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Face à l’agression que subit la RDC, la DYCOD/NORD-KIVU appelle à la paix et à la cohésion sociale. Elle s’oppose farouchement à l’idée du déploiement d’une force régionale pour faire régner la paix dans l’Est de la RDC. C’est dans un communiqué du 17 juin 2022, signé par M. BYAMUNGU BAHATI Olivier, Coordonnateur Provincial Adjoint, que cette structure de la société civile congolaise a fait savoir sa position face à la situation que traverse la République. «Nous décourageons et dénonçons toute ambition extérieure ou interne visant à porter atteinte à l’intégrité territoriale, à la sécurité et à la paix de notre pays, la République Démocratique du Congo. Le peuple congolais se questionne sur la nécessité et la valeur ajoutée pour la République démocratique du Congo de rester dans East African Community(EAC) où sa sécurité est menacée par des pays membres », a-t-il  indiqué dans sa déclaration dont voici les détails.

République Démocratique du Congo
DYNAMIQUE
COMMUNAUTAIRE POUR LA COHESION SOCIALE ET LE DEVELOPPEMENT
DYCOD /NORD-KIVU
Plateforme de la Société Civile Congolaise
APPEL A LA PAIX ET A LA COHESION SOCIALE
DECLARATION FACE AU CONTEXTE SECURITAIRE ACTUEL EN PROVINCE DU
NORD-KIVU
La Dynamique Communautaire pour la Cohésion sociale et le Développement, DYCOD/Coordination Provinciale du Nord-Kivu demeure préoccupée par les récentes attaques de l’Armée Rwandaise via le M23 dans le territoire de RUTSHURU au Nord-Kivu, particulièrement à BUNAGANA depuis Dimanche 12 Juin 2022, à la base des déplacements massifs des populations civiles vers l’OUGANDA, plusieurs dégâts matériels et humains.
Cette situation est de nature à compromettre la paix et la stabilité dans la Région et particulièrement en République Démocratique du Congo.
Nous saluons les efforts consentis par le Président de la RDC et les Forces armées de la République Démocratique du Congo, pour la reprise de BUNAGANA ;

Nous décourageons et dénonçons toute ambition extérieure ou interne visant à porter atteinte à l’intégrité territoriale, à la sécurité et à la paix de notre pays, la République Démocratique du Congo.
Le peuple congolais se questionne sur la nécessité et la valeur ajoutée pour la République démocratique du Congo de rester dans East African Community ou sa sécurité est menacée par des pays membres. Le silence des autres pays membres frise la complicité et motive nombreux congolais à envisager la demande de retrait de la République Démocratique de cette communauté.
A cet effet, nous recommandons ce qui suit:
1. Au Président de la République de la RD Congo, Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’Etat et Commandant suprême des Forces Armées de la RDC :
- De revoir sa politique sécuritaire et diplomatique avec certains pays de la Région notamment le Rwanda et l’Ouganda.
- De ne pas autoriser l’entrée de la force régionale en RDC tel que demandée par le Président en exercice de East african Community
– Le renforcement de la sécurité le long de toute la frontière de notre pays avec la République du RWANDA et de l’OUGANDA par des élements des Forces Armées de la RDC non infiltré afin de ne plus revivre ces actes ignobles des Forces Armées Rwandaises sur le sol Congolais,
– La fermeture des toutes les frontières de la RD Congo avec le RWANDA afin d’empêcher des éventuelles infiltrations et une nouvelle attaque de la partie Est de la RDC,
2. Au Gouvernement de la République Démocratique du Congo,
- D’amorcer sans délais les reformes de l’armée, la Police et les services de sécurités,
- D’obtenir la condamnation de la République du RWANDA par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et la Communauté Internationale, pour non respect de l’intégrité des frontières et de la souveraineté de la RDC, et pour tous les actes de violation de droits de l’homme
- De mobiliser des moyens financiers pour appuyer sans relâche les militaires au front,
- Venir en aide à la population du territoire de RUTSHURU, en particulier de BUNAGANA qui traverse actuellement une situation humanitaire grave
3. A la population/communautés de la Province du Nord-Kivu:
- De ne pas céder à l’incitation à la haine tribale et ethnique ou au recours à la violence
- De rester vigilant, pacifique, mobilisée et de dénoncer aux autorités compétentes tout cas d’insécurité et d’infiltration
- De garder l’unité et la cohésion des communautés locales,
- De ne pas considérer le peuple rwandais comme ennemi, mais de tirer toutes les conséquences du comportement belliqueux des leaders politiques et militaires rwandais qui ne cessent d’orchestrer des agressions en RD Congo et les pillages de nos ressources naturelles
Fait à Goma, le 17/06/2022
Pour le Coordinateur Provincial (Empêché),
BYAMUNGU BAHATI Olivier
Coordonnateur Provincial Adjoint

L'adoption de la de loi  sur l’exemption des frais de justice pour les survivantes des violences sexuelles et basées sur le genre et leurs témoins ainsi que les personnes handicapées, les orphelins et les personnes de troisième âge qui est  au niveau du Parlement congolais et sa promulgation par le Président de la République, reste un cheval de bataille pour les organisations de la société civile et les professionnels des médias travaillant pour la défense des droits de la femme et de la jeune fille. Sous la facilitation de l’ONG JHR-JDH/RDC, ils ont résolument décidé, le lundi 20 juin 2020, d’accompagner ladite loi jusqu’à son adoption voire sa promulgation par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. A cette occasion, un plan de plaidoyer a été élaboré pour un délai bien précis pour  mener des actions auprès des décideurs avant la session parlementaire de septembre.

Pour Mme Anna Mayimona, consultante en genre et formatrice, cette loi est d'une importance capitale pour la RDC car, il y a déjà un cadre juridique assez efficace mais, il y a certaines lois qui manquent.  Notamment, pour permettre aux victimes de continuer à faire confiance à la justice, il faut améliorer les conditions d'accès à la justice. Parmi ces conditions, c’est justement exempter les victimes de ces frais. Et, ça sera vraiment un pas que la RDC va faire dans la lutte contre les violences faites à la femme.

‘’Il était très important pour nous de nous retrouver chacun en ce qui le concerne, les médias, les organisations de la société civile, les partenaires ainsi que les patrons de médias pour faire le point sur les résultats déjà obtenus dans le cadre de ce projet, afin de savoir les contraintes et opportunités sur lesquelles on doit solder, encore là, chacun en ce qui le concerne pour arriver à l'adoption et promulgation de ladite loi. C'était vraiment important. Nous allons intensifier les actions de plaidoyer à l'endroit de l'Assemblée nationale, du gouvernement parce que, comme vous le savez, toute loi a toujours des implications notamment, financière mais, ceci implique l'appropriation par le gouvernement de la démarche afin que, au mois de septembre, cette loi soit inscrite et débattue et promulguer. Ça fait l'honneur de la République dans le cadre du respect de ses engagements internationaux’’, a fait savoir Me Arthur Kayumba, chargé de programme du cadre de récupération et d’encadrement  pour l’épanouissement intégral de la jeunesse (CREEIJ).

C’est dire que cette proposition de loi portée par le Député national Juvénal Munubo, demande l'apport de la femme congolaise et particulièrement de la femme de média afin de sensibiliser l’opinion nationale sur l’importance de l’exemption des frais de justice pour les survivantes des violences sexuelles et basées sur le genre ainsi que les témoins, les personnes vivant avec handicap et celles du troisième âge.

Il sied de souligner que cette synergie OSC et Médias va, sans nul doute, faire bouger des lignes afin que les Députés et Sénateurs ainsi que le Président de la République comprenne la portée de cette loi en faveur des survivants des VSBG. Avec cette loi, les cas des violences sexuelles vont devoir diminuer du fait que les survivantes n’auront plus de réticences pour saisir la justice. Car, elles bénéficieront d’une protection officiellement reconnue par la loi.

Notons que JDH-JHR/RDC a assuré son accompagnement dans toutes les démarches qui ont été entreprises par les organisations de la société civile et les médias pour aboutir à l’adoption de ladite loi à l’Assemblée nationale et sa promulgation par le Chef de l’Etat. Cela, dans le cadre de son projet Canada monde : la voix des femmes et des filles. Ce projet a pour objectif de « Renforcer les journalistes en capacités et les outiller pour la couverture des questions relatives aux droits humains plus efficacement et éthiquement au profit des leurs propres communautés». Cet objectif qui rentre dans sa mission à travers laquelle Journalists For Human Rights JHR International vise à engager les membres des communautés au respect des droits humains et plus particulièrement ceux des femmes et des filles pour lutter contre l’impunité des toutes les violations.

Jules Ntambwe

*A Kikwit, dans la province du Kwilu, plus de 100 personnes viennent d’être frappées par une forte diarrhée et des douleurs abdominales après avoir mangé et un à une fête de mariage. La fête a eu lieu dans la « Grande salle Lupemba »  dans la commune de Lukolela, le  dimanche jusqu’à 1hoo du matin. Mais les gens ont commencé à sentir les effets lundi et cela s’est aggravé ce mardi 14 juin 2022.

Actuellement, les victimes sont internées dans des hôpitaux et centres de santé de la ville. « Après la messe qui s’est déroulé à Sainte Thérèse Photo-poto, je suis allé dans Grande salle Lupemba qui a reçu plus de 300 invités. Des gens ont mangé et ils ont vu. Personnellement j’ai commencé à avoir des maux de ventre et la diarrhée à partir de lundi dans la soirée et ce mardi on m’a emmené à cet hôpital. Je  suis accompagné de mon époux et ma fille. Elles  sont aussi malades car ils ont mangé avec moi à la fête », témoigne ButuMugongo que nous avons rencontré à l’Hôpital «Maman Katembo».

A part la diarrhée et les douleurs abdominales, il y a aussi des vomissements et des faiblesses intenses.

Quant à elle, Judith Nziki, amenée ce mardi dans l’après midi au l’hôpital général de référence de Kikwit 1, n’arrive pas à s’exprimer. Elle a également des maux de ventre, vomit et fait la diarrhée.

Les mariés qui étaient à l’honneur dimanche sont aussi malades. « Je n’arrive pas à expliquer ce phénomène », indique Théophile Obengi, le mari de Fabiola Manga. C’est le couple qui était à l’honneur dimanche. Contactée, Docteur Cécile Muke, médecin traitant à la « Clinique centrale » de Kikwit qui a reçu également des patients de la fête de mariage explique : « Il s’agit de l’intoxication alimentaire. Ce sont des diarrhées liées aux aliments fermentés ».

La justice a ouvert une enquête.

Badylon Kawanda

‘’Tous deux, nous avions manifesté l’intérêt d’ouvrir de nouvelles perspectives de la coopération bilatérale entre nos deux Etats.

Il me revient, d’ailleurs, de relever qu’à la suite du sixième Sommet Union Européenne – Union Africaine, tenu à Bruxelles au mois de février dernier, des options fondamentales ont été levées en rapport avec l’atteinte des objectifs du Développement Durable pour l’Afrique.

Ces échanges fructueux doivent aussi caractériser les officiels de  deux parties, en vue d’inciter cette coopération mutuellement avantageuse pour nos deux peuples appelés aujourd’hui à écrire une nouvelle page de l’histoire.

Puisse la mémoire de Patrice-Emery LUMUMBA, qui nous réunit ce jour, constituer un moment de rassemblement et le point d’un départ d’un avenir plus radieux’’, a déclaré Sama Lukonde Kyenge, le Premier Ministre congolais, lors de la cérémonie solennelle consacrée à la remise des reliques de P. E. Lumumba tenue hier, à Bruxelles.

 

 

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

CABINET DU PREMIER MINISTRE

Discours de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

A  l’occasion de la Cérémonie de remise solennelle de la Dépouille mortelle de Patrice Emery Lumumba Bruxelles,

Palais d’Egmont, Juin 2022

Monsieur le Premier Ministre du Royaume de Belgique ;

Messieurs les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat Messieurs les Députés et Sénateurs

Mesdames et Messieurs les membres des Gouvernements Belge et Congolais ;

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, membres du Corps diplomatique ;

Mesdames et Messieurs membres de la famille du Premier Ministre Patrice Emery Lumumba ;

Mesdames et Messieurs ;

Distingués invités ; En vos titres et qualités respectifs, L’émotion est forte en prenant la parole aujourd’hui en ce lieu chargé d’histoire ; ce Palais d’Egmont qui a accueilli les Pères de l’indépendance congolaise, il y a exactement 62 ans, à l’occasion de la Table Ronde de Bruxelles ayant conduit la République Démocratique du Congo à sa souveraineté internationale. Parmi les protagonistes de l’histoire de la décolonisation de notre pays, figurait, justement, l’un de ceux dont la mémoire nous réunit ce jour : je cite, Patrice Emery LUMUMBA, notre Héros national. Mandaté par le Président de la République Démocratique du Congo, Son Excellence Monsieur Felix Antoine Tshisekedi TSHILOMBO, au nom du peuple congolais et à celui du Gouvernement que je dirige.

Je suis venu recevoir solennellement aux côtés de ses enfants et petits-enfants, la dépouille du premier Premier Ministre de la République Démocratique du Congo. Dépouille, autour de laquelle son peuple organisera, dans les heures qui suivent, le deuil national qui n’a jamais pu avoir lieu. La date du lundi 20 juin 2022, en Belgique comme en République Démocratique du Congo, entre, désormais, dans les annales de l’Histoire, notre histoire commune.  

Le retour de Patrice Emery LUMUMBA dans son Pays permet, à coup sûr, à la République Démocratique du Congo de recouvrer un des maillons essentiels de sa mémoire nationale fragmentée par la tragédie de sa disparition. Au-delà de la République Démocratique du Congo, c’est tout un continent, l’Afrique, qui célèbre le retour de l’un de ses dignes fils.

Et au- delà même de l’Afrique, c’est l’ensemble du monde épris de liberté qui salue cet événement. En même temps qu’il doit se réjouir et se féliciter des hommages que nous rendons à ce Grand Combattant de la liberté, de la démocratie et de la dignité de l’homme, quelle que soit sa condition. Monsieur le Premier Ministre ;

Mesdames et messieurs,

Au nom du Gouvernement congolais, je dois reconnaître la volonté politique du Gouvernement belge. Il en fallait beaucoup pour arriver à ce moment.

Vos propos l’ont si bien rappelé.

Je voudrais, en même temps, saluer les efforts des Institutions à travers le monde ainsi que l’engagement des personnalités qui se sont investies dans l’aboutissement de ce processus de haute portée historique dont cette journée constitue l’épilogue.

Nous ne pouvons parler de Patrice-Emery Lumumba sans nous remémorer ses deux compagnons, Maurice MPOLO et Joseph OKITO qui, comme lui, ont perdu la vie dans des conditions tragiques. La lutte pour l’Indépendance, la souveraineté nationale et internationale, point de départ de la prise en mains de notre destin, demeure incontestablement les motifs pour lesquels ils sont morts. Ils ont été admis récemment dans l’ordre d’Héros Nationaux Kabila-Lumumba aux grades de Grands Officiers.

Aux côtés de leurs familles, le Gouvernement de la République se tient pour que justice leur soit aussi rendue.

«Le régime colonial a été un système basé sur l’exploitation et la domination, marquée par une relation inégale, injustifiable et par le paternalisme, la discrimination et le racisme », j’emprunte ces mots du Roi Philippe pour avouer que ce système et le traumatisme qu’il a entraîné a plombé les années qui ont suivies l’indépendance et ont eu une incidence sur l’avenir de notre pays.

Le travail de la Commission parlementaire sur le passé colonial nous édifiera davantage sur cette page douloureuse de notre histoire. En février dernier à l’occasion de la visite à vos côtés du Musée Royal de l’Afrique Centrale (Musée de Tervuren), j’ai reçu de vos mains la liste des œuvres d’arts qui doivent nous être restituées.

Et la remise symbolique par le Roi au Président Félix Antoine TSHISEKEDI du masque Suku marque incontestablement notre volonté commune de nous réconcilier avec notre histoire et de scruter dans la sérénité et sans complexe l’avenir de nos rapports.

Monsieur le Premier Ministre ; Mesdames et messieurs,

Evoquer LUMUMBA aujourd’hui avec nos jeunes générations, c’est rappeler son combat, son rêve de faire de la République Démocratique du Congo, un pays moteur dans le développement de l’Afrique par sa position géostratégique en plein cœur de l’Afrique, par sa diversité et sa richesse socioculturelle, par son sol, par son sous-sol, par sa flore, par sa faune.

C’est pourquoi, dans son célèbre discours du 30 juin 1960, LUMUMBA lui- même soutenait, je cite : « Nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique tout entière ».

Une conviction qui rejoignait celles d’autres illustres figures panafricaines telles Frantz Fanon, Aimé Césaire, Cheik Anta Diop, Kwame Nkrumah. Visionnaire, notons que, dès 1958, LUMUMBA alertait l’opinion tant nationale qu’internationale sur la menace de la violation de l’intégrité du territoire qui pesait déjà sur son pays. Il est le premier homme politique congolais qui emploie le vocable « balkanisation », concept sur lequel aucune Congolaise, aucun Congolais ne peut jamais transiger.

Aujourd’hui, il est de notre responsabilité d’appeler le peuple Congolais, essentiellement sa jeunesse, à porter à bras-le-corps le combat de LUMUMBA, qui demeure aujourd’hui encore de grande actualité. Combat de la protection et de la préservation de l’intégrité territoriale. Combat pour ne jamais trahir la République face aux convoitises extérieures.

Cette intégrité territoriale à laquelle tient aussi la Belgique et que vous comme le Roi avait si bien rappelé en ce moment précis, où notre pays fait face à une nouvelle agression rwandaise, avec son lot d’atrocités.

Des enfants ont encore perdu la vie, une école bombardée, des femmes contraintes à quitter leur milieu naturel. Depuis plus de 25 ans, l’anormal est devenu normal.

Notre détermination à y mettre fin autour de notre Président de la République, Chef de l’Etat, et de nos Forces Armées est à nouveau renforcée ce jour.

Que dire encore de Lumumba alors qu’il faut des ouvrages entiers pour le décrire, un vaillant combattant pour la démocratie, une référence incontournable, pour la jeunesse et les générations à venir, un héros national. Et pour moi premier Ministre de la RDC, une source d’inspiration dans la lutte pour le bien-être de chacune et chacun des Congolais Monsieur le Premier Ministre ; Distingués invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Tout en nous invitant, tous, Belges et Congolais, à regarder notre passé en face, il nous appartient de poser les jalons d’une nouvelle collaboration sincère et solide, tournée vers une coopération mutuellement avantageuse et reposant sur l’estime réciproque en vue d’un développement harmonieux de nos peuples respectifs.

Car, le souvenir du passé douloureux, qui nous réunit ce jour, est riche d’enseignement pour l’avenir. Un avenir tributaire à la fois, de la reconnaissance de ce passé commun dans toutes ses facettes et de l’effort commun de le dépasser pour tisser de nouveaux liens sur des bases plus solides entre nos peuples.

«Le Congo au cœur de l’Afrique et la Belgique au cœur de l’Europe ne peuvent plus formuler leurs problèmes en termes exclusivement nationaux », disait le Roi Baudouin en 1970. Le temps est venu pour que nos jeunes l’apprennent davantage et pour que nous puissions pleinement jouer ce rôle vital pour l’avenir de nos continents et de la coopération entre l’Union Africaine et l’Union Européenne.

Monsieur le Premier Ministre,

C’est dans ce sens que, lors de votre récent séjour à Kinshasa, à la suite de la visite de Sa Majesté le Roi Philippe, nous avions eu l’occasion, tous deux, d’explorer sans complaisance les domaines de coopération fructueux.

Tous deux, nous avions manifesté l’intérêt d’ouvrir de nouvelles perspectives de la coopération bilatérale entre nos deux Etats.

Il me revient, d’ailleurs, de relever qu’à la suite du sixième Sommet Union Européenne – Union Africaine, tenu à Bruxelles au mois de février dernier, des options fondamentales ont été levées en rapport avec l’atteinte des objectifs du Développement Durable pour l’Afrique.

Ces échanges fructueux doivent aussi caractériser les officiels de  deux parties, en vue d’inciter cette coopération mutuellement avantageuse pour nos deux peuples appelés aujourd’hui à écrire une nouvelle page de l’histoire.

Puisse la mémoire de Patrice-Emery LUMUMBA, qui nous réunit ce jour, constituer un moment de rassemblement et le point d’un départ d’un avenir plus radieux.

Je vous remercie.

Les organisations patronales, les entrepreneurs locaux et des structures de la société civile du Kasaï Central ont décidé de mutualiser leurs efforts pour accompagner l’exécution du programme de Développement à la base initié par le gouvernement congolais à travers les 145 territoires du pays. Un cadre de concertation dit d’appropriation et de suivi pour la réussite de ce programme dans les cinq territoires de cette province a vu le jour à Kananga.

La structure qui se veut une dynamique de veille souhaite s’impliquer et agir pour pousser cette fois-ci à la concrétisation de ce programme qui porte notamment les espoirs du peuple Centre Kasaïen “déçu”, disent les initiateurs, par “les aventures” ayant caractérisé l’exécution des programmes précédents du gouvernement.

«Le programme de Développement local de 145 territoires de la République Démocratique du Congo initié dernièrement par le chef de l’État est pour nous, le Kasaï Central, un programme que tout le monde attendait de deux mains. C’est ainsi que toutes les parties prenantes à notre initiative, les opérateurs économiques, la société civile, les entrepreneurs locaux, bref, tout le monde qui est intéressé par le développement à la base a été associé pour voir comment est-ce qu’on peut réfléchir pour parvenir à une concrétisation positive de ce programme. Puisque, comme vous le savez, plusieurs programmes précédents du gouvernement ont été lancés mais notre province n’en a pas tellement bénéficié », souligne Pierrot Daie Mutombe, Coordonateur de ce cadre de concertation.

L’initiative endosse également l’idée de faire des plaidoyers pour faire participer les entreprises locales dans l’exécution des projets inscrits dans ce programme du gouvernement.

« Ce cadre étant mis au point, nous allons entreprendre également une démarche auprès du président de la République en passant par le gouvernement ainsi que le directeur général du BCeCo (Bureau Central de coordination, Ndlr ), structure gouvernementale à qui la charge d’exécution de ce programme est confiée, cela dans le but d’obtenir d’eux l’assouplissement ou l’allègement des conditions en faveur des entreprises du Kasaï Central afin qu’elles soient éligibles à  l’exécution certains projets de ce programme et sortir la province du gouffre dans lequel elle est plongée », soutient monsieur Mutombe.

Van Frédéric Tshilanda Katende

Déterminée d’assainir le secteur d’électricité dans toutes ses facettes, le Directeur Général de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), Mme Sandrine Ngalula Mubenga, a mis en place depuis novembre dernier, une cellule de réception des plaintes des consommateurs de l’électricité pour arbitrer et concilier tout conflit entre les abonnés et les opérateurs. 

A en croire Me Kuyu, arbitre et conciliateur auprès de l’ARE, six mois après la mise en place de cette cellule, plusieurs dossiers sont soumis à l’Autorité de régulation dans le but de trouver une solution. Les abonnés et opérateurs dit-il, saluent le travail qu'abat cette cellule.

La loi de 2014 sur l’électricité, relève Me Kuyu, organise deux procédures pour résoudre les différends entre un opérateur et son client, ou entre deux opérateurs, à savoir l’arbitrage et la conciliation. « Les abonnés ou les opérateurs ont le choix d’aller vers la voie de l’arbitrage d’une part lorsqu’ils souhaitent obtenir une décision d’autorité par laquelle, un tiers, l’ARE, tranche leur différend, ou d’autre part vers la conciliation, lorsque les parties au différend souhaitent arriver à une solution négociée par elles-mêmes, mais sous l’égide d’un tiers, l’ARE », explicite-t-il.

L’arbitrage de l’ARE avant la saisine des cours et tribunaux

Comme dans tout contentieux, c’est la partie qui se sent lésée qui commence  par saisir l’autre partie, l’opérateur ou bien l’abonné, explique Me Kuyu. Dans la Loi de 2014, le législateur oblige aux parties en conflit de saisir d’abord l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité avant la saisine des juridictions du droit commun, souligne-t-il.

Entre les deux procédures, Me Kuyu donne la nuance : l’arbitre ne préconise pas de solutions, il dit le droit et sa décision s’impose aux parties ; le conciliateur préconise une solution aux parties. Le conciliateur, fait-il observer,  propose une solution en arrondissant les angles : chacune des parties va lâcher un tout petit peu de ses prétentions pour arriver à une solution qui satisfait à toutes les deux parties.

L’arbitre, prévient-il, est tenu par un devoir de confidentialité et de réserve. « Si un tiers a besoin de connaitre l’issue d’une procédure d’arbitrage, il devra soit consulter le site web de l’ARE (www.are.gouv.cd) soit le Journal Officiel de la RDC, soit encore s’en référer directement aux parties qui ont soumis leur différend à l’ARE pour arbitrage ou conciliation», souligne-t-il.

Le paiement de la note…

La règlementation en RDC prévoit que c’est la partie qui initie une procédure d’arbitrage ou de conciliation qui prend en charge les frais de dépôt ; par la suite, des frais d’arbitrage ou de conciliation dont le taux est également fixé par l’Arrêté ministériel et varient en fonction des heures passées par l’arbitre sur le dossier. Cependant, indique-t-il, à l’issue de la procédure d’arbitrage, il peut se faire que la partie qui a sollicité l’arbitrage ou la conciliation se voit accorder certains dommages et intérêts qui pourront couvrir les frais engagés durant la procédure.

La protection du consommateur

Le législateur est conscient que l’électricité est un élément essentiel du développement, mais que son utilisation peut comporter beaucoup de dangers. La protection du consommateur, lâche-t-il,  est un élément central parce que les consommateurs de l’électricité ont besoin de savoir que l’énergie électrique qui leur est fournie est de qualité et que cette qualité est contrôlée et maintenue.  Les consommateurs d’électricité et les opérateurs où qu’ils soient en RDC, tout celui qui utilise de l’électricité dans ce pays, rassure Me Kuyu,  doit savoir qu’il dispose de la protection de l’Etat congolais à travers l’ARE.

EG

 

 

Aussitôt rentré d'une longue tournée qu'il a entamée par Kasangulu et l'ayant successivement conduit à Kisantu, Mbanza-Ngungu, Lukala, Kimpese, Songololo, Matadi, Boma et Muanda la côtière, le gouverneur nouvellement élu du Kongo Central, Guy Bandu Ndungidi Muana N'Laza, accompagné de son vice, Grâce Nkuanga Bilolo, a pris ce lundi 20 juin 2022 dans l'après-midi, l'effectivité de son pouvoir après la cérémonie de remise-reprise effectuée au 4ème  niveau de l'hôtel du gouvernement à Matadi avec M. Justin Luemba Makoso assumant l'intérim de l'autorité provinciale pendant 9 mois, soit de septembre 2021 à juin 2022.

Ce dernier s'est dit heureux de voir la haute direction de l'exécutif provincial passer entre les mains d'un homme épris de paix et résolument engagé à restaurer la cohésion provinciale longtemps mise en mal avec ses conséquences graves pour le développement de la province. Le Gouverneur entrant a, pour sa part, tenu à remercier le Chef de l'Etat, les Honorables Députés Provinciaux et la population du Kongo Central pour la confiance lui témoignée. Il a également remercié son prédécesseur pour avoir fait preuve de beaucoup de cordialité dans la réussite de cette cérémonie.

Il n'a pas oublié de lancer un vibrant appel à la jeunesse ainsi qu'à toute la communauté du Kongo Central pour qu'elles s'engagent à l'accompagner dans l'accomplissement de ses lourdes tâches. Cet appel pressant s'est surtout symbolisé dans cette sorte de caravane organisée à travers la province peu avant cette cérémonie de remise - reprise.

Tout un périple débaptisé "tournée de cohésion provinciale", partie du vendredi 17 au dimanche 19 juin courant. Une première étape avant celle qui prendra en compte les territoires de Kimvula, Luozi, Lukula et Tshela. Question de tâter le pool de tous ses administrés, remercier la population en présence de ses représentants à l'Assemblée provinciale pour avoir porté leur dévolu sur sa modeste personne, mais aussi et surtout, cimenter l'unité des Bakongo.

En effet, à observer de près la manière dont le nouveau locataire du gouvernorat était particulièrement accueilli par cette population en liesse, il y a lieu de croire en cette totale adhésion populaire à son programme d'action qu'il aura à présenter, dans les tout prochains jours, devant l'Assemblée provinciale en vue de l'investiture de son gouvernement.

Pendant les trois jours de randonnée à travers la province, et s'adressant en kikongo mêlé de lingala et du français, l'on doit avouer que le discours du nouveau chef de l'exécutif a séduit. Lequel discours se résume en la cohésion, à l'unité du peuple Kongo et à son développement harmonieux.

Charles Nguvulu

 

C’est un évènement inédit qui n’arrive pas tout le temps. Les anciennes, gloires des Léopards de la RDC, devenues des légendes, toutes génération confondues, se sont retrouvés en équipe pour un spectaculaire match de football contre les légendes africaines, le samedi 18 juin, au stade des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa, à l’occasion de la 7ème édition de la 7ème édition de la Nuit de football africain.

Marcel Mbayo, Biscotte Mbala et Trésor MputuMabi ont marqué les trois buts des légendes congolaises.

La journée a commencé par un panel au salon Congo, du Pullman Hôtel sous le thème : sport, paix et développement. Les dirigeants, les légendes, les invités et la presse ont réfléchi à haute voix sur ce thème qui a connu deux tables rondes, à savoir : sport comme facteur de paix, et sport comme facteur du développement. Ensemble pour comprendre : paix et développement en Afrique : quel rôle pour le sport et les industries sportives.

Le Ministre des Sports, Serge Nkonde, un des panelistes, se réjouit d’avoir réussi à organiser cette 7ème édition de la Nuit du football africain à Kinshasa. Et, il a remercié tout le monde pour avoir donné le meilleur de lui. La RDC est un pays à la dimension d’un continent, un pays vaste, quand nous avons des ambitions, il faut aller avec ça jusqu’au bout, a-t-il réagi à une question, annonçant que bientôt, le Ministère va procéder à l’inauguration de deux stades du football à l’Est pays.

Film du match

Un très bon match qui a été loin d’être un match de gala, d’autant plus que les deux équipes ne se sont pas fait des cadeaux.  Santos Muntubile, entraîneur des légendes congolaises a préféré commencer le match par des anciens retraités ; Paulin Tokala, Hervé Lembi, Yves Bazamba, Bijoux Kisombe, Kimoto Okitankoy, Marcel Mbayo, Hérita Ilunga et tant d’autres avec comme capitaine Chris Shabani Nonda, avant d’enchainer à la deuxième période par la génération si proche des Biscotte Mbala, Rhum Matumona Zola, Joël Kimwaki, Gladys Bokese, Trésor Mputu et Dieumerci Mbokani. De l’autre côté, Claude Leroy a bien monté son équipe composée du célèbre gardien égyptien Nader El Sayed dans les perches, le Tunisien Karim Haggui, le Sud-africain Mark Fish, le Ghanéen Samuel Kuffour, le Zambien Kalusha Bwalya, le Camerounais Patrick Mboma, le Togolais Emmanuel Adebayor, le Nigérian Mwankwo Kanu, l’Ivoirien Cyril Domoraud, le Sénégalais Khalilou Fadiga, le Camerounais Geremie Njitap, le Guinéen Pascal Feindunou et c’était le coup d’envoi.

Le match a bien commencé pour les anciens Léopards de la RDC qui ont bien assiégé le camp adverse, jouant presque qu’à demi terrain, avant que les légendes africaines ne se réveillent  pour aller directement marqué le but, une ouverture du score signée Patrick Mboma (16ème), sur un bon service d’Emmanuel Adebayor. Menés, les Léopards décident alors de passer à la vitesse supérieure, mais ils seront heurté un ancien gardien égyptien qui a retrouvé ses talents des années 90. Dans la foulée, toujours dans une contre-attaque, Mwankou Kanu (23ème) qui a bien combiné avec Adebayor, file directement vers le poteau pour  deuxième but.

Santos Muntubile se lève change son dispositif de jeu, et les légendes congolaises vont réussir finalement à réduire le score par l’entremise de Marcel Mbayo Kibemba (38ème), qui continue encore à courir comme un joueur non retraité.  C’est le score à la pause.

A la montée de Biscotte, Matumona, Trésor Mputu, Dieumerci Mbokani va donner du tonus, dont l’égalisation ne va pas se faire attendre. Biscotte Mbala (55ème) en solitaire, passe en revue la défense adverse avant de dribbler même le célèbre Nader El Sayed pour l’égalisation. Un joli but d’école. Un peu plus tard, Trésor Mputu va marquer le sien, avant que Patrick Mboma ne revienne pour fusiller Robert Kidiaba dans les temps additionnels  pour trois buts partout.

EG

Une coopération est envisagée entre la Commission Electorale Nationale Indépendante de la RDC et l'Autorité Nationale des Élections de la RCA. Oui, le Bureau de la CENI, présidée par Denis Kadima Kazadi, a échangé avec la délégation venue de la République centrafricaine. A cet effet, les membres de la Centrale électorale centrafricaine ont dit en avoir tiré un réel profit au regard de ce qui se fait en RDC en matière électorale.

Cette délégation était composée de quatre membres : Bruno YAPANDE, Ministre en charge de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation en RCA ;  Mathias MOROUBA, Président de l’Autorité Nationale des Élections en RCA ; Laurent Rudasingwa, Représentant Résident a.i, PNUD/CAR et Arsène Gbaguidi, Directeur de la Division Electorale de la MINUSCA. Au sortir de cette entrevue, Mathias MOROUBA, Président de l’Autorité Nationale des Élections en RCA n’a pas manqué d’exprimer son satisfecit quant à ce. « Je profite de cette occasion pour remercier le président Denis KADIMA et le 2e vice-président Didi MANARA ainsi que toute l'équipe du bureau de la Ceni qui nous ont accueillis en toute convivialité. Ils se sont montrés très réceptifs à nos préoccupations et nous avons pensé, pour notre part, pouvoir apprendre comment la Ceni a pu tirer profit de la machine à voter. Cette question nous l'avons d'ailleurs évoquée et soutenue au niveau international du Réseau des experts en matière électorale de la Francophonie à Dakar pour que cette expérience locale devienne une réalité bénéfique désormais à l'échelle internationale», a confié le Dr Mathias Barthélemy MOROUBA.

Et ce, avant de signaler qu’il était impérieux de venir rencontrer les homologues en vue d'échanger sur la manière dont les choses se déroulent à la CENI notamment les bonnes pratiques. « Outre la machine à voter dont nous voulons capitaliser l'utilité, nous avons évoqué la question du financement des élections et de la communication en matière électorale. Et bien plus, voir ensemble comment nous pouvons développer un partenariat dynamique entre nos deux institutions», a-t-il conclu.

En gros, ces échanges se sont déroulés dans un bon climat de convivialité et de partage.

Merdi Bosengele

Lancée depuis le 30 avril de l’année dernière, la campagne pour les bonnes manières, l’éthique et le respect des engagements, par le Bureau d’actions et d’éveil culturels à l’éducation (BAC), s’est clôturée en beauté le jeudi dernier à la paroisse Saint Augustin de Lemba. Avec comme objectif de lutter contre les antivaleurs, elle s’est soldée par une brève cérémonie de remise des diplômes, par le Ministre de la Jeunesse, Initiation à la nouvelle citoyenneté et cohésion nationale, Yves Bunkulu, aux ambassadeurs pour les bonnes manières et le Changement des mentalités.

Ayant constaté, comme tous les honnêtes citoyens, que le changement de mentalité est un préalable au développement et à la bonne gouvernance de notre pays, le Bureau d’actions et d’éveil culturels à l’éducation (BAC), en collaboration avec la paroisse Saint Augustin, a lancé une campagne pour les bonnes manières, l’éthique et le respect des engagements depuis l’année dernière pour inculquer à la jeunesse congolaise des notions des bonnes manières et du changement des mentalités. «Chers parents, c’est un grand honneur de m’assoir auprès de vous pour cette campagne pour les bonnes manières, l’éthique et le respect des engagements. Ainsi, je lance un vibrant appel des bonnes manières et du changement de mentalité à la jeunesse congolaise car, c’est l’une des visions du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, de lutter contre les antivaleurs qui tirent notre pays vers le bas. Par ce fait, je rends hommage au bac qui bat un grand travail, et je félicite tous les ambassadeurs pour les bonnes manières et le changement de la mentalité qui sont présents», a-t-il appelé, avant de souligner que seul le changement des mentalités élève une nation. «Nous avons décerné ce prix pour encourager les enfant à lutter contre les antivaleurs comme l’ont fait ceux de Soweto contre l’apartheid. La date du 16 juin 2O22 devra rester une date marquée dans nos têtes, car c’est le démarrage du travail de tous ces ambassadeurs qui vont circuler dans tout le pays afin que la mentalité change. Ainsi, invitons le chef de l’Etat qui a pensé à créer une coordination pour le changement de mentalité (CCM), à bien vouloir soutenir le bac qui accompagne les deux institutions, le Ministère de la jeunesse, initiation à la nouvelle citoyenneté et cohésion nationale et la CCM», a-t-il déclaré. Et de conclure : «Nous luttons depuis 1990 pour un changement du système des gestions et non seulement des hommes car la crise que connait notre pays depuis des décennies, quel que soit sur le plan politique, social, financier, justice et autre, est avant tout moral. C’est le manque de bonnes manières en général et, particulièrement, d’éthique et de respect des engagements, qui est à la base de la chute de notre pays. Ainsi, pour l’émergence de notre pays, mettons notre intelligence, nos stratégies, nos moyens matériels et financiers et surtout notre volonté ensemble pour combattre les antivaleurs qui rabaissent notre pays».

Ronsard Malumalu

 

Des hommages mérités ont été rendus à Patrice Emery Lumumba, héros national et premier Premier Ministre congolais, à l’Ambassade de la République Démocratique du Congo à Bruxelles où la dépouille a été exposée pour une veillée mortuaire. C’était dans la salle de cérémonie de l’ambassade envahie par plusieurs personnalités congolaises et belges, les membres du Gouvernement notamment le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères, la Ministre d’État, Ministre de la Justice, le Ministre de la Santé, la Ministre de la Culture et des Arts, le Ministre de la Communication et Médias, le directeur de cabinet du Premier Ministre, quelques conseillers principaux de la Présidence et de la Primature, mais également certains députés nationaux et sénateurs, les membres de la famille biologique du défunt et plusieurs compatriotes venues de la RDC ainsi que plusieurs congolais de la diaspora.

Avant la levée du corps pour la République Démocratique du Congo, le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a procédé à la cérémonie de baptême de la salle des réunions de l’Ambassade de la RDC en Belgique qui porte désormais le nom de Patrice Emery Lumumba.

« Nous avons entamé le processus de rapatriement de la dépouille de notre Héros national, Patrice Emery Lumumba, premier Premier Ministre de notre pays. Après la cérémonie solennelle du Palais d’Egmont et la veillée mortuaire, nous voici réunis une fois de plus autour de l’Illustre disparu pour baptiser de son nom la salle des réunions de notre Ambassade à Bruxelles.  Désormais, Patrice Emery Lumumba est immortalisé en ce lieu, territoire congolais de Belgique. Que cette salle des réunions concourt à faire revivre l’esprit et l’élan patriotique qui ont caractérisé la vie de notre Héros national », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde. 

Avant le départ de la dépouille vers l’aéroport afin de regagner la RDC, c’est un Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde très ému qui s’est adressé au héros national en ces termes : « Excellence Monsieur le premier Premier Ministre de notre pays, Héros national de la République démocratique du Congo. L’heure est arrivée de vous conduire à la place désormais dédiée à votre  Illustre Nom. En cette terre où vous veniez, dans les années 1950, réclamer L’indépendance de votre pays, que vous avez finalement obtenue le 30 Juin 1960. C’est dans ce même pays, la Belgique, que votre nom revivra à jamais dans la mémoire collective au travers de la place baptisée dorénavant “Place Patrice Emery Lumumba. Cher Patrice, vos compatriotes, à travers des associations, ont longtemps milité pour la consécration de votre nom en territoire belge. En votre nom, je leur adresse mes salutations patriotiques ».

Signalons que c’est ce mardi 21 juin 2022, que la dépouille de Patrice Emery Lumumba va quitter la Belgique pour regagner son pays, la République démocratique du Congo, terre de ses ancêtres, 61 ans après son assassinat. Dès le mercredi 22 juin, les hommages au Héros National vont commencer en RDC à travers quelques provinces dont le Sankuru, la Tshopo, le Haut-Katanga et Kinshasa. C’est le 30 juin 2022, date de l’indépendance, que la dépouille sera enfin inhumée au mausolé prévu à la Place de l’échangeur à Kinshasa. 

(Avec la Cellule de communication de la Primature)

 Le Gouverneur, les Députés et quelques notables de la Province de Lomami ont participé, samedi 18 juin 2022, à une séance d’information  sur le Programme du Développement Local des 145 Territoires (PDL-145 T) du Gouvernement congolais. L’évènement s’est déroulé à l’institut Français de Kinshasa. Dans son exposé, le Directeur général du Bureau central de coordination (BCeCo), Jean Mabi Mulumba, a indiqué que le PDL-145 T est organisé autour de quatre composantes suivantes : améliorer l’accès des populations des Territoires ruraux aux infrastructures socioéconomiques de base ; promouvoir le développement des économies rurales et des chaines de valeur locales ; renforcer les capacités de gestion du développement local ; et développer un système d’information géo référencé de suivi à même de renseigner sur les progrès du programme.

Tout a commencé par un discours de Bienvenu faite par le Professeur Mwepu Kapenga, un ressortissant de la Lomami qui, pour sa part, s’est limité à la présentation de sa Province d’origine. «Avec 5 territoires, 16 secteurs, 2 communes urbaines, 2425 villages et une population dynamique, la Province de Lomami possède d’importantes rivières et ruisseaux, des gisements miniers mais c’est aussi l’une des provinces les plus enclavées», a-t-il expliqué.

Le Directeur Général du BCeCo, pour sa part, s’est fait le devoir d’éclairer la lanterne de l’assistance pour plus de précisons sur ledit programme et de sa faisabilité dans les territoires de la Province. «Le Programme de développement local de 145 territoires vise principalement à réduire les inégalités spatiales, redynamiser les économies locales, et transformer les conditions et le cadre de vie des populations congolaises vivant dans les zones jusque-là mal desservies par les infrastructures et services sociaux de base», a-t-il déclaré.

Zones d’intervention du BCECO

La province de Lomami compte 5 territoires qui sont : Kabinda, Kamiji, Luilu, Lubao et Ngandajika. Ce sont là les territoires qui bénéficieront du PDL avec notamment la construction de 23 centres de santé, 36 écoles et des bâtiments administratifs pour chaque chef-lieu des territoires donc 5 bâtiments pour la province de Lomami

Résultats attendus

Concernant les attentes du Gouvernement, Jean Mabi Mulumba a expliqué que «…Ce programme de développement local de 145 territoires vise notamment à : relancer l’économie du pays à partir de pôles de croissance locale ; réduire la dépendance des importations des biens intermédiaires, des produits alimentaires de base, en soutenant la production intérieure des biens de consommation courante pour garantir sa souveraineté alimentaire ; renforcer la résilience aux chocs exogènes et de diversifier les sources de croissance». Cela permettra de corriger les disparités de développement humain durable entre les milieux urbain et rural, de réduire la pauvreté et les inégalités croissantes et de transformer les conditions de vie des populations en améliorant significativement l’offre publique de services socio-économiques de base dans la province.

Le BCeCo s’attend à l’appropriation du PDL-145T par les bénéficiaires, de l’accompagnement des élus et des autorités locales pour la bonne mise en œuvre du PDL-145T.

C’est après l’exposé du DG que certains notables sur place, dans un débat et échange constructif, ont déploré la manière dont le PDL-145 T, particulièrement pour le cas de la province de Lomami, a été conçu sans leur participation. Disant que ce projet est fait selon les consentements politiciens sans tenir compte des priorités de chaque territoire, ont-ils indiqué.

H.Mposhi

 

En sa qualité de coordonnateur du collectif des présidents cellulaires de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) pour la ville de Kinshasa, Flory Bwatuka a répondu présent à l’appel du Secrétaire général du parti Augustin Kabuya ce lundi 20 juin 2022. Après la communication du numéro un du parti au pouvoir, il a lancé un message de sensibilisation à tous les combattants de l’UDPS à veiller au respect des mesures prises par le gouvernement et à s’en approprier.

Tout en félicitant la diligence avec laquelle le Chef de l’exécutif du parti a réagi en convoquant cette réunion avec les représentants de toutes les structures de base,  après la prise des mesures par le gouvernement congolais, Flory Bwatuka invite les membres de l’UDPS à prêcher par l’exemple en respectant strictement les mesures prises.

«Nous disons un grand merci au SG pour sa vigilance, il a simplement réitéré le message ou les instructions de la République aux combattants de l’UDPS, Nous sommes un parti au pouvoir nous devons nous approprier ces décisions-là. Nous devons faire que tous les congolais, particulièrement les combattants de l’UDPS  appliquent toutes ces décisions et de s’en approprier. Il a été interdit à tout le monde de porter les habits à ressemblance de tenus militaires, et il a été interdit, tout rassemblement politique», a-t-il souligné.

En respectant ces mesures du gouvernement, il indique par ailleurs que c’est aussi une autre forme d’accompagner le Président de la République. «Nous devons comprendre que nous sommes au pouvoir et nous devons accompagner le Chef de l’Etat. Et nous étant cellulaire,  gestionnaire du parti, parce qu’il faut rappeler que la cellule gère au quotidien le parti dans la circonscription à laquelle  il a tout le pouvoir, nous avons la mission de relayer tout ce que le secrétaire général nous a dit aujourd’hui et rappeler à tout congolais particulièrement les combattants les instructions prises par le gouvernement à travers le VMP de l’intérieur », a indiqué Flory Bwatuka.

Quant à l’interdiction de la tenue de toute réunion dans la rue, Flory Bwatuka a martelé sur ce, invitant en outre le combattant à se diriger dans leurs cellules respectives pour des réunions hebdomadaires plutôt que de passer du temps dans la rue. « Surtout nous de l’UDPS qui à chaque fois avons des rassemblements aux coins de la rue, sachons dès à présent que toutes ces manifestations, toutes ces rencontres sont interdites. Rentrons dans nos structures de base pour participer aux rencontres de chaque dimanche », a-t-il recommandé.

Fidel Songo

Face à l’agression dont est victime la République Démocratique du Congo de la part des rebelles du M23 et de l’armée rwandaise, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo tient à ses engagements de défendre le pays en sa qualité de Garant de la Nation. Il rassure qu’il ne ménagera aucun effort tant sur le plan militaire que diplomatique pour restaurer la paix et la sécurité dans la partie Est, devenue le théâtre des massacres des ennemis de la RDC. Ainsi, au cours de son intervention à la cinquante-huitième réunion du Conseil des Ministres, réunion qu’il a personnellement présidée, vendredi 17 juin 2022, Félix Tshisekedi en a appelé au soutien de tous les congolais aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo engagées au front. Un soutien sans faille et inconditionnel. Car, l’heure est grave, a-t-il alerté. C’est même dans cette logique qu’il a exhorté, dans la foulée, le Gouvernement de la république à tout mettre en œuvre pour une meilleure riposte des forces loyalistes aux attaques des hors-la-loi.

«Le Président de la République, qui suit minute par minute l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain des opérations, a annoncé au Conseil que la situation sécuritaire est grave. Car, notre pays fait face à une agression de la part du Rwanda, agissant sous couvert du M23, agression qui viole tous les traités internationaux. Il a indiqué qu’il est plus que jamais temps de mettre de côté toutes nos divergences, et de nous mobiliser derrière nos forces de sécurité et de défense pour défendre l’unité et l’intégrité de notre pays. Invitant le Gouvernement à mettre tout en œuvre pour soutenir nos militaires au front, le Président de la République a exprimé la solidarité de toute la Nation à nos compatriotes déplacés et autres qui subissent la violence de cette guerre.

Il a demandé aux Congolais et Congolaises de respecter l’ordre établi et d’éviter de tomber dans le piège de la xénophobie. Les faciès des uns ou des autres ne doivent pas ouvrir la voie à la discrimination ou aux menaces. Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur a été chargé de suivre cette question de très près. Le Président de la République a tenu à rassurer le peuple Congolais qu’il ne ménage aucun effort tant sur le plan militaire que diplomatique pour que la paix et la sécurité soient rapidement rétablies, et que les agresseurs soient boutés hors de notre territoire.

Le Commandant Suprême des Forces Armées de la République Démocratique du Congo a salué la bravoure de nos vaillants militaires engagés aux fronts et le soutien manifeste dont la population Congolaise fait preuve au quotidien », précise Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et médias, dans le compte rendu du Conseil.

La Pros.

 

COMPTE RENDU DE LA CINQUANTE-HUITIEME REUNION

DU CONSEIL DES MINISTRES

Vendredi 17 juin 2022

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-

Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé en visioconférence, la cinquante-huitième Réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République, ce vendredi 17 juin 2022.

Quatre (4) points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

  1. Communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat;
  2. Points d’informations ;

III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ;

  1. Examen et adoption des textes.
  2. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF

DE L’ETAT

La communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, a porté sur cinq (5) points, à savoir :

  1. De la situation sécuritaire à l’Est du pays

Le Président de la République, qui suit minute par minute l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain des opérations, a annoncé au Conseil que la situation sécuritaire est grave. Car, notre pays fait face à une agression de la part du Rwanda, agissant sous couvert du M23, agression qui viole tous les traités internationaux.

Il a indiqué qu’il est plus que jamais temps de mettre de côté toutes nos divergences, et de nous mobiliser derrière nos forces de sécurité et de défense pour défendre l’unité et l’intégrité de notre pays.

Invitant le Gouvernement à mettre tout en œuvre pour soutenir nos militaires au front, le Président de la République a exprimé la solidarité de toute la Nation à nos compatriotes déplacés et autres qui subissent la violence de cette guerre.

Il a demandé aux Congolais et Congolaises de respecter l’ordre établi et d’éviter de tomber dans le piège de la xénophobie. Les faciès des uns ou des autres ne doivent pas ouvrir la voie à la discrimination ou aux menaces. Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur a été chargé de suivre cette question de très près.

Le Président de la République a tenu à rassurer le peuple Congolais qu’il ne ménage aucun effort tant sur le plan militaire que diplomatique pour que la paix et la sécurité soient rapidement rétablies, et que les agresseurs soient boutés hors de notre territoire.

Le Commandant Suprême des Forces Armées de la République Démocratique du Congo a salué la bravoure de nos vaillants militaires engagés aux fronts et le soutien manifeste dont la population Congolaise fait preuve au quotidien.

  1. De la nécessité de redresser le secteur sportif

Rappelant sa communication faite lors de la 47ème Réunion du Conseil des

Ministres du 1er avril 2022, à la suite de l’élimination de l’équipe nationale de la coupe du monde Qatar 2022, le Président de la République avait appelé à une prise de conscience pour dresser un bilan objectif, de corriger les erreurs et de préparer un redéploiement plus efficace, en perspective des échéances de la Coupe d’Afrique des Nations 2023.

Constatant la mauvaise prestation de nos Léopards dans la compétition continentale en cours, le Président de la République a déploré cette situation qui n’est pas de nature à redorer l’image de marque de notre pays réputé comme étant une nation de football au regard de ses acquis historiques.

Bien plus que le football, le Président de la République a indiqué que toutes les disciplines sportives sont aujourd’hui affectées par des difficultés de toutes natures, au point que le caractère aléatoire des résultats positifs est devenu le principe en lieu et place de la construction et de la consolidation d’une dynamique de progression.

Le fait que le sport soit un facteur fédérateur et de renforcement de la cohésion et de l’unité nationales, au-delà de nos diversités ethniques, politiques et socioculturelles, il est impératif de réfléchir à la restructuration du sport congolais, au moyen d’une approche transversale, afin de le doter d’une véritable stratégie nationale à partir de laquelle les fédérations développeront des politiques structurelles avec des objectifs à court, moyen et long termes bien identifiés, et propres à leur discipline. Pour ce faire, le Ministre des Sports et Loisirs a été instruit pour mobiliser toutes les institutions concernées par cette problématique, ainsi que toutes les parties prenantes pour organiser, dans les meilleurs délais, les États Généraux des Sports, susceptibles de permettre d’atteindre les résultats escomptés. Un rapport y afférent est attendu au premier Conseil des Ministres du mois de

juillet 2022.

  1. De la numérisation des procédures de passation des marchés publics

Au regard des montants colossaux que drainent les marchés publics et de certaines pratiques de mauvaise gouvernance, le Président de la République a souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre effective de la phase pilote du Projet de Système Intégré pour la Gestion des Marchés Publics «SIGMAP», qui a été développé avec l’appui de la Banque Mondiale.

Le Ministre d’État, Ministre du Budget a été instruit de prendre, sans délais, toutes les mesures nécessaires pour le lancement effectif de la phase pilote dans les prochaines semaines.

Le Président de la République a relevé l’urgence que toutes les dispositions soient prises avec l’appui de la Primature et du Ministère du Numérique pour que la généralisation du projet et la digitalisation de l’ensemble des procédures des marchés publics deviennent une réalité à l’horizon 2023.

  1. Du renforcement du climat des affaires dans le secteur de Café Cacao et autres produits agricoles

Le Président de la République a rappelé que le secteur agricole est capital pour le développement durable de notre pays, dans la mesure où il constitue le socle de la diversification de l’économie dont notre pays a grandement besoin.

Il a réitéré sa volonté de voir la revanche du sol sur le sous-sol se réaliser. Ceci ne peut être possible que dans un climat des affaires sain, exempt de toutes tracasseries administratives, et le respect strict des Lois en matière agricole.

Or, les informations en sa possession font état d’une série de comportements arbitraires de la part de l’Office Nationale des Produits Agricoles, ONAPAC en sigle, dans la perception des taxes sur l’exportation du café et du cacao dans les provinces de Nord Kivu et de l’Ituri ; et ce en violation des lois et réglementations en matière d’exportation des produits agricoles.

A cela s’ajoutent, les tracasseries administratives et influences négatives des agents des services de sécurité et de renseignement de ces Provinces. Ces comportements qui découragent les opérateurs économiques entravent la volonté clairement exprimée du Gouvernement d’assurer la diversification de notre économie, et la compétitivité des produits congolais sur le marché d’exportation. Ils favorisent en outre la contre-bande, l’exportation illicite du café et du Cacao vers les pays voisins.

Pour y faire face, le Premier Ministre a été chargé de prendre des mesures conservatoires pour stopper toutes les tracasseries principalement celles émanant des structures et services de l’Etat, et de convoquer, une table ronde entre tous les acteurs concernés pour rétablir tout le cadre réglementaire y compris dans les aspects fiscaux tant au plan national que provincial afin d’assurer la croissance de la production et des exportations agricoles, créatrice d’emplois et de richesses dans ces Provinces.

  1. De la situation à l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM)

Le Président de la République suit avec attention la situation au sein de certains services, entreprises et établissements publics. Le constat général qui se dégage est que les mécanismes de gestion des problèmes sociaux ou de gouvernance imposés par les Ministres de tutelle, affectent parfois le fonctionnement harmonieux de ces structures et conduisent à de graves difficultés.

Le Président de la République a, en sus, déploré et condamné l’inobservance de certaines recommandations hiérarchiques allant dans le sens de résoudre les problèmes. Il en prend pour preuve le cas de l’OGEFREM, au regard de la situation qui y prévaut.

Pour préserver l’intérêt général, le Ministre des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement a été instruit de procéder à une nouvelle nomination pour assurer l’intérim du Directeur Général jusqu’à nouvel ordre.

Point d’informations du Premier Ministre

Intervenant à la suite du Président de la République, le Premier Ministre a articulé son intervention sur trois (3) points.

En premier lieu, le Premier Ministre, au nom du Gouvernement, adressé des vifs encouragements aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à apporter son appui à nos Forces de Défense et de Sécurité qui ont fait le vœu du sacrifice suprême pour la défense de l’intégrité du territoire national.

Il a aussi renouvelé le soutien indéfectible au Président de la République, Chef de l’Etat et Commandant Suprême des Forces Armées de la République

Démocratique du Congo, pour les efforts continuellement déployés, afin de ramener la paix et la sécurité sur toute l’étendue de notre pays.

En deuxième lieu, le Premier Ministre a évoqué la question relative au rapatriement des reliques du premier Premier Ministre Patrice-Emery Lumumba à la suite des efforts diplomatiques impulsés par le Président de la République.

Il a, au nom de tout le Gouvernement, félicité le Président de la République, pour l’accomplissement de cette œuvre mémorable qui va réconcilier notre Peuple avec son histoire et lui permettre de construire l’avenir avec un sentiment d’avoir accompli son devoir national de rendre les hommages mérités à Patrice Emery Lumumba.

Pour finir, il a informé le Conseil sur les travaux qui se tiennent à Bibwa, depuis le 16 juin 2022, afin d’évaluer le Protocole d’accord signé entre le Gouvernement et les professionnels de la santé.

L’objectif de ces travaux est de lever les nouvelles options au regard des préoccupations relatives à l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des Médecins, des Infirmiers et des autres catégories des Professionnels du secteur de la Santé Publique.

  1. POINTS D’INFORMATION

II.1. Etat et administration du territoire

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, a informé le Conseil sur l’état du territoire qui reste dominé par la poursuite des opérations militaires ordonnées par le Commandant Suprême des Forces Armées de la République Démocratique du Congo et de la Police Nationale Congolaise, pour anéantir la capacité de nuisance des groupes terroristes et autres forces négatives, notamment dans les Provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.

L’état d’esprit de la population a été caractérisée par :

- La mobilisation de l’opinion nationale et des manifestations à travers le pays contre l’agression du Rwanda sous couvert du mouvement terroriste M23 ;

- La prestation de serment devant le Chef de l’Etat, Magistrat Suprême, de trois (03) juges nommés à la Cour Constitutionnelle, le 15 juin 2022 ;

- L’adoption, le 13 juin 2022, par le Sénat, de la Proposition de la Loi électorale ;

- La clôture, le 13 juin, de la visite du Roi des Belges en République Démocratique du

Congo.

II.2. Situation sécuritaire

Intervenant à la suite du Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur, Sécurité,

Décentralisation et Affaires coutumières, le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, est revenu essentiellement sur les opérations militaires en cours menées par le Rwanda, sous couvert des terroristes du M23, et les ADF/MTM.

Il a mis en exergue et en évidence les faits ci-après :

- La violation de nos frontières par l’armée rwandaise dans le Nord-Kivu ;

- L’activisme des terroristes ADF/MTM dans les Territoires de Beni et d’Irumu ;

- La persistance des attaques intercommunautaires dans la province de l’Ituri ;

- L’attaque des positions des FARDC sur l’axe Bunagana par les terroristes du M23 qui ont coupé la liaison Rutshuru-Bunagana ;

- Le lancement des obus depuis Ruhengiri au Rwanda. Ces obus ont explosé dans une école de la localité Biruma, tuant deux enfants Congolais de 7 et 6 ans.

Le Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a aussi fait état de l’évolution notable dans les négociations de paix entre le Gouverneur Militaire et les groupes armés : Bira d’abord représenté par cinq (5) de ses grands chefs il y a un mois, et ; CODECO ensuite représenté par six (6) de ses principaux leaders. Ces négociations ont abouti à un accord d’accompagnement de la pacification par la MONUSCO et le Gouverneur Militaire.

II.3. Evolution de la situation de l’épidémie à Covid-19

Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a présenté la situation liée à l’épidémie à Covid-19 en République Démocratique du Congo. La situation générale reste stable et contrôlée dans l’ensemble de notre pays.

Dans la journée du 14 juin 2022, on a enregistré 28 nouveaux cas de Covid-19 sur 738 échantillons testés à travers le pays. Ces chiffres illustrent que la tendance au cours de cette semaine épidémiologique a été marquée par une baisse de l’incidence des cas de 14,9%, une baisse de positivité au test Covid-19 de 27,3% et une augmentation du nombre de cas importés de 15,4%.

Le Ministère recommande le respect des mesures barrières afin que nous parvenions à vaincre ce virus dont le taux de contamination est à la baisse en ces moments.

Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.4. Rapport sur l’état d’avancement des projets d’entretien et de construction de la voirie dans la ville de Kinshasa

Le Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics a présenté au Conseil le rapport sur l’état d’avancement satisfaisant des projets d’entretien et de construction de la voirie dans la ville de Kinshasa.

Le Conseil a pris acte de ce rapport.

II.5. Exécution de l’Arrêt de la Cour Internationale de Justice dans l’affaire des activités armées de l’Ouganda sur le territoire congolais

Rappelant la communication du Président de la République, Chef de l’Etat, lors de la 54ème Réunion du Conseil des Ministres du vendredi 20 mai 2022 relative à l’exécution de l’Arrêt rendu le 09 février 2022 à la Haye par la Cour Internationale de Justice en faveur de notre pays, la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a présenté le rapport relatif à l’exécution dudit Arrêt.

Le montant global dû est de 325 millions de dollars américains. Ce montant devra être acquitté en cinq annuités de 65 millions de dollars américains, dont le premier versement est attendu dès le 1er septembre 2022.

Pour ce faire, il y a des diligences diplomatiques et juridiques qu’il va falloir activer pour pouvoir capter la première annuité due.

Sur le plan diplomatique, de saisir la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies ainsi que des responsables des ONG Internationales aux fins de la désignation de leurs délégués devant faire partie du Conseil d’Administration de l’Etablissement Public dénommé Fonds Spécial de Répartition de l’Indemnisation aux Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda en République Démocratique du Congo, FRIVAO en sigle.

Dans le même ordre d’idées, notre pays devra s’assurer que l’Ouganda a déjà été formellement notifié pour éviter tout autre prétexte.

Il y a, par la suite, la nécessité de mettre en place un organe de gestion des indemnités qui aura pour missions, entre autres, d’identifier les bénéficiaires des indemnités dues.

Le Conseil a pris acte de ce rapport.

II.6. Deux rapports du secteur de l’aménagement du territoire

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Aménagement du Territoire a présenté deux rapports au Conseil.

Le premier concernait l’état d’avancement du dossier relatif aux travaux d’élaboration de l’Annuaire National des Ressources Naturelles Renouvelables et non Renouvelables du Sol et du Sous-sol de la République Démocratique du Congo, première édition.

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Aménagement du Territoire a indiqué que, conformément au chronogramme et après collecte des données disponibles, cet Annuaire est réparti en quatre grandes parties :

- La première partie traite des généralités sur la République Démocratique du Congo ;

- La deuxième partie présente les ressources naturelles renouvelables et non renouvelables que contient notre pays ;

- La troisième partie s’attèle sur les usages qui sont faits de ces ressources naturelles ; et

- La quatrième partie ressort les résultats liés à une analyse combinatoire et des perspectives que l’Etat congolais peut dégager de la gouvernance de nos ressources naturelles, renouvelables et non-renouvelables.

Le second rapport était relatif à l’activation des mécanismes de financement proposés par les Experts de la Commission gouvernementale ad hoc en vue de doter le Fonds National d’Aménagement du Territoire, « FONAT » en sigle, des ressources financières nécessaires à la réalisation de ses missions.

En définitive, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Aménagement du Territoire a sollicité du Gouvernement :

- l’approbation du rapport des travaux de la Commission gouvernementale ad hoc des experts ;

- l’autorisation de permettre aux experts de poursuivre les travaux en vue de dégager les mécanismes de mise en œuvre des différentes recommandations et options levées.

Le Conseil a pris acte de ces deux rapports.

II.7. Rapport sur l’état d’avancement des préparatifs des IXèmes Jeux de la Francophonie à Kinshasa

Le Ministre de l’Intégration Régionale et de la Francophonie a fait rapport au Conseil sur l’état d’avancement des préparatifs des IXèmes Jeux de la Francophonie à Kinshasa.

Rappelant les différents processus liés à cet événement et plusieurs initiatives prises, le Ministre de l’Intégration Régionale et de la Francophonie a focalisé l’essentiel de son rapport sur quelques recommandations, notamment :

- Solliciter du Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, l’accélération des travaux d’infrastructures concernées par les IXèmes Jeux de la Francophonie, en collaboration avec les membres du Comité de Pilotage ;

- La mise à disposition, par le Ministre des Finances, du montant dû pour permettre l’exécution du plan de décaissement validé par le Comité de Pilotage afin de passer rapidement les commandes des matériels sportifs.

Le Conseil a pris acte de ce rapport.

II.8. Notation souveraine de notre pays par l’Agence Bloomfield

Le Ministre des Finances a informé le Conseil de la présentation, le lundi 20 juin 2022, du rapport d’évaluation de la notation de la République Démocratique du Congo par l’Agence panafricaine Bloomfield Investment Corporation.

Il a indiqué que cette notation qui se rapporte à la monnaie locale, le Franc Congolais, évalue la capacité et la volonté du souverain à faire face à ses obligations financières dans sa propre monnaie.

Le Ministre des Finances a conclu son propos en précisant que cette notation a été sollicitée par le Gouvernement. Des nombreuses réunions ont été organisées avec plusieurs Ministères et entités étatiques pour la collecte des données quantitatives et qualitatives, sans oublier la contribution du secteur privé, à travers la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et l’Association Congolaise des Banques (ACB).

Cette démarche, a-t-il conclu, s’inscrit dans le cadre des travaux de renforcement de la notation souveraine de la République Démocratique du Congo.

Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

III. APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU

CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres a adopté le relevé des décisions prises lors de sa cinquante-septième réunion tenue le vendredi 10 juin 2022.

  1. EXAMEN ET ADOPTION D’UN PROJET DE TEXTE

IV.1. Projet d’Ordonnance-Loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire national

La Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a soumis au

Conseil le Projet d’Ordonnance-Loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu pour une période de 15 jours prenant cours le 19 juin 2022.

Cette prorogation permettra à nos Forces de défense et de sécurité de consolider les acquis des opérations antérieures et de poursuivre l’envergure des actions en vue mettre fin à l’activisme des terroristes et groupes armés tant locaux qu’étrangers opérant depuis plusieurs années sur cette partie de la République Démocratique du Congo. Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce Projet d’Ordonnance-Loi.

Commencée à 14h15’, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 18h04’.

Patrick MUYAYA KATEMBWE

Ministre de la Communication et Médias

Porte-parole du Gouvernement

L’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa a organisé un colloque pour dévoiler les casus belli de l’agression rwando-burundo-ougandaise contre la RDC. À l’issue de ce forum, les professeurs réunis sous le label de l’APUKIN ont formulé quelques recommandations, appelant le Gouvernement à exploiter les résultats des recherches faites à l’Université et si possible qu’il se l’approprie. Ils sollicitent également la mise en place des stratégies pour communiquer les résultats de recherche de l’Université.

Pour ces éminents professeurs, la RDC doit négocier directement avec les Multinationales crédibles et non leur sous-traitant Rwandais.

Au regard de l’attention de la Communauté nationale et internationale  focalisée sur la crise des pays des Grands Lacs, à ce propos, des voix se sont élevées à l’Université de Kinshasa par le biais de l’APUKIN pour réclamer une conférence sur les Conflits Armés à l’Est de la RDC afin de dénouer les différends qui persistent avec le Rwanda. Dans cette perspective, les orateurs ont supputé une série de recommandations susceptibles de conjurer les velléités d’invasion de la RDC par le Rwanda.  « La guerre étant toujours possible et quelquefois utile, il faudra donc sublimer la capacité de projection de FARDC et de la population sur le théâtre des combats par la dissuasion de la force brute ; développer un soi collectif expurgé des aléas tribalo-ethniques de communauté en régression destructive», recommande l’APUKIN.

Ils plaident également sur la création des conditions optimales pour l’intégration de tous par la réhabilitation de l’administration en établissant une cartographier toutes les richesses.

Parlant des conflits armés à l’Est, l’APUKIN prône la consolidation de l’intelligence collective des professeurs et encouragent les étudiants à mener des actions pour que le gouvernement ramène le budget de l’armée à 2% jusqu’à 4% du budget de l’Etat.

La Pros.

 

 

Dans la matinée du samedi 18 juin 2022, Guy Loando Mboyo, Ministre d’Etat à l’Aménagement du Territoire, s’est rendu dans les installations de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) où il a effectué ses études en Droit, il y a de cela 15 ans passés. En véritable homme de terrain, ce membre du Gouvernement Sama Lukonde et initiateur de la Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire, vulgarisée dans quelques provinces du pays, a inspecté les différents sites érosifs qui menacent d’engloutir cette institution universitaire, patrimoine historique et scientifique de la RDC.

En effet, accueilli devant le bâtiment administratif par le Recteur de cette université, le Professeur Jean-Marie Kayembe Ntumba, et d’autres cadres de cette institution d’enseignement supérieur, Guy Loando s’est d’abord entretenu environ près d’une quinzaine de minutes avec le numéro 1 du Comité de gestion de l’Unikin, avant d’établir un état des lieux des têtes d’érosion après la visite de quelques grandes salles des conférences.

Pendant l’Inspection des sites érosifs, le Ministre d’Etat a encouragé le personnel académique et les étudiants et leur a demandé de faire confiance au Gouvernement, promettant de transmettre les doléances et la situation réelle de ce site qui nécessite un coup d’aménagement. Ce qui lui valu les remerciements directs du comité de gestion de l’Unikin.

Avant de clore sa visite sur ce géant site universitaire, Me Guy Loando a aussi visité les installations sportives en pleine réhabilitation.

John Ngoyi

Les appels se multiplient. Des acteurs politiques crèvent l’abcès pour réclamer la paix durable dans la partie Est de la République démocratique du Congo. C’est dans  cette optique que la Fondation  Péguy Tshisuaka se joint à la ligue de femme de l’AFDC-A, au cours de leur activité du samedi 18 juin 2022, pour exiger la fin de la guerre, des massacres de la population dans l’Est de la RDC, des violences sexuelles comme arme de guerre, la fin de l’agression par le Rwanda tel que reconnu par l’Etat congolais.

Cette femme politique de grande envergure, Péguy Tshisuaka Ntumba, pour ne pas la citer, se joint à l’AFDC-A en lançant une série d’actions pour réclamer la paix dans l’Est de la RDC. «Cela fait plus de 20 ans que le Rwanda nous attaque, aujourd’hui nous exigeons la vigilance, d’être débout pour la cause de la nation et tous derrière les FARDC, nos forces armées qui se battent pour mettre nos ennemis hors d’état de nuire», a déclaré Péguy Tshisuaka. Et de renchérir : ‘’Leurs morales doivent être au zénith. En tant que mère, l’instinct maternel me permet de penser  à eux dans la prière au-delà de tout ce que nous pouvons faire, je nous demande d'être unis comme un seul homme car l’ennemi cherche à nous diviser à l’intérieur pour nous attaquer de l’extérieur, nous devrions rester soudés, unis ; mettons nos divergences de côté, unissons-nous comme un seul homme pour que les FARDC puissent vaincre’’.

Jules Ntambwe

Lundi  20 juin 2022, l’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa  (APUKIN) a organisé une conférence-débat sur le conflit armé à l’Est de la République Démocratique du Congo. Animée par le professeur Davia Lubo, président de ladite association, cet exercice scientifique a connu la participation du professeur Serge Tshibangu, mandataire spécial du Chef de l’Etat ainsi que d’autres invités et membres du corps académique.

A tour de rôle, les orateurs ont axé leurs interventions sur ce qui serait, selon eux, à la base du conflit entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo. Pour eux, la RDC est victime de ses ressources naturelles situées particulièrement dans sa partie Est. 

A en croire ces professeurs membres de l’APUKIN, les agressions à répétition de la République Démocratique du Congo par le Rwanda est une manœuvre bien orchestrée par les grandes puissances qui viennent alimenter la guerre dans la partie Est de la RDC, très réputée pour ses énormes richesses, en vue de tirer profit de ces matières premières.  

Par la même occasion, ces hommes de sciences pensent que le problème de l’Est de la RDC doit être résolu avec beaucoup d’intelligences, car ont-ils conclu, il s’agit d’une affaire qui n’est pas d’ordre individuel mais plutôt collectif.

Joceline Bolumbu

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