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Depuis Goma, Chef-lieu du Nord-Kivu, le Chef de l’Etat  a annoncé hier, mardi 15 juin 2021, la fermeture des   discothèques et boîtes de nuit durant 15 jours. Mais,   les restaurants restent  opérationnels moyennant le respect strict des mesures   barrières dont la prise de température et le lavage des mains.  Puis, le   couvre-feu de 22h à 5 h avec patrouilles militaires reste maintenu. Le port obligatoire  des masques  dans les lieux publics et en extérieur, l’interdiction des veillées mortuaires dans les maisons et les funérariums, l’interdiction de rassemblement de plus de 20 personnes  et toute entrée au marché sera conditionnée par la prise de température. Les églises sont astreintes de réduire le nombre des participants à leurs cultes et  de respecter les mesures barrières et la distanciation sociale.  Pour les universités et écoles, la stricte observance des mesures barrières s’impose pour ne pas être   fermées. Bien plus, Félix Tshisekedi recommande  la couverture vaccinale pédagogique à travers toute l’étendue de la République et invite le gouvernement à assurer la prise en charge de tous les malades affectés par la pandémie à   Covid-19.

Message à la Nation de S.E.M Felix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’Etat, relatif à la survenue de la 3ème  vague de la pandémie du Coronavirus, COVID-19

Congolaises et congolais,

Mes chers compatriotes,

Il y a plus d’une année, je m’adressais à vous pour annoncer une série de mesures prises dans le cadre de la riposte face à la situation de crise inédite provoquée par l’apparition de la maladie à coronavirus « COVID-19 ».

Bien que nous déplorons la perte de nombreux de nos compatriotes, force est de constater que de mars 2020 à ce jour, l’adhésion collective à ces mesures nous a permis, d’une manière générale, de contenir les deux premières vagues de contamination. La propagation du virus a été, en effet, circonscrite et ralentie sur toute l’étendue de notre territoire, ce qui a, par ricochet, rendu possible la limitation de l’impact négatif de la pandémie sur notre tissu socio-économique.

Mes chers compatriotes, 

Malgré les sacrifices auxquels nous avons collectivement consentis dans la lutte contre la propagation du virus dans notre pays, il s’observe depuis quelques semaines une augmentation persistante du nombre de personnes infectées qui conduit nos experts à confirmer l’émergence d’une troisième vague.

Cet accroissement rapide des cas de contamination qui se caractérise, notamment, par l’augmentation du nombre de personnes qui développent la maladie tout en étant hospitalisées, la saturation des lits d’hôpitaux dédiés aux patients covid-19, et des décès que nous déplorons, nous pousse à prendre des mesures fortes pour ralentir la progression du virus. Ces mesures sont d’autant plus nécessaires en raison de la résilience de la COVID-19 et des différentes mutations qui la rendent davantage imprévisible et dangereuse comme l’atteste la circulation du variant Delta mieux connu sous le nom du variant indien. Ce variant particulièrement contagieux, est responsable de la hausse du nombre de cas positifs.

Mes chers compatriotes,

Cette troisième vague s’annonce redoutable ! Nous nous devons donc de réagir avec rapidité mais surtout avec méthode. Ainsi, après concertation avec le Gouvernement, le secrétariat technique de la riposte et la Task Force Présidentielle de lutte contre la COVID-19, j’ai décidé d’instaurer les mesures suivantes avec effet immédiat à observer à compter de ce jour et ce, jusqu’à nouvel ordre :

  1. Le maintien et renforcement du couvre-feu de 22H00 à 04H00 du matin. A cet égard, outre les points de contrôle actuels, des patrouilles de la police militaire seront instaurées. Tout contrevenant sera sévèrement puni ;
  2. Port du masque obligatoire ainsi que le strict respect des gestes barrières dont : le lavage régulier des mains à l’eau et au savon dans tous les lieux publics, et l’utilisation répétée des gels hydro alcooliques ;
  3. L’interdiction de tout rassemblement de plus de 20 personnes sur les lieux publics. L’entrée dans les marchés publics est subordonnée à la prise de température, au lavage des mains ainsi qu’au port du masque ;
  4. L’interdiction de l'organisation des deuils et veillées mortuaires dans les salles et les domiciles. Les dépouilles mortelles seront conduites directement de la morgue au lieu d'inhumation avec un nombre d’accompagnateurs n’excédant pas 50 personnes ;
  5. Les contrôles sanitaires aux postes frontières nationaux seront renforcés. L’obligation de présenter un test PCR négatif réalisé endéans les 72 heures reste d’application et toute entrée sur le territoire national demeure subordonnée à la réalisation d’un nouveau test PCR auquel nul ne pourra déroger ;
  6. La fermeture des discothèques et des boites de nuit pendant une durée de quinze jours. Les restaurants resteront ouverts dans les conditions de strict respect des gestes barrières ;
  7. La gestion efficiente du personnel et le recours, le cas échéant, au travail à distance ;
  8. La prise en charge sanitaire, par le Gouvernement, de tous les cas testés positifs sur l'ensemble du territoire.

En ce qui concerne les établissements scolaires et universitaires, ceux-ci demeureront ouverts à la seule condition de renforcement de l’observation des gestes barrières.

Concernant les églises, celles-ci sont dorénavant astreintes à réduire le nombre de participants aux offices en fonction de la capacité d’accueil des lieux de cultes et dans le respect strict des gestes barrières.

D’un point de vue sanitaire :

  1. Il sera désormais obligatoire de se faire tester régulièrement, à l’aide des tests rapides, devant toute toux associée ou non à de la fièvre pour toutes les personnes à risque ou les plus exposées, à savoir : les professionnels de santé, le corps enseignant, les agents et cadres des entreprises publiques et privés et/ou toute autre personne exerçant une activité nécessitant de nombreux contacts. Les tests antigéniques rapides seront gratuits ;
  2. Il sera effectué un approvisionnement sans délai et régulier des hôpitaux et/ou Centres de Traitement COVID-19 en oxygène, médicaments et autres intrants de prise en charge de la COVID-19, particulièrement dans la ville province de Kinshasa ;
  3. Nous procéderons à une campagne de promotion et de sensibilisation de la recherche pour la pharmacopée nationale ;
  4. Nous veillerons à l’amélioration de la couverture vaccinale en mettant un accent particulier sur une communication pédagogique justifiant la nécessité du recours à la vaccination.

Mes Chers Compatriotes,

Afin de limiter plus durablement l’impact, non seulement, sanitaire mais aussi socio-économique de la pandémie de la COVID-19, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement prendra toutes les mesures d’accompagnement, d’encadrement et de suivi dans les prochaines 48 heures. Dans ce contexte, et comme je l’avais annoncé dans mon récent point de presse, toutes les manifestations prévues dans le cadre des festivités du 30 juin sont annulées.

Que Dieu protège la République Démocratique du Congo !

Je vous remercie.

 Au cœur de sa première matinée politique à Kinshasa, l’Ingénieur Ndjoli Ndjubo a conduit le caucus du MSC Grand Equateur, samedi 22 mai 2021, au quartier Kingabwa dans la commune de Limete. Religieusement, ils se sont mis à l’écoute du visionnaire du Mouvement de Solidarité pour le Changement, l’Honorable Laurent Batumona qui, à l’occasion, a annoncé la marche vers l’organisation d’un grand mouvement avec les provinces de l’Equateur, du Sud-Ubangi, Nord-Ubangi, de la Mongala et celle de la Tshuapa.

*Durant son récent séjour à Lubumbashi, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi a annoncé sa candidature pour un second mandat à la tête de la République Démocratique du Congo. L’annonce en a été faite, le  mercredi 12 mai 2021, en marge d’un meeting qu’il a tenu sur la place de la Poste. Apparemment, d’ici 2023,  la voie est  balisée. Pour ce faire, tous les moyens sont bons, y compris  les accusations et rapports de   l’IGF et, même, dans une certaine mesure,  l’instrumentalisation de la justice.

Hubert Kabasu Babu

Dans une rhétorique porteuse d’un mimétisme discursif mobutien, le Président Felix Tshisekedi a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2023, le mercredi 12 mai à Lubumbashi. Légitime quête d’un second mandat. Mais aussi, une limpide expression de sa suprématie dans la coalition Union Sacrée de la Nation.  Un unilatéralisme dénué d’une quelconque concertation organique préalable, pour maximiser les possibilités de sa victoire, dans une congrégation politique ayant d’autres figures présidentiables potentielles et valides. La démarche est habilement synchronisée avec le subterfuge de la disqualification électorale du candidat présidentiel Moïse Katumbi, comme cela est décodé par d’innombrables congolais en RDC et dans la diaspora. Et cela par l’initiative kafkaïenne d’une réforme électorale ségrégationniste (sous-traitée par un américain candidat président illégal en 2018 en RDC) contre la congolité monoparentale-matriarcale. Une guerre politico-électorale est donc enclenchée. Elle aura des implications énormes sur la RDC.

Il est donc important de cerner le jeu politique de cette confrontation, qui s’annonce impitoyable, dans son modus operandi et les enjeux politiques inhérents au scrutin présidentiel de 2023.  La thèse de cette politoscopie est que le jeu politique des coalitions a fonctionnalité et finalité éliminatrice pour le triomphe individuel et partisan, au lieu des coalitions synergétiques durables, étale une idiosyncrasie et un habitus politique (au sens de Bourdieu) régressifs antirépublicains. Il s’agit donc d’une dramatique contradiction à un tournant historique où les alliances porteuses d’intelligence politique constructive, durables, et élevées au-dessus des pulsions égotistes et partisanes, devraient consolider la cohésion nationale pour le progrès collectif. Concernant les enjeux, les scenarios de la victoire électorale des protagonistes, la dimension géopolitique, ainsi que les périls de cette guerre électoraliste fratricide sur l’USN et la stabilité et la gouvernance de l’Etat, sont explorés. La conclusion revient sur l’impératif de l’auto-réorientation politique du Président F. Tshisekedi comme archleader politique fédérateur, catalyseur d’une synergie politique conciliatrice et cohésive de la nation pour des élections apaisées en 2023 propices au développement de la RDC.

  1. L’APOTHEOSE DU JEU POLITIQUE : LA TENTATIVE D’IMPUISSANCISATION ELECTORALE DE M. KATUMBI

L’apothéose du jeu politique de l’association-émasculation, pratiqué avec génie par le politicien F. Tshisekedi, est actionnée contre le célébrissime développeur et leader politique Moise Katumbi. L’Honorable Vital Kamerhe éliminé définitivement de la course présidentielle, le camp FCC dans les tourments, Jean-Pierre Bemba irréversiblement inéligible à cause de sa condamnation pour subornation des témoins par la CPI, l’ex-PM Dr. Matata potentiel et brillant candidat techno-politicien ayant le cou dans le lasso d’une justice politiquement instrumentalisée, le seul candidat présidentiable intacte et redoutable est indubitablement Moise Katumbi. Le stratagème s’est déroulé dans le scenario en thriller politique hollywoodien de  quatre trames : (a) diffusion de l’impression du radicalisme pour le renouveau politique en reniant J. Kabila,  avec rupture et défenestration institutionnelle du FCC ; (b) attraction-piège de M. Katumbi et J.P Bemba qui furent pourtant déjà rejetés après Genève et vilipendés au vitriol par les partisans vénéneux , afin d’avoir des nouvelles béquilles politiques contre le FCC; (c) incorporation-embuscade des hauts cadres des partis de M. Katumbi et J.P Bemba dans le gouvernement, formatant déjà le schéma « diviser pour régner » avec leurs leaders dans le scenario de leur éjection de l’USN ; (d) mise en œuvre de la neutralisation du plus redoutable adversaire électoral, M. Katumbi.

La mise en œuvre de ce schéma utilise comme « arme d’émasculation électorale définitive » l’initiative de la   réforme de la loi électorale souffrant d’obsolescence en républicanisme moderne. Perfide et anticonstitutionnelle, cette proposition de révision de la loi électorale rend les millions des citoyens congolais de mères congolaises et de pères étrangers inéligibles au scrutin présidentiel en RDC. Une démarche politique teintée de misogynie (donc antidémocratique) car elle étale le mépris de la femme comme génitrice. On comprend sa racine culturelle patriarcale retardataire et le phallocentrisme légendaire de son origine intellectuelle. Toutes les femmes de la RDC devraient se mobiliser pour la répudier. En réalité, l’expérience actuelle des lacunes dramatiques au sommet de l’Etat indique qu’il faut bien au contraire améliorer les termes de l’éligibilité présidentielle en renforçant les critères éducatif, expérientiel et éthique. Il s’agit, notamment du niveau d’étude, du background professionnel, de la rectitude existentielle voire familiale. Aux USA, et même en Afrique du Sud, par exemple, un homme ayant fait preuve de violence contre son épouse, ne peut même pas se présenter aux primaires, et encore moins être candidat ni députés, ni président. En plus on devrait exiger aux candidats présidents de produire leurs diplômes secondaires et universitaires authentifiés par les établissements prétendument fréquentés et les attestations de fin de service.

Paradoxalement et indécemment, c’est une condition ségrégationniste dénuée de valeur ajoutée pour la paix, la démocratie et le développement, à finalité exclusivement politicienne, que l’on veut introduire. Pourtant les exemples historiques des hommes politiques aux géniteurs binationaux ayant marqué significativement et constructivement leurs pays sont nombreux. Le multiple ex-premier ministre et ex-président du sénat Léon Kengo Wa Dondo, le défunt ex-Président Ghanéen Jerry Rawlings, le méticuleux ex-président Botswanais Seretse Ian Khama ingénieux développeur, l’américano-kenyan Barack Obama ayant introduit des réformes socioéconomiques restructurantes aux USA. Dans cette lignée Moise Katumbi, congolais d’essence et de substance, est porteur de plus de « congolité par enracinement culturel et sociologique national » et de patriotisme, que certains binationaux dénués d’ancrage sociologique congolais et d’investissement social et politique en RDC. A cet égard, aux USA, par exemple, une des conditions de l’éligibilité présidentielle est d’avoir avoir vécu au moins 14 ans d’affilés au pays pour établir son intimité-immersion dans la nation.

  1. LES ENJEUX ELECTORAUX DE 2023 : VICTOIRE INCERTAINE ET DESTABILISATION INELUCTABLE DE L’ETAT

Les enjeux sont électoralistes, géopolitiques et développementaux.  Au plan de la stratégie et la perspective du scrutin présidentiel de 2023, la spectaculaire défenestration du FCC a produit une illusion d’omnipotence politique (par le syndrome d’Hubris) dans l’esprit du détenteur du summum imperium.  Mais, en réalité, le politicien F. Tshisekedi devenu président de la République a connu certains revers de ce que l’illustre Professeur Mulumbati conceptualisait dans son magistral cour de Sociologie Politique à l’UNILU comme « les contradictions des faits nouveaux ». Dans le cas du candidat Président F. Tshisekedi, il s’agit de la conjonction des effets érosifs de l’électorat par : (a) l’oxydation  de son capital électoral par la dénonciation d’une victoire électorale volée à M. Fayulu ;  (b) la tangibilité de la détérioration des conditions sociales – quelle que soit l’explication ; (c) la perception de sa responsabilité dans la débâcle du programme de 100 jours dont le sympathique Honorable Kamerhe est  considéré comme une victime immolée pour produire la «sublimité » politique du président; (d) la concrétude d’une majorité parlementaire subtilisée conjuguée à la  factualité de la tribalisation et la « zaïrianisation » outrancière du pouvoir. Combinés avec la perception croissante dans l’opinion nationale et internationale d’une dictature néomobutiste, ces faits nouveaux ont significativement rogné le segment du marché électoral de Tshisekedi devenu président de la République – probablement loin en deçà des 38 % des votes discutables engrangés en 2018.

Par ailleurs, l’expérience électorale des députés provinciaux, des sénateurs et des gouverneurs a aussi démontré que la principale organisation politique du candidat présidentiel F. Tshisekedi, l’UDPS, est en réalité un parti essentiellement paroissial. Il est concentré essentiellement dans une partie de l’espace du Grand Kasaï, dans quelques zones urbaines des villes de la République où sont agglomérés les Kasaïens commerçants et autres Luba du Kasaï à la recherche des verts pâturages dans d’autres provinces. Certes, l’USN a réussi à intégrer plusieurs politiciens, même au niveau provincial. Mais il s’agit d’une attraction opportuniste, avec corruption, intimidation et manipulation avec des offres des postes au gouvernement. Donc l’USN n’est pas nécessairement porteuse de magnétisme idéologique ou charismatique inébranlable, traducteur d’une irréversible puissance de victoire électorale du candidat président F. Tshisekedi en 2023. Lorsqu’ une nouvelle coalition électorale signalant plus de potentialité de victoire va émerger vers fin 2021 ou en 2022, les politiciens situationnistes y afflueront. L’USN connaitra des défections en cascades et finira comme son ancêtre l’Union Sacrée des opposants ex-mobutistes dans les années 1990-1994. Le candidat présidentiel F. Tshisekedi connaitra donc probablement des revers politico-électoraux hadaux inéluctables.

Toutes choses restant égales par ailleurs, le camp J. Kabila n’ayant pas encore trouvé sa sérénité pour proposer un candidat consensuel, J.P. Bemba et V. Kamerhe irréversiblement éliminés de la course, le Professeur ex-PM Matata dans les tourments judicaires, le seul candidat « encore intacte » détenteur d’un capital socio-politico-électoral national, régional et international désarmant est M. Katumbi. Avec la guerre enclenchée, qui va inéluctablement s’intensifier et se radicaliser, M. Katumbi (ayant décliné le poste de premier ministre pour se préparer à l’élection de 2023) ne va  pas se retirer de la course -  sauf intervention d’un deus ex-machina. Dans cette hypothèse, il est fort probable que les Katangais se coalisent majoritairement derrière lui et plausiblement avec un appui du FCC transmuté en une nouvelle supra-coalition. Le FCC préférera renouer avec un frère qui s’était rebellé, dans une ligue contre un adversaire commun ayant démontré sa félonie politiquement assassine. Dans la solidarité géopolitique régionale, V. Kamerhe et M. Bahati pourraient probablement rejoindre cette nouvelle méga-coalition. Le tandem Fayulu-Muzito aura le choix entre s’associer à cette coalition, en y intégrant des mécanismes correctifs et distributifs des rôles, et se désintégrer dans un nouvel échec électoral. La notoriété nationale de M. Katumbi portée par une telle méga-coalition électorale, sa sympathie et sa sociabilité intertribale même au Kasaï, sa puissance pécuniaire et ses moyens logistiques, rendront la victoire de F. Tshisekedi quasiment impossible. Ceci est d’autant plus plausible qu’au regard des rancœurs et aversions produites par le jeu de l’association-émasculation ayant fait autant des victimes, très peu de politiciens sérieux accepteront une alliance électorale avec le candidat F. Tshisekedi, félin éliminateur impitoyable de ses bienfaiteurs politiques.  

Au plan géostratégique mondial la donne déterminante est l’incontournable réalité de l’émergence de la RDC comme hub de l’éclosion industrielle des technologies basées sur les minerais stratégiques. Il s’agit notamment du cobalt et du lithium (dont la RDC détient le plus grand gisement du lithium rock, la production du lithium brine-liquide étant problématique en Amérique latine) dans l’industrie des véhicules électriques qui va être l’un des principaux drivers de la croissance économique mondiale ; le cuivre dont la demande ne fait que grimper avec les énergies renouvelables au regard de la problématique mondiale du Changement  Climatique. Il s’agit aussi du niobium (en coltan ou en pyrochlore servant aussi à l’immobilisation des déchets nucléaires) dont les super alliages sont utilisés dans les moteurs des avions de combat, les missiles hypersoniques GBSD ̸   ICBM nouvelle génération et les super-fusées hypersoniques. On épingle également la wolframite dont le tungstène permet la fabrication des projectiles perçant tous les engins blindés et les gilets pare-balles. Les grandes puissances et les investisseurs mondiaux prépondérants ont besoin d’un chef d’Etat congolais innovant et mature en business développement. Le régime actuel n’a pas démontré une telle maestria techno-développementale. En 30 mois au pouvoir il n’a ni conçu, ni matérialisé un « game changer project » technologiquement innovant et économiquement restructurant. Sur ce plan, en parallèle avec son adversaire, M. Katumbi jouissant de la crédibilité mondiale de développeur et ayant un réseau international des décideurs stratégiques tant dans la SADC, en Afrique, et surtout chez les anglo-saxons, présente une meilleure alternative pour la matérialisation de la destinée industrielle et développementale de la RDC.

Sur une toile parallèle, au plan national, le jeu politique à somme nulle en mode des coalitions associations d’émasculation politique avec dislocations permanentes, a démontré ses effets néfastes sur la gouvernance de l’Etat. Sur fond de la subtilisation de la majorité parlementaire, la fin de la coalition FCC-CACH avait paralysé le Parlement et bloqué le Conseil des Ministres pendant plus de 5 mois, tout en chamboulant les bureaux dudit Parlement. Cela a produit des amplifications des ponctions financières énormes. Celles-ci auraient pu être allouées aux besoins sociaux. La guerre électoraliste entre F. Tshisekedi et M. Katumbi va inéluctablement jeter l’Union Sacrée de la Nation dans les déchirures et tourments. Les cadres de l’Ensemble loyaux à M. Katumbi vont quitter l’USN et démissionner du gouvernement. Il est certain que d’autres politiciens majeurs tant au Parlement que dans les institutions provinciales vont aussi quitter l’USN. Cela aura une des répercussions déstabilisatrices sur les institutions, avec des réverbérations économiques néfastes pour la RDC. Les élections mêmes risqueraient d’être compromises à cause de la mobilisation intense anti-pouvoir. Dans un contexte de la guerre qui s’intensifie à l’Est et les effets de la Covid-19, la RDC se trouvera dans des tourments pires qu’en 2016.

  1. CONCLUSION : L’IMPERATIF DE LA COHESION NATIONALE POUR DES ELECTIONS PACIFIQUES PRODUCTRICES D’UNE DISPENSATION POLITIQUE DE PROPULSION DEVELOPPEMENTALE

Karl Marx avait souligné que les hommes et les sociétés vivent le présent souvent comme un héritage cauchemardesque du passé de leurs collectivités.  La RDC ne semble pas s’être exorcisée justement d’un certain envoutement de son histoire politique. Plus de 60 après, avec discernement on réalise que les trames-drames des coalisions piégées, des associations-piégées, des subterfuges d’élimination des adversaires politiques par des manœuvres sordides, des violations délibérées de la constitution, sont reproduites dans le régime de l’alternance, censée pourtant être une ère de la vélocité de la régénérescence sociétale. A telle enseigne que le Président F. Tshisekedi peut très validement être surnommé « le mangeur des associés politiques », comme le Président Kasa-Vubu fut baptisé « le mangeur des premiers ministres ».

Mais, comme libre-penseur poststructuraliste, je réfute la condamnation pas la structuration historique. Je crois dans la rationalité de l’être-agent pensant de puiser dans la « Force Vitale » pour concevoir les modalités d’auto-exorcisme des forces régressives en lui et dans la société. Donc, je pense qu’il n’est pas trop tard pour le Président F. Tshisekedi de se ressaisir, d’organiser une sorte de retraire méditative personnelle, afin d’évaluer sa praxis politique pour la réorienter dans le sens de la consolidation de la cohésion nationale.  Son exercice du pouvoir toxique a créé trop de dangereuses inimitiés avec beaucoup de personnalités politiques. On ne peut pas bâtir un pays dans une atmosphère psycho-politique où le président est intériorisé dans la conscience collective comme un conflictuel associé politique félin émasculant constamment partenaires et ses bienfaiteurs politiques. Il a semé tellement d’adversité intra-institutionnelle, d’aversion intertribale, des rancunes des partisans, empoisonnant la fibre de l’unité nationale. Un tel climat politique et social est dangereux et propice à l’implosion du pays. Le Président F. Tshisekedi peut encore émerger comme un archleader politique fédérateur, promouvant la concorde républicaine, pour mobiliser les Congolais dans une synergie politique ingénieuse et propice au développement fulgurant de la RDC. 

Imhotep Kabasu Babu

Libre-penseur et écrivain, www.agrirnewcongo.COM

*Il l’a dit hier en sa résidence située sur les hauteurs de Binza à Macampagne. André-Alain Atundu, se présentant, ici, comme l’un des cadres    du Front Commun pour le Congo, estime, en effet, que le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe a dit le droit, dans son verdict rendu hier sur l’affaire Kalev en se déclarant incompétent. Ceci permet  de noter une leçon qu’en ‘’matière de gestion de la République, les détenteurs des secrets d’Etat, quel que soit le régime, méritent un traitement spécial ainsi qu’un  minimum de respect des lois, de la Constitution ainsi que de  tous les droits rattachés aux fonctions qu’ils ont exercées. Ainsi, a-t-il rendu hommage aux juges, tout en leur demandant de continuer à servir loyalement la République.

Signal fort

 Il a abordé également bien d’autres questions d’actualité et évalué l’évolution du pays, depuis qu’il y a eu rupture de la coalition FCC-CACH.En un mot comme en mille, il a lancé un appel au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin qu’il initie un dialogue avec le Front Commun pour le Congo pour discuter de la suite des dossiers qui nécessitent la participation de toute la classe politique. Allusion faite, ici, aux problèmes sécuritaires, à la problématique de la tenue des élections aux échéances constitutionnellement fixées à l’horizon 2023, de l’amélioration des conditions de vie des citoyens, de la construction des infrastructures etc.

 ‘’Je ne peux clore cet exposé sur les points d’actualité sans évoquer, pour les désapprouver et les condamner, les incidents malheureux survenus au sein de la communauté musulmane au stade de  Martyrs lors de la clôture du ramadan.

Aussi regrettables que soient ces incidents ignominieux, ils sont une démonstration grandeur nature des effets pervers de l’intolérance entre frères partageant la même foi, dus à l’absence de dialogue, en tant que principe actif de toute communauté. Il est donc sage de ne pas attendre l’éclosion des violences meurtrières pour organiser un véritable dialogue politique entre le Président TSHISEKEDI et sa majorité d’une part, et Joseph KABILA et le FCC d’autre part.  Un véritable dialogue n’est pas fait d’assaut d’amabilités entre les gens qui pensent la même chose et partagent la vision du Président TSHISEKEDI, mais un échange interactif avec le FCC qui représente une alternative démocratique de gouvernance crédible au regard des résultats de ses 18 ans à la tête du Pays, surtout au regard des complaintes du Peuple. Un dialogue ne réunissant que les partisans du Président TSHISEKEDI est un monologue ; tandis qu’avec les partisans de KABILA, voilà un dialogue authentique autour des véritables problèmes du Pays, capable de construire un avenir commun pour notre Peuple. C’est le signal fort que le Peuple congolais attend de ses dirigeants pour mettre fin à la hantise d’une révolte d’exaspération’’, a-t-il rappelé. 

 Moyens ?

Dans ses explications, il est revenu sur le Programme du gouvernement dont il exige que le Premier Ministre Sama Lukonde Kyenge, pour ne l’avoir pas fait lors de son passage au Parlement, le jour de son investir, présente rapidement un collectif budgétaire actualisé et adapté pour le reste des mois de cette année 2021. Tout en notant que le financement de ce programme est situé autour de 36 milliards de dollars américains en raison de 12 milliards l’an, Atundu voudrait bien que le Premier Ministre qui a dit qu’il tient à bâtir un Etat fort et prospère, démontre comment va-t-il et où puisera-t-il des moyens pour accomplir les actions qu’il s’est, lui-même, fixées devant la nation ?

Il a invité, à ce sujet, le Premier Ministre à être réaliste, s’il veut réellement rejoindre le Président de la République dans sa volonté consistant à servir le ‘’Peuple d’abord’’.  Du reste, le FCC, affirme-t-il, va bien. Kabila, son Autorité Morale, travaille d’arrache-pied pour l’avenir de la RD. Congo. Et, le moment venu, l’opinion en sera fixée davantage, a-t-il rassuré.

LPM

 

*Il fut  Administrateur Général  de l’Agence Nationale des Renseignements au moment où les faits  allégués

survinrent. Son  grade fut l’équivalent de celui d’un Directeur dans l’Administration Publique. Au vu de ces éléments, le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, en rendant son verdict ce jeudi 20 mai 2021,  lors d’une audience publique et solennelle,  s’est dessaisi  de ce  dossier en se déclarant incompétent de  juger, ni d’examiner le fond de l’affaire  Kalev Mutondo. Ainsi, les compteurs sont-ils  remis à zéro.

Il appartient, désormais,  aux initiateurs de la plainte, en l’occurrence, Jean-Claude Muyambo et consorts d’intégrer, dans leur démarche, ces arguments du TGI/Gombe qui, au fait, ramènent le traitement de ce dossier, quelles que soient les autres  juridictions pour qu’ils pourraient encore saisir, au respect de la Constitution, des lois de procédure et des lois réglementaires. 

Bien plus, selon ses Avocats  interrogés en marge de cette audience solennelle d’hier, ces mêmes allégations avaient été déjà examinées, il y a peu. Et les conclusions tirées avaient conduit au classement sans suite de ce  dossier pour faits non établis.

Dans la chronologie de cette affaire, il y a lieu, cependant, de noter que depuis un certain temps, M. Kalev est devenu introuvable. Un mandat de  perquisition avait été ordonné  et exécuté  dans la plupart de  ses résidences principales et secondaires. Un mandat d’amener ainsi qu’un Avis de recherche avaient été également lancés contre le même Kalev qui, jusqu’à ce jour, n’a toujours pas  été appréhendé.

Et, d’après ses Avocats, leur client serait prêt à comparaître devant n’importe quelle juridiction de ce pays mais, en homme libre de ses mouvements, en citoyen congolais ayant rendu des services à la nation, depuis plusieurs années. Aujourd’hui, déchargé de ses fonctions d’Administrateur Général de l’ANR, il aurait bien voulu évoluer autrement, pour continuer à servir son pays. 

D’où, ses engagements politiques souscrits au Front Commun pour le Congo, la méga plateforme née des cendres de la volonté de Joseph Kabila Kabange, Président de la République Honoraire, Sénateur à vie, de bâtir une coalition avec le Cap pour le changement pour travailler ensemble dans le cadre de la promotion de l’esprit de réconciliation ainsi que  de la  gestion consensuelle  de la Res Publica.

Plus d’une fois,  comme pour démontrer qu’il  reste engagé à apporter sa petite pierre à la consolidation des assises de l’Etat,  le nom de M. Kalev aurait été intercepté dans certains documents officiels comme faisant partie du cabinet de Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le Premier Ministre sortant.

Hier, à haute voix,  ses Avocats ont réitéré l’appel au Procureur près la Constitutionnelle et Président du Conseil Supérieur de la Magistrat, d’ordonner le   retrait de tous les mandats émis afin de lui permettre de répondre, si besoin en était  encore, devant les juges  en toute liberté pour présenter, éventuellement, tous ses moyens de défense.  D’ailleurs, ils n’ont cessé de crier à l’acharnement, depuis que cette affaire a commencé. 

La Pros.

*Lorsqu’on décrypte attentivement  le message du Chef de l’Etat congolais, au temps le plus fort de sa communication à Lubumbashi, les analystes aux esprits fébriles  ont noté, sans nul doute,   son intention à présenter au peuple congolais, le moment venu,  une nouvelle vision à l’horizon 2023. En des termes à peine voilés, cette  déclaration, à elle seule,  dévoile un vue partielle  de  sa propension à mériter encore  de la confiance du peuple congolais dans la perspective, pour lui, de se maintenir dans son strapontin actuel, au summum de l’Etat en RD. Congo.   

Matata Ponyo est poursuivi comme ancien premier ministre ou sénateur ? Dans ce cas, quelle sera l'instance compétente qui se saisira de ce dossier et quel son juge naturel ?

C'est bien la Cour de Cassation qui est sa juridiction pénale. Puisque selon l'article 163, la Cour constitutionnelle est la juridiction pénale du Chef de l'Etat et du Premier Ministre.

Il s'agit d'une désignation par l'article partitif au singulier (du) Premier Ministre et non de l'ancien Premier Ministre.

Au sujet des immunités  du Sénateur Matata Ponyo, au cas où le Sénat refusait sa levée, la mise en accusation  retenue contre le présumé auteur sera poursuivie par le Procureur près la Cour de Cassation avec une possibilité du procès par défaut.

En outre, l'hypothèse du refus de la levée par le Sénat serait  considérée comme une entrave au déroulement de la justice par un organe judiciaire, pourtant,  compétent. Et  donc,  cela ouvrirait la voie à  une crise institutionnelle pouvant déboucher sur  la dissolution du Sénat, si celle-ci  persiste.

EBL/CP

*Plusieurs questions d’actualités divisent  en ce moment précis, non seulement les citoyens ordinaires  mais également,  les politiques,  à l’instar des Sénateurs sur l’épineuse question de la levée des immunités du Sénateur Matata Ponyo. La destitution des Gouverneurs et Vice-Gouverneurs des provinces par des motions intempestives, l’état d’urgence décrété par le Président de la République dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, la plainte de l’Honorable Matata pour dénonciation calomnieuse contre l’IGF Jules Alingete Key, de même que la problématique de la désignation, avant ou après les réformes, des animateurs de la Centrale Electorale,  rivalisent de vedette avec la fameuse affaire ‘’Bukanga Lonzo’’.

Depuis le retour du Sénateur Augustin Matata qui a écourté son séjour en Guinée pour faire face à la Justice de son pays, le débat tourne autour de la levée de ses immunités parlementaires. Certains juristes estiment qu’en sa qualité de Premier Ministre honoraire, seuls les Députés et Sénateurs réunis en Congrès peuvent déclencher ladite procédure. D’autres pensent que le concerné peut lui-même faciliter la levée de ses immunités. Mais au fond, que reproche-t-on à cet ancien Chef du gouvernement relativement à ce parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo ?

Sous un œil de régal, le Sénateur Roger Muaka Muaka, président national du Mouvement Chrétien pour la Solidarité et la Démocratie (MCSD), est témoin oculaire de l’installation des comités de base du parti dans la commune de Bumbu, organisée, le samedi 8 mai 2021, en la salle THERESIA située sur l’avenue Manifeste n°87 dans la Commune de Selembao

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