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C’est lors de son passage à la chaine de télévision B-one TV, que M. Isidore Kwandja Ngembo a livré l’ossature de son élogieux bilan d’une année après son avènement à la direction du comité national des IXèmes jeux de la Francophonie.

Au micro de l’émission dossier de la rédaction, animée par la journaliste Julie Sefu et Alain Mboma, celui surnome IKN a illustré comment jusqu’à ce jour, il a tenu, mordicus, pour l’organisation des jeux en 2023, nonobstant les multiples défis auxquels il fait face. «D’abord, je veux vous dire que je suis très heureux d’avoir réalisé une année depuis que j’ai été nommé par son excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. J’ai fait la remise-reprise le huit novembre 2021, le huit novembre 2022, j’ai totalisé une année. Quand je suis arrivé, c’est vrai la situation était critique. La situation était critique parce que, tous les entrepreneurs avaient pratiquement arrêté de travailler, l’équipe précédente n’avait pratiquement pas des budgets. Quand je suis arrivé, les travaux étaient presque à l’arrêt, les employés impayés. Et j’ai dû travailler fort pour d’abord avoir le budget. Nous avons eu le budget et aujourd’hui, je peux vous affirmer que depuis que je suis là, au mois de novembre jusqu’aujourd’hui, tous mes employés sont payés chaque mois, ils n’ont pas encore connu de retard de paiement», a-t-il confirmé.

Dans la même logique d’idée, il a relevé des avancées considérablessur le plan des infrastructures. «Sur le plan des infrastructures, on a relancé les travaux, on a revu les contrats avec tous les entrepreneurs, on a résigné des nouveaux contrats, on les a payés parce qu’on s’est arrangé de payer 30%... on a repris le travail, le travail évolue, j’ai tout dernièrement, il y a quelques jours, fait la tournée de tous les sites. Ils ont commandé des structures métalliques qui commenceront à arriver à la fin de ce mois de novembre, jusqu’à la fin de décembre. A partir de janvier, on va monter ces structures métalliques et le chronogramme qu’ils m’ont présenté, détermine clairement que, fin mars, début avril, nous auront des infrastructures de standard international», signifie-t-il.

Par ailleurs, sur la question liée à la sécurité lors des jeux, il a fait noter qu’une forte mobilisation sécuritaire a été unie. «Cette question nous la prenons très au sérieux, je vous informe qu’au comité de pilotage des IXème jeux de la Francophonie, nous avons l’inspecteur général de la police nationale qui est membre du comité de pilotage, nous avons le directeur général de la DGM qui est membre du comité de pilotage, nous avons le directeur général de l’ANR qui est membre au comité de pilotage, nous avons une commission chargée de la sécurité qui est composée essentiellement des agents, des hauts cadre de l’ANR, de la police nationale et de la DGM… et on va mobiliser 4500 policiers qui seront dédiés spécialement pour protéger les aires des jeux mais également, tous les sites d’hébergements…», renchérit-il.

Israël Mpoyi

 

 

Nyiranzaba et ses neuf enfants ont trouvé refuge dans une tente après avoir fui leur village dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, en RDC.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a fermement condamné la reprise des attaques des rebelles du M23 au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), et les avancées du M23 vers la ville de Goma et dans d'autres zones, aggravant l’instabilité dans la région et exacerbant la situation humanitaire actuelle.
Dans une déclaration à la presse publiée mardi soir, les membres du Conseil ont exigé « la cessation immédiate des hostilités et de toute nouvelle avancée du M23 et son retrait de toutes les zones occupées ».
Lors d’une réunion lundi pour discuter de la situation en RDC, le Conseil a été informé par la Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC et cheffe de la Mission des Nations Unies dans ce pays (MONUSCO), Bintou Keita.
Dans leur déclaration, les membres du Conseil de sécurité ont souligné les engagements pris par la région dans le cadre de l'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région « de ne pas tolérer ni fournir d'assistance ou de soutien de quelque nature que ce soit aux groupes armés ». Ils ont appelé « à l'arrêt de tout soutien extérieur aux acteurs armés non étatiques, y compris le M23 ».
 
Des Casques bleus blessés transportés pour être soignés après avoir été attaqués à Kiwanja, dans le Nord-Kivu, en RDC, par le groupe armé M23.
Nombre croissant de personnes déplacées
Les membres du Conseil se sont déclarés profondément préoccupés par le nombre croissant de personnes déplacées et de réfugiés et ont appelé toutes les parties, en particulier le M23, à permettre « un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave » à ceux qui en ont besoin, et de s'abstenir de toute violence contre les civils. Ils ont appelé la communauté internationale à accroître son soutien au gouvernement congolais pour faire face à la crise humanitaire.
Les membres du Conseil de sécurité ont réitéré leur soutien aux efforts régionaux déployés par les Chefs d'Etat de la Communauté de l'Afrique de l'Est dans le cadre du processus de Nairobi et par le Président angolais « pour rétablir la confiance, résoudre les différends par le dialogue et trouver une paix et une sécurité durables».
Ils ont appelé «tous les groupes armés à cesser immédiatement toute forme de violence et ont exhorté tous les groupes armés congolais à participer sans condition au programme de désarmement, de démobilisation, de relèvement et de stabilisation des communautés, et les groupes armés étrangers à désarmer immédiatement et à retourner dans leurs pays d'origine».
Les membres du Conseil de sécurité ont reconnu les mesures prises pour opérationnaliser la Force régionale et le déploiement des forces du Burundi et de l'Ouganda et ont souligné l'importance de la protection des civils et de la coordination et du partage d'informations avec la MONUSCO. Ils ont souligné la nécessité de mener toutes les opérations dans le strict respect du droit international, y compris le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme, selon le cas.

C’est lors de son passage à la chaine de télévision B-one TV, que M. Isidore Kwandja Ngembo a livré l’ossature de son élogieux bilan d’une année après son avènement à la direction du comité national des IXèmes jeux de la Francophonie.

Au micro de l’émission dossier de la rédaction, animée par la journaliste Julie Sefu et Alain Mboma, celui surnome IKN a illustré comment jusqu’à ce jour, il a tenu, mordicus, pour l’organisation des jeux en 2023, nonobstant les multiples défis auxquels il fait face. «D’abord, je veux vous dire que je suis très heureux d’avoir réalisé une année depuis que j’ai été nommé par son excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. J’ai fait la remise-reprise le huit novembre 2021, le huit novembre 2022, j’ai totalisé une année. Quand je suis arrivé, c’est vrai la situation était critique. La situation était critique parce que, tous les entrepreneurs avaient pratiquement arrêté de travailler, l’équipe précédente n’avait pratiquement pas des budgets. Quand je suis arrivé, les travaux étaient presque à l’arrêt, les employés impayés. Et j’ai dû travailler fort pour d’abord avoir le budget. Nous avons eu le budget et aujourd’hui, je peux vous affirmer que depuis que je suis là, au mois de novembre jusqu’aujourd’hui, tous mes employés sont payés chaque mois, ils n’ont pas encore connu de retard de paiement», a-t-il confirmé.

Dans la même logique d’idée, il a relevé des avancées considérablessur le plan des infrastructures. «Sur le plan des infrastructures, on a relancé les travaux, on a revu les contrats avec tous les entrepreneurs, on a résigné des nouveaux contrats, on les a payés parce qu’on s’est arrangé de payer 30%... on a repris le travail, le travail évolue, j’ai tout dernièrement, il y a quelques jours, fait la tournée de tous les sites. Ils ont commandé des structures métalliques qui commenceront à arriver à la fin de ce mois de novembre, jusqu’à la fin de décembre. A partir de janvier, on va monter ces structures métalliques et le chronogramme qu’ils m’ont présenté, détermine clairement que, fin mars, début avril, nous auront des infrastructures de standard international», signifie-t-il.

Par ailleurs, sur la question liée à la sécurité lors des jeux, il a fait noter qu’une forte mobilisation sécuritaire a été unie. «Cette question nous la prenons très au sérieux, je vous informe qu’au comité de pilotage des IXème jeux de la Francophonie, nous avons l’inspecteur général de la police nationale qui est membre du comité de pilotage, nous avons le directeur général de la DGM qui est membre du comité de pilotage, nous avons le directeur général de l’ANR qui est membre au comité de pilotage, nous avons une commission chargée de la sécurité qui est composée essentiellement des agents, des hauts cadre de l’ANR, de la police nationale et de la DGM… et on va mobiliser 4500 policiers qui seront dédiés spécialement pour protéger les aires des jeux mais également, tous les sites d’hébergements…», renchérit-il.

Israël Mpoyi

 

 

 Nommé par ordonnance présidentielle le 15 novembre dernier, le nouveau Directeur général adjoint de la société de transport au Congo (TRANSCO), Flory Bwatuka Katema, a présidé  une réunion mercredi 23 novembre 2022 à Kinshasa avec ses collègues du collectif des présidents cellulaires de l’UDPS-Kinshasa. Cette réunion était, pour lui, l’occasion de dire au revoir à ses ‘’anciens’’ collègues du collectif pour son indisponibilité qui se manifestera au cours des prochaines réunions, pour raison notamment de la charge qui l’attend d’ores et déjà à sa nouvelle fonction.

Devant les membres des cellules, Flory Bwatuka a commencé son discours par les remerciements à l’endroit du Président de la République, pour la confiance faite en sa personne en lui confiant cette charge au sein de TRANSCO. Il a aussi, dans ce même élan, adressé les mêmes remerciements au secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social, qui a porté son choix sur lui.  «Je ne cesserai d’être très reconnaissant à l’endroit du Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la confiance faite en notre personne, mêmement au Secrétaire général Augustin Kabuya qui m’a fait l’honneur parmi une multitude…», a-t-il dit d’entrée de jeu.

Une nomination pour la base 

Mardi 22 novembre dernier, lors de sa présentation devant cadres, membres, militants et sympathisants de l’UDPS, le nouveau DGA a témoigné sa gratitude aux membres des cellules de la ville de Kinshasa, pour avoir manifesté l’amour envers lui. «La joie était immense de voir tous les présidents cellulaires manifester leur liesse en présence du secrétaire général pendant notre présentation devant la base au siège du parti. Je me suis donné le devoir de venir leur dire au revoir aujourd’hui, parce que, comme vous savez, je ne  serai plus très visible dans certaines réunions. Je dis par ici au revoir à mes anciens collègues présidents cellulaires et leur promettre même de loin mon soutien indéfectible.

Il a, à la fin de son discours, encouragé les cellulaires à continuer de répondre présent aux réunions des cellules. A ceux qui ne se présentent pas à leurs cellules respectifs, Flory Bwatuka leur a demandé de s’identifier à partir de la base, dans leurs cellules respectives. «Que chacun qui se réclame de l’UDPS retourne à sa base respective et la base c’est la cellule », a-t-il signifié.   

Fidel Songo

       

C’est lors de son passage à la chaine de télévision B-one TV, que M. Isidore Kwandja Ngembo a livré l’ossature de son élogieux bilan d’une année après son avènement à la direction du comité national des IXèmes jeux de la Francophonie.

Au micro de l’émission dossier de la rédaction, animée par la journaliste Julie Sefu et Alain Mboma, celui surnome IKN a illustré comment jusqu’à ce jour, il a tenu, mordicus, pour l’organisation des jeux en 2023, nonobstant les multiples défis auxquels il fait face. «D’abord, je veux vous dire que je suis très heureux d’avoir réalisé une année depuis que j’ai été nommé par son excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. J’ai fait la remise-reprise le huit novembre 2021, le huit novembre 2022, j’ai totalisé une année. Quand je suis arrivé, c’est vrai la situation était critique. La situation était critique parce que, tous les entrepreneurs avaient pratiquement arrêté de travailler, l’équipe précédente n’avait pratiquement pas des budgets. Quand je suis arrivé, les travaux étaient presque à l’arrêt, les employés impayés. Et j’ai dû travailler fort pour d’abord avoir le budget. Nous avons eu le budget et aujourd’hui, je peux vous affirmer que depuis que je suis là, au mois de novembre jusqu’aujourd’hui, tous mes employés sont payés chaque mois, ils n’ont pas encore connu de retard de paiement», a-t-il confirmé.

Dans la même logique d’idée, il a relevé des avancées considérablessur le plan des infrastructures. «Sur le plan des infrastructures, on a relancé les travaux, on a revu les contrats avec tous les entrepreneurs, on a résigné des nouveaux contrats, on les a payés parce qu’on s’est arrangé de payer 30%... on a repris le travail, le travail évolue, j’ai tout dernièrement, il y a quelques jours, fait la tournée de tous les sites. Ils ont commandé des structures métalliques qui commenceront à arriver à la fin de ce mois de novembre, jusqu’à la fin de décembre. A partir de janvier, on va monter ces structures métalliques et le chronogramme qu’ils m’ont présenté, détermine clairement que, fin mars, début avril, nous auront des infrastructures de standard international», signifie-t-il.

Par ailleurs, sur la question liée à la sécurité lors des jeux, il a fait noter qu’une forte mobilisation sécuritaire a été unie. «Cette question nous la prenons très au sérieux, je vous informe qu’au comité de pilotage des IXème jeux de la Francophonie, nous avons l’inspecteur général de la police nationale qui est membre du comité de pilotage, nous avons le directeur général de la DGM qui est membre du comité de pilotage, nous avons le directeur général de l’ANR qui est membre au comité de pilotage, nous avons une commission chargée de la sécurité qui est composée essentiellement des agents, des hauts cadre de l’ANR, de la police nationale et de la DGM… et on va mobiliser 4500 policiers qui seront dédiés spécialement pour protéger les aires des jeux mais également, tous les sites d’hébergements…», renchérit-il.

Israël Mpoyi

 

 

Ils ont haussé le ton pour fustiger le silence et la passivité de la Communauté internationale face à l’agression que subit la République démocratique du Congo par le Rwanda et l’Ouganda sous couvert du M23. Les sénateurs membres de l’Union sacrée de la Nation l’ont fait savoir ce lundi 21 novembre 2022, à travers une déclaration lue par le bâtonnier Jean Bakomito Gambo.

Sous la houlette de Modeste Bahati Lukwebo, les sénateurs membres de l'Union Sacrée ont témoigné leur soutien aux forces armées de la RDC. Dans cette déclaration faite au palais du peuple, les élus des élus  emboîtent le pas à Félix Tshisekedi et lancent un appel à la mobilisation générale au peuple congolais pour une victoire certaine sur le Rwanda et ses alliés. « En ce moment où la RDC est victime de l’agression de la part du Rwanda et de l’Ouganda sous couvert du M23, nous fustigeons le silence et la passivité de la Communauté internationale en général et la communauté africaine en particulier, souscrivons au processus du Rwanda  et de Nairobi pour une paix durable en République démocratique du Congo. Face à l’injustice et au traitement discriminatoire à l’égard de la RDC pourtant membre à part entière des Nations-Unies, de l’Union africaine   et de plusieurs organisations régionales et sous régionales, les sénateurs de l’Union sacrée de la nation se joignent à son excellence Félix Tshisekedi, demandant au peuple congolais de se mobiliser massivement en vue de la défense de la patrie et la reconstruction de la République démocratique du Congo notre patrimoine commun », lit-on dans cette déclaration.

En outre, ces élus des élus demandent au gouvernement de la RDC de suspendre sa participation aux activités de l'Organisation Internationale de la Francophonie et de généraliser l'enseignement de l'anglais à tous les niveaux. Ils encouragent et apportent leur soutien à nos forces armées et de sécurité en vue de la victoire sur l’ennemi.

Les Sénateurs de l’USN appellent les jeunes congolais à s’enrôler massivement à l’armée pour protéger l’intégrité territoriale nationale. Ainsi, ils invitent tous les congolais  à plus de patriotisme.

MB

Le processus de.   Nairobi est un piège mortel. Il parachève la balkanisation de notre pays. Les dirigeants congolais doivent s’en convaincre et prendre des décisions qui préservent les intérêts supérieurs du Congo et du peuple congolais, dont celles énumérées ci-après :

Retirer la RDC du processus de Nairobi. Il y va de sa survie.

Dans le même ordre d’idées, stopper immédiatement le déploiement des troupes des pays de l’EAC sur le sol congolais ;

Retirer la RDC de cette Communauté qui l’insécurise plus qu’elle ne contribue à son épanouissement ;

Doter notre pays d’un gouvernement de guerre, à diriger par un général d’armée dont le patriotisme est éprouvé et avéré ;

Déverser au moins 30.000 militaires congolais supplémentaires dans l’Ituri et le Nord/Kivu ; 

Remplacer les deux gouverneurs militaires par deux autres, plus prompts à mobiliser la population, à recruter et à former des jeunes commandos, qu’à chercher à accroître les recettes de la province et à construire des routes ;

Lancer la mobilisation générale de la population.

Ceci ne peut aucunement demeurer un banal slogan. Elle doit comprendre notamment les actions concrètes,  ci-après :

La mobilisation des artistes de tous les domaines en vue de réaliser des œuvres orientées ;

Un conclave des organisations politiques et celles de la société civile en vue d’analyser ensemble la situation du pays, de renforcer la cohésion nationale, et de lever les orientations à soumettre aux décideurs ;

Une heure de sensibilisation et d’éveil patriotique dans chaque établissement d’enseignement chaque jour ; de l’école primaire à l’enseignement supérieur ;

L’organisation des marches de colère chaque samedi dans toutes les provinces du pays, avec les gouverneurs en tête des cortèges ;

Une accélération de la formation de commandos et des parachutistes ; avec notamment la réactivation du centre de Kotakoli et le recrutement des formateurs les plus expérimentés aux quatre coins du monde ;

L’obligation de consacrer 30 % au moins de la grille horaire des médias à des programmes de sensibilisation et d’éveil patriotique ;

Mettre un terme à la mutualisation des forces avec l’Ouganda ;

Annuler la participation de la RDC au dialogue qui doit s’ouvrir à Nairobi ce 21 novembre ;

Renforcer plutôt l’encrage de la RDC dans la SADC et solliciter son soutien.

Les événements récents (propos du Secrétaire Général de l’ONU sur les capacités militaires du M23, offensive des troupes rwandaises, sous couvert du M23, dans d’autres localités du Nord/Kivu, interception de la cargaison d’armes achetées par le gouvernement congolais, etc.) confirment une fois de plus l’existence du complot international contre la RDC, complot précipité par la perte de terrain et de vitesse de l’Occident face à l’Orient. 

Il en découle que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, bon nombre de pays voisins étant instrumentalisés par ces puissances occidentales. Nos autorités feraient montre d’une naïveté coupable en succombant aux paroles mielleuses des dirigeants de ces pays, tous sans exceptions.

Nous devons donc prendre le taureau par les cornes et décider souverainement, comme le ferait n’importe quel pays en situation de guerre. Nous devons absolument nous organiser pour dissuader nos agresseurs. 

Conscients de cette réalité, ne pas le faire c’est prendre le risque d’être accusés de complicité, voire de haute trahison, pour ceux de nos compatriotes qui tiennent les commandes du pays.

Fait à Kinshasa, le 18 novembre 2022

Corneille Mulumba

Membre co-fondateur de l’UDPS

 

« Il faut repenser le système éducatif congolais en général et particulièrement le système universitaire ». C'est ce que préconise le Professeur Frédéric Nyoka Mupangila Mozart, Recteur de l'Université Pédagogique de Kananga qui estime que ce système ne sait pas répondre aux aspirations du pays. Dans son discours à la double cérémonie de collation des grades et clôture l'année académique 2021-2022 à l'Université pédagogique de Kananga, le Professeur Mozart Nyoka fait visiblement un procès contre l'université congolaise et pointe le défaut d'éthique dans le chef des acteurs de la vie sociale comme responsable de toutes les crises que connait le pays.

« La République Démocratique du Congo, depuis son accession à sa souveraineté internationale, vit des crises politiques, économiques et sociales récurrentes. Ce drame déplorable a pour fondement le déficit d'éthique caractéristique d'acteurs majeurs de différents secteurs de la vie sociale, issus de nos universités », affirme-t-il.

Et d'enchaîner : « Les produits des universités congolaises loin de contribuer au développement du pays, se livrent à l'œuvre de démolition de la société congolaise. Il n'est pas exagéré d'affirmer que Nos universités ont trahi le pays et méritent d'être repensées ».

Un discours, pour le moins, ‘’atypique’’, de par son caractère inhabituel dans les milieux universitaires congolais. Le Professeur Frédéric Nyoka pense que l'échelle des valeurs est officiellement renversée du fait de la négligence des valeurs éthiques et morales dès l'école maternelle jusqu'à l'université.

D'où, son appel à une remise en question et une prise de conscience des responsables des établissements de formation par rapport à la mission traditionnelle confiée à l'université congolaise, « mission d'éducation et de formation scientifique et professionnelle des cadres capables de répondre aux défis auxquels la société est confrontée », rappelle-t-il.

Le Recteur de l'Université Pédagogique de Kananga garantit que son comité de gestion se donne le devoir de jouer sa partition en assurant non seulement la formation professionnelle mais aussi éthique à ses étudiants, dans le souci de leur permettre d'allier la science à la conscience. Il a demandé aux diplômés de cette institution d'en faire preuve dans leur vie active.

Van Frédéric Tshilanda

 

 

 *Dans le cadre de l’accord signé avec les pays de l’EAC (Eastern  Africa Community), les troupes kenyanes viennent déjà se déployer dans le territoire de Rutshuru. Bunagana est toujours occupé par les troupes rwandaises, sous le couvert du M23. Les troupes ougandaises sont déjà présentes sur notre sol dans le cadre de la « mutualisation des forces » devant combattre les ADF. Les troupes burundaises sont également sur notre sol ; soit disant pour combattre les rebelles burundais qui y auraient installé leur base arrière.

Positionnée en snipper, la MONUSCO, avec ses troupes, dont l’effectif réel est inconnu des autorités congolaises, son armement sophistiqué, sa logistique moderne (drones, satellites, systèmes d’écoutes, etc.), ainsi que ses moyens financiers quasi illimités, met à la disposition de ces pays de l’EAC tout ce dont ils ont besoin pour s’installer durablement dans l’Est de notre pays ; d’autant plus que nous leur avons, le plus officiellement du monde, ouvert la porte en faisant adhérer, trop imprudemment, notre pays dans cette communauté ennemie. Faut-il le rappeler, la base logistique de cette MONUSCO n’est pas en RDC ; mais à Entebe, en Ouganda.

Comme tout observateur attentif a pu s’en apercevoir, l’Ouganda a accueilli récemment des milliers de soldats afghans formés et armés par les Etats-Unis, camouflés sous le terme « réfugiés ». Ces commandos ne sont pas entrés dans le pays de l’oncle Sam, ni en Europe. Ce sont des supplétifs susceptibles d’être déployés à n’importe quel front. D’autres « réfugiés »  sont casernés au Rwanda, en stand-by.

Il faut se rappeler également le rôle négatif joué par la MINUAR au Rwanda en 1994. De même qu’il ne faut pas perdre de vue que c’était au moment où les négociations d’Arusha venaient d’aboutir que le Président Habyarimana a été cyniquement assassiné avec la complicité des Etats-Unis et de la MINUAR (équivalent de la MONUSCO). 

Dans une stratégie bien agencée, manifestement avec le soutien des puissances occidentales, le Rwanda a acquis 120 hectares à Maloukou, au Congo-Brazzaville, juste de l’autre côté du Fleuve Congo. Le régime de Kagame a également acquis 12.000 km2 en Centrafrique, non loin du territoire congolais de Libenge, dans le Sud Ubangi.

Que ce soit dans le cas du Congo Brazzaville, ou celui de la Centrafrique, ni le gouvernement congolais, ni le Parlement, moins encore la Présidence de la République n’ont émis la moindre protestation officielle audible.

Les ambassadeurs du Congo et de la République centrafricaine n’ont jamais été convoqués au Ministère des Affaires Etrangères pour fournir des explications sur ces actes malveillants. Et aucune délégation parlementaire congolaise ne s’est jamais rendue à Brazzaville dans le cadre de la diplomatie parlementaire en vue d’exprimer une quelconque désapprobation de notre pays.

Pendant ce temps, la « feuille de route » de Luanda empêche les FARDC de contre-attaquer pour chasser les Rwandais de Bunagana. Le 16 novembre prochain, d’autres accords vont sans doute encore être signés à Nairobi à l’issue de ce nième dialogue qui devrait être facilité par l’ancien Président kenyan, Uhuru Kenyatta, l’homme des Américains ; ces mêmes Américains qui sont derrière le Rwanda, l’Ouganda, et la MONUSCO.

L’Est de la RDC est en train de partir sous nos yeux ; car nos FARDC seront contenues dans leur action par la présence de cinq armées étrangères, l’armée kenyane ayant annoncé officiellement qu’elle est venue pour s’interposer et protéger l’aéroport de Goma. Elle n’aurait pas une mission offensive. 

Comment, dans ces conditions, ne pas accuser ceux qui animent nos institutions de léthargie fatale, voire de complicité ; tant il est vrai qu’ils ne peuvent pas ignorer ce qui se passent en direct sous leurs yeux.

Pour créer l’illusion et calmer la colère des Congolais, l’on envoie deux avions de chasse Soukoy 25 ; sans doute « pour attaquer les avions de chasse ou les chars de combat du M3 ».

Sans doute pour faire croire à une contre-attaque foudroyante, et ainsi maîtriser la colère de la population, un appel a été lancé à la mobilisation de la jeunesse congolaise à se mettre sous le drapeau. S’il est vrai que c’est une très bonne chose en soi, combien de temps faudra-t-il à ces jeunes pour être prêts au combat, alors que les troupes de l’EAC sont déjà en train de se déployer dans l’Est de notre pays ?

Les partis politiques congolais, tout comme la société civile, sont eux aussi dans une léthargie déconcertante. Ils donnent l’impression de ne pas appréhender la gravité de la situation, de ne pas se rendre compte du coup fourré ourdi contre notre mère-patrie par les puissances occidentales et leurs multinationales visant la balkanisation de notre pays, coup fourré qui est manifestement dans sa phase finale. Dans certaines capitales anglophones, on parle même déjà de l’« Eastern Congo » et du « Congo-Zaïre » comme deux pays distincts.

Dans les conditions actuelles, la seule solution qui vaille, si nous voulons encore sauver notre pays dans l’intégralité de ses frontières héritées de la colonisation, c’est de créer les conditions de la dissuasion :

Désigner un Premier Ministre militaire, qui formera un gouvernement de guerre ;

Faire entrer au nouveau gouvernement trois à cinq militaires ;

Déployer au moins 30.000 militaires en Ituri et au Nord/Kivu ;

Annuler la participation de la RDC aux négociations de Nairobi du 16 novembre prochain ;

Dénoncer les accords-pièges de Luanda ;

Sortir la RDC de l’EAC ;

Organiser une marche populaire de colère d’au moins 1 million de citoyens à Kinshasa dans les tout prochains jours.

Fait à Kinshasa, le 11 novembre 2022

Corneille Mulumba

Membre co-fondateur de l’UDPS

Après près de 13 ans de règne au sommet de l’administration générale des sports congolais, Barthélemy Okito Olela, désormais Secrétaire Général émérite, a cédé son fauteuil à Boby Ilonga Bompoko, ce lundi 21 novembre, à travers une cérémonie de remise-reprise, au stade des Martyrs de la Pentecôte, en présence de Jean-Pierre Ikiyo Mbaka et Ikete Endjombela, respectivement comme inspecteur principal, et inspecteur adjoint, du secrétariat général de l'administration de la Fonction publique.

Le nouveau patron de l’administration des sports congolais, médecin de formation, spécialiste en santé publique, qui vient fraichement du ministère de la Santé Publique, s’est réjoui de ses nouvelles fonctions, disant que de la santé au sport, il n’y a qu’un pas. ‘‘On ne peut pas pratiquer le sport sans santé’’, a-t-il indiqué.     

Barthélémy Okito qui part tête haute, a saisi l’opportunité pour non seulement exprimer sa joie pour avoir joué sa partition, mais aussi encourager son successeur. Okito dit qu’il venait de totaliser 22 ans comme Secrétaire Général de l’Administration publique de l’Etat. Il a commencé au Secrétariat Général de la Reconstruction où il a passé 4 ans, réussissant avec succès la mission d’implantation de cette administration. Ensuite, il a été permuté au ministère de Développement rural, où il est presté pendant 5 ans. Et enfin, depuis 2009 il va être affecté ministère des Sports et Loisirs où l’âge de retraite va l’attraper, 13 ans après. « Monsieur le Secrétaire Général, il y a au départ, un processus de réformes déjà initié  au niveau du ministère que vous aurez à finaliser après moi. Vous venez d'intégrer un secteur qui n'est pas assez facile, et qui exige beaucoup de maturité pour bien le cerner. A 70 %, les Congolais sont tous des férus du sport. A ce titre, les résultats sportifs : positifs ou négatifs, influent énormément, d'une manière ou d'une autre, sur la vie globale de toute la population. Autant vous dire, les sports constituent un secteur important », s’est-il adressé à son successeur.

Et d’ajouter, Okito a dit Ilonga qu’il sera entouré de beaucoup d'agents qui s'y connaissent bien en la matière, sans oublier le syndicat qui les encadre. En tout, il faudra beaucoup communiquer pour tenir informé les uns et les autres.

Pour sa part,  Body Ilonga Bompoko, tout en remerciant le  président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, pour les efforts qu’il ne cesse de fournir pour assainir l’administration de l’Etat, s’est réjoui de l’héritage qu’il trouve, fruit d’énormes travail de son prédécesseur : « pour moi, c'est un grand honneur de remplacer ce baobab de l'administration publique qui est Barthélémy Okito. Il a fait un grand travail exceptionnel et je me réjouis de l'héritage qu'il nous laisse, parmi lequel les États généraux des sports. Je remercie le gouvernement sous le leadership du Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi. Je quitte le secteur de la santé pour celui des sports qui se marient tous les deux et ce n'est pas un fait anodin. Il y a beaucoup de défis énormes à relever mais avec le concours de tous, la main dans la main, on réussira le pari. Raison pour laquelle, nous demanderons toujours l'apport du gouvernement pour y arriver».

Pour rappel, Body Ilonga a été promu à ce poste après un concours organisé en 2018.

EG

Le Gouvernement coréen, par le truchement de l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica), s’engage à soutenir la République Démocratique du Congo en matière de prise en charge des communautés victimes des guerres à répétition et autres massacres perpétrés par des groupes armés dans l’Est du pays. Une volonté matérialisée par la signature, mardi dernier, à l’ambassade de Corée à Kinshasa, d’un accord de subvention entre la Koica et l’Agence des Nations Unies pour la Lutte Anti-mine, à la faveur d’un nouveau projet portant sur une action  anti-mine durable pour soutenir les réfugiés de guerre, les déplacés internes et les communautés en détresse.

Evalué à hauteur de 6 millions de dollars américains, ce vaste et ambitieux projet vise à permettre au Gouvernement congolais de mieux gérer et contrôler les zones minières cibles des forces négatives, principalement dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Un communiqué de presse publié par l’ambassade, mardi, renseigne que c’est l’UNMAS qui se chargera de son exécution endéans 24 mois. Et, on estime à plus ou moins 1 million le nombre d’habitants qui profiteront de cette initiative qui, du reste salutaire, va impulser le processus de mise en œuvre des Objectifs de développement Durable 16 et 17 par le renforcement des capacités des autorités congolaises en charge de la lutte anti-mine.

«De manière spécifique, le projet dont l’Accord de subvention est signé ce jour vise à mettre en œuvre de manière effective les ODD 16 & 17 à travers le renforcement des capacités de l’autorité nationale en charge de la lutte anti-mine (CCLAM en sigle) ; à encourager le retour des personnes déplacées dans leur milieux naturel de vie ; à réduire la peur et le risque liés aux mines interpersonnelles et autres restes explosifs de guerre. En termes de résultats, le projet contribuera à faire en sorte que le secteur sécuritaire de la RDC réponde de manière effective aux menaces et risques liés aux mines et autres restes de guerre ; à renforcer les capacités des autorités nationales dans le déminage autant manuel qu’électronique ; accroître les capacités des autorités nationales congolaises en RDC. La signature de cet accord de subvention, faite en présence de l’Ambassadeur de la République de Corée, SEM CHO Jaichel, a été précédée par les mots de circonstance de ce dernier, du Directeur-pays de la KOICA, du représentant de l’UNMAS et de celui de la MONUSCO. Prenant la parole, SEM Cho Jaichel a, en substance, rappelé la Résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies réaffirmant le ferme engagement à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC, et souhaité le retour de la paix et de la stabilité : «J’espère sincèrement que la paix et la stabilité dans la partie est de la RDC seront restaurées et établies de façon permanente. Je connais le grand potentiel de la RDC pour le développement. J’espère que ce programme (le déminage) sera utile pour la paix permanente et le progrès du peuple de la RDC», précise un communiqué de presse publié par l’ambassade de Corée à Kinshasa.

Gloire Mfemfere

«Faites la guerre, et non l’amour». Voilà ce que j’ai lu ce matin-là de dimanche, à l’entrée de notre nganda-bar du quartier. J’en suis d’autant plus interloqué que notre gérant semble avoir pris à contre -courant le dicton que j’ai coutume de lui répéter après l’avoir entendu moi-même chez notre patron, le ministre d’Etat des Affaires Tactiques. Or, à moins de me tromper, j’ai plutôt entendu de la bouche du ministre la phrase suivante : « Faites l’amour, et pas la guerre ; phrase héritée, d’après le ministre, du vaste mouvement hippie en faveur de la paix, dans les années 70, sous les secousses notamment de la Guerre du Vietnam.

Au gérant méditatif et accoudé au comptoir du nganda-bar, j’ai exprimé mon étonnement.  Lui, le gérant, s’est étonné de mon étonnement, et a persisté : « Mon ami pilote, oui, faites la guerre, et non plus l’amour  ». Puis le gérant a monté le ton : « Il est temps, s’est-il exclamé, de regarder et de voir, d’entendre et d’écouter, de toucher et de sentir, de s’indigner, de s’engager ». Je n’avais jamais entendu notre « ambianceur-en-chef » tenir des propos aussi va-t-en-guerre. Je me suis de nouveau étonné, et le gérant s'est encore étonné de mon étonnement. Il a renchéri : «  Sais-tu, mon ami pilote, que notre voisin d’à-côté, le pasteur -de-réveil, a emprunté à la Bible même des paraboles incendiaires ? ». Et  voilà le gérant qui me raconte comment le fameux pasteur s’est inspiré de la révolte de Moïse contre les ennemis Amalécites,  le même Moïse qui avait enjoint Josué d’enflammer et de poursuivre la guerre, avec ce détail montrant Moïse au sommet de la colline, brandissant un bâton béni de Dieu pour galvaniser les troupes combattantes. Le pasteur est allé loin ; il a dit : « aucune prière même la plus ardente, même la plus agenouillée; aucune marche même la plus pacifique, même  la plus rampante ;  même  les concerts de musique les plus turbulents avec des sacrifices propitiatoires, rien de tout cela ne gagnera notre guerre ».

… Et afin de joindre le geste à la parole, le gérant m’a annoncé trois décisions gravissimes : primo, est interdite dans le nganda-bar toute boisson alcoolisée en signe de  veillée de guerre, de même que toute danse lascive autour des hanches;  secundo, sont programmés des exercices martiaux pour mettre en condition de guerre les plus jeunes parmi les ambianceurs du nganda-bar, exercices accompagnés  d’un catéchisme de préceptes civiques.

… J’ai enfin compris le gérant ; pour lui : « Faire la guerre et non l’amour  », c’est, toutes affaires cessantes, rester branché heure après heure vers  le Soleil levant, vers l’Est éprouvé du pays, en union de révolte…

(YOKA Lye)

 

 

 

 C’est pour la première fois depuis cette guerre à l’Est de la RDC, que l’Administration Biden sort de sa réserve pour condamner sans ambages le Rwanda. La preuve que le ton change finalement sur la situation sécuritaire de la RDC. Le leader de l’Ecidé, Martin Fayulu, s’en est dit heureux que les Etats-Unis d’Amérique aient rejoint la position des Congolais sur le soutien du Rwanda aux rebelles du M23. Il a exprimé sa satisfaction mercredi 23 novembre sur Twitter avant de rassurer les autorités américaines que les Congolais vont surmonter cette épreuve.

«Je félicite les Etats-Unis pour leur condamnation claire et sans équivoque de l’assaut du Rwanda contre la souveraineté de la RDC. Notre peuple est résilient et nous surmonterons l’injustice», a-t-il indiqué. En outre, le Bureau des affaires africaines des USA a salué les efforts de l’Angola pour que la violence dans cette région congolaise prenne fin.

Soutien à Luanda

Washington a tenu à apporter son soutien aux résolutions de la rencontre de mercredi 23 novembre à Luanda. L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique via Twitter a commencé par saluer les efforts de l’Angola et des leaders des Grands Lacs visant à mettre un terme à la violence et aux souffrances dans l’Est de la RDC.

«C’est possible si le M23 cesse son offensive, si le Rwanda arrête de soutenir le M23 et si toutes les parties rejettent les discours de haine et donnent suite aux engagements de paix et de réconciliation», écrit-on.

Lors de cette rencontre de la capitale angolaise, il a été décidé du retrait du M23 des zones occupées et son repli dans ses positions initiales conformément aux conclusions de la Réunion extraordinaire des chefs d’états-majors généraux des forces armées de l’EAC du 8 novembre 2022, tenue à Bujumbura sous le contrôle de la force régionale et mécanisme ad-hoc en collaboration avec la MONUSCO.

«Initialement, le Kenya va déployer ses contingents à Goma, et ensuite à Bunagana, Rutshuru et Kiwanja lors du désengagement et le repli du M23 dans ses positions initiales de Sabinyo du côté RDC pour ne plus se mouvoir au-delà de la ligne des villages Bigega, Bugusa, Nyanbikona, Mbuzi, Rutsiro et Nkokwe. Si le M23 refuse de se désengager et libérer tous les territoires qu’ils occupent actuellement, les chefs d’Etat de CAE instruiront la Force Régionale à faire usage de force pour les pousser à se soumettre», lit-on dans ce communiqué.

Les chefs d’Etat de l’EAC ont également décidé de créer des conditions en vue de l’occupation actuellement sous contrôle du M23, par la force Régionale de l’Afrique de l’Est, avec le soutien du mécanisme de vérification ad-hoc au plus tard vendredi.

Ils ont, par ailleurs, appelé à la cessation de tout soutien politico-militaire au M23 et à tous les autres groupes armés locaux et étrangers opérant dans l’Est de la RDC et de la Région.

Le Parlement européen aussi

Le Parlement européen a voté hier jeudi 24 novembre une Résolution sur le déplacement forcé de populations à la suite de l’escalade du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Sans le condamner nommément, le Parlement européen « encourage vivement le Rwanda à ne pas soutenir les rebelles du M23» avant d’inviter l’Union et ses Etats membres à imposer des sanctions à l’encontre des auteurs de violations des droits de l’homme dans l’Est de la RDC au moyen du mécanisme mondial de sanctions en matière de droits de l’homme.

Il appelle au maintien des sanctions à l’encontre de hauts commandants du M23. Ces sanctions doivent être étendues afin d’inclure les responsables récemment reconnus responsables de graves exactions, ainsi que les hauts fonctionnaires de toute la région complices des exactions du groupe armé.

Le sommet de Luanda s’est tenu sans le Rwandais Paul Kagame représenté par son ministre des Affaires étrangères Biruta, en présence de l’Angolais Joao Lourenço, du Congolais Félix Tshisekedi, du Burundais Evariste Ndayishimiye et du facilitateur Uhuru Kenyatta.

Emma Muntu

À l'ère et à l'heure de l'éclosion des NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la Communication), la Corée du Sud se présente comme un tremplin sur lequel peut s'appuyer la République démocratique du Congo pour le développement de son secteur du numérique et de la Communication. Grâce à la politique mise en place par les autorités coréennes pour répondre à un besoin pressant lié à l'information, ce miroir d’Asie dispose à ce jour d'un centre des médias, d'une commission d'arbitrage spécialisée dans la régularisation du contenu médiatique sur le territoire coréen et bien d'autres instances spécialisées en la matière. Tenez, deux semaines durant, du 06 au 19 de ce mois de novembre, l'Agence coréenne de coopération internationale ( Koica) a organisé, à l'attention d'une forte délégation de professionnels des médias congolais, en Corée, une formation de haut niveau consacrée au "renforcement des capacités pour le suivi des médias de communication publique en République démocratique du Congo".

C'était, en effet, une opportunité offerte à Tito Ndombi, Président sortant du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication, et à l'ensemble de l'équipe, de s'inspirer de l'expertise coréenne en vue d'un véritable changement de narratif dans le secteur des médias en RD Congo.

Une initiative qui va permettre à chacun des membres de la délégation de contribuer, par son travail, au rayonnement  de la presse congolaise, a reconnu Tito Ndombi, lors de la cérémonie de clôture de la formation, vendredi 18 novembre, dans la salle de conférence de Gravity Hôtel, à Pangyo. Lors de cette cérémonie même, sanctionnée par la remise des certificats,  les hôtes de l'agence coréenne de coopération internationale (Koica) ont plaidé, à travers une série de plans d'action dévoilés, pour l'appui de Séoul aux efforts engagés par les autorités congolaises pour la modernisation des médias publics, notamment l'agence congolaise de presse, la RTNC. Ils ont aussi proposé la création d'un centre congolais des médias,  qui aura comme principale mission l'amélioration de la qualité  du contenu à diffuser aussi bien à la radio qu'à la télévision. Le responsable de l'agence sur place à la cérémonie d'au revoir a affirmé, pour sa part, la disponibilité de son pays à accompagner la RDC vers ces horizons. Un pari visiblement gagné par la Koica/RDC, qui a bénéficié du concours de Jo Jaichel, ambassadeur de Corée en RDC,  pour le déplacement de la délégation congolaise.

Conformément au  programme, les participants à cette formation ont été outillés notamment sur la vision de la radiodiffusion publique et stratégie de réponse future; la communication de la gestion de la crise du Gouvernement coréen, enquête PR et mesure de l'effet et l'établissement d'un plan d'action ; Presse d'intérêt et nouvelle méthode de la création des opinions publiques ; politiques  à travers les émissions télévisées. José Nawej, Éditeur du journal Forum des As, André Mutombo, Secrétaire général à la communication et médias, Yanick Kimbuta, DG de la chaîne Kin 24, Bienvenu Marie Bakumanya, DG de l'ACP, Oscar Kabamba, directeur à la RTNC, Sandra Nyangi, journalistes à la RTNC, Gaëtan Kubaburanzhi, journaliste de la chaîne Télé 50, André Kalombo, directeur au ministère de la communication et médias, étaient parmi les membres de cette délégation qui a regagné Kinshasa, samedi 19 novembre, mains pleines de cadeaux leur offerts par la haute hiérarchie de l'agence coréenne de coopération internationale (Koica).

Gloire Mfemfere, Envoyé spécial à Séoul

Décoration à titre posthume. Tout un symbole pour la Nation. Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba achève de plus belle son pèlerinage sur la terre des hommes. Décédé à Kinshasa de suite d’une maladie, le 12 novembre, l’illustre disparu a reçu hier, mercredi 23 novembre 2022, au cours d’une cérémonie d’hommages organisée à la Clinique Kinoise, dans la commune de la Gombe, les honneurs du Président Félix Tshisekedi, qui l’a élevé, à titre posthume, au rang de Grand officier de l’Ordre national des héros nationaux Kabila-Lumumba en raison de ses loyaux services rendus au pays.

Devant les familles biologique et professionnelle du défunt, auxquelles s’étaient associés le Premier Ministre Sama Lukonde et quelques membres du Gouvernement dont Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, le Chef de l’Etat, accompagné de sa très charmante épouse, la première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, s’est incliné devant la dépouille de celui qui aura été, trois années durant, son porte-parole, avant de déposer sa gerbe de fleurs.

Au chapitre des témoignages, le Ministre Patrick Muyaya, Eric Nyindu, Directeur de la Cellule de communication du Chef de l’Etat, Jean-Marie Kasamba, Président de l’UNPC/Kinshasa, Tina Salama et Kikambi Shintwa, ont à tour de rôle prononcé des oraisons funèbres, regrattant la disparition d’un homme plein d’ingéniosité, un fin bosseur et maitre d’école. «C’est avec beaucoup d’émotion et de tristesse que nous avons appris le 12 novembre dernier la disparition d’un brillant journaliste de carrière, informateur professionnel des jeunes, et récemment porte-parole du Président de la République… Il était le plus âgé d’entre nous. Sûrement aussi, le plus expérimenté et l’un des meilleurs de notre profession. Son passage à la Radio France Internationale (RFI) a fait de lui une référence africaine. Point n’est besoin de rappeler l’homme de  science qu’il a été… Son immense carrière faisait de lui le parfait exemple de la réussite professionnelle dans ce métier si capricieux parfois», a indiqué le Porte-parole du Gouvernement.

Juste après les hommages officiels, la dépouille de Feu Tharcisse Mwema Yamba Yamba a été rendue à sa famille biologique pour l’inhumation, dans les jours qui viennent, en toute intimité familiale. Pour rappel, le Professeur Tharcisse Kasongo est décédé à l’âge de 70 ans. Il laisse derrière lui une veuve et trois enfants.

Gloire Mfemfere

 La coopération entre la République populaire de Chine et la République démocratique du Congo n'est pas seulement au niveau minier. Elle est également scientifique. Pour ce faire, les congolais vivant en Chine se sont réunis à l’Ambassade de la RDC en Chine pour célébrer le cinquantenaire de la coopération Sino-congolaise. Parmi des intervenants, la Présidente de la Communauté congolaise en formation en Chine (CCFC), Mme Joséphine Gibemba Mbuku a, devant l’Ambassadeur de la RDC en Chine, M. François Nkuna Balumuene, le corps diplomatique, tenu à présenter ses remerciements aux organisateurs de ces assises pour avoir pensé à garder une place de choix en l’honneur de la CCFC.

Dans son speech, Mme Joséphine Gibemba s’est, d’abord, adressée aux membres de la CCFC car, la charité bien ordonnée commence par soi-même, dit-on. ‘’ J’aimerais vous dire que ce jour est aussi le nôtre car, nous en sommes sûr et certain, l’aspect scientifique a été inscrit en gras, en lettres d’or et en haut de l’agenda de la coopération sino-congolaise. Nous, comme partie prenante et acteurs principaux, avons une mission, celle de donner raison aux géniteurs de cette coopération et de rendre fière notre grande Nation la RDC. De grâce, ne rentrons pas dans nos demeures les gibecières vides’’, a-t-elle exhorté ses compatriotes congolais de Chine.

C’est dire que ce temps d’apprentissage des congolais en chine est à la fois,  une opportunité et un challenge.  Mais, dans les deux cas, selon Joséphine Gibemba, il leur est bénéfique également. D’où, elle les a encouragés dans toutes leurs activités scientifiques, académiques ; d’acquérir des connaissances scientifiques et bien les acquérir, une façon pour eux de remplir leur part du contrat de la coopération sino-congolaise.

Ce que la CCFC attend

Pour la CCFC, durant ces 50 premières années de formalisation de l’amitié sino-congolaise, beaucoup de choses ont été réalisées mais, beaucoup restent à faire dans le sens de faire bénéficier à la nation congolaise des avantages de cette coopération voire dans d’autres domaines. Qu’à cela ne tienne, la CCFC reconnaît et salue des efforts de l’Ambassadeur François Nkuna Balumuene qui fait montre d’une volonté tendant à matérialiser la vision du Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui est celle d’un Congo fort, par sa diplomatie à travers ses différentes chancelleries.

‘’A M. l’Ambassadeur, les premiers signaux émis depuis votre prise de fonction sont de bon augure et laissent entrevoir un bel avenir. Ce rapprochement grandissant entre la chancellerie et le corps estudiantin est de nature à susciter de l’espoir mais, souffrez que nous profitions de cette occasion pour vous demander encore plus. Dans votre rôle d’entité tampon entre le gouvernement chinois et la communauté estudiantine congolaise, nous vous demandons d’être notre porte-voix et vous promettons en retour de travailler dans le sens à vous rendre fier de nous’’, s’est-t-elle adressée à l’Ambassadeur François Nkuna Balumuene.

Il sied de souligner que ces fils et filles congolais en formation en chine  sont armés dans le corps et dans l’âme, dans la quête des armes supplémentaires, entendez par là, le savoir scientifique et les connaissances techniques et technologiques pour apporter une valeur ajouter à leur pays d’origine, la RDC. 

Ainsi, ils se disent fiers d’être des heureux témoins de l’essor de l’empire du Milieu. Fiers d’avoir été pendant 50 années amis de cette nation qui, depuis quelques années, hisse encore plus haut sa bannière au sommet de l’ordre mondial changeant dans le domaine économique, scientifique, technique, technologique, culturel et aussi dans le domaine des coopérations bilatérales. Sur ce, les étudiants présentent aussi la RDC comme un vaste chantier, mais aussi un vaste marché, avec beaucoup d’atouts pour son essor. Ça veut dire qu’il faille que la RDC et la Chine renforcent davantage leurs collaborations dans tous les domaines. D’où, la CCFC rassure, par cette occasion, de sa disponibilité à œuvrer dans le sens à rendre cette amitié encore plus bénéfique pour ces deux pays.

Jules Ntambwe

*Cinquante-sept ans se sont écoulés depuis que le Général Joseph-Désiré Mobutu avait accédé à la présidence de la République. A trente-cinq ans, il avait pris en mains le destin du peuple Congolais en renversant le président Joseph Kasa-Vubu par un coup d’Etat militaire. Ce 24 novembre 2022, les Congolais se rappellent cette date historique. Ils commémorent ainsi le début de la deuxième république, une période riche en évènements qui ont ‘‘conditionné’’ le destin du peuple congolais.

Ce jour-là, 24 novembre 1965, Mobutu inaugurait un règne qui aura duré trente-deux ans, avant qu’il soit lui-même renversé par Laurent-Désiré Kabila et son Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) le 17 mai 1997.

L’ordre du chaos ?

Ancien collaborateur de Lumumba devenu militaire, Mobutu se fait remarquer dès septembre 1960 quand, en sa qualité de chef d’Etat-major, il décide de « neutraliser le chef de l’Etat » pour « aider le pays à résoudre tous ses différents problèmes qui deviennent de plus en plus aigus », selon ses propres mots. Parmi ces problèmes, nous citons la ‘‘cohabitation conflictuelle’’ entre Kasa-Vubu et Lumumba, la sécession katangaise, et plus tard les rébellions du Kwilu à l’Ouest et des Simbas à l’Est (1963-1965).

Dans la recherche de solutions durables, Moïse Tshombe, l’ex président de l'État sécessionniste du Katanga, deviendra premier ministre en 1964. Mais Kasa-Vubu le débarque en faveur d’Evariste Kimba dont le gouvernement ne sera malheureusement jamais investi, faute de feu vert du parlement.

Frustré par ces sempiternelles manœuvres politiciennes non productives, le chef d’Etat-major souhaite mettre fin au chaos et rétablir l’ordre. Il réunit, le 24 novembre 1965, le Haut Commandement militaire de l’armée nationale congolaise. C’est alors qu’a été prise la décision de destituer le président Joseph Kasa-Vubu, tout en gardant les institutions démocratiques de la République, telles qu'elles sont prévues par la Constitution du 1er août 1964.

Les signes avant-coureurs d’une dictature

«J’ai décidé de rester au pouvoir pendant cinq ans. Il a fallu cinq ans aux politiciens pour conduire le pays à la ruine. Je me donne cinq ans pour conduire, avec votre aide à tous, le pays vers la prospérité », déclarait le désormais président Mobutu dans son discours d’investiture le 12 décembre 1965.

Pourtant il restera au pouvoir trente-deux ans durant, régnant en autoritariste. Dans sa première ordonnance signée le 30 novembre 1965, l’homme fort du Congo réclamait déjà des ‘‘pouvoirs spéciaux’’. Le 22 mai 1966, il a transféré le pouvoir législatif à l’exécutif, s’arrogeant ainsi le ‘‘pleins pouvoirs’’. Et plus tard, le 26 octobre 1966, il instaura un régime présidentiel.

La deuxième République en bref

Hormis les exploits économiques, diplomatiques et sécuritaires qui caractérisent une bonne partie de la deuxième République, cette longue période de l’histoire congolaise est marquée par l'autoritarisme et la dictature de Mobutu. Cette dernière se renforce, en 1970, avec l'instauration d'un régime de parti unique, le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR).

Ce climat règnera jusqu’en 1990 quand Mobutu est bousculé par une opposition qui l’oblige à faire certaines concessions. Il ne cède cependant pas à l’idée de la démocratisation des institutions, quand bien même il ouvre la porte au multipartisme dans une adresse émouvante du 24 avril.

Fuite et fin

Mobutu résiste jusqu’en 1996 quand, fragilisé par l’improductivité de son autoritarisme et affaibli par la maladie, il est acculé par Laurent-Désiré Kabila qui réclame le pouvoir. Dans les tractations qui s’en suivent, l’AFDL récupère province après prince, ville après ville, et avance vers Kinshasa la capitale. Le 16 mai 1997 Mobutu est contraint de prendre la voie de l’exile vers le Maroc. C’est là qu’il meurt quelques mois plus tard, le 7 septembre 1997, à l’âge de soixante-six ans.

Il laisse derrière lui un pays affaibli sur tous les points. Le contexte de ce règne et de la fin de son seigneur a, en effet, ouvert des brèches dont l’ennemi a su profiter. Vingt-cinq ans plus tard, le Congo en paye encore le prix, notamment avec l’agression que lui livre le Rwanda sous-couvert le mouvement du 23 mars, communément appelé le M23.

Prosper Mbumba Phanzu, CICM

Prêtre Catholique, journaliste indépendant

Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde a bouclé, ce dimanche 20 novembre dans la soirée, sa mission officielle à Djerba, en Tunisie, où il a été représenté le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo au 18ème sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement membres de la Francophonie. Résumant sa mission à Djerba, devant la presse avant de s'envoler pour la RDC, le Chef du gouvernement s'est montré satisfait d'avoir porté la voix de son pays, en cette période d'agression. Sama Lukonde a d'abord salué le fait que l'agression étrangère en RDC notamment cet appui du Rwanda au M23, ait été clairement condamnée dans les résolutions prises au cours de ces assises.

« A côté de cette question sécuritaire, nous avons voulu que les résolutions soient prises et nous remercions ici la francophonie parce que nous avons pu voir dans les résolutions qui ont été prises, cette condamnation des violences qui sont faites au Congo, ce soutien humanitaire qui doit être apporté, mais surtout au-delà de cette question, la condamnation de tout soutien aux groupes armés et forces négatives qui sévissent en RDC. Et donc, nous espérons qu'avec toutes ces actions, il y aura une convergence pour que finalement nous puissions avoir la paix. Surtout d'abord, parce que nous nous approchons d'une année électorale. Et c'est important que tous les Congolais puisent participer à ce processus », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde.

La RDC étant l'un des grands pays francophones, il est tout à fait normal qu'elle bénéficie de la solidarité et de l'appui de tous les États membres de cette Organisation, rappelle le premier des Warriors.

« Ici nous sommes venus réaffirmer justement cette position d'offensive diplomatique qui a été impulsée dès l'accession de son Excellence Monsieur le Président de la République et surtout affirmer notre position comme étant l'un de plus grands pays francophones du point de vue de la démographie. Nous avions deux messages principaux à faire passer. Le premier, c'était cette demande de solidarité que nous voulons de la Francophonie sur la situation sécuritaire à l'Est de la République démocratique du Congo. Nous avons déjà eu à le regretter dans d'autres forums où le Président de la République a parlé de cette question d'agression du M23 appuyé par le Rwanda notamment au sommet des Nations-Unies. Et ici, nous sommes venus d'abord pour insister sur le drame humanitaire que nous vivons à cause justement de cette question sécuritaire et sur l'implication de la francophonie pour qu'elle ne reste pas muette vis-à-vis d'abord de cette population qui souffre, ces femmes, ces enfants, ces personnes de 3ème âge qui sont désormais exposées aux intempéries parce qu'ils ne sont plus dans leurs lieux habituels et cette solidarité que nous voulons pour que tout le monde s'implique afin d'avoir la résolution de cette question et d'appuyer les processus dans lequel nous sommes engagés notamment celui de Nairobi ainsi que celui de Luanda dirigés par le facilitateur Uhuru Kenyatta et le Président Ruto et du côté de l'Angola, par le Président Lourenço lui-même », a-t-il souligné.

En marge de ce sommet, le Premier Ministre a eu des rencontres bilatérales pour discuter sur ces questions. Il a pu rencontrer le Président de la Commission de l'Union africaine, le Président du Sénégal qui est le Président en exercice de l'Union africaine, et le président de la France.

C'était également une occasion pour Sama Lukonde de rencontrer le Président Ndayishimiye, Président en exercice de l'EAC, Organisation sous-régionale qui traite actuellement de ces questions particulières de sécurité à l'Est de la RDC.

Ce dimanche, avant de s'envoler pour Kinshasa, et à l'occasion de la clôture de ces assises, Sama Lukonde a procédé à la visite des stands au niveau des villages de la francophonie. Il a notamment visité le stand de la République démocratique du Congo et de la Tunisie, pays hôte.

Enfin, comme il fallait s'y attendre, le Premier Ministre a réaffirmé la détermination de son Gouvernement à organiser la 9ème édition des jeux de la francophonie dont les préparatifs vont bon train au pays. La RDC se dit prête à gagner le pari de l'organisation de ces jeux à Kinshasa, l'année prochaine.

LP/Cellcom de la Primature

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