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L’information est tombée samedi, Jean Marc Kabund n’est plus membre de l’UDPS.  Du déjà vu sans doute. Le terme exclusion ou auto-exclusion est consubstantiel à l’UDPS. On se souvient volontiers de tous ces arrangeurs des foules qui sont passés par la case exclusion. A titre d’illustration on peut citer : le feuilleton Belchika, l’épisode Mubake ou encore la série des défections de 2006 de Bomanza, Bazaïba et consort. Contrairement à ceux que l’on peut dire, l’exclusion d’un membre quelqu’en soit les raisons est une perte et surtout si ce membre était le président du dit parti.

Dans une tribune publiée sur son blog, l’analyste Matamba Lukasu expliquait le pourquoi l’UDPS devait utiliser ses contradictions internes afin de se réinventer et devenir une alternative à soi même. Hélas, il n’en sera pas question.

Mais cette mise à l’écart du Maitre nageur, est à analyser dans une perspective plus large dans le cadre des prochaines élections. En effet, beaucoup s’étonne sûrement du silence du président de la République depuis l’annonce, il y a près de deux semaines de la démission de l’un des ses bras droits et un d’éléments majeurs du processus de déboulonnement de l’an passé.

Cela s’explique après trois cycles électoraux, les partis politiques ont montré leur limite dans la conquête du pouvoir.

Car, au vu de l’électorat parsemé de la R.D.C, il est mieux souhaité de s’entourer d’un grand groupe hétérogène que de s’appuyer sur un parti politique avec un président ai qui, a généralement des propos discourtois envers des alliés.

La terre n’admet pas deux soleils

En filigrane, cette éviction de Kabund fait tomber un mythe. Le mythe d’un grand parti de masse au sens de Maurice Duverger présent dans l’ensemble du territoire national et pouvant faire élire un Président de la République.

Dans cette optique de constitution des grands groupes électoraux, l’actuel locataire du Palais de la Nation a déjà neutralisé deux probables concurrents. Le premier Kabund qui, s’il n’est pas encore un aspirateur immédiat à la présidentielle, mais il s’est placé dans une perspective de l’après 2023 comme si pas le dauphin, le prochain khalife. Malheureusement pour lui, la terre n’admet pas deux soleils.

L’autre concurrent de taille est Moïse Katumbi qui se retrouve entre le marteau et l’enclume. Car, son départ de l’Union Sacrée va le déplumer certainement. Son indécision après son ultimatum de la ligne rouge en dit long.

Au final, Kabund s’est noyé tout seul, pensant qu’il était le maître de la nage oubliant qu’il n’était pas le propriétaire de la piscine. Que va-t-il faire? On le saura très bientôt.

De là où il est, Machiavel est sûrement fière de son prince Tshisekedi.

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