*«Dieu a donné ; Dieu a repris» ou encore «Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux ; un temps pour naître, et un temps pour mourir ; …» Ce sont là des paroles pathétiques gravées dans les Saintes Ecritures.

Après avoir bien vécu sur cette terre des hommes jusqu’à l’âge de quatre-vingt-cinq ans, la très aimable Maman Elisa Nselenge a rendu l’âme dans un centre hospitalier de la commune de Ngiri-Ngiri à Kinshasa, le mardi 30 juillet 2019. Après des vibrants et dignes hommages, elle sera inhumée, sauf changement de dernière minute, au cimetière de Kintambo.

C’est en 1934 qu’Elisa Nselenge, une brave dame, avait vu le jour dans la localité de Bokala, territoire de Basankusu situé dans le Grand Equateur dominé par la forêt dense. Elle était quatrième dans une fratrie de huit enfants. De cette famille, elle est la dernière à quitter cette terre, à l’âge de 85 ans, pour le lumineux Royaume des Cieux.

Des jeunes gens et jeunes filles de la commune de Kintambo où elle avait vécu une bonne partie de sa vie, l’avaient surnommée «Ewaka». Car, elle était une femme vraiment sociable. Beaucoup de membres de famille en provenance du terroir, de l’arrière-pays, atterrissaient chez elle à Kinshasa où «Ewaka» les accueillait, les éduquait et les élevait jusqu’à leur épanouissement. Elisa Nselenge était mère de douze enfants, Anto, François, Elisa, Yende, Nicolas, Jean-Robert, Marthe, Mboyo, Boketshu, Suzanne, …

A une certaine époque, elle faisait le commerce de détail des chinchards, poissons communément appelés «Thomson» par les Kinois, dont le grossiste était la firme Congo Frigo. Selon ses proches, c’est la maladie du cœur qui l’a emportée en cette fin de mois de juillet 2019. Depuis lors, son corps est placé à la morgue de l’hôpital du camp militaire Kokolo à Bandalungwa.

Le programme des obsèques prévoit la levée de la dépouille mortelle de la morgue en début d’après-midi de ce vendredi 16 août 2019 pour l’exposition et la veillée mortuaire au croisement de l’avenue Sports et de la clôture de l’hôpital du Cinquantenaire dans la commune de Kasa-Vubu au rythme du folklore Mongo. Le lendemain, le samedi 17 août, aura lieu la levée du corps, vers 13 heures, suivie de l’inhumation dans le cimetière de Kintambo aux alentours de 15 heures.
Cette femme vertueuse issue de l’ethnie Mongo a bien vécu son pèlerinage dans ce monde et était entièrement dévouée à son Dieu. Paix à son âme et que la terre de ses ancêtres lui soit douce et légère.

James Mpunga Yende