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En vue de bien affûter les armes pour affronter en bonne et due forme les prochaines élections en République démocratique du Congo, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)  a procédé à la remise des registres aux présidents des sections et fédérations du parti pour l’identification de chaque membre. Au cours d’une manifestation tenue dimanche 25 septembre 2022, à l’esplanade du siège social du parti, à Kinshasa, le gérant au quotidien du parti au pouvoir a précisé que ces registres sont pour identifier les vrais membres du parti et, surtout, pour connaitre l’effectif total des membres que compte l’UDPS sur toute l’étendue du pays.

Après cette étape de l’identification  de tous les membres et cadres du parti, s’en suivra, ensuite, celle de la remise de nouvelles cartes de membres du parti. C’est ce qu’a souligné  le secrétaire général de l’UDPS dans son allocution.

C’était pour lui l’occasion de répondre aux allégations des personnes mal intentionnées qui, au lendemain des nominations des mandataires de l’UDPS dans les entreprises publiques, commençaient à spéculer sur la vie des mandataires, particulièrement sur Pistis Bononga, DG de la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO) et Adolphe Amisi, Président du Conseil d'Administration (PCA) à l'OGEFREM. Encore une fois, le désigné Muana Bute du Chef de l’Etat a rappelé que les nominations étaient faites sur base de la méritocratie et du Curriculum vitae de chaque mandataire. 

«Les gens commencent à croire à leurs propres mensonges. Le jeune Pistis Bononga n'est pas critiqué parce qu'il manque d'intelligence, mais plutôt par son aptitude physique. Le peuple congolais attend l'amélioration de cette société réputée "canard boiteux » et non autres choses », disait-il, avant de parler d’Adolphe Amisi: « Les voix se sont élevées pour dire qu'Adolphe Amisi est tombé malade parce que Kabuya l'a nommé à un poste auquel il ne s'attendait pas. Je précise que ce n’est pas Kabuya qui nomme les gens. Je rappelle à la face du monde que toutes les personnes qui sont nommées par le Président de la République ont des CV très élogieux et ils font partie de la crème intellectuelle du parti », a-t-il précisé.

Traque des KULUNA

Revenant sur le phénomène KULUNA qui bat son plein à Kinshasa, le secrétaire général de l’UDPS a demandé aux membres de son parti de travailler avec les services de sécurité et de renseignement du pays  en fournissant des vraies informations sur les Kuluna et de les dénoncer. « Les membres de l'UDPS doivent travailler avec les autorités policières et les autorités de renseignement du pays pour mettre fin au phénomène Kuluna. Je ne dis pas que vous devez les arrêter, mais si vous constatez quelque chose, alertez les autorités, fournir des informations et collaborer avec la police et le service de renseignement pour mettre fin à cela. C'est un phénomène qui salie notre régime », a souligné Augustin Kabuya.

Fidel Songo

Les agents et cadres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ont participé à la Journée info-sensibilisation sur les outils Genre et Inclusion de la CENI. Didi Manara, 2ème Vice-président de la CENI au nom du Président Denis Kadima, a ouvert cette Journée info-sensibilisation sur les outils Genre et Inclusion de la CENI, dans la salle Abbé Apollinaire Malumalu, au siège de la Centrale électorale, en présence de Mme Joséphine Ngalula, membre de la plénière et spécialiste des questions de genre.

Lors de cette activité, le deuxième vice-président de la CENI a laissé entendre que la RDC connait  un retard très important par rapport à l'inclusion. «Une catégorie de la population notamment les femmes et les personnes vivant avec handicap sont sous représentées dans les institutions. Alors, il faut faire quelque chose, voilà pourquoi le nouveau leadership managérial incarné par le Président Denis Kadima a voulu propulser et imprimer un autre élan par rapport à cette question », fait-il savoir. Pour lui, il est important d’avoir une politique genre qui est écrite et adoptée, en commençant par la CENI, mais également au niveau des autres institutions du pays. « Au-delà de la politique Genre, il nous faut des stratégies de mise en œuvre pour aboutir à un plan bien spécifique. Voilà pourquoi au courant de cette journée, nous souhaitons vivement que vous puissiez donner vos impressions, contribuer par vos opinions pour que nous puissions enrichir ces outils de travail que la CENI va mettre en place à cette occasion », dit-il.

Bien avant le speech du représentant de Denis Kadima,  Mme Joséphine Ngalula avait dévoilé l'objectif de ces travaux.  La journée info-sensibilisation sur les outils Genre et Inclusion de la CENI sera axée autour des échanges sur le contenu des mécanismes liés à la politique et la stratégie Genre et Inclusion ainsi que leur plan de mise en œuvre. La démarche consiste à recueillir vos avis et considérations pour les éventuels amendements avant la validation finale de ces outils par l'Assemblée plénière de la CENI ». De son côté, Désiré Molekela, Directeur de sensibilisation, a présenté outre l'agenda, les objectifs et les résultats attendus ainsi que les questions logistiques et administratives. Il convient d'indiquer que les grandes lignes qui sous-tendent la politique Genre de la CENI sont contenues dans un ensemble de 7 points : le contexte et justification, l'analyse situationnelle, les défis de la politique Genre, le cadre stratégique d'orientation, les objectifs de la politique Genre et Inclusion, les principes directeurs et l'approche participative et interactive.

MB

Vital Kamerhe est arrivé ce jeudi 22 septembre 2022 en territoire de Mwenga, puis dans la ville de Kamituga au Sud-Kivu, clôturant ainsi cette étape du Sud-Kivu dans le cadre de cette tournée « Amani » entamée depuis le 12 septembre dernier dans l’Est de la RDC. C’est dans la soirée qu’il est arrivé à Kamituga pour s’adresser à la population. Il s’est rendu dans tous les territoires : d’abord Kabare, ensuite Shabunda, Uvira, Fizi, Walungu, Idjwi, Kalehe, et puis Mwenga hier.

Evoquant pour la première fois le programme des 100 jours du chef de l’Etat dont l’un des principaux architectes, le leader de l’UNC a commencé par déplorer, devant les siens à Kamituga, son arrestation en 2020. Et de reconnaitre qu’il a été à la base de l’arrêt de ce programme. Il était entre autres prévu la réhabilitation de la route nationale N°2 Bukavu-Kamituga ainsi que plusieurs autres infrastructures.

C’est l’occasion pour l’ancien directeur de cabine du chef de l’Etat d’avouer qu’il s’est directement investi dans cette tournée de paix juste après sa libération, avant de s’impliquer pour l’accélération de différents autres projets gouvernementaux devant contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population congolaise.

Il faut dire qu’avant l’étape de Mwenga, Vital Kamerhe et sa délégation se sont arrêtés ce mercredi à différents endroits dans le territoire de Walungu, notamment Butuza, Burhale et Tubimbi, où il s’est adressé à des milliers de personnes.

A son arrivée à Kasika pendant la journée, le président national de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) a été accueilli par le Chef de la Chefferie de Luindi, ainsi que plusieurs habitants venus l’attendre. Il s’est ensuite rendu au mausolée des victimes de massacres de Kasika en 1998. Vital Kamerhe accompagné des membres de sa délégation, a déposé une gerbe de fleurs, avant de s’incliner devant la mémoire des victimes de ces massacres.

Après sa visite à la Chefferie de Luindi, l’ancien directeur de cabinet a repris sa route, et s’est dirigé à Mwenga-centre, où il a également tenu un meeting.

Sauf imprévu, Vital Kamerhe est attendu aujourd’hui  vendredi 23 septembre à Walikale au Nord-Kivu, où il va également rencontrer différentes couches sociales et autorités dans le cadre de sa tournée qui vise le retour de la paix dans l’Est de la RDC.

Emma Muntu

Il n’est pas passé par 4 chemins, pour répondre comme il l’a fallu aux ‘’détracteurs’’ du parti au pouvoir et du Chef de l’Etat. Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a crevé l’abcès pour dénoncer le mauvais jeu qui se faufile au sein du parti par les ‘’ennemis’’ du régime, et dans l’entourage de Félix Tshisekedi. Au cours d’une ‘’causerie morale’’ avec les cadres et membres de sa formation politique samedi 3 septembre 2022, le gestionnaire de l’UDPS a invité tous les membres et combattants à travailler comme il se doit pour la réélection du Président de la République en 2023 afin de confondre les ‘’renards qui ne sont là que pour leurs intérêts ’’.

Du haut de la tribune, à l’esplanade de la permanence du parti devant plusieurs milliers de combattants venus de quatre coins de la RDC, le secrétaire général de l’UDPS a tiré à bout portant sur les ‘’vrais faux’’ compagnons de lutte du régime.  «Il y a des gens qui sont venus vers le Président de la République pour lui faire croire qu’ils sont venus le soutenir, ils ont dit qu’ils vont se battre pour que vous puissiez avoir la majorité en 2023. Mais, en dehors de cette prise de position publique, certains d’entre eux ont choisi la voie de déstabilisation de l’UDPS. Certains arrivent dans certaines fédérations des provinces, ils utilisent les moyens qu’ils ont eus sous le régime de l’UDPS, et avec ces mêmes moyens ils ont décidé de déstabiliser l’UDPS (…) ils utilisent la photo du Chef de l’Etat dans des grands panneaux mais en réalité ils ne travaillent pas pour le compte du Chef de l’Etat », a-t-il fait remarquer.

Pour Augustin Kabuya, ‘’devant cette réalité, il y a ceux qui pensent qu’en 2023 ils auront une majorité pour faire du chantage au Chef de l’Etat et à l’UDPS. Et nous comme responsables de ce parti, nous n’allons pas nous laisser faire. L’Udps n’est pas comparable au reste des partis politiques’’. C’est ainsi qu’il a avisé  ‘’que ces partis qui travaillent dans le noir pour l’échec de l’UDPS,  peut être que certains ne verront pas ces élections qu’ils prétendent voir pour déstabiliser l’UDPS ‘’. Il note, également, que les tractations qui se passent çà et là sur la gestion de l’UDPS, l’accusant de tous les maux sont, évidement, l’œuvre des ennemis du régime et du parti.  «Toutes les déclarations que vous suivez çà et là, tout ce que vous voyez dans des fédérations, ce n’est pas l’œuvre des enfants de l’UDPS », affirme Augustin Kabuya, qui indique les ambitions de l’UDPS notamment, celle de gérer la primature après 2023, pour se défaire des ‘’hypocrites qui freinent la mise en application de la politique du Chef de l’Etat’’.

2023, c’est sûr !

Au sujet de l’incertitude qui frôle les esprits sur la tenue ou non des élections en 2023, le Muana Bute du Chef de l’Etat a rassuré qu’il y aura bel bien élections. «Ceux qui pensent qu’il y n’aura pas élections en 2023 doivent revoir leurs calculs. Pour nous l’UDPS, nous nous préparons tous les jours pour aller aux élections », a-t-il précisé et indiqué que l’UDPS passe de 57 à 181 fédérations au niveau national, en raison d’une fédération sur chaque territoire dans toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Et ce, dit-il, dans l’objectif de bien préparer la victoire de Félix Tshisekedi en 2023. 

Il est de même revenu sur la situation de la crise de leadership qui persiste au sein de la ligue des jeunes de l’UDPS, affirmant de prendre des mesures palliatives d’ici peu pour le retour de la paix dans cette structure. 

Fidel Songo

En vue de préparer conséquemment les élections en République démocratique du Congo dont la date s’approche à grand pas, Pierre Zomba, président fédéral de l’UDPS/Funa, a effectué une tournée de sensibilisation et de conscientisation de la base. Au cours de son excursion, il a encouragé les militantes et militants de sa fédération à se mobiliser et à mouiller le maillot pour non seulement la réélection de Félix Tshisekedi en 2023, mais aussi pour offrir à ce dernier une majorité parlementaire écrasante.

Entamée depuis le début du mois de septembre, la tournée politique du leader de l’UDPS Funa a connu sa boucle la fin de la semaine dernière. Dans toutes les six sections de la fédération de la Funa, un seul message leur était adressé. Celui de l’engagement et le travail acharné pour accorder un deuxième mandat à Félix Tshisekedi. Il a aussi souligné, par la même occasion, l’impératif devoir chaque membre du parti de travailler afin d’offrir la majorité parlementaire au Chef de l’Etat à l’issue des élections de 2023.

«Nous voulons à ce que le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui est notre candidat pour les élections de 2023, ait un second mandat et que l’UDPS obtienne, cette fois-ci, la majorité parlementaire propre à elle», a signifié le président fédéral de l’’UDPS/Funa.

Il note que la majorité parlementaire s’avère indispensable pour le deuxième mandant de Félix Tshisekedi dans la poursuite de sa vision du peuple d’abord, et lui épargnera ainsi les types de problèmes rencontrés en 2019 avec la coalition FCC-CACH.

«Le fait qu’on ait manqué la majorité parlementaire en 2018 nous a créé des problèmes et au parti et au pays. On avait du mal à faire exécuter notre programme. C’est raison pour laquelle moi, en tant que leader de la Funa j’ai vu loin et je me suis décidé de préparer les élections en amont. La tournée que j’ai effectuée m’a enseigné. Les combattants de l’UDPS sont fidèles à leur parti et au Président de la République. 2023, je suis rassuré de l’accomplissement de l’objectif avec les miens.

Il y a lieu de rappeler que la tournée de Pierre Zomba dans la fédération de  la FUNA a concerné les sections Makala, Ngiri-Nguri, Bandalungwa, Selembao, Kalamu et Bandalungwa. Un périple politique qu’il note avec satisfaction.

Fidel Songo

Indigné que les résolutions de la session extraordinaire de la Convention Démocratique du Parti du 29 janvier 2022 aient aggravé davantage la crise qu’elle était censée résorber, le Collectif des Cadres et Membres du parti présidentiel Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), conduit par son Coordonnateur National Alfred Ndinga Obey, lance un appel pathétique au Président Félix Tshisekedi, Haute Autorité de Référence du Parti, de prendre la mesure de la situation catastrophique de l’heure qui nécessite, toutes affaires cessantes, la tenue du Conclave de l’unité, de la réconciliation et de la refondation de l’UDPS Originelle. Au rang  de ces mesures d’urgence à prendre : la mise à l’écart du Secrétaire Général a.i Augustin Kabuya, le départ du Bureau hors mandat de la Convention Démocratique du Parti conformément aux textes du Parti, le renouvellement du Bureau de la Commission Electorale Permanente du Parti, auteur de nombreux manquements graves.

Déclaration politique du Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi

Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/TSHISEKEDI a examiné en urgence la situation politique de l’heure ainsi que la crise persistante qui prévaut au sein du Parti et rend publique la Déclaration Politique dont la teneur suit :

  1. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi constate avec regret que la crise qu’il ne cesse de dénoncer, prend désormais des proportions inquiétantes de nature à saper les fondements mêmes du Parti et à compromettre ses chances d’avenir. Car, le leadership actuel se révèle incompétent, inexpérimenté et incapable de fédérer toutes les énergies ou tous les potentiels dont regorge le Parti.
  2. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi fait observer que l’actuelle direction intérimaire s’illustre par des actes de division et de dédoublement des organes de base du Parti, un clientélisme éhonté, le musèlement des structures spécialisées et d’appui du Parti.
  3. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi s’indigne du fait que les résolutions de la session extraordinaire de la Convention Démocratique du Parti du 29 janvier 2022 aient aggravé davantage la crise qu’elle était censée résorber.
  4. Eu égard à cette situation potentiellement préjudiciable aux intérêts de l’UDPS/Tshisekedi, le Collectif des Cadres et Membres lance un appel pathétique à la Haute Autorité de Référence du Parti, Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’Etat, de prendre la mesure de la situation catastrophique de l’heure qui nécessite, toutes affaires cessantes, la tenue du Conclave de l’unité, de la réconciliation et de la refondation de l’UDPS Originelle.
  5. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi condamne les derniers actes intolérables posés par le Secrétaire Général ad intérim lors de sa récente tournée au Kongo Central d’un côté et, de l’autre, les invectives enregistrées au sein de la Convention Démocratique du Parti. Par conséquent, le Collectif exige la mise à l’écart du Secrétaire Général ad intérim, le départ du Bureau hors mandat de la Convention Démocratique du Parti conformément aux textes du Parti, le renouvellement du Bureau de la Commission Electorale Permanente du Parti, auteur de nombreux manquements graves.
  6. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi, qui suit et continue de suivre avec indignation le scandale des émoluments exorbitants que s’arrogent les Députés Nationaux, dénonce avec la dernière énergie cet esprit d’enrichissement sans cause qui continue d’élire domicile au sein des Institutions de la République et dénature, par ce fait même, les valeurs du combat prôné par les Pères Fondateurs de l’UDPS.

Le Collectif exige, en conséquence, l’ouverture d’une enquête appropriée de l’Inspection Générale des Finances au Parlement.

  1. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi constate malheureusement que les accompagnateurs et les collaborateurs du Chef de l’Etat jouissent d’une mauvaise réputation dans l’opinion nationale et Internationale. S’appuyant sur ses nombreuses promesses de changement faites au Peuple Congolais, le Collectif rappelle au Président de la République, Chef de l’Etat, que l’heure est arrivée qu’il puisse lier l’acte à la parole. Car, le temps n’est plus notre meilleur allié.
  2. Le Collectif qui s’indigne des attaques inappropriées et irrévérencieuses à l’endroit des Fondateurs, Co-fondateurs et Pionniers qui ont tout donné, même au prix du sang, invite tous les Membres du Parti au respect dû à leur rang.
  3. Le Collectif des Cadres et Membres de l’UDPS/Tshisekedi réitère son indéfectible attachement au Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, et invite le Peuple Congolais à se ranger derrière Sa Haute Personnalité pour réussir l’ambitieux programme du Parti, « Le Peuple d’abord ».

Fait à Kinshasa, le 1er Septembre 2022.

Pour la Coordination Nationale,

Alfred Ndinga Obey

Coordonnateur National

Felly Fwamba Mubalamate

Coordonnateur Adjoint

Fabien Eliezer Nzembela

Secrétaire-Rapporteur

Ilunga wa Mulamba En faveur de qui

Co-fondateur

Jean-Pierre Munoko Kadingu

Co-fondateur

Maitre Alain Kendewa

Membre

Après 3 jours passés dans la province du Nord-Kivu, Vital Kamerhe a repris son bâton de pèlerin en mettant le cap sur le Sud-Kivu. C’est dans le cadre de sa tournée dite de paix que le président de l’Union pour la nation Congolaise (UNC), est arrivé  hier jeudi 15 septembre à Bukavu. Des sources locales, nous apprenons que l’ancien directeur de cabinet du chef de l’Etat s’est retrouvé devant une foule immense arborant pour la plupart les drapeaux de l’UNC et des autres formations politiques de l’Union sacrée à sa descente au port de Kaliba à Katana.

Pour la journée d’hier, il s’est adressé à la population mobilisée depuis la matinée vers 13 heures au centre commercial de Katana. Prenant la direction de Bukavu, celui-ci s’est aussi arrêté à Kavumu et à Mudaka avant d’arriver à Kalengera où il a établi son Quartier général à Bukavu.

Tard dans la soirée, vers 17 heures 30’, il a pris la parole  à la place de l'indépendance de Bukavu. Il a regretté de constater que malgré 3 scrutins organisés en République démocratique du Congo en l’occurrence celui de 2006, 2011 et 2018, l’insécurité refuse de dire son dernier mot dans la partie Est de la RDC. Il a, à cette occasion, invité tout Congolais à travailler pour que la paix revienne en RDC avant de parler de multiples potentialités dont regorge la RDC alors que la population continue à croupir dans la misère. Pour lui, il faut que les autorités définissent de nouvelles politiques, afin que l’exploitation de ces ressources profite véritablement à la population.

Comme à Goma où il a appelé le M23 à déposer les armes. Vital Kamerhe demande aux groupes armés du Sud-Kivu de se rendre, en vue de permettre le retour de la paix. Il insiste également sur la responsabilité du gouvernement de prendre en charge les rendus, pour la réussite du processus de démobilisation.

Et indiquer : «Nous sommes allés aux élections, il fait 3 fois déjà mais la paix n’est pas encore revenue dans notre pays. Quand j’étais en prison, j’avais promis que moi et nous tous allions travailler pour la paix dans notre pays et particulièrement à l’Est de la RDC».

Le leader de l’UNC a profité de cette occasion pour annoncer qu’il se rendrait dans les autres territoires  du Sud-Kivu en vue de sensibiliser la population pour le maintien de la paix sur toute l’étendue du territoire national. Déjà à l’étape du Nord-Kivu, Kamerhe a bravé le danger pour se rendre compte de la situation des populations des territoires près de Bunangana en leur apportant le message de paix et d’espoir. Il a fait savoir qu’après Bukavu, il va se rendre à Shabunda et à Kabare. En attendant, aujourd’hui vendredi, le leader de l’UNC est attendu à Birava dans le territoire de Kabare.

Emma Muntu

  

 

 

En dépit de cette sérénité manifestée par le Président de la centrale électorale, Denis Kadima Kazadi, quant à la tenue, dans le délai, des joutes électorales en République démocratique du Congo, l’incertitude, du moins, dans le rang de l’Opposition, démontre à suffisance que le temps presse et la question des élections doit être réglée illico presto, afin d’éviter à la République entière un glissement difficile à cautionner. Il n’y a aucun doute, ce spectre vécu autrefois au mois de décembre 2016 à la fin du second et dernier mandat de Joseph Kabila, avait mis un pays sur le cric. Dieu seul sait des efforts conjugués par les uns et autres ayant facilité l’alternance au sommet de l’Etat deux ans plus tard.

À quelques encablures de 2023, année constitutionnellement prévue pour l’organisation des élections à tous les niveaux en République démocratique du Congo, le doute se repend dans le chef des congolais lambda. A ce point, alors que l’ossature pouvant permettre l’organisation effective des élections peine d’être bien charpentée, Denis Kadima lui, président de l’institution en charge de l’organisation des électorales, ne cesse d’affirmer la tenue réelle du vote à la date prévue par la loi.

Dans plusieurs de ses sorties médiatiques, le numéro un de la commission électorale nationale indépendante-CENI s’est toujours illustré optimiste  en s’inscrivant en contre l’hypothèse selon laquelle les élections se tiendraient  dans une date autre que 2023. Des positions qui arborent sa bonne volonté à pouvoir organiser le vote le plutôt possible. Des maints observateurs s’interrogent si seulement la volonté suffisait pour qu’il y ait un scrutin en date prévue, aussi longtemps que le chemin qui mène vers 2023 peine à être balisé ; émaillé des contraintes dont ceux d’ordre juridique : sur l’organisation et le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante dont certains politiciens de l’opposition continuent de rejeter la nomination de Denis Kadima d’un côté, et d’un autre, la contrainte liée à la loi sur la répartition de siège, qui inclut en elle, la question de la révision du fichier électoral. Ira-t-on avec le même fichier électoral de 2018 ? Le réviseront-ils ? Et en quel moment aussi longtemps que le chrono se hâte à grands pas ? Bien de questions méritent d’être posées et répondues. A quand le début d’identification et d’enrôlement ? Eh bien, Kadima aura eu la facilité d’éplucher toutes les questions. Entre sérénité,  incertitude et simple couac du parcours, mieux vaut la fin d’une chose que son commencement.

La Pros.

L’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018 et président du parti politique Engagement pour la citoyenneté et le développement ‘’ECIDE’’, Martin Fayulu, a dévoilé samedi 10 septembre 2022, à l’amphithéâtre du collège Boboto à Gombe, le ‘’Manifeste de Kisangani’’, qui est le condensé de son programme du gouvernement. C’était en présence de plusieurs têtes de la coalition Lamuka, et de la population dont les étudiants de différentes universités de Kinshasa.

Désigné en juillet dernier par son parti politique comme candidat à la  Présidentielle 2023, Martin fayulu n’a pas attendu longtemps pour dévoiler son programme du gouvernement qu’il compte mettre en place une fois élu Président de la République à l’issue des prochaines joutes électorales. Il étale son programme sur 18 défis qu’il attend relever et qu’il a condensé en 4 parties.

Très sûr de la victoire de leur camp, Devos Kitoko, secrétaire général dudit parti, a signifié et donné les quatre piliers du manifeste. «Une fois au pouvoir, il a un  programme qu’il faut appliquer et c’est ce programme qui vient d’être présenté aujourd’hui à la nation. Le programme du gouvernement intitulé Manifeste de Kisangani est articulé sur quatre parties. La première partie c’est ce que nous appelons les prérequis : qui sont les préalables qu’il faut remplir dans le pays pour que tout effort de développement réussisse », a-t-il signifié, en clarifiant que la première partie contiendra  l’instauration de l’Etat de droit et la légitimité du pouvoir, l’intégrité territoriale et la pacification du pays, mais aussi la  cohésion nationale.

En dehors des préalables, l’ECIDE a mentionné aussi en second lieu  ‘’des priorités auxquelles il faut s’attaquer une fois au pouvoir’’, qui comprennent l’éducation, la santé, l’agriculture, l’écologie,… « Ce sont des priorités auxquelles nous allons nous attaquer dès les premiers mois d’accès au pouvoir», a ajouté le numéro de l’Ecidé.

Sur la liste de premières choses à faire, figurant dans le manifeste, l’on trouve, en troisième position, les différents défis à faire face, lesquels sont déclinés, selon Devos Kitoko, pour mettre la RDC au centre du rayonnement de l’Afrique tout entière.

Pour lui, l’ECIDE et son régime mettront un point particulier sur les réformes constitutionnelles. «Aujourd’hui, les institutions n’ont pas une assiette de légitimité suffisante, un Président de la République peut être élu au premier tour avec 25%, ce n’est pas normal. Il faut réhabiliter le deuxième tour, il faut résoudre la question de nationalité, et nous allons voir les différents textes qui ont été malhonnêtement modifiés en 2011 et réhabiliter la constitution dans sa version de 2006», a-t-il révélé.

Enfin, le programme de Martin Fayulu portera de même sur l’élargissement de du budget. « Il n’est pas normal que nous ayons un budget de 5 ou 6 ou 10, voire même 15 milliards de dollars américains, nous sommes un pays riche et il faut booster l’économie », a conclu le secrétaire général de l’ECIDE, qui restituait le réduit du manifeste.

Fidel Songo

 

 Le parti politique Action pour la démocratie et le développement du Congo, ADD/Congo, cher à Prince Epenge lance son deuxième congrès politique du vendredi  26 au samedi 27 août 2022 à Kinshasa, avec comme thème principal ‘’2023,  LE POUVOIR AU PEUPLE’’. Cette formation politique de l’opposition et membre de la plateforme Lamuka organise ces assises dans l’objectif de bien affûter les armes afin de se présenter conséquemment pour la victoire à tous les niveaux aux prochaines élections prévues en fin 2023 en République démocratique du Congo.

A en croire Bruno Otema, communicateur de ce parti politique, le congrès est l’une des obligations des textes du parti, et qui aide à évaluer ce qui est fait, ce qui reste à faire. Pour lui, en effet, la portée majeure des présentes assises est le réaménagement du parti, pour une bonne entame des élections.

«Chez nous à l’ADD-Congo, le congrès est une exigeante statutaire et politique qui réunit les cadres et membres du parti dont l’objectif principal est de prendre des dispositions nécessaires pour la réorganisation du parti. Surtout en ce temps-ci où les élections se pointent à l’horizon, notre parti se réuni du 26 au 27 août pour renforcer des stratégies gagnantes, affûter les armes et mettre toutes les batteries en marche aux fins d’aborder les élections de 2023 avec succès», a expliqué ce communicateur de l’ADD-Congo.

A l’issue de ce congrès, le parti Action pour la démocratie et le développement du Congo désignera son candidat à l’élection présidentielle. «C’est à l’issue du congrès que le monde, l’Afrique et le Congo découvriront le ticket gagnant d’ADD-Congo à l’élection présidentielle de 2023. Notre parti alignera des candidats à tous les niveaux », a rajouté Bruno Otema.

Il y a lieu de rappeler qu’ADD-Congo est un parti politique de l’opposition et membre de la plateforme de résistance LAMUKA dont le présidium est géré actuellement par Martin Fayulu et Adolphe Muzito, respectivement président des partis politique ECIDé et Nouvel Elan.

Le congrès qui se passe du vendredi 26 au samedi 27 août 2022 se tiendra à la permanence du parti, sise au numéro 191 de l’avenue de l’enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu.

Fidel Songo

 

Le secrétaire national de la communication et médias du PPRD, Jimmy Kitenge, passe des moments très difficiles depuis la prison centrale de Makala. D’après le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), son état de sa santé serait très préoccupant. Le PPRD, parti cher à l’ancien président de la république démocratique du Congo, Joseph Kabila, demande la liberté provisoire en faveur de Jimmy Kitenge, afin de permettre à ce qu’il soit admis aux soins de santé

«Aujourd’hui, Jimmy Kitenge est à Makala, mais son état de santé pose problème. J’étais avec lui il y a deux ou trois jours (…), il ne sait pas marcher tout seul, l’autre fois, les médecins sont venus pour l’emmener, il fallait le faire déplacer par la chaise roulante», a déclaré le secrétaire du PPRD Jean Serge Tshiben Zakuisa. Et de compléter ! «Jimmy Kitenge a été arrêté à cause de ces convictions politiques, tout ce que nous demandons, qu’on lui accorde la liberté d’aller se faire soigner. S’il faut que les enquêtes puissent continuer, il sera disponible pour aller continuer à répondre», souligne le parti, dans une déclaration publiée le week-end dernier.

A titre de rappel, Jimmy Kitenge est en détention à la prison centrale de Makala depuis le 10 août dernier. Bien avant, ce membre du PPRD avait passé d’abord deux semaines dans les cachots de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR). Le motif réel de son arrestation n’est toujours pas connu jusqu’aujourd’hui.

Myriam Makuebo

Maître Alain Bacoke coordonnateur national adjoint de la cellule nationale de relation avec les mouvements associatifs de la société civile  affiliés à l’Union pour la Nation Congolaise  a représenté la CENAREMASOC UNC et son Coordonnateur national Totshumany Kisombe à la réunion spéciale de la Direction Politique Nationale élargie convoquée par l’Honorable Docteur Vital Kamerhe, Président national de l’Union pour la Nation Congolaise, « UNC » en sigle. C’était ce lundi 22 août 2022, au siège national du parti.

Ces cellules spécialisées ont réussi à parler à l’oreille du Président National,  après son discours et  devant les responsables des organes et structures  du parti.

La cohésion, l’unité, le pardon et l’amour étaient les mots clés  de l’exhortation du Président National Mwalimu Vital Kamerhe et l’annonce dans les prochains jours de sa descente dans l’Est du pays pour apporter sa contribution à la recherche de la paix  durable dans cette partie de la RD. Congo.

Il sied de rappeler que  Maître Alain Bacoke est également Président National de la Jeunesse Congolaise, « JECO » ASBL.

La Pros.

 Au moins 18 membres de l’Union pour la démocratie et le progrès social ont été nommés mandataires dans des entreprises de l’Etat par ordonnance présidentielle, samedi 3 septembre dernier. Cet exploit qui relève du travail titanesque  du secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, n’a pas laissé indifférents les cadres et membres de cette formation politique. Parmi plusieurs, Richy Kamona, Coordonnateur du projet le bâtisseur et cadre du parti dans la fédération du Kongo-Central a adressé ses vifs remerciement au chef de l’exécutif du parti pour ce geste qui valorise les membres.

Ci-dessous, l’intégralité du message. 

MESSAGE DE REMERCIEMENT DE RICHY KAMONA A L'OCCASION DE LA NOMINATION DES MEMBRES DE L'UDPS AU SEIN DES ENTREPRISES DU PORTEFEUILLE DE L'ETAT

A Monsieur le Secrétaire Général Augustin Kabuya,

À l'occasion de la nomination aux différents postes des mandataires publics de l'État des membres de l'UDPS, je vous prie d'accepter, monsieur le secrétaire général de l'UDPS, Augustin Kabuya, l’AK-47 du parti, l’expression de mes profonds remerciements et de mon entière reconnaissance pour le travail de titan que vous ne cessez d’abattre en vue de permettre à notre parti de se hisser davantage au sommet de la scène politique de notre pays.

Aujourd'hui plus qu'hier, par votre lucidité et grâce à votre abnégation, je constate avec bonheur que la gestion en bâtisseur initiée par votre auguste personne, restitue à l'UDPS sa notoriété d'antan comme la meilleure formation politique ayant une position de leader en RD Congo et dans le giron des grands mouvements de masse en Afrique centrale, à l'instar de l'ANC de l'Afrique du Sud, au point de faire peur à ses détracteurs réels ou potentiels.

Monsieur le secrétaire général, depuis votre accession à la tête du parti, vos réalisations donnent raison à tous ceux qui vous ont fait confiance, notamment le CDP et SEM Félix Tshisekedi, Président de la République et chef de l'État, pendant que plusieurs étaient dubitatifs quand à votre capacité de gérer à bon escient les affaires du parti.

Dès lors, comme le Roi Saül, laissant entre les mains du jeune David le sort de tout un pays face aux Philistins conduits par un vieux guerrier, mais, qui n'a pas eu raison du jeune David, Car, malgré son jeune âge, David luttait avec l'appui de l'Éternel et avait dans le passé tué un lion et un ours à l'aide d'un bâton seulement.

Pour ma part, je suis convaincu, qu'imprégnés de vos prouesses actuelles, nos heureux promus vont relever les défis dans leurs domaines respectifs en donnant le meilleur d'eux-mêmes.

Nos remerciements s'adressent spécialement au président de la République Chef de l'État, SEM Félix Tshisekedi, que vous voulez bien lui transmettre, pour la confiance qu'il a placée en notre secrétaire général que vous êtes et à la jeunesse du parti. Qu'il trouve ici l'expression de notre entier dévouement.

Nous lui rassurons qu’il ne sera pas déçu, car, nous sommes une génération de David, la génération des vainqueurs.

Je vous remercie.

Kamona KABUOKO Richy, cadre de l'UDPS et Coordonnateur du projet le bâtisseur/UDPS

 

Finirions- nous tous à avoir le torticolis : nos regards devraient –ils à jamais être  rivés  exclusivement  vers  l’Est du pays ; même si, c’est vrai et  à juste titre, nous serions rivés vers la prédation cynique des terres ancestrales par des hommes-panthères.

Là où, c’est vrai, l’on piétine, torture, transgresse, et falsifie notre histoire nationale.  Région des Grands Lacs de feu et de sang. Au point que presque tous, et surtout    la fameuse « Communauté internationale », nous semblons oublier qu’il existe  aussi … l’Ouest de la RD. Congo : avec sa propre « Région des Grands Lacs » (Tumba, Maï-Ndombe, Libanda,  Pool Malebo…) ; avec aussi, hélas,    ses ironies et ses cruautés ataviques.

Géographie et histoire à géométries variables : par exemple Kwamouth, bouche confluente  désormais sanguinolente,  mais au flanc d’un fleuve Congo indifférent. Qui a   parlé de « fleuve tranquille » ?   Le fleuve Congo   n’a jamais été    un « fleuve tranquille », dans un bassin en turbulences chroniques  récitées dans nos légendes  et dans notre histoire. Voici ce que chante justement l’une de nos légendes : « Parce que têtu, le fleuve a refusé de suivre les conseils sages des Anciens ;  et  le voilà  dans une course folle, course d’enfer et à  sens unique, sans espoir   de retour et sans rémission. En cascades indomptables et  impétueuses, engloutisseuses  et mangeuses de bateaux ivres. Ces  cascades sont les lieux d’abri, d’aisance et de tolérance des mamiwatas délurées ». Vous avez dit «Fleuve-Majesté » ?  Le refrain sur  la majesté  du fleuve   ne s’est-il pas éteint de lui-même dans les revers de l’histoire ! Et puis finalement, comme disaient les Anciens : « Dieu a créé la Géographie, et le Diable l’Histoire… »

… Et nous voici  à l’Ouest du pays. Un  Western… Et voici   Kikwit, la mort faite homme. Cité-carrefour, mais naguère cité martyre de la ruée  vers   le diamant, vers le Western des tropiques ! Avec son cortège funèbre : Ebola, Covid, Kwashiorkor, Choléra, diamant-malédiction. Erosions… Mais aussi le retour funeste des épouvantails et des fantômes comme le Djinn légendaire   Kukupemba,  retour  des   funambules facétieux et cruels  dans le ventre des érosions abyssales, infernales.

… 6 août 2022. Kikwit, la mort faite homme. Des bandits  armés, avatars d’une société malade d’elle-même, surgissent dans le presbytère   du  curé de la paroisse Saint Joseph Mukasa. Tir létal à bout portant sur l’Abbé-Curé. Mort, le curé. Mais,  avant de mourir, le curé a juste le temps de crier comme dernière supplication à ses séminaristes-stagiaires : « Sonnez les  cloches de la mort ; sonnez  les  Vêpres et les Requiems. Sonnez le sacrifice d’un innocent serviteur du Christ de Golgotha ».  Les cloches essoufflées ont appelé en vain au secours. Mais, en fin de compte,  que pouvaient donc emporter des brigands vandales dans ce modeste presbytère, sinon des miettes d’hosties et d’offrandes économisées à la dure.

Kikwit, la mort faite homme : encore des hommes armés  une semaine après ce premier  drame, des bandits  surgis cette fois-ci  dans la résidence du médecin-directeur de l’Hôpital de Kikwit-Sud. Toujours des violences  perpétrées contre les serviteurs bénévoles de Dieu et des hommes.

Kikwit, la mort faite homme. Mort gratuite, mort programmée déjà pour  chacun d’entre nous, hommes vulnérables  que nous sommes.  … Au demeurant, désormais, il y a  l’Est   et l’Ouest. Il y a « Grands Lacs » (avec grand ‘’G’’),   et  « grands lacs » (avec petit ‘’g’’). Il  y a  Homme (avec grand ‘’H ‘’) et homme (avec petit ‘’ h’’) : Homme-fauve et homme tout court.

Il avait donc raison celui qui  a proclamé : « homo homini lupus est » (« l’Homme est un loup pour l’homme »)

Yoka Lye

 

Pour s’enquérir et palper du doigt le conflit communautaire entre le ‘’Teke et Yaka‘’ dans les Provinces du Kwango et Maï-Ndombe, mercredi 7 septembre dernier, le président du parti politique Nouvel Élan, Adolphe Muzito a annoncé une tournée imminente dans les provinces touchées, précisément dans le territoire de Kwamouth. Dans un communiqué de presse rendu public et signé par son chargé de communication et medias, Alain Shukuru dont une copie est sur la table de la rédaction de votre journal, le Président du Nouvel an va sillonner l’ex province du Grand Bandundu.

Comme on peut lire dans ce communiqué, le président du Nouvel élan Adolphe Muzito et ancien Premier ministre de la République Démocratique du Congo effectuera une tournée imminente dans cette partie touchée pour compatir avec les communautés ‘’Teke et Yaka‘’. «Adolphe Muzito annonce une visite imminente dans les provinces du Maï-ndombe et du Kwango, particulièrement dans le territoire de Kwamouth afin de compatir avec les populations victimes des atrocités survenues lors des affrontements entre les communautés Teke et Yaka», peut-on lire.

A en croire le communiqué, Adolphe Muzito profitera également de son séjour dans cette partie du pays pour apprendre davantage sur les causes profondes de cette crise en consultant les différentes forces vives.

En outre, cette même source indique qu’avant même de se rendre dans ces provinces touchées, le président du Nouvel Elan a ouvert un cadre des consultations  des notables, des Chefs coutumiers et tant d’autres autorités de ces deux provinces toujours dans le cadre de trouver une solution durable pour ce conflit communautaire.

Par ailleurs, les autorités congolaises relèvent que ce conflit a déjà enregistré 18 morts, 175 maisons incendiées, et des milliers des déplacés.

Jonathan Bafumvwa

 
Extrait du Chapitre 5 de l’essai intitulé : Le Président F. Tshisekedi et l’UDPS en 30 Mois d’Imperium (Hubert Kabasu Babu Katulondi, Librinova, Paris, 2022). Il s’agit du Tome III du triptyque « L’Esprit du Pouvoir et le Pouvoir de l’Esprit en RDC ».
Intellectuels du progrès. Ce sont les tricoteuses de la dialectique. A chaque tête qui tombe,  elles refont les mailles du raisonnement déchiré par les faits
(Albert Camus)
Le véritable progrès démocratique n'est pas d'abaisser l'élite au niveau de la foule, mais d'élever la foule vers l'élite (Gustave Le Bon)                            
A  la suite du décès du mythique « sphinx de Limete et lider maximo » de l’UDPS, E. Tshisekedi, et ensuite le départ massif de plusieurs têtes de proue de ce parti, notamment Sami Badibanga et Bruno Tshibala, comme premiers ministres (amenant avec eux une kyrielle d’autres cadres), l’UDPS s’était pratiquement vidée de ses leaders de la génération des années 1990. Ces leaders étaient plus proches des pères fondateurs des années 1980 constituant la première génération  notamment,  Ngalula Npanda Njila, Kibassa Maliba, Etienne Tshisekedi, Marcel Lihau.
Avant cette vague, le départ du placide Secrétaire Général Rémy Massamba et ensuite du Secrétaire Général Mavungu, suivi de l’éviction d’Albert Moleka, avaient aussi délesté l’UDPS des intellectuels saillants de la deuxième génération des leaders de ce parti politique.
Dans cette vague, il est important de noter également l’auto-transfert politique de l’intrépide Eve Bazaiba et l’effervescent communicant de pointe Jean-Baptiste Bomanza, de l’UDPS au MLC de Jean-Pierre Bemba. Toutes ces personnalités constituant la deuxième génération de leaders de l’UDPS avaient aussi œuvré plus étroitement et plus longuement avec les pionniers créateurs de l’UDPS.
Cette deuxième génération des élites de l’UDPS avait plus profondément intériorisé les matériaux idéologiques des fondateurs. On remarque qu’au fil des années, la substance et idéologique et l’ancrage normatif se sont dramatiquement émoussés.  C’est ainsi que l’UDPS de l’alternance et celle des années 1980-2015 semblent être des organisations politiques différentes, en termes de consistance discursive et de normativité comportementale de ses animateurs.
L’autre départ porteur d’un impact aussi néfaste pour l’UDPS est celui du très idéologique et politiquement percutant, le tribun Valentin Mubake. Ce haut cadre rompu à la politique congolaise fut le conseiller politique de l’illustre président de l’UDPS Étienne Tshisekedi.
Mubake est porteur d’une expérience politique épaisse. Il l’avait construite depuis les années 1980 grâce à sa sagacité intellectuelle, son sens des relations politiques nationales et internationales. Intrépide, Mubake était porteur d’une combativité intellectuelle et politique inégalée dans sa génération. Il s’est bâti une remarquable épaisseur politique à travers d’innombrables participations aux dénouements des multiples crises politiques de la RDC depuis la Conférence Nationale Souveraine jusqu’au Dialogue Inter-Congolais. Si le Président F. Tshisekedi avait fait preuve de flexibilité en faveur d’une réconciliation avec Valentin Mubake (originaire du Sud-Kivu), il est certain que la sagacité de cet ancien conseiller politique d’E. Tshisekedi aurait pu éviter au chef de l’État la débâcle historique de la mercantilisation de l’État dans le programme présidentiel de 100 jours. 
  1. La troisième génération des leaders de l’UDPS dans les contradictions disjonctives
Depuis les six dernières années (2014-2020), on a assisté à la montée fulgurante des personnalités constituant la troisième génération de leaders de l’UDPS. De Félix Tshisekedi, en passant par Peter Kazadi, Augustin Kabuya, Jean-Marc Kabund, Jacquemin Shabani, Paul Tshilumbu, on a observé le positionnement de nouveaux « jeunes Turcs » dans les fonctions déterminantes du parti. Cette troisième génération a fait preuve d’une incontestable vaillance oppositionnelle. Elle a indubitablement contribué à la production de l’alternance. Surtout entre 2015 et 2018, ces leaders étaient à tous les fronts pour les élections et les pressions nationales et internationales en faveur de la conformité à la Constitution. C’est pourquoi il convient de les catégoriser comme la vaillante génération « udpsienne » de l’alternance. C’est donc une troisième génération des cadres de l’UDPS, d’une incontestable intrépidité combative oppositionnelle inégalée de cette époque, qui est parvenue à conquérir le pouvoir aux élections de 2018. Elle a accédé aux commandes de l’Etat et à la direction suprême de la société.
Il convient de rappeler les mérites de cette génération. En effet, à un moment où le régime de J. Kabila tendait la perche aux opposants, à l’issue des négociations de la CENCO et des Accords de la Cité de l’Union africaine, en 2016, cette génération a démontré une énergie de résistance honorant la lutte historique de l’UDPS. Et cette résistance a aussi solidifié l’opposition toute entière à un moment crucial de sa fragilité. Plusieurs leaders politiques de «l’opposition plurielle » avaient accepté les postes ministériels dans le Gouvernement Badibanga et ensuite dans le Gouvernent Tshibala. Grâce aux leaders de cette génération de l’alternance, l’UDPS a continué à jouer son rôle de fer de lance et épine dorsale de l’opposition.   
Les figures de proue de cette génération ayant dirigé l’UDPS à cette phase de graves turbulences sont notamment F. Tshisekedi comme président du parti et Jean-Marc Kabund comme secrétaire général. F. Tshisekedi a essentiellement joui de sa filiation avec son père président de l’UDPS, Étienne Tshisekedi, tout en capitalisant son activisme sur le plan international. Cependant, la montée quasiment stellaire de Jean-Marc Kabund est phénoménale. Kabund a joué un rôle de premier plan lorsqu’une fronde de cadres tentait d’obstruer l’héritage de l’UDPS par F. Tshisekedi après le décès de l’illustre leader oppositionnel E. Tshisekedi. Jouissant de l’onction de sa nomination directe par l’illustre  E. Tshisekedi, Kabund fut le bouclier et le guerrier implacable de l’ascension de F. Tshisekedi à la tête de l’UDPS. Ainsi, F. Tshisekedi fut élu (avec 98 % de votes) comme président de l’UDPS et candidat président pour ce parti, lors de son Congrès, dans la nuit du 30 au 31 mars 2018 à Kinshasa.   
Pourtant, Jean-Marc Kabund fut essentiellement un cadre provincial originaire du Kasaï Central, qui était parti opérer dans la fédération de l’UDPS du Haut-Lomami[1]. Son positionnement et son ascension au sommet de l’UDPS, avec une nomination par Étienne Tshisekedi en 2016, seraient essentiellement attribués à sa présentation comme originaire du Katanga, dans un contexte où le parti favorisait un équilibre géopolitique. Sa nomination le 22 janvier 2019 comme président intérimaire du parti par le nouveau Chef de l’État F. Tshisekedi (qui ne pouvait pas coupler sa fonction institutionnelle et la présidence d’un parti politique selon la loi) provoqua une fronde. Elle fut menée par un autre jeune Turc, Jacquemin Shabani[2].
Ensuite, une querelle éclata entre Jean-Marc Kabund et Augustin Kabuya, le secrétaire Général. Et cela avec enchaînement dans une autre confrontation dramatique et médiatique contre Paul Tshilumbu, porte-parole du parti. Lors de son conflit aux coutelas contre Paul Tshilumbu, celui-ci fustigea la fourberie de Kabund. Ce dernier se serait présenté comme Katangais pour arracher la nomination de la part d’E. Tshisekedi, alors qu’il est originaire du territoire de Luiza, dans le Kasaï Central. Dans le même élan des querelles intestines, le Président de l’UDPS, Kabund, s’est trouvé dans un bras de fer contre Victor Wakwenda (Président de la Convention démocratique de l’UDPS), sur l’illégalité de ses fonctions[3].
  1. L’ascension au pouvoir et l’amplification de la fragmentation de l’UDPS
Dès l’accession de l’UDPS au pouvoir, les observateurs ont été intrigués par l’apparence d’absence de leadership cohésif dans ce parti qui contrôle la présidence de la République. Cette réalité est cernée dans plusieurs situations. La plus éloquente est le drame de l’éviction de l’Honorable Kabund, président intérimaire de l’UDPS, de son poste de vice-président de l’Assemblée nationale par vote (289 pour, 17 contre et 9 abstentions), le 25 mai 2020[4]. Cette déchéance avait découlé du refus par l’Honorable Kabund de répondre à une requête introduite par l’Honorable Mamba du MLC. La démarche était relative à une déclaration faite par l’Honorable Kabund sur une radio de Kinshasa (Top Congo) accusant l’Assemblée Nationale de vouloir faire décaisser $7 millions pour un congrès des deux chambres[5] – initiative suspectée par l’UDPS et ses alliés de vouloir tabler sur une procédure de mise en accusation du Président F. Tshisekedi. L’initiateur de la motion, l’Honorable Mamba, fut arrêté en procédure de flagrance et amené manu militari devant la justice. Cette arrestation rocambolesque d’un député national littéralement enlevé de son domicile sans lui donner le temps de se vêtir décemment provoqua un tôlé à l’Assemblée Nationale et dans l’opinion congolaise[6].                                      
En réaction à la défenestration de l’Honorable Kabund, le Secrétaire Général Kabuya décida unilatéralement (sans consulter les députés de l’UDPS) que l’UDPS n’allait pas présenter un autre candidat pour le poste de premier vice-président du Bureau de l’Assemblée nationale. Cette position fut immédiatement rejetée par les députés de l’UDPS (en 2011, l’instruction d’E.Tshisekedi aux députés de ne pas siéger à l’Assemblée Nationale fut aussi rejetée). Ensuite, une réunion fut tenue à la résidence du Président de la République F. Tshisekedi avec les hauts cadres du Bureau politique de l’UDPS pour harmoniser les points de vue[7]. L’Honorable Kabund fut le grand absen                                                                              
Avec l’accord du Président F. Tshisekedi, l’Honorable Patricia Nseya de l’UDPS Katanga fut désignée comme candidate pour remplacer l’Honorable Kabund au poste de vice-président de l’Assemblée nationale. En même temps, et en parallèle, l’Honorable Kabund amorça une démarche auprès du Conseil d’État pour contester son évincement, avec comme conséquence le blocage de l’élection de sa camarade du parti, ayant déjà joui du quitus du Président F. Tshisekedi. Cette situation d’imbroglio politique de l’UDPS, comme dans un bicéphalisme irréconciliable, déboucha sur l’ordre donné par le Procureur Général près de la Cour de cassation aux policiers pour empêcher les députés nationaux de la République d’accéder à l’Assemblée Nationale[8]. Un événement inédit qui provoqua l’émoi dans la classe politique. Ce fut une des contradictions gravissimes de l’UDPS avec des répercussions dramatiques sur le fonctionnement du Parlement, sanctuaire même de la démocratie.
Le pouvoir du pouvoir, ou la puissance de l’Esprit du Pouvoir zaïroitique, enfoui dans le subconscient collectif, a produit d’éclatants effets révélateurs sur l’UDPS. Ses trépidations fragmentaires permanentes : les factions des cadres en collisions frontales médiatisées, les militants contre les cadres, les contingents alliés aux clans des cadres antagoniques guerroyant.
En dépit des justifications par les cadres de l’UDPS de toutes ces situations comme procédant du bouillonnement de la démocratie interne, elles révèlent au fond une carence d’adaptation mutationnelle psychologique, idéologique, intellectuelle, de ce parti et surtout son leadership d’Etat en phase avec son élévation au sommet de l’Etat. On cerne un déficit d’ajustement normatif en harmonie avec l’impératif intellectuel et comportemental d’un parti politique qui dirige l’institution « Président de la République », structure miroir et motrice de la société.
Plusieurs occurrences corroborent à suffisance cette assertion. C’est le cas des révélations scandaleuses dans les réseaux sociaux des franges de l’UDPS en guerre révélant leur pratique de consommation des breuvages psychotropes pour aller casser les propriétés privées dans leurs marches. Le même modus operandi a été mis en pratique le 5 juillet 2020 lors d’une marche initiée par l’UDPS pour rejeter la désignation de Ronsard Malonda comme président de la CENI. Au cours de cette véritable opération de guérilla politique urbaine, l’Église de l’Archbishop Sony Kafuta a été vandalisée, les bureaux du PPRD détruits et des policiers furent tués.
Malgré la tendance des cadres de l’UDPS à réagir violemment contre toute critique de leurs actions et réactions, une exploration substantielle du modus operandi de ce parti révèle qu’il est en déphasage inquiétant avec les exigences polito-logiques et polito-éthiques, voire les standards opérationnels d’un parti moderne au pouvoir. Le parti au pouvoir devait être le modèle d’une fonctionnalité promotrice de la civilisation républicaine et impulsant la consolidation de la démocratie.
Pour un parti de cette trempe historique et politique, en RDC, en Afrique Centrale, voire en Afrique, il y a donc des carences indubitables exigeant une remise en question sincère pour envisager des actions correctives nécessaires. Celles-ci peuvent transformer l’UDPS en parti moderne à fonctionnalité normative et développementale en RDC. C’est encore possible, pourvu que les leaders de ce parti fassent preuve d’humilité productrice de lucidité. Elle leur permettra de se rendre compte de leurs déviances par rapport une montée intégrale à laquelle la société aspire depuis 1960.
Imhotep Kabasu Babu Katulondi
(Libre-Penseur et Ecrivain, www.agirnewcongo.com)
 
[1] Poly Muzaila, Correspondant BBC en RDC, « Le Numéro 2 de l’UDPS Limogé »,  BBC, 12 août 2016, www.bbc.com
[2] Pierre Boisselet, «RDC : Guerre de succession à l’UDPS entre Jean-Marc Kabund et Jacquemain Shabani », Jeune Afrique, 12 juin 2019, https://www.jeuneafrique.com/mag/786140/politique/rdc-guerre-de-succession-a-ludps-entre-jean-marc-kabund-et-jacquemain-shabani/
[3] Didier Kebondo, «Victor Wakwenda menace de recourir à la justice », Le Forum des As, 29 avril 2020,  https://www.forumdesas.org/spip.php?article25344.
[4] Romain Gras et Stanis Bujakera, «RDC : Kabund destitué au terme d’une séance agitée à l’Assemblée », Jeune Afrique, 26 mai 2020.
[5] Politico.cd., «7 millions imaginaires du Congrès, l’affaire de trop qui prend Jean-Marc Kabund à la gorge », 20 avril 2020, https://www.politico.cd/grand-angle/2020/04/20/7-millions-imaginaires-du-congres-laffaire-de-trop-qui-prend-jean-marc-kabund-a-la-gorge.html/58335/.
[6] Romain Gras, «Pétition contre Kabund en RDC : un député arrêté et un bras de fer à l’Assemblée », Jeune Afrique, 25 mais 2020.
[7] Rachidi Mbadu, «Rencontre direction politique UDPS avec Tshisekedi : Kabund le Grand Absent », Actu7, 08 juin 2020.
[8] Politico.cd., «RDC : L’accès au Palais du Peuple est bloqué par la Police », 12 juin 2020.

Marie-Josée Ifoku, la  visionnaire

Nicolas Machiavel doit aller dans les oubliettes selon que pour lui:" un parti politique n'a que trois  objectifs : conquérir le pouvoir, le gérer et le conserver (par tous les moyens) le plus longtemps possible.

Telle est cette école des tyrans et des dictateurs qui ignore tout de l'éducation civique, morale et spirituelle pour fabriquer de bons citoyens capables de rebâtir l'humanité perverse et corrompue sur les ruines.

La culture des valeurs demeure l'impératif absolu pour réinventer les bons dirigeants élus par les bons citoyens.

A  l'évidence, ce qui paraît comme le désintéressement de la population face à la politique, n'est que l'expression de la maturité de ceux qui veulent se déconnecter de la manipulation politicienne en faisant tomber les masques de l'ignorance qui les ont longtemps aveuglés.

Félix Kalala

 

 *L’IRDH condamne l’acte terroriste du M23 visant à détruire le barrage hydroélectrique du Rwanguba, dans le Parc National des Virunga, la plus grande infrastructure du développement économique et touristique, financée par l’Union Européenne, dans le Nord-Kivu.

Lubumbashi, le 19 août 2022, L’Institut de recherche en droits humains (IRDH) condamne le bombardement effectué par le groupe terroriste M23 avec le soutien du Rwanda, du barrage hydroélectrique Rwanguba, financé par l’Union Européenne, en construction dans le Parc National des Virunga, au Nord-Kivu.

En effet, dans son communiqué de presse du 17 août dernier, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), a dénoncé la violente attaque dont le Parc National des Virunga a été victime, dans la matinée du mardi 16 août 2022.

«Sur le chantier de construction de la nouvelle centrale hydroélectrique de Rwanguba, l’attaque a impliqué des tirs d'artillerie lourde, entraînant la chute de deux engins explosifs au milieu des installations résidentielles des travailleurs et des ateliers de construction », dit le communiqué.

L’IRDH s’indigne du fait que le Rwanda soutient un groupe terroriste qui s’adonne à détruire le Parc National, patrimoine de l’UNESCO depuis 1979. Et pourtant, l’Etat rwandais est signataire de « la Convention de Maputo sur la conservation de la nature et des ressources naturelles », traité appuyé par l’ONU Environnement et l’Union Internationale de la Conservation de la Nature. 

«Le groupe terroriste M23 qui s’est installé non lion du Parc National des Virunga a causé des dégâts matériels significatifs au barrage hydroélectrique de Rwanguba, chassé les communautés locales par des tirs d'artillerie lourde et orienté des gorilles de montagne vers le Parc des Volcans au Rwanda voisin », a dénoncé Maître Kapasa, chercheur-formateur à l’IRDH.

L’acte ordonné par les chefs hiérarchiques du M23, appuyé par le Rwanda, est constitutif des crimes de guerre, aux termes de l’article 8 des « Eléments des crimes » du Statut de Rome, en ses points 2) b) i) portant sur « l’attaque contre des personnes civiles » et 2) b) ii) portant sur « l’attaque contre des biens de caractère civil ».

Me Kasongo Kawaya, chercheur-formateur a l’IRDH fait remarquer que : 

«Le M23 a dirigé l’attaque visant une population civile constituée des travailleurs du barrage de Rwanguba et des communautés locales. Des personnes civiles ne participant aucunement aux hostilités. Ce fait a lieu dans le contexte où la RDC dénonce l’appui du Rwanda à ce groupe terroriste ». 

Par ailleurs, poursuit Me Kasongo :

«Le M23 a dirigé cette attaque contre des matériels du barrage hydroélectrique, des biens à caractère civil et des gorilles de montagnes. Dans tous les cas, les biens visés ne sont pas des objectifs militaires ».

Afin d’arrêter les activités criminelles du groupe terroriste M23, IRDH recommande au Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de reprendre ses enquêtes permettant d’établir les responsabilités et des poursuites contre les présumés auteurs de ces actes criminels. Les chefs hiérarchiques desdits terroristes rebaptisés M23 sont des lieutenants du Général rwandais NTANGANDA Bosco emprisonné à la Haye, pour la commission des mêmes crimes internationaux dans la même zone de l’Est de la RDC.

Au Gouvernement de la RDC et à l’Union Européenne, l’IRDH recommande de soutenir :

(i)        D’abord, la sécurité des communautés locales mises en danger du fait de l’édification du barrage hydroélectrique du Rwanguba dans leur zone d’habitation; 

(ii)       Ensuite, le plaidoyer, ci-dessus, auprès du Bureau du Procureur de la CPI ;

(iii)      Enfin, le respect des normes environnementales et sociales qui s’impose, quand bien même le barrage hydroélectrique s’érige à l’intérieur du parc National des Virunga.

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