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Saint-Pius LOOTA EBOLA
Anthropologue-Chercheur
Directeur de Recherche/CRESH
Défenseur des droits de l’HOMME
Patriarche de la Tshuapa

 

LES POPULATIONS DE MONKOTO NON ADMINISTREES ET ABANDONNEES TOUJOURS A LEUR TRISTE SORT .
Message patriotique d’un Anthropologue à Son Excellence Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République.
Kinshasa, le 28 février 2019

Excellence Monsieur le Président de la République,

C’est en vertu des dispositions des articles 11-12, 19, 22-24, 27, 60,62, 69 et 74 de la Constitution que je me permets de vous exposer la situation des populations de Monkoto.

Avant de vous relater ce qui se passe à Monkoto depuis le 1er janvier 2019 jusqu’à A présent, je me vois obligé de vous rappeler ce qui c’était passé le 22 mai 2018.

A cette date, il y avait eu un naufrage dans la rivière Luilaka faisant 63 morts et 19 rescapés.

A ce propos, les Gouvernements central et provincial étaient sensibilisés pour consoler les populations victimes dudit naufrage. Malheureusement, il n’y a eu que la délégation provinciale conduite par le Ministre provincial de la Santé publique, originaire de Monkoto, avec une enveloppe de 25.000 Fc par famille.

Après la publication d’un document intitulé « Populations de Monkoto non administrées et abandonnées à leur triste sort », adressé, le 1er juin 2018 à Son Excellence Monsieur le Président de la République Joseph Kabila Kabange, le Gouvernement central avait débloqué 485.118.000 FC pour soulager les familles des victimes et rescapés. Normalement, chaque famille et rescapé devait toucher 5.916.073 FC ((485.118.000 Fc)/82).
Le montant distribué était de 34.000.000 FC pour 82 victimes (500.000 FC x 63+170.000 FC x 19) et 451.118.000 FC étaient détournés par l’Honorable Ekofo Jean François, Député national et Pancrace Boongo Nkoy , Gouverneur de Province de la Tshuapa.

A ce propos, toutes les autorités publiques, du Président de la République à l’Administrateur du Territoire de Monkoto, étaient pleinement sensibilisées par mes soins. Malheureusement, Messieurs Jean François Ekofo Panzoko et Pancrace Boongo Nkoy, se promènent impunis, poitrines bombées, têtes hautes jusqu’à ce jour ! La RDC, pays de l’impunité qui enrichit ses dirigeants voleurs et respectés !
Excellence Monsieur le Président de la République, voilà ce qui s’était passé en 2018 à l’égard des populations de Monkoto.

Pour cette année, depuis le 1er janvier 2019, il y a une épidémie qui ravage les populations de Monkoto, principalement les enfants de 0 à 5 ans. Il y a environ 30% des morts atteints de cette maladie. Nonobstant, la sensibilisation des autorités centrales et provinciales par le nouveau Député national élu de Monkoto, l’Honorable Célestin Engelemba Bokuwe, les autorités centrales et provinciales paraissent moins intéressées aux souffrances des populations de Monkoto depuis Janvier 2019 jusqu’à ce jour.

Ce serait au cours de cette semaine que deux délégations de Kinshasa et de Boende pourraient arriver à Monkoto pour s’occuper de ce problème. Mais pourquoi ce retard d’environ 2 mois alors que les autorités centrales ont été informées par les différentes sources d’information et que sans solution concrète jusqu’à ce jour !

Monsieur le Président de la République,

Même au cas où les délégations de Kinshasa et de Boende arriveraient cette semaine à Monkoto, comment y acheminer les médicaments et les matériaux spécialisés pour endiguer cette maladie eu égard à l’enclavement de Monkoto ?

Depuis le passage des éléments de l’AFDL en 1996-1997, Laurent Désiré Kabila avait ordonné la destruction de tous les ponts et de couler tous les bacs de la Tshuapa, alors District, aujourd’hui Province. Le Territoire de Monkoto se trouve totalement enclavé pour ne pas dire toute la province de la Tshuapa.

Pour ces raisons, vous pouvez non seulement prévoir les moyens pour endiguer les maladies, il faut aussi prévoir les moyens pour désenclaver le Territoire de Monkoto et les autres Territoires de la Tshuapa pour toutes fins utiles.
Excellence Monsieur le Président de la République,

Qu’il vous plaise de juger de l’opportunité, sous votre gouverne, de considérer les populations de Monkoto au même titre que toutes les populations de la RDC. Il faut aussi que Messieurs Jean François Ekofo Panzoko et Pancrace Boongo Nkoy soient interpellés par la Justice pour justifier le montant reçu des fonds destinés aux naufragés de Monkoto, le 22 mai 2018.
Excellence Monsieur le Président de la République,

Qu’il me soit permis de vous prévenir que Joseph Kabila et le FCC pour ne pas dire la dynastie des Kabila constituent les obstacles majeurs pour réaliser votre projet de société consistant à faire de la RDC un Etat de droit : le cortège du Président de la République en fonction et le cortège de l’ancien Président de la République se confondent devant le public. Alors le public se pose la question de savoir : qui est le véritable Président de la République ? Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO ou Joseph KABILA ?
En mes qualités d’Anthropologue-Chercheur et Défenseur des Droits de l’Homme, la Garde et le cortège de l’ancien Président de la République doivent être réduits au minimum : à la résidence, moins de 10 militaires, et au cortège moins de 3 militaires.

Pour jouir pleinement de votre fonction de Président de la République, les mises en place des Forces Armées, de la Police, des Secrétaires généraux et des Mandataires publics, s’imposent pour des raisons connues de par le monde.

A ce qui concerne la formation du futur gouvernement, tous les voleurs ou détourneurs connus ne doivent pas figurer dans le prochain gouvernement.

Pour la personne à nommer Premier Ministre dans la Majorité Parlementaire, personnellement, je propose les personnes suivantes pour leur crédibilité et propreté politique relative : Jean Pierre Lola Kissanga, Henri Thomas Lokondo Yoka, Jean-Marc Kabund -A- Kabund, Martin Fayulu Madidi et Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir.

Pour ma part, Joseph Kabila et ses complices méritent d’être transférés à la CPI pour répondre de leurs crimes. Pour que vous commenciez à faire de la RDC un Etat de droit, la décrispation politique totale s’impose.
En termes clairs, Messieurs Eddy Kapend, Gédéon Leta Abuka Sea… Eugène Diomi Ndongala, Franck Diongo et autres, doivent être immédiatement libérés. Le jugement de Monsieur Moïse Katumbi Chapwe doit être annulé.
Enfin, la révision constitutionnelle et la modification des lois électorales s’imposent pour un régime présidentiel en RDC conforme à la Palabre africaine.
Avec l’espoir de l’attention particulière que vous allez accorder à l’examen de cette requête sociale, je vous prie de croire, Excellence Monsieur le Président de la République, en l’expression de mes Hommages les plus déférents.

Saint-Pius LOOTA EBOLA

Avec ampliation à :
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
Monsieur le Président du Sénat;
Monsieur le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur;
Monsieur le Ministre de la Santé Publique ;
Monsieur le Sénateur originaire de Monkoto ;
Monsieur le Député national de Monkoto ;
Monsieur le Directeur de l’OMS en RDC ;
Monsieur le Président de l’Assemblée provinciale de la Tshuapa ;
Monsieur le Gouverneur de la Tshuapa ;
Monsieur l’Administrateur du Territoire de Monkoto ;
L’UDPS.
LAMUKA ;
FCC ;
Ambassade des USA,
Ambassade de l’UE
Ambassade de l’Allemagne
Ambassade de la France
Ambassade du Royaume- Uni
Ambassade de l’Italie
Ambassade du Japon
Au Nonce Apostolique
Ambassade de la Suède
Ambassade de la Norvège
RTNC
Radio Elikya
CCTV
CKTV
Télé 50
Canal Mercure
NB : Je suis ouvert à tout débat.
(Saint-Pius LOOTA EBOLA)

 

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