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La problématique de la dollarisation de l’économie congolaise a été abordé. Malgré les mesures prises par les autorités monétaires, -en raison de la dépréciation continue du Franc congolais-, le processus de dollarisation par les dépôts continue de se raffermir davantage en RDC-. En témoigne l’historique du ratio (dépôts en $/dépôts totaux) qui accuse une tendance haussière au cours des 20 dernières mois.

La problématique de la dollarisation de l’économie congolaise a été abordée. Malgré les mesures prises par les autorités monétaires, -en raison de la dépréciation continue du Franc congolais-, le processus de dollarisation par les dépôts continue de se raffermir davantage en RDC-. En témoigne l’historique du ratio (dépôts en $/dépôts totaux) qui accuse une tendance haussière au cours des 20 dernières mois.

Le relèvement des défis pour la dédollarisation nécessite :

- La mise en place des politiques publiques qui visent des réformes structurelles qui doit permettre la production des biens et services ;

- Il faut réduire graduellement la dépendance de la RDC vis-à-vis de l’extérieur ;

- La mise en œuvre de politiques macroéconomiques et budgétaires qui garantissent la stabilité macroéconomique et alimentent la confiance dans la monnaie nationale ;

Constant avéré et irréfutable : l’incapacité des autorités congolaises à initier et faire respecter les décisions adoptées par l’Etat pour réguler la monnaie et le commerce. Le fait est que malgré les divers communiqués pris par les autorités dans le passé, on constate que dans beaucoup de segments de marchés, des entreprises continuent de libeller les prix de leurs produits en dollars. Ces comportements alimentent la dollarisation réelle.

La « dedollarisation » des économies est menée par plusieurs pays. Quelques pays de l’Amérique Latine en sont sortis victorieux. Pourquoi –alors - les pays africains y compris la RDC, « victimes » de la dollarisation peinent à « dedollariser » leurs économies ?????

Pour rappel, la dollarisation d’une économie touche les trois fonctions de la monnaie nationale : réserve de valeur, unité de compte et moyen d’échange.

Les agents économiques sont davantage préoccupés à préserver la valeur de leurs actifs en dollars (réserve de valeur) qu’en Franc congolais. Aussi, si le contexte monétaire ou macroéconomique continue à se détériorer, l’étape suivante consiste à exprimer le prix des biens en dollars (fonction d’unité de compte). Cette étape va alors souvent de pair avec l’usage du dollar dans les transactions de biens (fonction de moyen d’échange) et ceci n’est pas sans conséquence sur la politique monétaire et l’économie.

Il y a un lien de causalité (cause à effet) à double sens entre la dollarisation et le taux de change en RDC : causalité bidirectionnelle. La dollarisation et le taux de change s’affecteraient mutuellement, ceci exige que toute politique visant à enrayer le phénomène de dollarisation de l’économie congolaise doit prendre en compte à un certain niveau la fluctuation du taux de change et vice versa.

Les conséquences de la dollarisation partielle peuvent être très néfastes à l’économie. Sur le plan des finances publiques par exemple, la dollarisation aggrave le problème budgétaire car elle entraîne une diminution des revenus, de la création monétaire ; elle complique également la gestion de la politique monétaire et de la politique de change puisque la dollarisation introduit une composante étrangère dans le stock des moyens de paiement de l’économie.

La dollarisation partielle fait chuter la garantie pour le système bancaire du fait que la banque centrale n’est pas préteur en dernier ressort de monnaies étrangères (le dollar). Et, le plus dangereux est l’accroissement de la fragilité du système financier dû à l’accroissement des risques de solvabilité et de liquidité. En effet, les banques peuvent devenir vulnérables face à l’accroissement des transactions en devises ; le système bancaire devient plus vulnérable en cas de défaillance ou d’incapacité d’une banque donnée à honorer ses engagements en devises.

La dédollarisation est justifiée par la nécessité politique de préserver la souveraineté monétaire et, de limiter, sur le plan économique, les effets néfastes de la dollarisation sur l’économie.

Mais ces politiques si elles ne sont pas bien articulées, elles peuvent avoir des conséquences graves sur l’économie. Elles doivent avoir un plan bien déterminé.

Les conditions propices à la dédollarisation sont :

-une situation macroéconomique stable et un système financier dynamique ;

-un climat politique stable ;

-un leadership crédible et visionnaire des autorités monétaire et politique ;

-un renforcement des politiques prudentielles ;

-rendre le Franc congolais plus attrayant pour la population ;

- création d’un marché des capitaux congolais par l’entremise de l’émission de bons du trésor à long terme en Franc congolais ;
A part la deuxième condition (climat politique stable), les autres conditions ne sont pas remplies.

Une lancinante question se pose : L’Etat congolais, sous le leadership du président Felix Tshisekedi Tshilombo a-t-il les moyens de dédollariser l’économie congolaise ?

Dans l’affirmative, pourquoi le gouvernement congolais se contente des solutions palliatives (qui sont souvent des effets d’annonce) au lieu de s’attaquer à la cause. Il faut comprendre que la dollarisation n’est pas un phénomène conjoncturel. La dollarisation de l’économie congolaise puise sa naissance et se nourri de la structure économique.

Tant que Felix Tshisekedi Tshilombo et son gouvernement ne s’attaqueront pas à la cause de la dollarisation, ils font -consciemment ou inconsciemment -les deux à la fois peut-être- le lit de la dollarisation.

Ils doivent comprendre une réalité simple : en RDC, les salaires nominaux tout comme les pensions ne sont pas indexés au cout de la vie. Par conséquent, chaque dépréciation du Franc congolais conduit automatiquement à la hausse de l’inflation et à l’indice des prix à l’importation qui à leur tour conduisent à l’appauvrissement de la population.

Triste bilan. Quel gâchis. Mais bon…………………………..

Edouard Nsimba
Expert International en Modélisation Mathématique et Analyse des Politiques Publiques

 

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