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 Dans un souci de rendre service noble aux travailleurs étrangers en RDC, le ministère de l’emploi, travail et prévoyance sociale a informé le 05 août 2022 les employeurs et travailleurs étrangers lors d’un communiqué officiel que c’est depuis Mars 2022 que la procédure à suivre pour se procurer la carte biométrique de travail pour étranger avait repris. A cette occasion, les travailleurs concernés sont obligés de se présenter au centre de capture  avec comme adresse SYCAMORE SARL situé au 2ième niveau de l’immeuble photo Guy sur le boulevard du 30 juin en face de la grande poste, du lundi au vendredi de 8H30 à 16H30, munis de toutes les pièces justificatives.

Dans une logique simple, a déclaré le ministère, le requérant se trouvant à Kinshasa doit déposer son dossier au secrétariat technique de la commission Nationale de l’emploi étranger (C.N.E.E) pour obtenir la nouvelle carte biométrique de travail pour étranger, et à la division provinciale de l’emploi et du travail s’il est en province. Pour ce faire, le processus d’obtention de la carte se fait moyennant 280$ notamment, 130$ sur le compte bancaire de l’imprimeur SYCAMORE SARL pour le retrait du formulaire et l’impression de la carte à la RAWBANK SA avec comme compte bancaire de 0510101023118901-19 USD et EQUITY BCDC avec 001200000002090 USD, en second lieu, 150$ à payer directement au secrétariat technique de la commission Nationale de l’emploi des étrangers (CNEE).

Après examen du dossier du requérant par la CNEE a-t-il déclaré, un procès-verbal sera établi et transmis à la DGRAD et à la DGM pour dispositions. Une fois la note de perception établie par la DGRAD, le requérant devra déposer les preuves de paiement auprès du comptable public des recettes 0268.

Ensuite, les relevés de la carte seront transmis à l’imprimeur SYCAMORE. Ce dernier va alors procéder à la capture et à l’impression de la carte avant de la transmettre au ministère, lequel le remet au requérant. Il sied de noter que des contrôles sont en cours sur toute l’étendue du territoire national. 

Israël Boma

 

 

 

Après Matata Ponyo, Martin Fayulu et Jean-Claude Baende, la liste de prétendants candidats à la succession de Félix Tshisekedi à la tête de la République Démocratique du Congo s’allonge. C’est au tour de l’ancien ministre des Relations avec le Parlement, Jean-Pierre Lisanga Bonganga d’officialiser sa décision de briguer la magistrature suprême en 2023. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse animée le mardi 8 novembre 2022 au Centre d’étude pour l’action sociale (CEPAS), dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Dans sa communication, il a rappelé les temps forts de son parcours politique marqué essentiellement par une participation à des dialogues et consultations politiques et un passage éphémère au gouvernement après une expérience ratée à l’Assemblée nationale.

Des préalables avant les élections

Au cours de son exposé, Lisanga Bonganga a posé quelques préalables qui, selon lui, sont importants pour s’assurer de la bonne organisation des élections voulues démocratiques, apaisées, transparentes et indépendantes. Il s’agit notamment de l’adoption par consensus de la loi modifiant et complétant la loi électorale ; l’adoption par consensus de la loi modifiant la loi électorale ; la configuration de la CENI par consensus de toutes les parties prenantes au processus électoral afin de garantir son indépendance ; la recomposition de la Cour constitutionnelle pour garantir son impartialité ; le rétablissement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national ; l’enrôlement et le vote de Congolais résident à l’étranger (la diaspora congolaise) ; le consensus exigé doit s’obtenir entre les parties prenantes ci-après : la majorité, l’opposition et la société civile.

Par ailleurs, Bonganga s’est aussi exprimé sur l’agression que subit la RDC par le Rwanda à travers le M23 et il a ainsi appelé à l’unité de toute la classe politique congolaise et demande au peuple congolais de se ranger derrière l’armée congolaise pour vaincre l’ennemi qui menace l’existence de notre pays. « Face à une famille unie, les agresseurs ne feront rien », a-t-il insisté.

Parcours politique

Vers les années 1985, sous le parti-Etat, il a été « membre influent de la Jeunesse du Mouvement populaire de la révolution »(JMPR) en 1985. Après l’obtention d’un diplôme de Licence à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’éducation en 1990, il a participé activement à la Conférence nationale souveraine (CNS) en qualité de délégué de la société civile de Kinshasa.

La suite de sa carrière sera marquée par une participation à des forums et dialogues de paix, en commençant par les négociations du Palais du peuple entre les Forces politiques du Conclave (FPC) jusqu’au dialogue de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) de 2016 à l’issue duquel il a été nommé ministre des Relations avec le parlement.

Conseiller de la République (député national) du Haut conseil de la République Parlement de transition (HCR-PT), Lisanga Bonganga a participé aussi au dialogue inter congolais de Sun City en Afrique du Sud en tant que délégué de la composante « opposition politique non armée ».

Élu député national en 2006 dans la circonscription électorale de Mont-Amba à Kinshasa sur la liste de son parti politique « Convention Chrétienne pour la Démocratie » (CCD), il a été invalidé en cours de mandat.

Quelques années plus tard, il a évolué un moment au sein de l’Opposition républicaine au côté de Léon Kengo Wa Dondo sous le label de laquelle il a pris part aux consultations du Palais du peuple de 2013 convoquées par l’ancien chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange.

Actuellement opposant, il évolue au sein de la plateforme Lamuka et est également co-fondateur de la structure dénommée « Forces sociales et politiques de la Nation » mise en place à l’initiative du CALCC de l’église Catholique et du MILAPRO de l’église protestante.

H.Mposhi

 

Le procès de Vidiye Tshimanga débuté lundi  14 novembre 2022 au tribunal de grande instance de la Gombe a été renvoyé par la même instance pour 10 jours à dater de ce lundi 14 novembre 2022. Vidiye Tshimanga est accusé de  trafic d’influence, corruption et offense au Chef de l’Etat, suite à une vidéo visible en train de négocier aux prétendant investisseurs en leurs promettant son implication pour l’obtention du marché.

Cependant, les avocats de la partie prévenue ont soulevé une action d’incompétence  du tribunal. Selon eux, le tribunal n’est pas totalement compétent du fait que ces infractions ne seraient commises à l’extérieur du pays.

«Les procès-verbaux d’audition, la requête aux fins de la date d’audience et le rapport du magistrat lui-même font état que les vidéos ont été en direct  de Londres au Royaume-Uni, en Europe. Au motif, il n’est pas territorialement  compétent du fait que ces infractions ne seraient pas commise dans le rassorti de sa juridiction, aussi nous avons plaidé sur les exceptions et l’incompétence du tribunal par rapport à la territorialité», ont soulevé les avocats de Vidiye Tshimanga.

Rachel Eyenga

 

 

*Sous la houlette de Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, les élus nationaux ont, au cours de la plénière de ce jeudi 10 novembre 2022, votent, pour la 36ème fois, le projet de loi portant prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire de la République Démocratique du Congo.

Pour un total de 286 députés présents dans la salle de plénière, 284 ont voté oui, 2 ont voté non et aucune abstention.

Ainsi le projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, a conclu Christophe Mboso. Avant d’ajouter que ce projet de loi sera transmis au Sénat pour un examen en seconde lecture.

Par motion d’ordre, le député Emery Okundji a sollicité de ses collèges élus de ne point engager de débat sur la question de la prorogation de l’état de siège, pour des raisons purement stratégiques étant donné la circonstance de guerre dans la partie Est du pays.

Ceci, pour ne pas démoraliser les troupes au front par quelques propos désobligeants lors du débat.

Mais bien auparavant, la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des sceaux a justifié cette énième demande du gouvernement en ces termes : « Cette démarche est une exigence constitutionnelle qui  trouve son fondement dans les dispositions 44, alinéa 5 de la Constitution du 18 février 2006 telles que modifiées à ce jour.

Au terme des dispositions susvisées, l’ordonnance proclamant l’état de siège ou l’état d’urgence cesse de plein droit de produit ses effets à l’expiration du délai prévu à l’alinéa 3 du présent article, à moins que l’Assemblée nationale et le Sénat, saisis par la président de la République, sur décision du Conseil des ministres n’en aient autorisé la prorogation pour des périodes successives de 15 jours ».

Pour la ministre d’Etat, au cours de ces deux dernières semaines, les violences se sont aggravées dans le territoire de Rutshuru, en province du Nord-Kivu, en raison des affrontements intenses entre les éléments des forces armées de la République et les terroristes du M23, appuyés par le Rwanda.

Sous l’impulsion du commandant suprême des FARDC, le gouvernement est en train de déployer tous les efforts nécessaires afin de mettre un terme  à cette agression lâche et ignoble. Cette situation a,  à l’instar de tous les conflits armés, jeté beaucoup de compatriotes de localités concernées par ces affrontements dans l’errance du fait du déplacement massif de la population. 

Des  raisons avancées par le gouvernement

Il importe que la paix et la sécurité soient vite rétablies dans cette partie du territoire national. Entretemps, une équipe gouvernementale a été dépêchée afin de prendre des mesures d’assistance humanitaires au profit des populations déplacées.

Au regard de tout ce qui précède, lors de sa 75ème réunion, le gouvernement avait décidé que le président de la République sollicite du parlement l’autorisation de proroger ce régime exceptionnel en vue de permettre aux forces de défense et de sécurité engagées au front de poursuivre les opérations militaires.

Par ailleurs, en date du 12 octobre dernier, le chef de l’Etat a réuni autour de lui, notamment les élus de l’Ituri et du Nord-Kivu, pour faire le point de la situation sur le terrain à la suite de la mission effectuée pendant cette période-là, dans ces deux provinces sous état de siège, par le Premier ministre avec quelques membres du gouvernement.

De cette rencontre s’est dégagé l’impérieuse nécessité d’organiser dès novembre 2022, une table ronde à laquelle seront conviés la Société civile ainsi que tous les acteurs concernés afin de lever les options sur l’avenir de l’état de siège. C’est donc dans cette perspective que, sur instruction du président de la République,  le Premier ministre a convoqué les travaux préparatoires à la table ronde ainsi annoncée. Les travaux qui se sont déroulés du 1er et 5 novembre 2022 ont connu la participation des élus membres de la commission Défense et Sécurité du Parlement, des experts de la Présidence de la République, de la primature, de quelques ministères, de gouverneurs militaires de l’Ituri et du Nord-Kivu, de l’armée et de la police, des services de sécurité ainsi que des membres de la Société civile de deux provinces sous état de siège.

A l’issue des travaux, les participants ont produit les termes de référence qui serviront de document de base à l’autorité suprême, laquelle en appréciera la pertinence et décidera notamment, de la date, du lieu et du format de la table ronde.

Ce sont donc tous ces motifs réunis qui incite le gouvernement à solliciter l’autorisation de prorogation de l’état de siège en provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.

Cellcom/AN

Au total, vingt (20) lauréats dont 12 filles et 8 garçons ayant réussi au concours de la bourse d'études pour le développement du Kongo Central, édition 2022-2023, viennent de recevoir des mains du gouverneur Guy Bandu Ndungidi, son initiateur, leurs certificats, ce jeudi 10 Novembre courant. Il s'agit là de la toute première promotion baptisée "Muanda Vital", le tout premier gouverneur élu démocratiquement.

En effet, l'annonce officielle d'octroi de cette bourse avait été faite par l'exécutif provincial depuis le 26 août 2022.

L'on se souviendra qu'ils étaient au nombre de 332 candidats, tous des jeunes diplômés d'Etat, édition 2022, venus de quatre coins de la province pour participer à un test écrit organisé à l'Institut Supérieur de Commerce (ISC/Matadi) par le gouvernorat,  le 23 Octobre dernier. A la fin de cette épreuve, les organisateurs n'avaient pas attendu pour corriger les copies et dès la fin de cette première journée, une liste de 30 candidats avait été dressée pour passer le jury oral organisé dans l'après-midi du lundi 24 Octobre à la résidence officielle du gouverneur.

Et, c'est à l'issue de cette ultime épreuve qu'avaient été connu les noms des 20 bénéficiaires de la première édition de la bourse d'études pour le développement du Kongo Central.

L'objectif d'octroi de cette bourse vise à investir de manière quantitative et qualitative dans l'homme pour le progrès socio-économique du Kongo Central, par la formation d'une élite capable de maîtriser les filières porteuses de développement. Cette bourse ne concernait qu'aux finalistes des humanités les plus brillants ayant obtenu plus de 70% de réussite aux examens d'Etat, édition 2022.

D'aucuns pensaient qu'il ne s'agissait là que d'une simple promesse politicienne ou d'un canular, mais la volonté politique du gouverneur Guy Bandu Ndungidi vient d'être prouvée, à considérer les différentes étapes qui ont mené à la concrétisation de l'octroi effectif de cette bourse d'études aux lauréats qui se sont eux-mêmes présentés dans la salle des réunions située au 4eme  niveau de l'hôtel du gouvernement provincial, accompagnés de leurs parents.

A cette remise officielle de la bourse d'études pour le développement du Kongo Central aux 20 lauréats sélectionnés, l'on a noté la présence de plusieurs personnalités politico-administratives notamment les membres du bureau de l'Assemblée provinciale, le représentant du ministre provincial de l'Education, les acteurs du système éducationnel, les membres du cabinet du gouverneur de province et autres membres de familles des lauréats. Une occasion propice pour le représentant du ministre provincial de l'Education/Kongo Central d'exprimer ses sentiments de gratitude au gouverneur Guy Bandu à qui revient les mérites de la paternité de cette bourse d'études.

Pour sa part, le chef de l'exécutif provincial qui s'est dit très impressionné d'être devant ces lauréats, les a tous félicités pour avoir été les meilleurs. "Ce jour doit vous marquer définitivement parce que dans la vie, il faut qu'il ait des meneurs de troupes et donc, l'excellence doit être une culture pour toute civilisation, pour toute nation qui veut se lever. C'est pour cela que cette démarche a été faite; c'est pour vous sortir du lot... Vous êtes supposés être les meilleurs de ces 332 qui ont passé le test écrit. Considérez-vous déjà comme des leaders de la société, ceux qui montrent la voie...", a-t-il soutenu, peu avant de leur remettre ladite bourse.

La lauréate Bibusi Massamba a, au nom de ses collègues boursiers, exprimé sa joie en remerciant vivement le gouverneur Guy Bandu tout en promettant de se constituer en vrais acteurs du lendemain meilleur de la province. Il ne reste qu'à souhaiter bonne année académique aux 20 premiers boursiers qui seront envoyés, dès la rentrée académique prochaine, dans plusieurs Universités de la province et de Kinshasa pour entamer leurs études supérieures dans les filières telles que la Géologie, les Techniques industrielles, l'Agronomie, la Construction et Infrastructures, l'Entreprenariat et Développement rural ainsi que le Gaz et Pétrole.

Charles Nguvulu

L’Institut de recherche en droits humains (IRDH) invite le Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU), particulièrement, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France à sanctionner la République du Rwanda, à cause de son soutien avéré et continu aux activités militaires du groupe terroriste M23 à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), causant ainsi des graves violations des droits humains et du droit international humanitaire.

En effet, le M23 menace la ville de Goma peuplé de plus de 600.000 personnes. Depuis, le 20 octobre dernier, avec le soutien substantiel de l’armée rwandaise, M23 a attaqué et occupé le centre du territoire de Rutshuru, en plus de la cité de Bunagana, située à la frontière avec l'Ouganda, sous occupation depuis le lundi 20 juin 2022.

En août 2022, le rapport d’experts de l’ONU alertait déjà sur l'implication directe du Rwanda dans l'Est de la RDC. Ce rapport précisait, entre autres, que le Rwanda fournissaitt des armes, de la formation et des renforts en hommes au M23, en particulier, lorsqu’il visait à s'emparer des villes et zones stratégiques. A titre illustratif, le rapport indique qu’en novembre 2021, l'armée rwandaise avait lancé des offensives militaires contre des positions des Forces armées congolaises (FARDC).

Le 13 juin 2022, le  Président du Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis, M. Bob MENENDEZ avait déclaré que « le soutien rwandais au M23 qui attaque les civils, les soldats de la paix de l'ONU et les FARDC dans l'Est de la RDC est inacceptable ». Ensuite, dans son interview de septembre 2022, M. Antonio GUTERRES, Secrétaire Général de l’ONU avait reconnu que « le M23 bénéficiait d’armements lourds que seuls des Etats peuvent acquérir ».

Pour mémoire, c’est depuis le  6 mai 2012 qu’à partir de son territoire que le Rwanda a coordonné la création du M23 et ses principales opérations militaires. Il avait mis à sa tête le Général Bosco NTANGANDA (actuellement en détention à la CPI pour des crimes internationaux) et le « Colonel » Sultani MAKENGA. Ce dernier est placé, depuis le 13 novembre 2012, sur la « liste noire » des États-Unis, à cause des crimes internationaux horribles commis à grande échelle contre des civils du Kivu.

Le soutien du Rwanda au M23 lui avait déjà coûté la suppression de l’assistance militaire des Etats-Unis, pour l’année 2014 et la suspension d’une aide budgétaire des Pays-Bas de l’ordre de 5 millions d’Euros.

La sanction néerlandaise était annoncée par son Ministre des Affaires étrangères, tandis que celles des Etats-Unis étaient annoncées, le 3 octobre 2013, par Madame Linda Thomas-Greenfield, Secrétaire Adjointe au Bureau des Affaires africaines du Département d'Etat.

L’IRDH appelle le Conseil de sécurité et tous les pays épris de paix de réitérer des sanctions contre la barbarie rwandaise décriée,  ci-dessus.

La situation à l’Est de la République Démocratique du Congo ne laisse pas indifférents plusieurs Etats et organisations du continent. A ce sujet, le jeudi 10 novembre dernier, Modeste Bahati Lukwebo, Président du Sénat, a accordé une audience à la délégation de la Conférence des Eglises de toute l’Afrique, « CETA » en sigle. Conduite par Monseigneur Martin-Blaise Nyaboho du Burundi, Vice-Président de cette importante structure, la délégation est venue à Kinshasa pour témoigner sa solidarité envers le peuple congolais victime d'une guerre d'agression que lui impose le Rwanda sous la couverture du M23 depuis plus de deux décennies.

Face à ses interlocuteurs, Modeste Bahati a rappelé la détermination du Président de la République, Félix Tshisekedi, à mettre fin à cette guerre d'agression imposée à la RDC par des voisins qui convoitent nos ressources. Autre sujet évoqué au cours de cette rencontre, c’est le processus électoral. Dans ce volet, la délégation de la CETA a informé le Président du Sénat de sa disponibilité d’accompagner la RDC dans ce processus, pour l’organisation de bonnes élections. «Vos conseils et votre soutien sont les bienvenus car le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a besoin de l’accompagnement de tous pour l’aboutissement du processus électoral que nous voulons apaisé», a déclaré le Président du Sénat à ses hôtes.

Faisant la restitution de leurs échanges avec le Speaker de la Chambre haute du Parlement, Monseigneur Nyaboho a déclaré ce qui suit : « Nous venons d’être reçu par le Président du Sénat en tant que délégué mandaté par la Conférence des Eglises de toute l’Afrique pour une visite de solidarité vis-à-vis de l’Eglise du Christ au Congo et des Congolais en général. Nous avons ensemble discuté de la situation qui prévaut à l’Est de la RDC et de ce que la Conférence des Eglises de toute l’Afrique peut donner à l’Eglise du Christ au Congo tout au long du prochain processus électoral, fixé en décembre 2023 ».

La délégation de la CETA, partenaire importante de l’Union Africaine, rentre donc bien informée sur la situation en RDC, et reconnaît avoir eu des éléments à présenter à la réunion du comité exécutif de la CETA prévue la semaine prochaine à Addis-Abeba. L’on a noté dans cette délégation la présence de Monseigneur Nyamuke Isidore, 1er Vice-Président de l’Eglise du Christ au Congo.

John Ngoyi

*Depuis plus d'un mois, plusieurs cas d'insécurité sont enregistrés dans plusieurs coins de la province du Kwilu en RDC.

Parmi les cas dénoncés figurent des  assassinats  à Bandundu-ville, Chef-lieu de la province, à Kikwit, ville économico-politique, a Idiofa, Bagata et Gungu, trois territoires qui sont des terrains agricoles considérables. A cela s'ajoutent des cas des vols notamment à Kikwit et Idiofa ainsi que le phénomène "Kuluna" à Bandundu-ville et Kikwit.

Parmi les acteurs qui dénoncent ces faits d'insécurité  figurent des acteurs politiques de la province, des acteurs de la société civile, des femmes leaders ainsi que des acteurs du développement durable qui ont été contactés à ce sujet.

A la question de savoir pourquoi cette recrudescence des cas d'insécurité dans cette province,  chaque acteur avance des raisons. Quelques-uns proposent également des pistes de solutions.

"C'est ce qui se passe dans le territoire de Kwamouth qui vient accentuer l'insécurité dans la province et la criminalité urbaine", a déclaré Jean Claude Bwanganga ministre provincial de l'intérieur du Kwilu le 29 octobre 2022 lorsqu'il a été invité par le bureau de l'assemblée provinciale sur la montée du phénomène Kuluna dans la ville de Bandundu.

Le ministre Bwanganga l'a encore répété devant la presse, juste  à la sortie de l'audience.

"Au niveau du gouvernement provincial, le financement des services de sécurité a été fait de façon correcte. Tous les services de sécurité ont présenté leurs états de besoin pour sécuriser la population de Bandundu et de ses environs pour trois mois", a-t-il renchéri.

De son côté, Placide Mukwa, premier vice-président du Cadre de Concertation de la société civile du Kwilu que nous avons contacté, approuve les propos du ministère.

Cet acteur de la société civile va plus loin : "Il n'y a pas que la situation de Kwamouth. A cela il faut ajouter l'irresponsabilité du gouvernement tant national que provincial pour n'avoir pas créé des conditions susceptibles de prévenir ces cas d'insécurité ".

Quant à elle, la Sœur Thérèse Loko, religieuses de la congrégation des sœurs Annonciades et ambassadrice universelle de la paix dans le Kwilu, a mené et publié une étude relative au phénomène Kuluna dans la province du Kwilu en général et dans ville de Kikwit en particulier.

Dans cette étude, la sœur Thérèse Loko révèle quelques causes majeures : le manque d'emploi de la part de ces bandits communément appelés Kuluna ; l'irresponsabilité des parents ; le manque d'encadrement de la part de l'Etat et des privés ; la pauvreté à outrance etc.

Contacté également à ce sujet, Macaire Lunda, un des acteurs du développement durable, lie ces cas d'insécurité au manque d'une politique sociale appropriée au contexte de la RDC où plus de 60 pour cent des Congolais vivent avec moins d'un dollar par jour.

"Si cette politique existait et marchait, cela allait prévenir ces cas d'insécurité", martèle- t- il.

Quelques pistes de  solutions

Face à cette situation, Nos différentes sources ont quelques  remèdes.

"Pour moi, il d'abord recenser tous les Kuluna dans chaque entité de la province du Kwilu puis assurer des formations professionnelles dans des centres que le gouvernement et les privés doivent créer ; renforcer des centres qui existent déjà à travers la province", suggère la sœur Thérèse Loko.

"S'ils sont occupés ils n'auront plus le temps de se baigner dans la criminalité qui cause l'insécurité", ajoute - t- elle.

"La mise en place d'une politique sociale nationale adaptée au contexte de la RDC est l'une des solutions importantes", indique Macaire Lunda.

De son côté, Placide Mukwa prône l'apprentissage de la technologie appropriée par les Kuluna.

"Il faut aussi une très bonne prise en charge des différents services de sécurité afin de mener à bien leurs missions et que les gouvernements tant national que provincial prennent leurs responsabilités en mains ", ajoute-t-il.

"Nous avons des stratégies synergiques qui sont à même la table, nous attendons l'application de ces stratégies ", rassure l'honorable Paulin Kiyankay vice-président de l'assemblée provinciale du Kwilu.

Badylon Kawanda & Guylity Mutombo

La situation à l’Est de la République Démocratique du Congo ne laisse pas indifférents plusieurs Etats et organisations du continent. A ce sujet, le jeudi 10 novembre dernier, Modeste Bahati Lukwebo, Président du Sénat, a accordé une audience à la délégation de la Conférence des Eglises de toute l’Afrique, « CETA » en sigle. Conduite par Monseigneur Martin-Blaise Nyaboho du Burundi, Vice-Président de cette importante structure, la délégation est venue à Kinshasa pour témoigner sa solidarité envers le peuple congolais victime d'une guerre d'agression que lui impose le Rwanda sous la couverture du M23 depuis plus de deux décennies.

Face à ses interlocuteurs, Modeste Bahati a rappelé la détermination du Président de la République, Félix Tshisekedi, à mettre fin à cette guerre d'agression imposée à la RDC par des voisins qui convoitent nos ressources. Autre sujet évoqué au cours de cette rencontre, c’est le processus électoral. Dans ce volet, la délégation de la CETA a informé le Président du Sénat de sa disponibilité d’accompagner la RDC dans ce processus, pour l’organisation de bonnes élections. «Vos conseils et votre soutien sont les bienvenus car le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a besoin de l’accompagnement de tous pour l’aboutissement du processus électoral que nous voulons apaisé», a déclaré le Président du Sénat à ses hôtes.

Faisant la restitution de leurs échanges avec le Speaker de la Chambre haute du Parlement, Monseigneur Nyaboho a déclaré ce qui suit : « Nous venons d’être reçu par le Président du Sénat en tant que délégué mandaté par la Conférence des Eglises de toute l’Afrique pour une visite de solidarité vis-à-vis de l’Eglise du Christ au Congo et des Congolais en général. Nous avons ensemble discuté de la situation qui prévaut à l’Est de la RDC et de ce que la Conférence des Eglises de toute l’Afrique peut donner à l’Eglise du Christ au Congo tout au long du prochain processus électoral, fixé en décembre 2023 ».

La délégation de la CETA, partenaire importante de l’Union Africaine, rentre donc bien informée sur la situation en RDC, et reconnaît avoir eu des éléments à présenter à la réunion du comité exécutif de la CETA prévue la semaine prochaine à Addis-Abeba. L’on a noté dans cette délégation la présence de Monseigneur Nyamuke Isidore, 1er Vice-Président de l’Eglise du Christ au Congo.

John Ngoyi

Les idées qui sont dans ce texte sont un nième rappel : le mal que les Congolais découvrent chaque jour dans notre pays est plus profond qu’on croît et exige une solution de fond et multidimensionnelle

  1. Première erreur grave et même fatale : Nous avons refusé d’être intrinsèquement forts : nous avons choisi et accepté bien volontiers d’être intrinsèquement faibles.

Selon la loi naturelle : Un faible est toujours attaqué par n’importe qui, agressé, écrasé, humilié, dépossédé et pillé. Il passera toute sa vie à pleurnicher. 

  • Pour être intrinsèquement fort, chaque peuple commence par rester enraciné solidement dans sa propre civilisation, sa culture, dans ses valeurs ancestrales positives, dans la superstructure idéologique, métaphysique, politique, sociale, axiologique (morale) et spirituelle de ses ancêtres. Abandonner sa propre culture, sa propre civilisation, c’est se suicider

Nous rappelons :

Ce sont ces racines qui devraient être les fondations, le ciment, le socle et les piliers de notre société ; constituer notre unicité, notre spécificité propre et notre identité singulière par rapport aux autres cultures et aux autres civilisations. Les valeurs positives des autres civilisations et des autres peuples devraient enrichir notre culture et notre civilisation mais, jamais les remplacer.

Ces valeurs sont notre identité génétique particulière, notre code A.D.N. spécifique propre ; elles constituent l’Ame de notre Cité, de notre Société ; elles sont la représentation de nous-mêmes comme sujets agissants.

Ces valeurs définissent l’organisation de notre communauté politique, de notre unité politique enracinée dans notre ensemble culturel.

Elles sont générées dans notre Société par le génie ancestral et constituent notre propre Etat dont les caractéristiques les plus intimes ne peuvent être transposées ailleurs, de sorte qu’il n’existe pas un Etat prototype universel, mais des Etats dont les traits reflètent l’histoire, la géographie, l’écosystème, la biosphère et tout ce qui contribue à identifier la culture propre à ces peuples.

Chaque peuple donne naissance à une organisation étatique qui présente une personnalité spécifique faite des particularités non transposables. Il en va de l’Etat comme de tout être humain irréductible génétiquement et rebelle selon les règles biologiques à tout clonage.

Il y a, dans ces valeurs, des récits qui racontent l’histoire des hommes, et qui donnent un sens à leur vie individuelle et collective.

Ces valeurs sont un sémaphone : la description de ses pièces et de ses mouvements n’apporte pas grand’ chose quand on ignore la signification des signaux transmis. Elles sont, dans la société qui les a générées, une boussole, un fil conducteur, un projet toujours en mouvement de communauté politique liée à un imaginaire historique partagé.

Chez tous les peuples, les valeurs ancestrales dévoilent l’arrière-fond de l’Etre ontologique, moral et spirituel du peuple concerné et la centralité souterraine de son organisation politique en un Etat, de là découle son articulation en forme et en régime. En effet, s’il y a un trait commun à toutes les sociétés, c’est bien que chacun construit son propre univers mental, pensé et impensé, qui traduit sa vision du monde, du vivre ensemble”. 

Nous rappelons :

Les peuples d’Asie sont restés enracinés jusqu’à ce jour dans leurs cultures et civilisations respectives. Ils tiennent beaucoup à leur honneur, à leur dignité, à leur fierté, à leurs cultures, à leurs civilisations.

Ils utilisent la technologie et la science des autres cultures et civilisations pour enrichir leurs cultures et leurs civilisations ; ces peuples ne seront jamais déracinés, aliénés : ils ne renonceront jamais à leurs cultures et civilisations pour les remplacer par les cultures d’emprunt et les civilisations étrangères.

Forts de leurs cultures, de leurs civilisations, de leur mentalité, de leurs principes et de leur philosophie de vie, ces peuples ont été mobilisés par leurs leaders et pu avoir la volonté, la motivation, la force morale et la détermination pour résister aux attaques extérieures : en sont les témoignages la civilisation chinoise, vietnamienne, indochinoise, afghane, iranienne…

Nous insistons :

Les peuples de l’Afrique noire en général et le peuple congolais en particulier ont abandonné leurs cultures et leurs civilisations  ancestrales et adopté les civilisations d’emprunt et les cultures étrangères comme les fondations, le ciment, le socle et les piliers de leurs sociétés. Ces peuples sont aliénés et se sont condamnés eux-mêmes à l’esclavage et au sous-développement interminables.

Dans les écoles :

Jusqu’à ce jour (plus de 60 ans après la proclamation de l’indépendance et de la souveraineté nationale le 30 juin 1960), les programmes scolaires sont ceux qui étaient fixés par les colonisateurs ; ces programmes n’ont toujours pas intégré les cours sur l’histoire nationale, les ressources naturelles de la RDC, la position multi-géostratégique de notre pays, les neuf pays frontaliers et les superstructures idéologiques des peuples qui habitent ces pays ; les us et coutumes de nos différentes tribus, l’histoire du Combat mené par notre peuple pour sa libération et l’instauration d’un Etat de droit démocratique moderne et  prospère ; les acquis positifs conquis de haute lutte au cours de notre histoire ; les noms de tous ceux qui ont exercé le pouvoir depuis 1960 et la façon dont ils ont géré le pays ; les Héros de notre pays ; les dates qui ont marqué le Combat de notre peuple et déclaration de ces dates jours fériés….  

Nous insistons :

Un peuple qui se déracine en abandonnant sa propre civilisation, sa propre culture, ses valeurs, son identité, sa spécificité et qui croît, en prenant une culture étrangère et une civilisation d’emprunt, se développer, progresser, s’épanouir, devenir plus homme, plus libre, plus digne et plus civilisé se trompe et se condamne à être éternellement un peuple flottant en l’air comme une feuille détachée d’un arbre, comme une branche détachée de l’arbre, comme un arbre sans racines.

Un tel peuple s’est rendu lui-même superficiel, versatile, faible ontologiquement, moralement et spirituellement. Il ne saura résister à aucune domination extérieure, un peuple dominé, un peuple esclave, un peuple aliéné, un peuple exploité, un peuple indigne.

 Aucun peuple étranger n’a le droit de détruire la culture ancestrale et la civilisation d’un autre peuple, dénaturer ce peuple et lui imposer sa culture et sa civilisation comme fondations, ciment, socle et piliers de sa société : c’est un génocide. A suivre

Le 30 octobre 2022.

Pour le Leadership Nationale Congolais

Dr François Tshipamba Mpuila

GSM: +32-493-325-104 ;

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Félix Tshisekedi et l’ensemble du Gouvernement congolais (Photo d’Archives)

*«Le Ministre de l’Intégration Régionale et Francophonie a présenté au Conseil l’état d’avancement des préparatifs des 9èmes Jeux de la Francophonie. Prenant en compte des recommandations des différentes instances habilitées pour une meilleure organisation desdits Jeux, le Ministre a rassuré que tous les préparatifs vont bon train et que rien ne peut, à ce stade, entraîner un quelconque retard. Il a, enfin, réitéré les remerciements au Président de la République, au Premier Ministre et à l’ensemble du Gouvernement pour l’accompagnement, lequel garanti la réussite de ces activités. Le Conseil a pris acte de ce rapport’’. C’est qui ressort du Compte rendu de la soixante-seizième réunion du Conseil des Ministres, sous la Président du Chef de l’Etat, lui-même. Par la même occasion, bien d’autres points ont  été évoqués, révèle ce même compte rendu. 

COMPTE RENDU DE LA SOIXANTE-SEIZIEME REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES

Vendredi 11 novembre 2022

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé en visioconférence, la soixante-seizième réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République, ce vendredi 11 novembre 2022.

Quatre points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

  1. Communication de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ;
  2. Points d’informations ;
  • Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ;
  1. Examen et adoption des textes.
  2. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

La communication du Président de la République, Chef de l’Etat a porté essentiellement sur quatre (04) points, à savoir :

  1. Du renforcement de la solidarité nationale et la coordination de la réponse humanitaire du Gouvernement à travers la Caisse de Solidarité Nationale et de Gestion Humanitaire des Catastrophes

Le Président de la République a salué, avec satisfaction, la création par le Premier Ministre, d’une Caisse de Solidarité Nationale et de Gestion Humanitaire des Catastrophes, « CSN-GHC ». C’est une première étape d’une réponse institutionnelle aux opérations humanitaires et d’urgence, renforçant le leadership du Gouvernement dans la coordination de la réponse humanitaire.

Vu l’urgence et l’importance que requiert cette structure, dans le contexte qui est le nôtre, il a souligné le caractère impérieux de la doter des moyens adéquats et nécessaires pour la rendre plus opérationnelle et lui permettre de s’adapter aux besoins et impératifs nationaux.

Les membres du Gouvernement concernés par cette question ont été chargés de faire diligence pour doter la Caisse de Solidarité Nationale et de Gestion Humanitaire des Catastrophes, des moyens tant matériels que financiers pour renforcer son action et permettre au Gouvernement, à travers cet instrument, de mieux coordonner sa réponse humanitaire. Un rapport est attendu au premier Conseil des Ministres du mois de décembre prochain.

  1. De l’éveil patriotique en milieux institutionnels, scolaires et académiques Dans un deuxième moment, le Président de la République s’est focalisé sur la question de l’éveil patriotique qui doit s’enraciner, dès maintenant, dans les milieux institutionnels, scolaires et académiques.

En effet, faisant suite à son adresse à la Nation du 3 novembre 2022, le Président de la République a rappelé à tous et à chacun que la situation que traverse notre pays nécessite une mobilisation générale et effective de toutes les filles et de tous les fils du pays où qu’ils se trouvent en faveur de la Nation. Chaque citoyen est appelé à prendre, et à faire prendre conscience de la mesure des actions à initier pour maintenir l’unité et la cohésion nationale afin de garantir à notre pays sa dignité et consolider l’intégrité de notre territoire.

Pour ce faire, le Président de la République a invité tous les animateurs des Institutions de la République à se révéler préoccupés par la situation sécuritaire qui prévaut actuellement, et les encourage à impulser dans leurs secteurs respectifs des actions collectives visant à maintenir l’élan patriotique à tous égards.

De manière spécifique, le Chef de l’Etat a chargé les Ministres de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, et de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique à organiser respectivement, avec les autorités académiques et scolaires des activités de sensibilisation de la jeunesse congolaise mais aussi d’accentuer, de l’école maternelle à l’université, au moyen des programmes d’enseignement en vigueur, le rapport à la citoyenneté congolaise, et de veiller à inculquer l’amour de la patrie et surtout le devoir sacré de la défendre et de la préserver pour les générations futures.

Le Président de la République a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience par nos enfants et jeunes compatriotes de la matérialisation dans leur vie quotidienne des pivots de la devise nationale de notre cher pays, à savoir « PAIX – JUSTICE – TRAVAIL » qui doivent être les fondamentaux de leur éducation citoyenne. Les autorités compétentes respectives veilleront à ce que les différentes initiatives soient encadrées et se déroulent en toute sérénité. Cependant, ces activités d’éveil patriotique devraient s’interdire de se transformer en plateau de recrutement des élèves et étudiants dans des partis politiques.

  1. De la nécessité d’une organisation sécuritaire et sanitaire préventives lors des grands événements.

L’anticipation est le maître-mot rappelé par le Président de la République pour que les autorités publiques compétentes veillent scrupuleusement à faire respecter l’obligation qui incombe aux organisateurs de grands événements culturel, sportif, artistique, religieux et politique, drainant des milliers de participants, d’allier aux dispositions sécuritaires arrêtées pour la circonstance, la mise en place de dispositifs médicaux et de secours préventifs adéquats suivant les protocoles déterminés.

Il s’agit notamment,  du type d’unités médicales mobiles équipées et spécialisées ainsi que le nombre minimum d’ambulances à rendre disponible sur site, entre autres, suivant le nombre attendu de participants. A cet effet, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité́, Décentralisation et Affaires Coutumières, et le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention ont été chargés de présenter, lors du premier Conseil des Ministres du mois de décembre prochain, les protocoles sanitaires préventifs types, qui viendront renforcer les obligations légales en la matière, qui seront transmis pour application aux Gouverneurs des 26 Provinces ainsi qu’aux Maires des villes.

  1. De la Stratégie Nationale pour la prévention des conflits, la stabilisation et le renforcement de la résilience des communautés Le Président de la République a encouragé le Gouvernement à plus de détermination afin de tenir tous ses engagements au sujet de la « Stratégie 4 Nationale pour la prévention des conflits, la stabilisation et le renforcement de la résilience des communautés ». Cela passe notamment par la mise en place d’un mécanisme formel de suivi dans le cadre du processus de « Prevention Resilience-Assessment (PRA en sigle).

Cette structure appropriée chargée du pilotage devra rassurer les partenaires quant à la légitimité des actions envisagées et à l’utilisation des appuis budgétaires sollicités par notre pays.

Le Premier Ministre a été chargé de ne ménager aucun effort pour mettre en application le Décret formalisant le mécanisme de suivi de la stratégie PRA pour ne pas compromettre les progrès positifs déjà réalisés dans ce cadre. A la suite du Président de la République, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a commencé son intervention par sa participation à la COP27 à Charm El Cheick en Égypte où il a représenté le Président de la République.

En marge de ces assises, le Premier Ministre a eu des riches échanges avec le Président de la République de Pologne, Monsieur Andrzej Duda et la Directrice Générale du Fonds Monétaire International, Madame Kristalina Georgieva.

En deuxième lieu, il a également informé le Conseil que la situation sécuritaire à l’Est du Pays a fait l’objet de sa participation à la réunion consultative de haut niveau des Chefs d’Etat de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur la situation sécuritaire de notre pays. Le Premier Ministre a salué à ce propos le doigté et le leadership du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, dans sa double stratégie diplomatique et militaire pour ramener, une fois pour toutes, la paix à l’Est de notre Pays.

En dernier lieu, il a porté à la connaissance du Conseil qu’en application des Instructions du Président de la République au sujet de l’assainissement de la Ville-province de Kinshasa, une Commission ad hoc a été mise sur pied.

Elle a pour mission de faire un état des lieux de la situation et de proposer des mesures à court, moyen et long termes, non seulement pour faire face aux conséquences désastreuses des pluies diluviennes, mais aussi et surtout, pour 5 assurer l’assainissement et l’embellissement de la Ville de Kinshasa, sans oublier l’épineuse question de l’élimination des embouteillages.

  1. POINTS D’INFORMATION

II.1. Etat et administration du territoire Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a informé le Conseil de l’état du territoire qui reste dominé par la poursuite des opérations militaires contre les groupes armés. Pendant la semaine qui se termine, l’état d’esprit de la population est resté dominé par :

- La reconnaissance et le soutien de l'opinion nationale des actes de bravoure de nos Forces de Défense et de Sécurité contre le M23 ;

- L'adresse du Chef de l'Etat à la Nation, accueillie très favorablement dans l'opinion, surtout en ce qui concerne la mobilisation derrière les FARDC ; Sur le plan sécuritaire, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a informé le Conseil de la persistance de quelques foyers d’insécurité causée par les groupes armés et quelques assaillants, notamment dans les Provinces du Bas-Uélé, de l’Ituri, du Kwilu, de Maï-Ndombe et du Sud-Kivu.

La situation aux frontières a aussi fait l’objet du rapport présenté au Conseil par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières. Le Conseil a pris acte de ce Rapport.

II.2. Situation sécuritaire La Vice-Ministre de la Défense et Anciens Combattants, a, au nom de son titulaire en mission, fait le point de la situation sécuritaire du pays, marquée par la poursuite des opérations militaires dans les provinces sous état de siège et la traque des forces négatives dans l’Est du pays.

Elle a également mis en exergue les efforts louables consentis par les forces de l’ordre pour rétablir la paix, la sécurité et l’autorité de l’Etat dans les parties sous occupation du M23/RDF. Des actions militaires d’envergure sont en cours dans cette optique pour déloger les terroristes derrière se cachent les agresseurs.

Spécialement sur ce chapitre, le Président de la République a donné la parole au Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire pour faire le point sur la Commission gouvernementale qui a été envoyée dans la zone afin d’apporter de l’aide humanitaire.

Ainsi, ils ont ou faire l’évaluation de la situation générale et apporter le premier appui du Gouvernement. Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a fait part au Conseil du sentiment global de satisfaction de la population après l’appel à la mobilisation lancé par le Président de la République et de la montée en puissance des FARDC. Le Conseil a pris acte de ce Rapport.

II.3. Situation sanitaire dans le pays Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention, a présenté au Conseil la situation sanitaire dans le pays qui reste stable et maîtrisée ; bien qu’il soit noté une tendance haussière des cas de contamination. En effet, comparée à la semaine épidémiologique précédente, la tendance à la 44ème  semaine est marquée par une hausse de l'incidence des cas : 214 cas contre les 117 cas de la semaine 43.

Le taux de positivité de tests a augmenté de 2,06% à 5,45% alors que les nouveaux cas importés ont baissé de 9 à 6.

Deux décès ont été notifiés au cours de cette dernière semaine. Le Ministère recommande vivement la discipline sanitaire qui consiste à respecter les gestes barrières demeure recommandée pour minimiser l’impact des nouvelles vagues et/ou des nouveaux cas de contamination. Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.4. Rapports du Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics Le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics a présenté au Conseil deux Rapports. Le premier a concerné l’harmonisation des chiffres de la Commission Interministérielle d’évaluation du Programme Sino-Congolais.

Il a indiqué qu’une Commission interministérielle a été constituée des Ministres en charge du Plan, du Portefeuille, des Mines, du Travail et Prévoyance Sociale ainsi que celui des Infrastructures et Travaux Publics.

En vue d’harmoniser ces chiffres, il a été mis en place une sous-Commission regroupant en son sein d'autres Institutions impliquées dans le suivi et la gestion de ce programme, parmi lesquelles la Présidence de la République, la Primature, la Gécamines, la Sicomines, le BSCPC, I'ITIE, etc. De manière concurrente, la Commission a pu comparer les chiffres qui concernent notamment les réserves cédées à la Sicomines, la production, les finances ainsi que les infrastructures. Elle s’est aussi penché sur d’autres préoccupations notamment la question du décompte de l’emploi crée par la Sicomines.

Le Ministre d’Etat devrait se référer au Premier Ministre pour donner une nouvelle impulsion à ce programme en mettant à profit la nomination de nouveaux animateurs au sein de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration signées entre la République Démocratique du Congo et les partenaires privés (APSC).

En ce que concerne le second Rapport, le Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics a présenté l’état des lieux sur l’implémentation du projet initial de construction des passerelles sur le Boulevard Lumumba et de construction de nouvelles passerelles. Conformément à la recommandation du Président de la République, Chef de I'Etat, faite dans sa communication lors de la soixante-onzième réunion du Conseil des Ministres, tenue le Vendredi 30 Septembre 2022, le but primordial est de sécuriser la traversée des piétons et de viabiliser la mobilité des usagers de cette route. A ce sujet, le Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics a indiqué que l'Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) avait été retenue en qualité de Maître d'Ouvrage Délégué pour réaliser ces infrastructures.

Sa contribution a été ainsi requise pour réaliser les études de faisabilité desdites passerelles piétonnes sur la base des paramètres essentiels de conception suivants :

- Design simple, élégant et attractif ;

- Hauteur libre sous passerelle : 5 mètres ;

- Structure portante en arc, hauteur à la clef : 16 mètres ;

- La charge d'exploitation considérée pour le dimensionnent (foule de gens) : 500 kilogrammes par m2.

L'Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) a déjà élaboré toutes les études techniques indispensables à la matérialisation de ce projet. Seront concernés par ces travaux les sites ci-après : Debonhomme, Quartier 1 N’djili, Marché de la Liberté, Kingasani Pascal, Quartier 3 Masina, Kingasani ya Suka, Avenue Ndjoku et l’Aéroport International de N’djili.

Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.5. Dossier relatif à l’adhésion de la République Démocratique du Congo au Groupe sur l’Observation de la Terre Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Aménagement du Territoire a commencé par rappeler aux membres du Conseil que lors des 16ème, 24ème et 56ème Réunions du Conseil des Ministres, le Président de la République a insisté sur la nécessité pour la République Démocratique du Congo, d’adhérer au Groupe sur l’Observation de la Terre (GEO). Ce dernier est un Organisme international des Nations Unies chargé de mutualiser tous les acteurs et les ressources pour faire de l'observation de la Terre un puissant outil de décision et d'accélération du développement durable.

Il est actif depuis 15 ans et regroupe en son sein 7 continents, 114 pays membres, plus de 130 organisations internationales, 15 associés, 7.000 fournisseurs des données, plus de 60 programmes actifs avec plus de 400 millions d'observateurs. Comme structure, le GEO œuvre à améliorer la viabilité, l'accès, la compréhension et l'utilisation des observations de la Terre pour le développement.

Son action stratégique s'aligne sur l'agenda 2030 des ODD, l'Accord de Paris et le Cadre de Sendai sur les catastrophes naturelles. Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Aménagement du Territoire a souligné que les missions d'une trentaine des Ministères de notre Gouvernement sont couvertes par les activités du GEO.

C'est donc un véritable outil de gouvernance. Il a fait le point d’un état d’avancement satisfaisant du processus d’adhésion de notre pays et informé le Conseil des prochaines étapes.

Au regard de l'importance stratégique pour notre pays d'adhérer au GEO, il a rassuré le Conseil des efforts institutionnels, financiers et techniques qui sont déployés pour permettre au pays de bénéficier pleinement de cette grande opportunité d'accéder et de faire partie du plus grand réseau mondial de gestion spatiale, durable des populations et de la planète. Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.6.  Etat d’avancement des préparatifs des IXèmes Jeux de la Francophonie à Kinshasa

Le Ministre de l’Intégration Régionale et Francophonie a présenté au Conseil l’état d’avancement des préparatifs des 9èmes Jeux de la Francophonie. Prenant en compte des recommandations des différentes instances habilitées pour une meilleure organisation desdits Jeux, le Ministre a rassuré que tous les préparatifs vont bon train et que rien ne peut, à ce stade, entrainer un quelconque retard. Il a enfin réitéré les remerciements au Président de la République, au Premier Ministre et à l’ensemble du Gouvernement pour l’accompagnement, lequel garanti la réussite de ces activités.

Le Conseil a pris acte de ce rapport.

II.7 Forum des jeunes Filles de la République Démocratique du Congo

Pour terminer le registre des Points d’information, le Ministre de la Jeunesse et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté est intervenu pour annoncer la tenue du Forum des Jeunes Filles à Kinshasa du 29 novembre au 1er décembre 2022.

Il a signalé que ces assises qui sont appuyées par l’UNICEF, bénéficieront de la collaboration des Ministères des Affaires Sociales et du Genre, Famille et Enfant, aborderont plusieurs thématiques qui visent à informer, connecter et autonomiser les Jeunes Filles. Il a tenu à rappeler que la République Démocratique du Congo est un pays composé à majorité des jeunes de moins de 35 ans, et que la jeune fille de moins de 18 ans représente la moitié de cette population jeune. Il se trouve que plusieurs jeunes filles, environ 7 millions, contractent des mariages précoces ; et nombreuses d’entre elles ne fréquentent presque jamais l’école ; pendant que certaines subissent des violences sexuelles et d’autres traitements dégradants. L’organisation et la tenue de ce Forum renforceront le pouvoir d'agir des jeunes filles, surtout la majorité vivant dans les milieux ruraux. Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

  • APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres a adopté le relevé des décisions prises lors de sa 75ème réunion tenue le vendredi 04 novembre 2022. IV. EXAMEN ET ADOPTION DE QUATRE (04) TEXTES

IV.1. Situation des Finances Publiques Le Ministre des Finances a soumis au Conseil deux Projets de Décrets pour examen et adoption. Primo, le Projet de Décret modifiant et complétant le Décret n°0058 du 27 décembre 1995 portant création, organisation et fonctionnement de la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations. Ce texte adapte les structures de cette Régie financière à la réforme globale des finances publiques et à la réforme de l’Administration publique, d’une part ; et à la réforme de la décentralisation financière et territoriale en République Démocratique du Congo, d’autre part.

Le Ministre des Finances a souligné que ces adaptations tiennent compte des impératifs de maximisation des recettes non fiscales du Pouvoir Central, de l’évolution institutionnelle, économique et sociale du pays ainsi que de la complexité des missions assignées à la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations. 11 Secundo, le Projet de Décret modifiant et complétant le Décret n°017/2003 du 02 mars 2003 portant création de la Direction Générale des Impôts (DGI).

A ce sujet, le Ministre des Finances a précisé que ce texte tient compte de la nécessité de poursuivre le programme de modernisation de cette Régie Financière et d’adaptation de son organisation à l’évolution économique du pays et à la législation.

L’objectif étant d’assurer un meilleur fonctionnement de services et de permettre une mobilisation accrue des recettes fiscales.

Ces deux Projets de Décret font partie des déclencheurs au décaissement de la prochaine tranche de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du Fonds Monétaire International (FMI) qui devra intervenir en décembre 2022. Après débat et délibérations, ces deux Projets de Décrets ont été adoptés.

IV.2. Projet de Loi de ratification Le Ministre du Commerce Extérieur a soumis au Conseil le Projet de Loi autorisant la ratification, par la République Démocratique du Congo, de l'Accord commercial entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et le Gouvernement de la République du Burundi. Faisant l’économie de ce projet, il a rappelé le fait que les deux pays partagent une frontière longue de 236 kilomètres.

Ils effectuent des échanges commerciaux depuis toujours, mais sans un cadre juridique bilatéral convenu. Les intérêts communs existants donnent lieu à l'extension future des échanges commerciaux entre nos deux pays qui sont respectivement membres de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), du Marché Commun de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique Australe (COMESA), de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (Zlecaf) et de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC). L'intensification coordonnée des relations commerciales entre deux pays contribuera, sans nul doute, à leur développement économique et à la consolidation de la Zone de Libre-Échange, Tripartite COMESA-EACSADC. 

Le Ministre du Commerce Extérieur a insisté sur le fait que l'Accord commercial à ratifier met en place un cadre juridique fondé sur les principes de justice, d'équité et de réciprocité, susceptibles de faciliter les relations socioéconomiques et politiques entre les deux pays.

Il a vocation de promouvoir, d'intensifier les échanges commerciaux ct de raffermir les relations commerciales à travers les préférences commerciales réciproques que s'accordent les deux pays.

Concluant son propos, le Ministre du Commerce Extérieur a rappelé que les engagements pris dans le cadre de cet Accord auront entre autres pour retombées : l'augmentation du volume des échanges commerciaux entre la RDC et le Burundi ; la coopération en matière de lutte contre la fraude et la contre bande ainsi que la mise en œuvre du Régime Commercial Simplifié (RECOS). Après débats et délibérations, ce projet de Loi a été adopté.

IV.3. Projet de Décret

La Ministre de la Culture, Arts et Patrimoine a soumis au Conseil, le Projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement d’une Commission Nationale chargée du Rapatriement des biens, des archives et des restes des corps humains spoliés du Patrimoine Culturel Congolais (CNR/PCC), pour examen et adoption.

Elle a souligné que le Projet de Décret soumis à l’examen a vocation non seulement de mettre en place un cadre règlementaire devant permettre d'évacuer les urgences qui s’imposent dans le processus de restitution des biens culturels congolais, mais aussi, à long terme, d’établir un cadre juridique durable qui permette de faire de la restitution un instrument de reconstitution de l'histoire, et des biens restitués un des leviers de l’économie nationale.

L'urgence s'impose davantage aujourd’hui d’accélérer le mécanisme pendant que le Royaume de Belgique vient de déclencher le processus de restitution des biens culturels congolais.

Ce contexte commande à la République de se mettre en ordre utile de bataille pour organiser l'accueil des biens proposés, mais aussi définir les principes devant guider ce processus à long terme. 

Il est également important de souligner que le Projet de Décret met en place un cadre structurel qui doit être financé le plus rapidement possible pour qu'il soit en mesure de remplir sa mission qui consiste à identifier des biens et à mettre sur pied un cadre juridique, législatif et un règlement idoine pour faciliter un retour complet des biens exportés illicitement du pays à l’époque coloniale.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce projet de Décret. Commencée à 12h07’, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 16h21.’

Patrick Muyaya Katembwe

Ministre de la Communication et Médias Porte-parole du Gouvernement

 

 

Niamey, Capitale de la République du Niger, abritera du 20 au 25 novembre prochain un double sommet de l’Union Africaine, sous le thème : l’industrialisation de l’Afrique et la zone de libre-échange continentale. Le Président Félix Antoine Tshisekedi  Tshilombo est invité par son homologue nigérien, Mohamed Bezoum, à participer personnellement à cette rencontre de haute portée diplomatique. Une invitation qui va permettre très visiblement aux participants de s’appuyer sur l’expérience du premier des congolais après son passage à la tête de l’UA. Le Chef de l’Etat a reçu son invitation hier, mardi 01 novembre 2022, à travers le Ministre nigérien du Commerce, Alkache Alhada, qu’il a reçu à la Cité de l’Union Africaine. Cette marque d’estime fait suite aux bonnes relations qu’entretiennent la République Démocratique du Congo et le Niger. Les Présidents de ces deux pays partagent des valeurs communes visant une Afrique plus solidaire et orientée vers le bien-être des peuples. Devant la presse, l’hôte du Président Félix Tshisekedi a indiqué que son pays reste préoccupé par la situation qui prévaut actuellement dans l’Est de la RDC et a affirmé la position de son pays de contribuer au respect de la souveraineté des  Etats sur le contient en vue de promouvoir la paix et le bien-être des peuples africains.

La Pros.

 

Je sors de la parcelle, en route vers le ministère, vers mon cher Ministre  d’Etat  des Affaires Statistiques et Tactiques.  Et voilà qu’à peine j’ai mis les pieds dehors que la pluie ruisselle, puis sans préavis accélère son rythme. Je décide de changer de direction, et décrète unilatéralement mon congé.

A Kinshasa, la tombée de la pluie est inscrite à l’Article 15. Bis  du Code du travail : c’est automatiquement congé. Je n’ai même pas besoin de prévenir. C’est la règle. Pour ne pas m’ennuyer, je m’empresse de rejoindre mon ami le gérant de notre nganda-bar de notre quartier d’en-bas. La pluie devient franchement menaçante, avec des gouttes de plus en plus grosses et cognantes. Et puis, la tornade ; et puis le déluge, sans aucune transition. Et puis et puis, des eaux puissantes, sorties de leur  lit, sorties  des caniveaux encombrés. Et mettant leurs forces à trouver des lits d’emprunt, n’importe où, n’importe comment…

N'importe où ? C’est Nganda-bar, le lit de rêve. En un rien temps, la piste de danse du bar s’est transformée en lac, puis en tsunami. D’ailleurs tout le quartier est sous eaux, y compris chez le pasteur-de-réveil, le voisin immédiat: des eaux polluées, nauséabondes qui, là-bas dans l’église sous les tôles chiffonnées, ont profané le sanctuaire. Conséquence : nous nous retrouvons tous sur le comptoir : le gérant, le pasteur, le vice-gérant, le vice-pasteur et moi. Le pasteur s’en remet « au  Dieu de miséricorde, au Dieu de l’Arche de Noé ». Toujours en verve, le pasteur nous explique, à nous pauvres mécréants, que l’Arche de Noé a été, pendant le Déluge, l’abri de la dernière providence pour les vrais dévots, qui ont foi en Dieu Là-Haut. Qu’il était temps, d’après lui, de nous convertir, comme Noé, pour mériter l’Arche du Salut. Or, la situation devenait intenable, avec l’ombre de la mort autour de nous. J’ai pris mon téléphone, et j’ai appelé au secours : au secours mon patron le Ministre d’Etat !  Silence au bout du fil. Téléphone au chef du quartier, silence. Téléphone au bourgmestre de notre commune, silence. Alors, j’ai pris une décision grave ; j’ai sauté  dans l’eau grouillante, et  tout habillé ;   et j’ai nagé, nagé jusqu’à la  rue quelque peu dégagée. Le temps de stopper une moto-taxi moitié amphibie, moitié ambulance de fortune, me voilà chez le chef du quartier en vue de réclamer du secours. Catastrophe. Du bord du ravin où j’observais la catastrophe, j’ai vu la bicoque-bureau du quartier dévaler la colline boueuse vers la vallée. De là, du monticule du bout de la colline,  on entendait, par mégaphone, le chef du quartier réfugié sur un des étages d’un immeuble en chantier, et vociférant à tue-tête le nom et la prière de la  sainte Vierge Marie, Mère des naufragés.

 Inutile donc d’insister. J’ai couru ensuite chez le bourgmestre de notre commune, notre chef hiérarchique logé sur les hauteurs. Yélélé !  Yélélé ! De l’abri où je me suis aventuré en quittant la moto-taxi,  c’est-à-dire une branche de manguier, j’ai assisté à un spectacle insolite à la Tarzan : le bourgmestre, certainement surpris par l’orage en pleine inspection des dégâts, avait pu, on ne sait comment, «  cobriquer vaille que vaille », comme disent les Kinois, une sorte de radeau de bambous, avec en plus une pelle transformée en rame pour manœuvrer l’embarcation de fortune.

… Sans crier gare, comme elle a commencé, la pluie s’est soudain adoucie, me permettant de descendre du manguier ; et en aller-retour, de rentrer constater la catastrophe subie par notre nganda-bar. Tout y était sens dessus-dessous, y compris le gérant lui-même, y compris le pasteur lui-même, tous en larmes, l’un dans les bras de l’autre…

Le gérant, très affecté a eu cette phrase pleine de sagesse : « J’avais, disait-il, cherché longtemps une option et un parti politique, à l’approche des élections. J’ai trouvé : Pilote, mon ami, nous allons créer notre propre  parti… écologique. Sa dénomination ?  « Arche de Noé ». Sa priorité ? Guerre sans merci contre les intempéries, contre les négligences de la gestion humaine, et contre  leurs dégâts collatéraux »…

Yoka  Lye

Les députés nationaux ont adopté mercredi 9 novembre 2022, cinq projets de ratification des accords de crédit pour des projets de développement financés par IDA, filiale de la Banque Mondiale. Cette adoption est intervenue après la présentation faite par Nicolas Kazadi, Ministre des finances. Ces cinq projets de ratification  concernent les domaines de l’entrepreneuriat féminin ; l’accès et la gouvernance du secteur de l’électricité et de l’eau ; la nutrition et la santé ; le transport et la connectivité.

En effet, tous ces projets sont  financés par l’Association Internationale pour le Développement (IDA),  une des trois filiales de la Banque mondiale basée à Washington qui octroie des prêts et des dons aux pays les plus pauvres pour soutenir leur essor économique. Entamé mardi, le débat qui aurait dû suivre la présentation a été reporté à mercredi, cela en vue de permettre au ministre de répondre à certaines urgences d’Etat qui ont abrégées la plénière du jour.  Au nombre de ces projets de loi, il faut citer le projet de loi autorisant ratification de l’accord de crédit n° 7101-ZR du 1er juin 2022 entre la RDC et IDA au titre du projet d’autonomisation des femmes entrepreneures  et mise à niveau des PME  pour la transformation économique et l’Emploi (TRANSFORME).

Il s’agit également  du projet autorisant la ratification de l’accord de crédit N°7066-ZR du 1er juin 2022 conclu entre la RDC et l’IDA au titre du projet d’accès et de gouvernance de reformes des secteurs de l’électricité et de l’eau (AGREE).

Il y a également le projet autorisant la ratification de l’Accord de crédit N°7152-ZR du 16 juin 2021 conclu entre la RDC et l’IDA au titre du financement additionnel du Projet Multi sectoriel de Nutrition et de santé (PMNS). Enfin, il s’est agi du Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de Crédit N°7161-ZR du 28 juin 2022 conclu entre la RDC et l’IDA au titre du Projet d’appui au transport et à la connectivité (PACT). Tous ces projets ont été adoptés par l’assemblée plénière.

Il sied de noter également l’audition de député national Delly Sesanga, par la commission de discipline. Il a été auditionné sur l’affirmation de 21000 USD comme salaire de député national.

MB

 

 

«Conseil de sécurité à Kinshasa, non au Brassage du Parlement, Négocier sur quoi ? » était le thème du spécial Grand Plateau, une émission animée par  Jean-Marie Kassamba sur Télé 50. Une rencontre qui a connu la participation de plusieurs patrons de presse congolais  dont Marcel Ngoyi de La Prospérité, qui,  lors de son analyse sur la situation à l’Est du Pays, a proposé l’imposition de la paix sur tous les plans. Le patron du journal La Prospérité pense que cette imposition de la paix passera  nécessairement par la requalification d’une politique publique en matière de défense et de sécurité, les équipements et autres, mais aussi par la réorientation de la diplomatie congolaise.

Il indique à ce titre qu’‘‘Il faut avoir plusieurs fers au feu en même temps qu’on a la poudre à canon pour dissuader toutes les forces négatives qui continuent encore à se donner le toupet de nuire aux intérêts vitaux de la république et  en même temps, il faut un lobbying sur le plan diplomatique de façon à investir partout où il y a les cercles de décisions, même si  la  délégation du conseil de sécurité arrive au moment où les congolais ont pris conscience, et se sont levés  comme un seul homme pour défendre la patrie, car, la nationalité congolaise, la souveraineté, sont non négociables.

Selon Marcel Ngoyi, Il faut néanmoins  discuter avec cette délégation du conseil de sécurité,  et non leur fermer la porte. Et à l’en croire,  là-dessus le président a déjà pris une longueur d’avance. Mais, il doit  néanmoins être accompagné‘’.  Ce n’est pas un travail d’une seule personne, cela doit être un travail  d’accompagnement’’, pense-t-il.

A tout prendre, ce chevalier de la plume souligne qu’il faut tout un service d’intelligence qui va vers les intérêts réels et vitaux de la population. A son avis,  ce qui se passe aujourd’hui à l’est,  c’est ‘’le ventre mou de la bouillabaisse’’.

«Le Congo est tellement grand, les craintes du président que je partage d’ailleurs qu’un jour on puisse nous faire la guerre comme en Irak, Lybie, c’est-à-dire, faire de la guerre un fonds de commerce pour perpétuer les pillages et l’exploitation illégal de nos ressources», a-t-il, outre relevé.

Le patron du journal La Prospérité considère que pour mettre fin à ce cycle menaçant, il faudra que le Congo se ressaisisse, redéfinisse le vrai cahier des charges, identifie les vrais auteurs, les vrais responsables de cette situation ‘’infâme’’ qui perdure  depuis bien  longtemps. 

Il s’agit, explique-t-il,  d’arriver à identifier un jour qui se cache derrière le Rwanda, qui a fait du Rwanda une puissance alors que  le Rwanda n’a pas assez d’espace que la RDC, pas un grand peuple que la RDC. C’est cette réalité qu’il faut arriver à cerner’’, cogite-t-il.

Pour arriver à ce stade, Marcel Ngoyi pense que cela demande ‘’une vision, la pénétration à ce niveau-là, nous demande d’aller jusqu’au bout à tous les niveaux, du point de vue diplomatique ; continuer à y travailler mais aussi du point de vue militaire’’.

En clair, il soutient l’idée de la réorganisation de l’armée, éviter des mixages et brassages. «On doit balayer chez nous, reconstituer nos forces, savoir avec qui on doit aller au front. Il faut éviter cette affaire de mixage, brassage, négociation qui ne tiennent pas débout, il faut à un moment revoir avec qui traiter réellement».

En outre, il a alerté sur une  vision ‘’réductrice’’, car a-t-il affirmé, ‘’ il n'y a pas que le M23 comme groupe armé’’. Même si aujourd’hui on s’attarde  sur le M23, que ceci puisse occulter l’idée qu’il y a d’autres groupes armés qui sont toujours là, en attente pour allumer le feu. Notamment, la CODECO, les ADF,…’’.

Nelly Somba

Après un long périple américano-européen, le leader de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé), Martin Fayulu regagne Kinshasa ce dimanche 13 novembre par aéroport de N’djili. Il a quitté Kinshasa le 14 septembre dernier à destination des Etats-Unis avant les étapes de Paris, Bruxelles et Londres. Les membres et sympathisants de son parti se mobilisent pour ce retour qui intervient dans un contexte particulier de l’agression par le Rwanda contre la RDC. Dans toutes les sections de l’Ecidé, l’heure est à la mobilisation. A Tshangu, en passant par Funa et Mont-Amba jusqu’à Lukunga, cadres et militants et ce parti politique membre de la cohésion Lamuka se préparent à réserver un accueil chaleureux à l’opposant au régime Tshisekedi.

Placé sous le signe de l’unité, le retour au pays de Martin Fayulu intervient au moment crucial de la vie politique en RDC. En effet, l’actualité politique est marquée par la mobilisation dans des états-majors des mouvements politiques suite à l’avancée des rebelles du M23 dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.

L’Ecidé n’est pas resté indifférent face à cette situation. Par son secrétaire général Devos Kitoko, le parti de Martin Fayulu a clairement dit que « nous n’allons pas polémiquer. Nous avons besoin de renforcer notre cohésion nationale pour parler d’une seule voix et bouter l’ennemi dehors”.

Depuis l’Europe où il séjourne, Martin Fayulu a également donné son avis. Il a simplement appelé à l’unité. Pour lui, il n’est pas question du pouvoir, mais de défendre le pays face à l’agresseur qui est le Rwanda.

Appel à l’Union

Avec la diaspora congolaise à Londres, le 5 novembre, Martin Fayulu Madidi est revenu sur l’agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda via le M23. Répondant à une question sur la mobilisation générale de tous les Congolais pour faire face à l’ennemi, le leader de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) a partagé ce point de vue. Pour Martin Fayulu, tous les Congolais doivent parler le même langage.

« Concernant l'agression de notre pays par le Rwanda et l'Ouganda, nous devons avoir le même langage. Il ne s'agit pas de chercher le pouvoir, la recherche du pouvoir interviendra pendant les élections, on parlera de ça lorsqu'il y aura élections. Là, il s'agit de notre pays qui est agressé. Il y a des gens qui veulent avoir nos minerais. Donc, je suis totalement d'accord avec vous, on doit parler le même langage », a dit Martin Fayulu.

Emma Muntu

Les récentes réactions de député Daniel Safu font couler encre et salive. D’abord, le directeur général d’Africa-News, à l’endroit de qui l’élu de Mont-Amba a proféré des menaces dans sa récente sortie médiatique, puis, cette fois-ci, il s’en prend ‘’copieusement’’ à un citoyen, dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux. Une attitude qui inquiète ses collègues de la Chambre basse du parlement et qui a suscité tollé général dont la réaction de Jean-Baudouin Mayo, député national de l’UNC, qui  s’est dit, du haut du perchoir du palais du peuple lors de la plénière de ce mardi 8 novembre 2022, indigné vis-à-vis du comportement du député d’Ensemble pour la République.

Jean-Baudouin Mayo se dit étonné de cet étrange comportement de son collègue,  Daniel Safu, et demande aux autres députés de se désolidariser de ce dernier.  « J’aime bien le collègue c’est un jeune frère, mais son comportement devrait nous obliger à nous désolidariser. Si nous sommes encore sérieux, on ne peut pas tout permettre. Si à notre niveau nous devons nous comporter de cette façon dans la rue, l’exemple viendra de qui finalement ?  Je suis pour une commission spéciale avec délai pour que nous puissions terminer et clôturer ce dossier », pense cet élu du Mont-amba.

Il pense également que l’Assemblée nationale ne peut en aucun cas encore lui réserver la moindre compréhension ‘’sinon c’est la complaisance, alors que nous ne sommes pas complaisants’’.

Ce député national suggère que le concerné  réponde de ses actes devant la justice. «  Nous sommes en train de construire un Etat de droit, si le collègue avait été injurié, s’il avait fait objet des injures publiques il y a les cours et tribunaux.  Nul ne peut rendre justice à soi-même. Je demande à notre bureau ou mieux à la plénière d’autoriser qu’il soit constitué une commission spéciale pour connaître de ce dossier sinon, nous ne sommes plus sérieux, et je crois que nous le sommes, nous devons châtier même quand nous aimons beaucoup. J’aime bien le collègue mais nous sommes devant un cas ou on ne peut pas faire de la complaisance », a-t-il soutenue.

Emmanuel Malamba

‘’Hasard ou destin’’, c’est le roman du professeur Adrien Mpani Matungulu, dans lequel il explique les remords d’une femme religieuse qui a abandonné ses rêves pour le mariage. C’était à l’occasion de la présentation de ce roman, à la bibliothèque Wallonie Bruxelles dans la commune de la Gombe, vendredi 4 novembre 2022.

Un bouquet de 68 pages au total et qui raconte l’histoire d’une jeune femme du nom de Valodie, qui avait des ambitions de devenir une sœur religieuse, mais qui fréquentait des amies non religieuses. Cependant, Valodie raconte sa petite histoire de comment  elle a dû abandonner ses rêves pour un magistrat.

Dans le roman, le personnage fictif, la belle, l’innocente et vierge Valodie a, après ses vœux à l’église catholique, croisé le chemin d’un magistrat qui l’avait promis de belles choses, des paroles douces, qui l’amena à abdiquer le chemin de la vie de consécration.

Peu avant, en attendant les vœux conceptuels, Valodie décide de quitter le couvant pour fonder sa  famille avec son homme, le magistrat. Un choix qu’elle  a trouvé judicieux, sans savoir ce qui l’attendait plus tard.                                                                                                                          

Les années passent, c’était l’enfer au mariage, contrairement à ce qu’elle voyait et croyait concernant son futur.                                                                                                                          Un soir après le repas, l’homme dit à sa femme qu’il voulait lui parler…le mari prend la parole et dit : « Tu as de belles qualités qu’une femme peut avoir dans ce monde entier et une merveilleuse mère pour élever des enfants. Mais, une qualité qui m’a beaucoup touchée, c’est que tu es capable de quitter Jésus et le couvant pour me rejoindre, moi une simple personne et en combien plus forte raison te faire confiance et croire que tu ne me quitteras jamais, resteras-tu toujours avec moi toute une vie ? (…) Je décide de te laisser cette maison pour éduquer ton enfant, prendre soin de toi ainsi que de ta famille, moi je romps cette relation parce que je ne peux pas vivre avec une femme qui quitte le Tout Puissant pour de simples gens… »

Dans cette œuvre, l’auteur stipule qu’ ‘’Avoir un rêve c’est bien, mais l’importance est d’arriver à la fin pour être l’exemple à suivre pour plusieurs personnes ». Il décrit en quelques phrases la réaction du Valodie qui était à un état ‘’critique’’ : « Valodie se posant des questions ‘’que dois-je faire pour surmonter cette situation ? J’ai été une honte pour le couvant, une honte pour ma famille, j’ai abandonné mon rêve pour suivre la vie du couple est c’est la déception, désespoir, plus de force pour avancer ni de vivre, ni de d’affronter le monde entier ».

L’écrivain estime que là où la parole s’arrête, ça peut être encore prolongé, avoir de nouvelles inspirations de romans, ouvrages etc.

Frida Kiyakama

 

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