humaines», a affirmé l’ingénieur Bob Koffi. A cela, il faudra ajouter la toiture qui est en mauvais état, ce qui cause l’envahissement de l’eau dans le bâtiment après la pluie.

De vive voix, ils ont ensemble abouti, dans leur réflexion, à mettre en marche une des études approfondies sur le bâtiment afin d’identifier l’origine de cette anomalie, en émettant une comparaison du fonctionnement effectif du bâtiment conformément au plan prévu, et d’y apporter des réparations adaptées dans les prochains jours. Il sera aussi question de prévenir de sorte que les mêmes effets n’aient pas de répercussions sur d’autres pièces du bâtiment, mais aussi d’enquêter sur celles-là pour plus de quiétude.

Après son observation, le Premier Président Félix Vunduawe a instruit des interventions d’urgence avant qu’une ligne budgétaire ne soit dégagée, et qu’il serait mieux que la salle d’audience soit momentanément fermée et non fréquentée, pour se mettre à l’abri du danger. Résoudre la situation en amont est le meilleur recours, selon lui. Raison pour laquelle, l’appel est lancé aux autorités afin d’y intervenir, en attendant leur déplacement au nouveau bâtiment en construction dans la commune de Kasa-Vubu en face de Mama Poto.

Niclette Ngoie

 

 

 

Ça brûle à Fizi, Mwenga et Uvira

RDC : la Communauté Banyamulenge lance un cri d’alarme à Félix Tshisekedi !

 

*La Communauté Banyamulenge  invite les autorités nationales à  restaurer et imposer l’autorité de l’Etat en mettant fin à l’insécurité généralisée et en protégeant toutes les populations et leurs biens, sans distinction,  dans les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira. Elle insiste sur la nécessité de  mettre hors d’état de nuire tous les groupes armés étrangers et leurs alliés locaux et de sécuriser nos frontières afin de contrecarrer toutes incursions armées, d’où qu'elles viennent, sur le territoire national plusieurs fois dénoncées par les médias et les témoins sur terrain. Puis, enfin, elle en appelle à des poursuites en justice contre les auteurs des crimes et de propagation des messages de haine ethnique.  

Hommages en mémoire des victimes

A Kinshasa, une messe de suffrage a été organisée en hommage aux victimes de la dernière série de massacres survenus dans les Hauts Plateaux. Cadre choisi : la grande salle de l’immeuble  ‘’la Reine de la Paix’’, situé le long de l’avenue des Huileries, dans sa jointure avec l’avenue Colonel Ebeya, juste  en face l’INRB. Alexis Gisaro, dévoilant le contenu du mot de circonstance préparé à l’occasion de la levée du deuil de Mme Nyandorimana Nyabaharira Sophia, elle-même aussi tuée en bloc avec d’autres fils et filles   de cette partie du territoire national, a rappelé que la  date du 16 mars 2021 devrait, désormais, être  marquée au fer rouge dans la mémoire de la communauté Banyamulenge.

Ç’aura été, selon lui,  le  ‘’jour funeste  au cours duquel  des êtres humains de la même nature que vous et moi, ont connu une fin aussi tragique que brutale, parmi lesquels notre maman, notre sœur Madame ; Nyandorimana Nyabaharira Sophia.  Permettez-nous de nous étendre sur le cas particulier de notre regretté maman, car il est révélateur de la barbarie et de la cruauté des groupes armés qui sévissent dans les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira, semant mort, terreur et désolation sur leur passage.  Au courant de ce mois de mars, alors que le monde entier met l’accent sur la promotion des droits de la Femme dans la société, notre regretté maman a été privée, du droit le plus élémentaire de tout être humain, celui d’avoir une sépulture digne de ce nom, car, ses agresseurs l’ont brulée vive, jusqu’à ce que mort s’en suive, et que même ses restes soient introuvables, pendant plusieurs jours, parce que calcinée sous les décombres de ce qui fut sa demeure’’.

Voilà pourquoi, la Communauté Banyamulenge qui interpelle les autorités nationales, en commençant, évidemment, par le Chef de l’Etat, Garant de la paix et de la stabilité institutionnelle, dénonce  et condamne  avec la plus grande énergie ce plan macabre frisant l’épuration ethnique et le déracinement. Tout comme elle dénonce également toutes  les violences, les tueries, les atrocités que subissent nos communautés du Sud-Kivu en cause de la  présence des  forces négatives aussi bien étrangères que  locales.

Mot de circonstance de la communauté Banyamulenge de Kinshasa à l'occasion de la levée de deuil de Maman Sophia Nyandorimana Nyabaharira

(Lu par Alexis Gisaro)

Honorables  Députés et Sénateurs,

Excellences  Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, Monsieur le Gouverneur,

Distingués invités, en vos titres et qualités,

Chers Frères et sœurs,

La date du 16 mars 2021, restera marquée au fer rouge dans la mémoire de la communauté Banyamulenge.

Ce jour funeste, au cours duquel, des êtres humains de la même nature que vous et moi, ont connu une fin aussi tragique que brutale, parmi lesquels notre maman, notre sœur Madame ; Nyandorimana Nyabaharira Sophia.

Permettez-nous de nous étendre sur le cas particulier de notre regretté maman, car il est révélateur de la barbarie et de la cruauté des groupes armés qui sévissent dans les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira, semant mort, terreur et désolation sur leur passage.

Au courant de ce mois de mars, alors que le monde entier met l’accent sur la promotion des droits de la Femme dans la société, notre regretté maman a été privée, du droit le plus élémentaire de tout être humain, celui d’avoir une sépulture digne de ce nom, car, ses agresseurs l’ont brulée vive, jusqu’à ce que mort s’en suive, et que même ses restes soient introuvables, pendant plusieurs jours, parce que calcinée sous les décombres de ce qui fut sa demeure.

Dans nos traditions africaines, mourir dans la vieillesse donne lieu à des réjouissances, plutôt qu’à un deuil, car vous êtes rassasiés de jours, ce qui constitue une raison de bénir l’Eternel de vous avoir gardé en vie si longtemps. De surcroit, pour nous chrétiens, nous croyons en cette parole de la bible, la lettre de Paul aux Philippiens 1 :21 qui dit « car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain ».

Alors, pourquoi cet après-midi, cette mort qui pourtant est un gain se transforme en deuil, en une blessure que même le temps aura du mal à cicatriser ?

C’est à cause de son caractère :

  • • primo, haineux : par son mode opératoire qui vous a été décrit par Monsieur Mukiza Charles, fils cadet de la victime
  • • secundo, lâche : par l’impuissance de la victime, une vielle maman incapable de se défendre, compte tenu de son âge.

2 • Tertio, raciste ou discriminatoire : par le choix de la victime basé sur son appartenance ethnique rappelant l’époque sombre de la shoah, le génocide des juifs ;

  • • Quarto, atroce : par le supplice imposé à la victime.

Honorables Députés et Sénateurs,

Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

Monsieur le Gouverneur,

Distingués invités, Chers frères et sœurs,

L’on peut se poser la question de savoir quel crime avait-elle commis pour mériter une telle fin ? Est-ce pour sa foi ? Est-ce pour son argent ? Est-ce pour son statut social ? A toutes ces questions, la réponse est “non“ le seul crime qu’elle a commis c’est d’être “Munyamulenge“. Le seul péché qui lui a coûté ce sort tragique c’est la manière dont Dieu l’a créé, “le délit du faciès“ que nous, Banyamulenge, vivons souvent dans notre chair. C’est ici l’occasion pour la communauté de dire que cette attaque du 16 mars n’est pas un acte isolé mais participe à un plan machiavélique d’épuration ethnique et de déracinement des Banyamulenges du sol de leurs ancêtres.

Pour rappel, depuis 2017, loin des regards, loin des caméras, une guerre silencieuse, sévit dans cette partie de notre pays, la RDC. Une coalition des groupes armés étrangers (Red Tabara, FNL, Forebu) alliés à des groupes armés locaux dont les maï-maï (Yakutumba, Ilunga, Biloze Bishamuke, Ebuela, René…cette 3 liste n’est pas exhaustive) s’est fixé l’objectif de la mise en exécution de ce plan machiavélique ci-haut évoqué. Notre communauté continue à payer un lourd tribut à la suite de ce déferlement de haine, d’intolérance et de cruauté.

A titre d’illustration :

  • • Plus de 200 vies d’hommes, de femmes et d’enfants ont été arrachés à l’affection de leurs familles ;
  • • 16 cas de viols et violences basées sur le genre et 10 enlèvements ;
  • • Des réfugiés éparpillés dans les pays voisins tels que le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie;
  • • Plus de 300 villages entiers rayés de la carte de la RDC avec plus de 25.000 maisons démolies ;
  • • Des infrastructures sociales totalement détruites qui s’évaluent à plus de 150 écoles et 48 structures sanitaires ;
  • • Plus de 300.000 vaches et de milliers de petits bétails razziés et vendus, dans les marchés publics au vu et au su des autorités politico administratives, sans la moindre réaction.

Honorables Députés et Sénateurs

Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,  Monsieur le Gouverneur,

Distingués invités,  Chers frères et sœurs,

Nous dénonçons et condamnons avec la plus grande énergie :

  1. Ce plan macabre qui nous accable d’épuration ethnique et déracinement
  2. Toutes les violences, les tueries, les atrocités que subissent nos communautés du Sud-Kivu
  3. La présence de forces négatives étrangères et locales.

En guise de conclusion, face à ce tableau sombre que nous venons de décrire, la communauté Banyamulenge lance,  une fois de plus, un cri d’alarme vers les autorités du pays et demande:

  1. De restaurer et imposer l’autorité de l’Etat en mettant fin à l’insécurité généralisée et en protégeant toutes les populations et leurs biens, sans distinction dans les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira ;
  2. De mettre hors d’état de nuire tous les groupes armés étrangers et leurs alliés locaux.
  3. De sécuriser nos frontières afin de contrecarrer toutes incursions armées, d’où qu'elles viennent, sur le territoire national plusieurs fois dénoncées par les medias et les témoins sur terrain ;
  4. De Poursuivre en justice les auteurs des crimes et de propagation des messages de haine ethnique.

Honorables Députés et Sénateurs,

Excellences,  Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,  Monsieur le Gouverneur,

Distingués invités, 

Chers frères et Sœurs,

Que vive le souvenir de Maman Sophie et paix à son âme !

Que vive la cohabitation pacifique entre toutes les communautés du Sud-Kivu !

Que vive la RDC réconciliée et pacifiée !

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa, le 28  mars 2021

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