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 Devant la presse ce mercredi 15 juin 2022 pour le compte de la conférence hebdomadaire sur l'évolution de la situation épidémiologique de la covid-19,  Jean-Jacques Muyembe, Coordonnateur du Secrétariat Technique du Comité Multisectoriel de la Riposte apaise les esprits sur l'évolution de la maladie, en sa 5èmevague survenue depuis le mois de mai dernier.  Une décroissance totale de virilité de cette énième vague dans les zones qui ont été touchées, particulièrement dans la province de Lualaba. «Nous sommes dans une pente descendante», confirme-t-il.

Depuis le mois dernier, le virus à Covid-19 a refait surfasse en RDC dans la province de Lualaba. Une résurgence caractérisée par la montée en puissance des cas de contamination et d’hospitalisation de la population.

Mais, depuis quelques jours, grâce à l’équipe de la riposte basée à Kinshasa et qui a été dépêchée à l’intérieur du pays, la situation est presque redevenu à la normale, a affirmé lors de ce face à la presse, le Coordonnateur du Secrétariat Technique du Comité Multisectoriel de la Riposte en République démocratique du Congo, Dr Jean-Jacques Muyembe. Avec précision, le numéro un de l’INRB a indiqué que cette accalmie est expliquée par la fait de la diminution des cas des nouvelles personnes infectées  par le virus.

Poursuivant son speech, le virologue a noté cependant que d’après les résultats, les personnes régulièrement vaccinées qui étaient atteintes de la 5ème vague de coronavirus ne développaient pas une forme grave du virus, contrairement à celles qui n’étant pas vaccinées.

En effet, il a précisé que les personnes qui étaient hospitalisées pendant cette énième vague, que ça soit à Kinshasa comme à l’intérieur du pays sont celles qui n’ont jamais reçues de vaccin. «D’après les informations que l’équipe a enregistrées après analyse, on trouve que tous ceux qui ont été contaminés par cette vague du virus n’avaient pas reçu le vaccin», a-t-il fait savoir.

«Moi-même avant de m’envoler pour les Etats Unis j’avais été atteint pour la deuxième fois du virus. Mais qui n’avait que la forme bénigne et j’attribue cette forme d’infection aux deux doses de vaccin que j’avais reçues », a lâché le virologue en conseillant vivement de ne jamais négliger la vaccination, une des manières importantes d’anéantir complètement le virus. 

Pour préserver toute forme de danger lié à la contamination du virus, le Coordonnateur du Secrétariat Technique du Comité Multisectoriel de la Riposte en RDC a attiré l’attention de la population en les conseillant de prendre en compte les mesures sanitaires édictées par le personnel de santé notamment le lavage des mains, le port de masque… mais, surtout il a recommandé la vaccination contre la Covid-19 pour une assurance plus avérée.

Fidel Songo

*Quand il fait nuit dans le cœur du poète, ses écrits sont ténébreux. Les feuilles blanches sont sanglantes dans un livre sanglotant. Les sentiments se soumettent à la conversion afin que naissent ces mots qui se meurent au sombre d’une âme anéantie jusqu’à l’envers.

Pat Le Gourou nous plonge dans l’océan des chagrins dans « Tété ». Un recueil de poèmes qui comprend 33 textes inspirés des ronces laissés par le trépas d’un être cher. En dehors d’être le thème du livre, Tété est le nom de ce proche disparu.

A  travers cet ouvrage, l’auteur nous ramène dans l’abîme de ses douleurs, les plus écorcheuses. Chaque texte est un couteau qui transperce les cœurs de ses lecteurs et les laisse désarmés.

La morosité est ici contagieuse et ses tournures sont aussi poignantes. La détresse dans toutes ses facettes, se relate et se ressent sous la pluie des vers lugubres.

«Tété» c’est le genre de livre qui incite le temps à faire marche arrière pour vous reconnecter aux peines du vide engendré par les absents. Un livre qui met en exergue les morsures qui restent d’une perte.

Quand la mort frappe à la porte et vous prend un être aimé, c’est le déchirement.

Ce livre est un deuil, c’est la preuve qu’on peut pleurer  différemment, laisse entendre l’auteur.

Un texte suffirait à rendre hommage à un être cher, pourquoi un livre ? Tété était celui qu’on appelle "Mutu ya batu'',  il fallait le résumer de la plus simple expression, répondit-il.

Mon inspiration ne vient pas de cette vie, elle émane de l’au-delà, c’est une inspiration tombale, rajoute-t-il.

Au-delà d’être un enchaînement des tribulations, ce livre est une école pour les vivants.

Chacun devra se poser cette question : avec combien des gouttes de larmes, combien des mots serai-je pleuré ? Quelle histoire laisserai-je de mon vécu ? « Tété est une preuve que pour certains êtres partis tôt,  il faut plus d’une mer des larmes, plus d’une mer des mots pour les regretter.

A  travers ces 33 poèmes, nous pouvons compter les nombres de fois où l’auteur fut rongé par les remords.

Si seulement un déluge des larmes pouvait réveiller ceux qui dorment dans l’inconscience, Tété serait le premier homme à ressusciter avec la quintessence de ce livre, morose soit-elle.

…Mais,  qui est-il ce Gourou ?

Il n’est pas un écrivain, il n’est pas un poète. Il est cette force qui fait écrire. Il se veut être lui-même, la poésie qu’il transmet.

Ainsi, le Gourou n’est pas un homme des lettres.

Il est « les lettres ». Il devient ces mots et ces phrases qui se livrent au lecteur, pour l’emporter ailleurs ; en ces lieux où l’âme  flirte avec l’écriture, avec le son de la poésie.

Florence Meta

 Digne fils de Shabunda, dans la province du Sud-Kivu, Emile Sumaïli Miseka est de la nouvelle génération des jeunes leaders et visionnaires congolais qui aspirent au développement de sa communauté. A travers la Fondation, qui porte son nom, ce compatriote humble s’est résolument engagé, à travers des initiatives salvatrices afin de contribuer au développement socioculturel de son fief natal.

Dynamique, intègre et sage, le Président de la Fondation Emile Sumaïli Miseka (FESMI) mène plusieurs actions humanitaires en faveur de la population de Shabunda. 

Très généreux et modéré, il fait parler de lui grâce à ses actions sociales à impact visible dans la communauté. 

Evidemment, ses frères et sœurs l’ont toujours fait confiance et lui portent dans leur cœur.  Bonhomie dans le sang, Emile Sumaïli est très apprécié par les jeunes et vieux ainsi que les notables de son terroir.

Pour les uns et les autres, il est un ‘‘MOISE LE SAUVEUR’’ de Shabunda. Ce qui justifie la présence de la foule qui l’accompagne à chaque descente sur terrain lorsque la FESMI pose un geste de cœur pour l’intérêt de la communauté. 

Sans soutien de l’Etat mais rien qu’avec ses propres moyens de bord, le patron de la FESMI est animé d’un esprit de partage et du développement commun. Apporter sourire à la population, à travers des actions sociales, est son ultime engagement pour le bien-être de la communauté.

«Je n’ai personne derrière moi pour m’épauler dans ce que je fais pour mes frères et sœurs Shabunda. D’ailleurs, les gens doivent retenir que je ne suis pas un politique mais un opérateur culturel et acteur social dont la vision est fondée sur l’altruisme et le développement de Shabunda. Donc, je suis un philanthrope », a souligné Emile Sumaïli

Très réputée dans cette partie de la République Démocratique du Congo, son organisation non gouvernementale intervient dans différents domaines de la vie (Santé, culture, éducation, environnement, sport...).

Dans le domaine du sport, renseigne-t-on, Emile Sumaïlia, récemment, initié un tournoi de football amateur qui avait opposé les équipes amateurs de Shabunda. Au terme de ce tournoi, il a fait un don des équipements sportifs aux vainqueurs et autres trois autres finalistes afin d’encourager les jeunes footballeurs du terroir.

Sur le plan culturel, le visionnaire de la FESMI envisage d’organiser plusieurs activités socioculturelles (concours de danses, musiques et autres…), à l’attention des jeunes talents de Shabunda.

Sa vision est que les artistes de sa communauté puissent non seulement éclore leur talent et créations artistiques mais aussi et surtout de promouvoir la culture pure et authentique du peuple du Sud –Kivu, en général. 

A l’heure du combat contre le réchauffement climatique, la FESMI veut aussi apporter sa contribution dans la protection de l’environnement dans son territoire. 

S’agissant de l’éducation, la lutte contre l’analphabetisation dans la province du Sud-Kivu constitue également le cheval de bataille de cette ONG.

Toutefois, Emile Sumaïlia une vision verticale et plus large pour l’intérêt national. Raison pour laquelle, il ne compte limiter ses actions dans le Sud –Kivu. 

Pour lui, l’idéal est d’étendre les actions de la Fondation sur l’ensemble du pays.

Il faut noter que la Fesmi a pour vocation d’aider les populations démunies, vivants dans les milieux ruraux et périurbains à se prendre en charge et à jouer un rôle prépondérant dans le développement de leurs communautés en particulier et de la RDC en général.

Jordache  Diala

En cette période de tension entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) fixe une ligne de conduite à suivre par les médias congolais, appelés à traiter et diffuser les informations avec professionnalisme, en privilégiant tout ce qui est susceptible de promouvoir la cohésion et l’unité nationales. Pendant cette même période, le CSAC interdit des émissions à téléphone ouvert sur les opérations qui se poursuivent pour la restauration de la paix. Voici toutes les recommandations prises, le 16 juin 2022, et publiées à travers un communiqué

RECOMMANDATION DU CONSEIL SUPERIEUR DE L’AUDIOVISUEL ET DE LA COMMUNICATION N°CSAC/AP/003/2022 DU 16 JUIN 2022 PORTANT SUR LA DIFFUSION DE L’INFORMATION DANS LES MEDIAS RELATIVE A LA GUERRE DANS L’EST DU PAYS

L’ASSEMBLEE PLENIERE DU CONSEIL SUPERIEUR DE L’AUDIOVISUEL ET DE LA COMMUNICATION, CSAC  en sigle, siégeant en sa 90ème Session Ordinaire du 16 juin 2022 à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo ;

Vu la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, telle que modifiée par la Loi n°11/001 du 20 janvier 2011portant révision de la constitution de la République Démocratique du Congo, spécialement les articles 23, 24 et 212 ;

Vu la Loi Organique n°11/001 du 10 janvier 2011 portant composition, attributions et fonctionnement du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication spécialement en ses articles 4 point 11, 6, 8 tiret 3, 9 point 6, 20 et 23 ;

Vu la Loi n°96-002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse, spécialement en ses articles 8, 9, 10 et 78 ;

Vu le Règlement Intérieur du CSAC, spécialement en article 84 ;

Vu le Code d’éthique et déontologie des journalistes en République Démocratique du Congo, notamment ses articles 2 et 3 ;

Considérant les récents rapports circonstanciés du Centre de Monitoring des Medias Congo (CMMC) ainsi que les réactions de l’opinion publique en générale sur la diffusion et la publication par les medias audiovisuels, en ligne et la presse écrite des contenus véhiculant divers messages sur la guerre qui sévit dans l’Est du pays ;

Attendu que ce discours et déclarations constituent des incitations à violence, à la haine tribale et à la xénophobie d’une part, et sont des facteurs de démoralisation et démobilisation de nos Forces armées engagées dans la guerre d’autre part, au regard de l’article 6 de la Loi organique du CSAC et l’article 78 de la Loi N°96-002 du 22 juin 1996 sur la liberté de la presse en RDC.

Considérant la nécessité de rappeler aux professionnels des medias le traitement et la diffusion des informations dans le strict respect de la déontologie et un sens élevé de responsabilité ainsi que le patriotisme aux intervenants dans les medias.

Après débats et délibérations,

Vu l’urgence et l’opportunité,

RECOMMANDE :

  1. Aux medias:

-De traiter et diffuser les informations relatives aux conflits intercommunautaires et/ou la guerre dans l’Est du pays avec professionnalisme, en privilégiant tout ce qui est susceptible de promouvoir la cohésion et l’unité nationales ;

-De s’interdire pendant cette période de programme des émissions à téléphone ouvert concernant la situation de la guerre dans l’est du pays.

  1. Aux Professionnels des medias :

-De respecter scrupuleusement les textes légaux et règlementaires régissant la profession ainsi que les règles d’éthique et de déontologie journalistique ;

-D’éviter de relayer tout discours ou déclaration divers de propagande contre les Institutions légalement établies et contre l’intégrité du territoire national.

  1. Aux acteurs politiques et sociaux :

-D’éviter tout discours susceptible d’aggraver les conflits intercommunautaires, de démoraliser et démobiliser l’armée ;

-De s’interdire  de porter atteinte aux intérêts de la sécurité de l’État et aux secrets de la défense nationale ;

-D’éviter tout discours ou incitation divers de propagande contre les Institutions légalement établies et contre l’intégrité du territoire national.

La Présente Recommandation est de stricte application sous peine des sanctions conformément aux textes et réglementaires notamment l’embargo, suspension, l’interdiction ou le retrait de fréquence.

Fait à Kinshasa, le 16 juin 2022

LE RAPPORTEUR                                                     LE PRESIDENT

Chantal KANYIMBO MANYONGA                        Christophe Tito NDOMBI K.

Ont siégé:

  1. BAHALA OK’WILBALE Jean Bosco       : Membre
  2. BANZA TIEFOLO Gaudens : Membre
  3. EALE IKABE Jean-Pierre : Membre
  4. EKAMBO DUASENGE Jean Chrétien : Membre
  5. KANYIMBO MANYONGA Chantal : Rapporteur
  6. MAYELE KINKELA Maguy : Membre
  7. MUKAMBILWA BWAMI Primo : Membre
  8. NDOMBI K. Christophe Tito : Président 
  9. NKOY NSASIES Alain                               : Vice-Président 
  10. ONOKOKO OKENDE Thaddée              : Questeur             

 

Patriote engagé dans le combat de la souveraineté du Congo et pour la gaieté des congolais, Constant Mutamba, président de la dynamique progressiste révolutionnaire (DYPRO), parti politique de l’opposition Républicaine condamne fermement les atrocités dans la partie Est de la RDC. Exprimant son soutien indéfectible aux vaillants FARDC pour leur vigilance et engagement, l’autorité morale de la DYPRO annonce, en effet, une matinée politique de grande envergure ce samedi 18 juin 2022 au siège national du parti pour dénoncer les attaques du M23 soutenues par le Rwanda.

Selon le communiqué de la cellule de communication de cette formation politique, cette grande manifestation intervient dans le but de faire appel à la population, à la résistance tous azimut. Une résistance qui, souligne le responsable de la communication de la DYPRO, ne doit être  non seulement populaire mais aussi révolutionnaire dont l’objectif est, cette fois-là, de se liguer comme un seul homme contre toute forme d’occupation par le Rwanda, le territoire de la République démocratique du Congo.

«Le Président National de la Dynamique Progressiste Révolutionnaire, plateforme politique de l'opposition républicaine, Me Constant Mutamba tiendra devant les militants de l'opposition républicaine, une matinée politique de résistance populaire et révolutionnaire contre l'occupation rwandaise, ce samedi 18 juin 2022 en son siège national, situé sur l'avenue de l'enseignement dans la commune de Kasa-Vubu», a-t-on lit dans le communiqué signé Eric BINGA KALAMBA de la cellule de communication.

Il y a lieu de rappeler que le 30 mai dernier, Constant Mutamba et la DYPRO étaient en sit-in devant l’ambassade du Rwanda à Kinshasa, pour exiger la rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda, commençant par le départ de Vincent Karega ambassadeur Rwandais en RDC et le rappel de celui de la RDC se trouvant à Kigali.

Fidel Songo

 Toujours près de son administration, le Ministre d’Etat, Ministre en charge de l’Aménagement du Territoire, Me Guy Loando Mboyo, a échangé, mercredi 15 juin 2022, à bâtons rompus avec les cadres et agents de l’administration centrale de son ministère. L’occasion pour lui de prêter une oreille attentive à leurs préoccupations. Après plus d’un an à la tête du Ministère de l’Aménagement du Territoire, Guy Loando passe à l’évaluation de son action avec les cadres et agents du Secrétariat Général de son Ministère.

Des efforts, certes, ont été déployés par ce warrior pour relever ce jeune ministère en plein réforme notamment, la dotation en moyens de locomotion aux directeurs centraux. A côté de ces performances, les cadres et agents de ce ministère ont fait savoir que leurs conditions socioprofessionnelles ne sont pas satisfaisantes.

Ils manquent un peu de tout. Nombreux n’ont pas de salaire, pas de prime. On déplore aussi le manque de l’outil informatique et des fournitures de bureau. La gestion du personnel pose problème suite au manque d’un cadre approprié de travail.

Cet exercice a permis au patron de l’Aménagement du Territoire de voir dans quelle mesure peaufiner de nouvelles stratégies pour répondre à ces desiderata afin de booster son ministère avec bien sûr l’apport de son administration. Car, a-t-il indiqué, «il est là pour améliorer tant soit peu, la condition des agents».

Par ailleurs, Guy Loando a appelé son administration à travailler ensemble  pour matérialiser la vision du Chef de l’Etat.

La Pros.

En vue de lutter contre les violences domestiques et conjugales  faites à la femme, l’Africa initiative programme (AIP) a organisé une conférence sur l’échange et partage d’expériences entre les femmes et filles activistes, Co-animée par la Coordonnatrice nationale de la Dynamique nationale des femmes candidates (DYNAFEC), Carine Kanku, et l’actrice Pro-démocratie, experte en genre, gouvernance et ressources naturelles, Leonnie Kandolo. Au cours de ce rendez-vous, les animatrices ont partagé avec leurs paires, les expériences vécues dans la pratique de l’activisme. Elles ont lancé un appel aux femmes, qu’elles invitent à plus d’engagement pour lutter contre les violences domestiques et conjugales. C’était dans la salle CEDESURK située dans la commune de la Gombe, le samedi dernier.

Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l'une des moins signalées en raison de l'impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l'entourent. Sur ce, face aux macabres réalités que subissent la femme dans la société, l’heure est venue où la femme doit prendre toutes ses responsabilités en mains et défense de ses droits. Pour ce faire, les femmes sont appelées à la pratique de l’activisme, un moyen pour défendre leurs intérêts. «Nous, femmes activistes, nous travaillons sans relâche à revendiquer les droits des femmes et à réaliser leur plein potentiel. Nous combattons pour l’intérêt des autres femmes qui sont victimes de l’illégalité, des violences conjugales et domestiques car, la femme est un être humain comme tout homme, elle doit jouir de sa liberté et de ses droits. Par ce fait, nous  sommes en train d’inviter les femmes et les jeunes filles de nous rejoindre dans l’activisme pour finir avec cette injustice que nous subissons», a déclaré Carine Kanku, qui a également exhorté les femmes présentes dans la salle à bannir toute forme d’antivaleurs.

Ronsard Malumalu

La réforme de la justice est et reste l'un des piliers majeurs de l’installation d'un Etat des droits prôné par le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. C'est dire qu'ensemble avec ses différents partenaires, la RDC conjugue d'énormes efforts pour consolider la justice de qualité pour tous, indépendante, performante, protectrice des droits humains et rassurante, laquelle s’inscrit dans la droite ligne des priorités de la ministre d’Etat, ministre de la justice et Garde de sceaux, Rose Mutombo. Sur ce, les membres du comité technique du deuxième programme d’appui à la réforme de la justice, PARJ2 ont adopté, le vendredi 17 Juin 2022, à Kinshasa moyennant quelques amendements et enrichissements des actions prévues dans le Devis  programme pluriannuel (DPP) présenté par l’assistance technique, AT du PARJ2.

Au cours de cette première réunion ouverte par M. Gilbert Baata,  représentant du secrétaire général du ministère de la Justice et directeur chef de service administratif financier et ressources humaines Justice, l’AT du PARJ2 a fait un état des lieux des infrastructures judiciaires et pénitentiaires des zones d’intervention du programme. Le comité technique a fait le choix des infrastructures à construire ou à réhabiliter après analyse des différents scénarii prenant en compte le budget disponible ainsi que les contraintes techniques et contextuelles. Il sied de signaler que le comité technique est essentiellement composé des délégués du Ministère de la Justice, du Secrétariat Permanent du Conseil supérieur de la magistrature, de l’Ordonnateur national, de la Délégation de l’Union européenne, des opérateurs de mise en œuvre du PARJ 2, des structures politico-administratives, judiciaires civiles et militaires, pénitentiaires et de la société civile, y compris les Barreaux.

Reconnaissance

"L'Union européenne (UE), partenaire stratégique de longue date en RDC, travaille dans le secteur de la justice, apporte à travers le PARJ2 son assistance technique et la mise en œuvre des axes 2 et 3 de la politique nationale de réforme de la justice", a laissé entendre Gilbert Baata.

Pour Mme Aurore Decarnieres, chargée de programme justice de l’Union Européenne en RDC, le PARJ2 c’est le grand programme que l’UE finance sur le 11ème fonds européen de développement géré par le ministère des finances à travers sa cellule d’appui à l’ordonnateur nationale du fond européen du développement, la COFEP.

Elle a fait savoir que ce programme met en place la politique de réforme de la justice, en aidant le gouvernement a justifié d’une réforme accomplie qui aura avancé dans le bon chemin.

Détails

Pour rappel, le deuxième programme d’appui à la réforme de la justice, PARJ2 vise à renforcer l’État de droit et à promouvoir la Démocratie en RDC en vue d’assurer une indépendance au pouvoir judicaire. Il est la continuité et la consolidation des acquis du PARJ et de PARJ E, Uhaki Safi. Il est mis en œuvre dans les provinces de l’Ituri, de l’Equateur, du Kasaï et de Kinshasa. Il intervient sur 4 axes qui sont alignés sur ceux de la Politique nationale de la réforme de la Justice PNRJ à savoir : - l’accès au droit et à une justice de qualité pour tous est amélioré ;- l’indépendance du pouvoir judiciaire et la performance du ministère de la justice, Droits humains sont améliorées ; - la lutte contre l’impunité et la protection des droits humains sont renforcées et la lutte contre la corruption est renforcée. Rappelons que le PARJ2 est mis en œuvre par l’unité de gestion pour l’appui technique et le volet infrastructure et un consortium de trois ONGI à savoir RCN, Justice et démocratie, ASF et Trial international pour la demande de justice. Il est financé à hauteur de 35 millions d’euros par le 11e fond européenne de développement.

«Plus de 20 ans que nous finançons ce secteur de justice qui est notre cheval de bataille pour changer les choses et mettre des personnes capables pour faire avancer les choses dans les domaines publiques»,  indiqué Mme Aurore Decarnieres.

Jules Ntambwe

 

 

 ‘’Vulgarisation sur la lutte contre le détournement des deniers Publics’’ était le thème d’une grande conférence-débat organisée, mardi 14 juin 2022, par le département de la communication stratégique des organisations de l’Institut Facultaire des sciences de l’information et de la communication, Ifasic. Un entretien tenu à l’Espace Malembe de l’Ifasic dans la commune de la Gombe. C’était, en effet, une occasion offerte au patron de l’Inspection Générale des Finances, Jules Alingeti Key, d’expliquer en détails le combat mené par l’IGF dans le cadre de la lutte contre le détournement des deniers publics. Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre d’échanges citoyens avec la communauté estudiantine de l’Ifasic. C’était en présence du Recteur, le professeur Jean Kambayi Bwatshia, de quelque Membres du corps académique ainsi que les étudiants de l’institut venus en nombre pour se cultiver davantage.

Pour l’Inspecteur Général des Finance, Jules Alingete, ‘’Il est illusoire de parler du développement  sans qu’il y ait  intériorisation de la notion de contrôle’’. 

D’après lui, ’’ toutes les statistiques internationales démontrent qu’il  y a une corrélation directe entre la corruption et le sous-développement. Plus la corruption a enraciné la vie d’une économie ou d’une société, plus cette économie ou société sera sous-développée’’.

C’est dans ce contexte qu’il estime que’’ les détournements des deniers publics et la corruption sont les vecteurs du sous-développement qu’a connu la République Démocratique du Congo pendant plusieurs années’’.

Et à l’inspecteur général des finances de renchérir que le sous-développement que le pays a vécu depuis des années n’était en réalité que la manifestation de détournement et de la corruption qui était devenue  endémique, voire ancrée dans l’ADN du gestionnaire public.

A l’en croire, l’IGF a eu à faire à des gestionnaires publics nés dans la corruption, grandis dans la corruption. Selon lui toujours, si cette lutte contre l’impunité n’était pas déclenchée par le chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi, ils devraient mourir dans la corruption, à tel point qu’ils auraient pensé que la corruption est un phénomène normal.

Il a expliqué à l’assistance qu’après l’avènement au pouvoir de Félix Antoine Tshisekedi, il a vite compris, après investigation, que la corruption et le détournement des deniers publics constituent la base, l’essentiel de la misère que traverse le pays.

C’est ainsi que le Chef de l’Etat a confié la mission à l’Inspection Générale des Finances  de’’ lutter efficacement contre la corruption et le détournement’’, qui selon  le Chef  de l’IGF,   est ‘’le seul  moyen de quitter la situation que traverse le pays’’.

Il a affirmé par ailleurs que l’Inspection Générale des Finances est un service public, avec la particularité qu’elle relève de l’autorité directe du chef de l’Etat. De ce fait, elle a reçu une mission auprès du président Félix Antoine Tshisekedi.

Il s’agit d’instaurer une sorte de patrouille financière qui est un style de surveillance totale de toutes les opérations financières de l’Etat et cela à tous les niveaux ; de déclencher l’opération  de la lutte contre les exonérations illégales ainsi que l’encadrement des régies financières afin d’éradiquer la fraude et le coulage des recettes.

Et pour y arriver, l’inspecteur Alingete a expliqué avoir mis des stratégies en place.  Il s’agit, entre autres, de l’amélioration de travail des inspecteurs, l’amélioration des finances et des matériels ; la mobilisation des inspecteurs en ce qui concerne l’intégrité et la publication régulière des rapports de l’IGF sur les faits de détournement et de corruption.  

Concernant le résultat après deux années  d’activité, Jules Alingete  affirme que progressivement, la République Démocratique  du Congo est  en train d’améliorer la qualité des dépenses publiques.  Il estime qu’actuellement, le pays traverse la barre de 50% de traçabilité de la dépense publique  qui était de 20% avant sa nomination. Avec les mécanismes mis en place, l’IGF a réussi à matérialiser la présence d’un gendarme ferme, intransigeant devant les actes de détournement et de corruption.  Il estime que petit à petit, les prédateurs reculent et dit constater, une amélioration de la qualité des dépenses publiques dans le pays.

Nelly Somba

«En principe, c’est plus de 200 personnes qui doivent sortir. Aujourd’hui, vous allez sortir à 46. Je reviendrai lundi pour que tous les autres bénéficiaires sortent. Je ne souhaite pas qu’il y est de trafic ou la caution sur la décision du chef de l’Etat». Tel est, en substance, le message du Vice-ministre de justice et Garde ses sceaux, Amato Bayubasire Mirindi, qui a procédé, le 18 juin 2022, à Kinshasa, à la libération des prisonniers de la Prison Centrale de Makala graciés par le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, conformément à l’Ordonnance n°21/104 du 31 Décembre 2021 portant mesure collective de Grâce.

Accompagné du secrétaire général à la Justice, Georges Mfulu et de la directrice, cheffe pénitentiaire, le Vice-ministre de la Justice a constaté que les prisonniers en instance de libération étaient très contents de l'acte du Président de la République. D'où, le message : «je voudrais vous dire que le président de la République qui a décidé de vous accorder la grâce vous accorde aussi la chance de rentrer dans vos activités actuelles à la cité mais, il ne veut pas que vous repreniez les mêmes infractions qui ont fait que vous soyez en détention. Le temps que vous avez passé en détention, j’espère que ça a été un moment pour changer le comportement».

C'est dire, pour Amato Bayubasire, celui qui, demain ou  après demain, va reprendre les mêmes infractions pour lesquelles il s’est retrouvé à la Prison centrale de Makala, ne bénéficiera plus de la grâce présidentielle parce qu’il sera un récidiviste. Il restera en détention jusqu’à purger sa peine totale.

Il convient de signaler que parmi les graciés, il y a le Président de la jeunesse du parti politique de Moïse Katumbi, Jacky Ndala.

«Dire que je suis satisfait c’est trop. Moi je suis quelqu’un de sincère. Je crois que ça fait 6 mois que nous devrions être libérés. Il faut que les gens le sachent. Mais, c’est un grand jour pour nous, pour le Congo», a souligné Jacky Ndala qui a saisi cette occasion pour appelé les autorités compétentes à l'amélioration des conditions carcérales dans cet établissement pénitentiaire.

Pour le Directeur de la Prison centrale de Makala, Joseph Yusufu Maliki, cette journée est spéciale pour la Prison Centrale de Makala et restera non seulement inscrite dans l'histoire de cet établissement Pénitentiaire, mais aussi gravée dans les cœurs de ses pensionnaires qui croyaient être abandonnés mais finiront par comprendre que la Société congolaise a encore besoin d'eux après leur séjour dans ce milieu carcéral pour ce geste qui fera en sorte que la prison soit tant soit peu désengorgée.

"Vous comprendrez que la Prison Centrale de Makala fut construite pour n'accueillir que 1.500 pensionnaires mais au jour d'aujourd'hui, elle regorge en son sein un effectif de 9.212 donc, une hyper surpopulation avec beaucoup de risques tant sur le plan sanitaire que sur le plan sécuritaire. Je  profite de cette occasion pour que vous puissiez vous imprégner personnellement de cette situation si récurrente devenue un Fléau".

Pour palier à cette situation, Joseph Yusufu Maliki propose, entre autres, que les Magistrats se dessaisissent des cas bénins; que les Parquets puissent envoyer les Réquisitions afin d'emprisonnement à la prison pour des détenus dont les arrêts sont déjà rendus;  que les transfèrements se fassent pour un bon nombre des condamnés vers d'autres prisons des provinces et enfin, que les propositions de libération conditionnelle soient traitées avec rapidité.

Jules Ntambwe

 *Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a présidé ce jeudi 16 juin 2022 à la Primature, la réunion du Comité de conjoncture économique à laquelle ont pris part quelques membres du Gouvernement et la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo.

Selon le Ministre d’Etat en charge du Plan qui en a fait le compte rendu à la presse, les membres du comité de conjoncture qui ont fait le tour d’horizon de la situation économique du pays, ont relevé avec satisfaction la résilience dont fait montre l’économie de la République Démocratique du Congo face aux différents chocs extérieurs dus notamment à la Covid-19, à la guerre en Ukraine et à l’agression du pays par le Rwanda.

« Nous avons constaté en gros que notre économie reste résiliente. Aujourd’hui, le taux de change reste stable autour 2004 FC contre 1dollar américain à l’officiel et 2039 FC contre 1 dollar au parallèle. Donc ce qui est une bonne stabilité. Les réserves de change restent au beau fixe autour de 3,9 milliards de dollars. Ce qui est une bonne chose. Nous avons également examiné les effets des décisions qui ont été prises pour maintenir un certain niveau de prix et lutter contre l’inflation importée, notamment les mesures qui ont été prises pour neutraliser la TVA. Le Ministre des finances a fait son rapport au comité. On a constaté qu’à peu près 52% des entreprises ont respecté la mesure pour maintenir les prix et même les rabaisser. Mais il y a un certain nombre d’entreprises qui représentent plus ou moins 48%, qui n’ont pas respecté. Les instructions ont été données au Ministre des finances pour sévir et faire redresser ces entreprises-là de manière à ce qu’elles payent à l’État le manque à gagner. Et il va poursuivre et renforcer le contrôle de manière à ce que les gens puissent faire bénéficier à la population la décision qui a été prise », a souligné Christian Mwando Nsimba.

La question de la hausse de prix des produits pétroliers a été également passée au peigne fin. « Nous avons également constaté qu’au niveau international, le prix du pétrole continue à augmenter. Il est passé la semaine dernière de 110 à 121 dollars le baril. Donc, il y aura une poursuite progressive maîtrisée de la hausse des prix mais les instructions ont été données pour que le Ministre des hydrocarbures prennent toutes les dispositions de manière à maîtriser le manque à gagner et à augmenter le niveau de stock », a-t-il assuré.

Il faut aussi noter que la question liée à l’impression des imprimés de valeur par l’hôtel de monnaie a été abordée au cours de cette réunion du comité de conjoncture économique.

« Nous avons examiné avec Madame la Gouverneure de la BCC, la question de la gestion des imprimés de valeur notamment l’impression des imprimés de valeur de souveraineté par l’hôtel de monnaie. Le comité de conjoncture a pris acte de cette demande et a chargé Madame la Gouverneure de prendre contact avec tous les ministres sectoriels de manière à ce que l’hôtel de monnaie soit utilisée pour l’impression des imprimés de valeur », a conclu Christian Mwando.

La Pros.

C’est une initiative louable pour le Ministère du Budget. Le Gouvernement de la RDC projette de disponibiliser un Budget conséquent en vue d'assurer comme il se doit  l'avenir des enfants. Jeudi 17 juin dernier, lors du Lunch Meeting à l'hôtel Sultani, le Ministre d'Etat, Ministre du Budget, dans son mot de circonstance devant les Secteurs impliqués dans les questions liées à l’Enfant, l’a fait savoir aux participants.

«Comme vous le savez bien, le développement de l'Homme dans toutes ses facettes constitue un des points clés de l'action de son Excellence Félix Antoine Tshisekedi, Président de la République et Chef de l'État et figure parmi les priorités du Gouvernement piloté par son Excellence Monsieur Jean-Michel Sama Lukonde, Premier Ministre. Fort de cette conviction, le Gouvernement de la République a conclu, en juillet 2021, à travers le Ministère du Budget un partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), afin d'appuyer les Acteurs Impliqués dans le Processus budgétaire à une meilleure formulation des politiques publiques liées à l'Enfant. Ce partenariat nous a conduit à mettre en place, avec les parties prenantes au processus budgétaire un cadre d'échanges sur les politiques publiques liées à l'Enfant», a indiqué le Ministre d’Etat Aimé Boji Sangara. Et le Patron du Budget Congolais d'ajouter : "Ainsi, le présent Lunch meeting s'inscrit dans cette dynamique et les conclusions des échanges permettront sans nul doute d'améliorer le Cadre Budgétaire à Moyen Terme 2023-2025(CBMT), en cours d'élaboration ''.

Dans le même élan, dans son discours prononcé lors de ces assises organisées en Prélude au Séminaire d'Orientation Budgétaire pour l'exercice 2023 qui se tiendra au mois de Juillet prochain, en s'appuyant sur les propos du célèbre Savant Albert Einstein, qui stipule que ‘’le progrès n'aura aucun sens tant qu'il y aura des Enfants malheureux". Le Minetat Boji pense qu'il est impératif d'avoir un budget Pro-enfant pour le développement de la RDC. « Le Progrès Social, économique, scientifique et culturel,  que nous appelons de tous nos vœux,  dépendra de manière significative de la qualité de nos enfants, qui sont l'avenir de notre Pays. Dans la même logique, il s'avère donc qu'un Budget Pro-enfant est impératif pour le développement de notre Pays », a soutenu le Minetat du Budget.

Il convient de noter que les Participants à ce déjeuner de travail ont été  invités,  par Aimé Boji Sangara, à donner le meilleur d'eux-mêmes afin d'atteindre les objectifs sus-fixés dans le cadre de ces assises qui permettront,  notamment de mieux comprendre les différents défis liés aux questions de l'Enfant ;d'avoir une idée sur les financements, à ce jour,  des secteurs concernés et des différentes contraintes budgétaires y relatives ;de formuler les actions des politiques sectorielles pertinentes et efficaces avec un impact visible sur les questions de l'Enfant devant être prises en compte dans le CBMT 2023-2025 ; de renforcer l'efficacité dans l'élaboration des prévisions budgétaires des secteurs sociaux par des recommandations qui en résulteraient.

Fin manager, Aimé Boji vient d’amorcer le processus d’élaboration du projet de Loi de Finances 2023, dont les travaux démarrent incessamment, à travers les séminaires budgétaires.

Jules Ntambwe

Au nom du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a présidé, ce jeudi 16 juin 2022 à Fleuve Congo Hôtel, les travaux de la 2ème Réunion des ministres de la Justice des États membres de la Conférence internationale sur la Région des Grands lacs (CIRGL). La Représentante spéciale des Nations-Unies pour la Région des grands lacs, la Directrice du Programme de l’Institut International pour la Justice et l’Etat de droit, le Secrétaire exécutif de la CIRGL et plusieurs autres personnalités tant de la République démocratique du Congo que d’autres pays membres de la CIRGL ont pris part à ces assises.

A en croire la Ministre d'Etat en charge de la Justice de la RDC, Rose Mutombo Kiese, cette deuxième réunion est une action occasion offerte aux Etats membres de la CIRGL d’identifier les actions prioritaires à entreprendre pour une justice forte dans la Région des Grands Lacs afin de mettre fin à l’impunité et rendre justice aux victimes des crimes les plus graves dans la Région des Grands Lacs.

Dans son discours d’ouverture officielle de ces travaux, le Premier Ministre Sama Lukonde a souligné que cette réunion se tient dans un contexte très particulier, marqué notamment par la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Le Chef du Gouvernement a rappelé que l’objectif pour lequel la CIRGL a été créé n’est pas encore atteint au regard notamment des conflits persistants dans la région.

«Dois- je rappeler que l’objectif de la CIRGL était de lancer un processus dans le cadre duquel les dirigeants des pays de la Région des Grands Lacs chercheront ensemble à dégager un accord commun sur un certain nombre de principes basés notamment sur les relations de bon voisinage, la recherche de la stabilité des États membres, la paix et le développement dans la région. La création de la CIRGL constitue donc la réponse à la nécessité d’un effort concerté en vue de promouvoir la paix, gage de développement. Pour ce faire, les Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres se sont engagés à définir et à mettre en œuvre une série de programmes d’actions en vue de mettre fin au retour cyclique des conflits, et ce, comme je l’ai évoqué précédemment, pour apporter à l’ensemble de la Région une paix durable, la stabilité, la sécurité, la démocratie, et le développement. Loin s’en faut aujourd’hui au regard de la situation vécue dans la partie Est de la RDC. En effet, c’est avec regret que je note que la détérioration actuelle de la situation sécuritaire dans la partie Est de notre pays particulièrement dans la province du Nord-Kivu est malheureusement le fait d’un des Etats membres qui, en violation des objectifs de notre organisation commune se trouve être à la fois, partie prenante et pourvoyeur d’une des forces négatives, mieux un groupe terroriste au regard de son mode opératoire, le M23 pour ne pas le citer », s’est indigné Jean-Michel Sama Lukonde.

Loin de se décourager malgré cette situation des conflits, le Premier Ministre a souligné la nécessité de poursuivre les efforts pour l’atteinte des objectifs assignés à la CIRGL.

« Doit-on pour autant céder au découragement quand on tient compte du noble objectif pour lequel cette organisation sous-régionale a été créée ? Non. La CIRGL présente plusieurs atouts, car elle est l’unique organisation sous-régionale africaine qui réunit en son sein 12 Etats appartenant à différentes communautés régionales à savoir, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), la Communauté de l’Afrique de l’Est (CEA) à laquelle la République Démocratique du Congo a adhéré il y a peu, et enfin, la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC). Ainsi, la CIRGL apparait-elle comme l’une des organisations sous-régionales à même non seulement de mettre fin aux conflits  mais également,  de stopper la recrudescence de la criminalité transnationale grâce à son protocole sur la coopération judicaire du 1er décembre 2006 », a-t-il souligné.

Pour le Premier Ministre Sama Lukonde, la persistance de l’impunité favorise, à coup sûr, un climat d’insécurité dans la Région des Grands Lacs. Ainsi, précise-t-il : « les mesures telles que les directives qui feront l’objet d’adoption aujourd’hui contribueront à combattre l’impunité sur le plan régional. Ces directives aideront les États à assurer la poursuite et la condamnation de tous les individus contre lesquels il existe des preuves établissant qu’ils ont commis des infractions dans l’un des Pays de la Région des Grands Lacs et conséquemment, faciliteront leur mise en jugement pour autant que les États s’accordent sur une coopération mutuelle en matière d’enquête, de poursuite et d’échanges de renseignements et de documents ».

Il y a lieu de signaler  que cette réunion va permettre aux participants de partager les expériences sur les enquêtes judiciaires en cours dans la Région des Grands Lacs pour de meilleurs résultats.

La Pros.

Le Premier ministre de la RDC, Jean Michel Sama Lukonde a participé jeudi 16 juin 2022, à Kinshasa, à l’ouverture de la 2èmeréunion des ministres de la Justice de la Conférence internationale des pays des Grands Lacs. Objectif, tabler sur le renforcement de la coopération judiciaire dans la région.

A l'ouverture de ces travaux, le Premier ministre Jean Michel Sama Lukonde a déclaré  que cette rencontre se tient dans un contexte particulier, non seulement pour la RDC, mais également pour la Région des Grands Lacs (CIRGL), notamment marqué par la persistance des défis relatifs à la paix et à la sécurité dans la plupart des Etats qui composent cette organisation.   

Le Premier ministre, Jean Michel Sama Lukonde, représentant le Chef de l’Etat, a rappelé que l’objectif de la CIRGL était de lancer un processus dans le cadre duquel les dirigeants de cette région chercheront ensemble à dégager un accord commun sur un ensemble de principes communs basés notamment, sur les relations de bon voisinage, la recherche de la stabilité des Etats membres, la paix et le développement dans la Région. Pour lui, la création de la CIRGL constitue la réponse à la nécessité d’un effort concerté en vue de promouvoir la paix, gage de tout développement. 

Prenant la parole, la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, a indiqué qu’il est évident qu’en mettant en place le Réseau de coopération judiciaire, l’objectif de la CIRGL était de permettre aux Etats membres de superviser et d’harmoniser l’application par les acteurs nationaux des principes sous régionaux sur la coopération judiciaire aux fins de lutter efficacement contre la criminalité transnationale, par-delà lutter contre l’impunité dans la Région des Grands Lacs.

Cet objectif légitime s’inscrit dans la droite ligne des engagements 6 et 7 de l’Accord-Cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la Région. 

Concernant la RDC, a dit la ministre d’Etat Rose Mutombo, ce noble objectif est en droite ligne avec la vision du Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi pour sa quête de l’instauration de l’Etat de droit en RDC et surtout pour son engagement à le promouvoir dans la Sous-région. Cela est d’autant plus important que la RDC se doit de mettre fin à l’impunité des crimes graves commis sur son sol, depuis plus de deux décennies. Cette rencontre est l’occasion d’identifier et d’approuver les actions prioritaires à entreprendre dans ce sens. «Il n’est plus nécessaire de le rappeler, la Région des Grands Lacs a besoin d’une justice forte. Il nous faut établir la vérité et de rendre justice aux victimes des crimes atroces qui ont jalonné l’histoire et le continuent hélas encore, à meubler le quotidien de nos populations. Par conséquent, nous devons travailler de façon complémentaire pour que les souffrances subies soient ordonnées. Certes, cela prendra du temps, mais nous sommes déterminés à tout faire pour que cette justice soit rendue. Les victimes des crimes les plus graves attendent de nous tous que justice leur soit rendue. Ensemble, nous y parviendrons».

Elle a par ailleurs reconnu que «malgré les multiples efforts consentis par les pays membres de la CIRGL, les défis subsistent. Le traitement des dossiers judiciaires relatifs à la criminalité transfrontalière connait encore quelques difficultés. 

Cependant, "nous devons nous féliciter des progrès réalisés à ce jour. Notre rencontre d’aujourd’hui nous offre l’occasion de nous pencher sur la liste des engagements qui contribueront à renforcer la coopération judiciaire régionale en matière d’entraide judiciaire. J’estime que le partage d’informations et d’expériences est fondamental pour faire avancer les enquêtes et les poursuites».

A cet effet, Rose Mutombo Kiese a réitéré la disponibilité de la RDC à travailler avec tous les pays de la Sous-région sur cette question. Dans ce contexte, il reviendra aux Etats membres de convenir des prochaines étapes en ce qui concerne les efforts nécessaires pour résoudre les problèmes en suspens. «Il y a de cela trois ans, nous avons adopté à Nairobi, une Déclaration sur la justice et la bonne gouvernance. En tant que matrice politique et opérationnelle de notre action commune, la Déclaration nous invite à mutualiser nos efforts et à trouver des mécanismes de coopération performants. De ce fait, la complémentarité et la coopération sont des éléments centraux du dispositif de lutte contre l’impunité afin de protéger les générations futures de la Région des Grands Lacs contre les fléaux de la guerre et de la criminalité».

La Ministre d’Etat, ministre de la Justice de la RDC a rappelé les principaux enjeux qui ont sous-tendu l’adoption de cette déclaration. La question de l’accès à la justice, en particulier pour les groupes les plus vulnérables et de celle de la lutte contre l’impunité, sont parmi les principaux défis auxquels la Région, en proie à des activités illicites menées par divers acteurs, y compris les groupes armés et autres réseaux criminels, fait régulièrement face. «A cet effet, nous sommes appelés à renforcer davantage nos efforts de coopération au niveau régional afin de nous assurer qu’aucun espace d’impunité ne résulte du manque de coordination entre nos instances judiciaires respectives», a-t-elle conclu.

Jules Ntambwe

Dans l’avant-midi du week-end dernier, le Vice-premier ministre  des affaires étrangères Christophe Lutundula Apala a, au cours d’une activité conjointe aux préparatifs de rapatriement des reliques du Héros national, remis solennellement le passeport diplomatique du Héros national à son fils aîné François Lumumba. C’était dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa, devant la famille biologique de P.E. Lumumba.

61 ans après son assassinat, enfin les restes du corps du tout premier Premier ministre de la République démocratique du Congo, Patrice Emery Lumumba regagneront d’ici peu de temps le pays. En effet, la remise du passeport à sa famille biologique par le gouvernement congolais par l’entremise du ministre de tutelle le rassure visiblement. En effet, dès le 21 juin 2022, les reliques seront déjà à Kinshasa et les congolais pourront enfin faire le deuil de leur héros national dans le pays de ses ancêtres. 

Dans la cérémonie de remise de passeport, le VPM des Affaires Etrangères, Christophe Lutundula a souligné que c'est une journée mémorable et inoubliable pour tous. Un motif de satisfaction que son ministère soit honoré d'être associé à ce processus par la famille du premier Premier ministre de la RDC, héros national Patrice Emery Lumumba afin que le peuple congolais puisse témoigner de leur reconnaissance à cet indomptable personnage et de le pleurer dignement.

«C'est un privilège historique après plus de la moitié d'un siècle. Nous en sommes fiers et capitalisés cet instant historique par notre travail au service de la nation comme l'a voulu Feu Patrice Emery Lumumba. C'est d'ailleurs, la meilleure façon de le pleurer et de perpétuer sa mémoire, réaliser son idéal pour le bien de notre peuple sous le leadership du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui s'est déjà rendu au village natal de Lumumba là où se trouve son cordon ombilical», a-t-il indiqué.

Très touché par ce geste rassurant et d’honneur de la part du gouvernement congolais, François Lumumba, fils du héros national Patrice Lumumba n’est pas resté muet. Face à ce geste, il a au nom de toute la famille Lumumba remercié le gouvernement congolais à travers son ministère des affaires étrangères pour son implication concrète dans le processus du retour des reliques du héros national dans son pays natal. 

D’une manière particulière, il a adressé ses vifs remerciements au Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour son engagement et détermination dans la concrétisation de cette promesse.

Fidel Songo

 

 

Une équipe de  lions, dirigée par un mouton, peut-être battue par une équipe de  moutons dirigée par un lion. Cette maxime traduit essentiellement le manque de leadership,  d'une part, et la présence de leadership,  d'autre part. Pour mieux répartir cette dualité,  au regard de la réalité conjoncturelle et ponctuelle. 

C’est-à-dire,  la guerre qui sévit à l'Est ; la RDC, est un Etat des lions, mais dirigé par un mouton, et le Rwanda est un Etat des moutons, mais dirigé par un lion. 

Nous sommes à l'heure où les Etats survivent grâce au leadership incarné par ses dirigeants, mais qu'en est-il de leadership et management des dirigeants congolais dans la gestion des affaires publiques, surtout pour des questions qui relèvent de la défense et de la sécurité des frontières territoriales. Point n'est besoin d'en chercher les preuves  sinon,  la résurgence de M23, et l'occupation de la cité de Bunagana par ce même groupe de rebelles de M23, en connivence avec l'armée Rwandaise  en sont quelques-unes.

Se poser des questions existentielles pour la meilleure compréhension de cette épineuse question, serait optimale sans aucun doute d'être incompris, bien que nous ne sommes pas porteur de la compréhension des uns et des autres.

Pourquoi dit-on que la RDC, Etat du non monde ?

Parce que, la RDC, est un Etat singleton et non pluriel, cause de faiblesse dans le système politique international, régional et sous régional. Un Etat tout simplement juridique, c'est-à-dire, disposant tout simplement : un territoire, une population et un pouvoir organisé (gouvernement) jouissant de la reconnaissance internationale.

Et,  en tant que telle, et par son inefficacité et manque de rapport de force, se retrouve dans les pays du non monde, pays considérés comme objets et non acteurs dans le système politique international. Peut-on nous se plaindre à ce sujet en tant que congolais ? Pas dit tout. Parce que vouloir,  c'est pouvoir, et se faire respecter est une question qui relève de leadership et de responsabilité, et la responsabilité est un choix qui résulte de la conscience, et de la conscience morale, et non une option.

Non pluriel, étant seulement un état juridique, la RDC, n'est pas un Etat régalien, politique, sociologique et anthropologique, dépourvue des toutes ses dimensions sans plus donné des détails sur ça, espérant s'exprimer incessamment dans un autre article, elle s'éloigne d'être considérée comme Etat du monde, apanage et exclusivité des grandes puissances.

Peut-on condamner l'agression de M23 soutenu par l'armée Rwandaise ? << La guerre est une règle, et la paix une exception >>,  dixit Jean-Lucien KITIMA, Professeur des Universités (politique extérieure).

 Dans les relations entre Etats, il n’y a pas de place pour des plaintifs, seuls,  les intérêts qui conditionnent leurs comportements, et bien la RDC doit s'assumer et faire preuve de sa force.

Les actes posés par l'armée Rwandaise par le truchement de M23, ne sont que les résultats de la préméditation et de la préparation lointaine mais,  face à cette situation douloureuse, criante, affreuse et inhumaine, que doit faire la RDC pour apporter de façon immédiate, son soutien logistique, matériel et financier aux FARDC afin d'obtenir gain de cause ?

Puisqu'au stade actuel, le budget de l'Etat congolais est insuffisant, médiocre pour pouvoir subvenir au besoin pressant, qui menace la quiétude collective, le vivre ensemble, le sursaut patriotique doit s'imposer et se traduire par des actes concrets.

Pour ce faire :

- Tous les fils et toutes les filles du pays qui ont plus de moyens financiers que l'Etat congolais, doivent être contraints par l'Etat lui-même, de gré ou de force, à rétrocéder la moitié de leurs avoirs dans le trésor public, aussitôt fait, ces fonds doivent être impérativement alloués à l'armée, le service des  renseignements  et la diplomatie.

- Réunir tous les chefs coutumiers et traditionnels légitimes des toutes les tribus et ethnies qui composent la RDC, à travers une rencontre générale qui sera appelée Union nationale Ancestrale, << UNA >> en sigle, avec comme objectif,  la réconciliation et la quête de la force traditionnelle pour vaincre le M23.

- Faire inscrire de gré ou de force tous les jeunes garçons de 6ème  Humanité, et premier graduat à la formation militaire.

Pourquoi la guerre à l'Est ? Historique ou Conjoncturelle ? Politique ou sociologique ?

Quelle attitude  la RDC doit-elle  adopter vis-à-vis des organisations sous-régionales, régionales et internationales ?

Doit-elle rompre ses relations diplomatiques avec le Rwanda ?

Faire la guerre au Rwanda serait-il une solution au problème ?

Que la raison pure agisse selon l'entendement des uns et des autres, sinon prière  vous abonner à  notre chaîne YouTube Yandi TV pour plus des détails.

Atmosphère  lourde   dans la résidence ministérielle, sous la paillotte,  en cette matinée fraîche de la saison sèche.  Atmosphère fraîche et sèche à l’image du climat  morose ambiant,  secoué par la guerre de l’Est. Comme   à   l’accoutumée, chaque matin, notre patron le Ministre d’Etat des Questions Statistiques et Tactiques consulte la « base » de sa « base » du cabinet pour s’enquérir des nouvelles les plus chaudes, et brutes.

Il y a  là   sous la paillotte aujourd’hui: le garde du corps, le jardinier, la dame-domestique,  et le chauffeur du Ministre. Ainsi que l’exprime souvent notre Ministre (en guise de compliment à notre égard) : « La    vérité  sort des bouches innocentes, celles des ‘’quados’’ d’en -bas » ;   et le Ministre de nous révéler les  derniers développements de la situation à l’Est du pays : les exterminations et les massacres  des barbares, les chantages et les alibis grossiers, les  silences et les compromissions, les  réserves  de  nombreux  Ponce-Pilate à travers le monde, presque tous drogués par la guerre de l’Ukraine.

Jamais auparavant, d’après les collègues présents à la résidence ministérielle, les échos de  la   guerre de l’Est en RDC  n’ont été  aussi proches de  l’Ouest. Habituellement, les répercussions et les bruits de bottes sont loin d’ici, la capitale, surtout  loin de notre nganda-bar. Goma, si loin. Rutshuru, si loin. Bunagana (ô Bunagana !), si loin. Et    le  Ministre de renchérir : «  Hé oui, loin  des fausses dévotions, loin des   ‘agendas cachés’, loin des positionnements ‘profito-situationnistes’. Loin  des mercenaires, des commissionnaires et des bongolateurs    de  la mort… ».   Autant  de  vocables  ministériels qui sont mélange d’exaspération et de révolte. « Ah ! me dis-je en moi-même, la vérité sort quelquefois des Mvuandu d’en-haut, en détresse. Et avec  des accents  que la colère  innove  et   enflamme  »…

… C’est alors que le Ministre nous consulte tour à tour. D’abord le garde du corps : sans doute par réflexe de militaire du rang, il est  réservé et muet. Le jardinier lui, au contraire,  a voulu prouver sa verve  fleurie ; il a dit : « Yélélé ! Tozali Nzete ebeta kake ; ebangaka likolo eyinda te. Yélélé » (Yélélé ! nous sommes l’Arbre frappé par la foudre ; il ne craint plus les intimidations de la tornade. Yélélé ! »). Au  tour   de la dame-domestique ; elle sanglote : « Yélélé ! Nayoki mateya ya Monganga MUKWEGE ;  alobi ‘te nzoto ya mwasi eza tempelo Yélélé ! Obebisi tempelo, oluki botutu » (Yélélé ! Il me revient les paroles du Docteur MUKWEGE   qui   comparent  le corps de la femme au tabernacle. Profaner le tabernacle, c’est commander le suicide et la malédiction sur soi, à petit feu »). Enfin, la parole au chauffeur du Ministre ; il dit : « ata  moto   ya    liboma  makasi, abangaka elombe apapolaki ye  mbata » (« Le fou le plus dangereux se rappelle et redoute  toujours  le gaillard qui naguère l’a corrigé et chicoté »).

Pause. Le Ministre a suspendu les débats. Il semble nous avoir compris. Il se met à marmonner comme s’il parlait à lui-même, comme s’il  méditait tout haut ; il dit (et au fur et à mesure sa voix éclate : « Chaque minute, ayons une pensée forte pour nos sœurs et nos frères martyrs et héros de l’Est. Soyons des vengeurs à la puissance de  feu impitoyable. Dieux de nos  ancêtres, montrez-vous donc  entre deux nuages ; manifestez-vous donc entre deux  tourbillons afin de rassurer, afin   d’éloigner les épouvantails des massacres ! Il nous faut à la fois 100 millions de MUKWEGE réparateurs de l’immonde, et 100 millions de nouveaux  combattants  KUNYUKU résistants comme lors des grandes guerres ! Il nous faut 100 millions de  LUMUMBA exorciseurs des paniques. Il nous faut 100 millions de mamas-bipupula, amulettes et nourricières. Il nous faut, comme service patriotique, l’enrôlement  obligatoire de 100 millions de jeunes conscrits, et  de toutes origines, et  vraiment motivés! Il nous faut, il nous faut  …au présent. Pas au futur… ».

Yoka   Lye

 

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